« Il n’y a pas de ’foutoir » tant que personne n’empiète sur la liberté des autres et que tout le monde respecte son voisin."
Tels sont deux des arguments majeurs qui plaident en faveur de l’atomisation complète de ce qui fut une société.
En vertu de ces principes, deux millions d’automobilistes roulent sans permis de conduire ; des centaines de milliers de personnes consomment régulièrement des stupéfiants ; des dizaines de milliers de jeunes arrivent criblés de dettes à l’âge où l’on atteignait autrefois la majorité ; des centaines de milliers de personnes se « recomposent » familialement sans aucun souci de la manière dont les enfants vivent ces cataclysmes ; on laisse, indifférents, crever quinze mille vieux de canicule ; un mort peut rester six mois devant son téléviseur allumé, avant qu’on ne s’avise de sa disparition ; la liste des dysfonctionnements individualistes de notre biotope est pratiquement illimitée, mais il y en a dont la seule préoccupation est de veiller à ce qu’on ne parle pas de la « liberté », de cette suicidaire liberté qui est l’antichambre du nihilisme, de façon affligeante...
Catallinario a raison : on fonce dans le mur ! Pour user d’une de ces formules qui ravissent les feignants du prêt-à-penser...
Pour les gens lucides, la principale préoccupation est désormais de survivre au choc, pour satisfaire goulûment leur curiosité de ce qui va advenir après...
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe
