Pierre MULLER (---.---.8.50) 9 mars 2006 13:57

« The deep transparency sought must also avoid conflict with the right to privacy in voting, Bowen says, adding difficulty to an already complex challenge »

Cette déclaration est ambigue, car elle laisse penser qu’utiliser un logiciel « Open source » complique la préservation du secret du vote. Cela me semble le mélange de deux débats :
- le conflit entre les deux exigences de sécurité et confidentialité. Il est inhérent au vote électronique (et même au vote tout court d’ailleurs), qu’il soit bâti avec du logiciel ouvert ou propriétaire. Il faut de la sécurité : seuls les électeurs autorisés votent, et une seule fois chacun, ce qui suppose de les identifier. Mais également de la confidentialité : cette identification doit rester indépendante de l’enregistrement du vote. C’est un conflit inhabituel : par exemple, une transaction bancaire associera le montant aux deux identités impliquées dans un même enregistrement informatique, à fins de contrôle a posteriori.
- les tenants du code propriétaire soutiennent qu’ouvrir le code faciliterait les attaques, en facilitant le travail des fraudeurs. Les partisans du logiciel ouvert objectent que ce n’est que de la « sécurité par l’obscurité », et que ce concept est une aimable plaisanterie : un système doit être conçu pour résister au maximum même à un fraudeur qui en connaitrait tous les détails. Ce fraudeur potentiel peut se situer à l’intérieur du système, ou il bien finit immanquablement par se produire des fuites : une bonne partie du code source ainsi que des documents internes de Diebold se baladent sur internet depuis au moins 2003.

La solution proposée par Open Voting Consortium repose sur l’impression de bulletins papier pouvant être comptés manuellement. C’est avant tout cela qui en assure l’intégrité.

Pierre Muller,
webmestre de www.recul-democratique.org
Citoyens critiques envers le vote électronique, où qu’il soit smiley


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