Bien vu, on croyait que c’était de l’ouverture, et en fait, Sarkozy, c’est toujours et encore de lui-même qu’il parle, malheureusement à son niveau, les mots manquent un peu.
Du fond de son inculture, il se pense « non-conformiste » (alors qu’on n’a pas vu plus perclus de préjugés de classe depuis longtemps), face à une fantasmatique armada de gauchistes rassis, censée diriger la France depuis sa naissance. Et donc, au gré de sondages fumeux, pour se re-glorifier dans le rôle du « non-conformiste », il attribue donc cette fameuse « qualité » à qui lui est soufflé par ses conseillers : Camus, Georges Mandel, et pourquoi pas Jaurès, ou Johnny Halliday ?
Qualifier Camus de « non-conformiste par rapport aux élites françaises », faut vraiment rien y comprendre pour sortir une telle bourde, pardon, les termes balourdise, cuistrerie ou bouffonnerie pédante seraient plus justifiés.