Antenor antenor 4 janvier 2010 15:43

@ Emile

Neuf rangs de combattants ne sont sûrement pas de trop pour une bataille qui a duré des heures. (Zut, encore une spéculation)

@ Samosatensis

En le limitant aux zones fouillées, votre raisonnement n’est valable que pour une infime partie du territoire. Je ne comprends pas que le fait que le Mont-Beuvray et les oppidums du même types n’aient été occupés que par intermitence durant quelques décennies ne vous intrigue pas plus que cela. Le problème ne porte pas que sur les qualités intrinsèques du Mont-Beuvray mais aussi et surtout sur les avantages et inconvénients qu’il offre par rapport aux autres sites, fouillés ou non. Il est tout à fait plausible que le Mont-Beuvray appartenait à la même entité politique que les vallées qui l’entourent. Comment un peuple basé sur cette montagne pouvait-il inciter ceux en contrebas à venir faire du commerce chez lui ? A vous de l’expliquer.

Vous dites : « Les gens du Beuvray ne subissaient pas les contraintes naturelles »

Et par quel prodige ? Tout le monde y est soumis.

Autre fait : le Mont-Beuvray et les montagnes du même types sont aujourd’hui couvertes de forêts parcequ’elles ont été parmi les premières à avoir été abandonnées durant l’exode rural.
Là encore je vais spéculer, mais ne serait-ce pas parceque ce sont les plus difficiles à mettre en valeur par l’agriculture ?

Pourquoi les officiers d’Arioviste n’auraient-ils pas emmenés avec eux quelques objets de luxe pour égayer un peu leur séjour montagnard ?

Il est aisé de dire que le Mont-Beuvray est le premier site à avoir possèder une basilique quand tous les monuments urbains d’inspiration méditerrannéenne sont systèmatiquement classés comme « gallo-romains ». Quels sont les éléments précis qui indiquent que cette basilique ne peut dater que d’après la conquête ? Elle est d’un style architectural bien particulier qui n’apparaît qu’à la toute fin de la République ?

On peut retourner le problème dans tous les sens, il sera toujours plus désavantageux de faire du commerce au sommet du Mont-Beuvray qu’en contrebas et la très faible durée d’intense occupation du site en est la meilleure preuve. Pour comprendre un site archéologique, il faut tenir compte de la topographie des lieux autant que des vestiges qui s’y trouvent.

Le mur retrouvé à Besançon est moins haut que celui avec lequel César a entouré son camp de l’Aisne (douze pieds) dans l’urgence.
 
http://www.humanite.fr/2002-02-19_Societe_-Le-mur-gaulois-de-la-discorde

Dire que pour résister à un assaut, la hauteur d’un mur a plus d’importance que son aspect symbolique, c’est aussi de la spéculation ?


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