Maximus 30 septembre 2009 20:09

L’article a comme inconvénient de ne pas pousser l’analyse assez loin à mon goût et de trop rester à la surface des évènements.


Il a néanmoins le mérite de poser en creux le problème qui se dessine sous nos yeux ; tous ces sommets ne sont que de la vaine gesticulation, du théâtre. On joue le spectacle d’un pouvoir que l’on a renoncé depuis longtemps à exercer dans les faits. 

Le mot de « paradigme », qui apparait votre texte, est bien choisi et explique cette impuissance politique que les sociétés occidentales se sont infligées à elles mêmes. En se dépossédant d’un grand nombre de moyens d’action, elles ont perdu tout crédit, tant cette impuissance qui ne vient pas du ciel, mais d’un processus social et culturel souterrain et de longue durée, est à la fois douloureusement ressentie et à tort vue comme inévitable, inéluctable.

Ce paradigme est fait d’une multitude de règles non écrites dont la violation constitue l’interdit majeur au niveau politique. Ces règles n’ont pourtant rien d’évident sur le plan rationnel, car elles ne sont que le produit d’une idéologie bien spécifique.

Ce décalage entre le caractère absolu et arbitraire de ces règles et leur absence de justifications « naturelles » entraine automatiquement une perte d’efficacité de la politique publique des états, qui mutilent d’avance leur propre politique sociale et économique.

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