Traroth
9 août 2010 12:25
Tiens, un article de propagande sarkozyste cherchant à réhabiliter la « rupture ». Examinons vos erreurs d’analyse :
- "Cette situation est due à l’abstention massive des jeunes et au vote favorable à J.-M. Le Pen d’un catégorie de Français à la limite entre la droite et l’extrême-droite« : Vous oubliez de parler du morcellement à gauche dû à la multiplication des candidats.
- »(...) alors que, par deux fois, l’hôtel Matignon lui échappe« : Qu’est-ce qui peut bien vous laisser penser que Sarkozy visait Matignon ? Si on peut effectivement supposer qu’il aurait pu être intéressé en 2002, il est parfaitement clair qu’en 2004, il n’y avait que des coups à prendre ! Je pense que s’il avait été premier ministre à la place de Villepin, il ne serait pas président aujourd’hui !
- »C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy sera élu Président de la République en 2007 sur un programme de « rupture ». Cette rupture est celle avec la politique du passé, celle de la gauche comme celle de la droite« : Le programme de Sarkozy est pourtant clairement à droite, et par de nombreux points, très proches de la politique de Chirac, la vassalité atlantiste en plus. Comment le nier ? La »rupture« n’était qu’un compte de fée.
- »Le Président est également très international. Ces meilleurs réussites
se situent sur ce plan (Présidence de l’Union Européenne et guerre en
Ossétie du Sud en 2008, G8, G20...)« : Cessez de reprendre aveuglement la propagande élyséenne, c’est agaçant. La présidence française de l’Union européenne est insignifiante (d’ailleurs, aucun prédécesseur de Sarkozy n’a ressenti le besoin d’en faire une telle affaire), et l’intervention diplomatique concernant l’Ossétie du sud a failli créer un terrible incident diplomatique.
- »après avoir exercé cette rupture« : Foutaises !

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