Bonjour, Gabriel, et bravo pour cet article qui rejoint une question que je me suis souvent posée. Où commence l’indécence, en effet ?
Une indécence d’autant plus grande, et d’une certaine manière effroyable, quand on compare les sommes déboursées pour une seule oeuvre d’art, aussi géniale puisse-t-elle être, au nombre d’individus qui pourraient être nourris au Burkhina Faso ou au Bangladesh ?
Propos démagogique, penseront quelques individus intellectuellement supérieurs et capables, eux, de hiérarchiser les vraies valeurs de l’humanité devant l’Histoire de l’Art. Que peuvent valoir quelques milliers de fourmis moribondes, fussent-elles humaines, en face d’un bronze de Giacometti ? J’ai pourtant la faiblesse de penser que ces grands penseurs se trompent et que plus il est vendu cher, plus un bronze de Giacometti me donne la nausée.