Τυφῶν
25 août 2010 15:48
« Les Représentants du Peuple humain, »
Il n’y a pas de peuple humain.
Définition du mot peuple : Groupe humain ayant en commun une culture. Font notamment partie de la culture les valeurs morales, la langue, la religion (qu’on la pratique ou la combatte).
Il n’y a pas moyen d’appliquer cette définition à l’ensemble de l’humanité.
« constitués en Assemblée nationale, »
Au fait, la DDHC avait déjà une visée universelle. Elle s’appliquait autant aux français qu’aux étrangers, dans l’esprit de ses rédacteurs. La mention des représentants du peuple français est due aux fait que ce sont eux qui ont écrit le texte.
Comme il n’existe pas d’assemblée nationale du peuple humain (et qu’il n’en existera vraisemblablement jamais), vous auriez pu et du commencer le texte par :
« Moi, Caleb Irri, considérant du haut de ma prétention que je devais réécrire la DDHC, déclare... »
« considérant que l’argent est la seule cause des malheurs publics »
Ah bon ? Donc, si je vous frappe la tête contre un mur jusqu’à ce qu’elle éclate parce que je trouve que vous faites preuve dans cet article d’une bêtise affligeante, c’est un problème d’argent ? Et si moi et mes droogs, on fait bruler des bagnoles parce qu’on s’emmerde le samedi soir, c’est un problème d’argent ?
« et que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les effets de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, »
Les hommes possèdent deux droits naturels : Celui de naitre, et celui de mourir.
Les autres droits sont des créations artificielles.
« inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits ; afin que les actes des citoyens, rassemblés en une seule humanité et libérés de l’argent qui corrompt, s’accomplissent selon leur véritable nature, le partage »
Il y a une illusion largement répandue, notamment par la faute des hommes politiques et des étudiants en droits (les seconds devenant souvent les premiers, d’ailleurs) qui est qu’une loi permet de changer les choses.
Une loi ne permet de changer les choses que si on l’applique. Le potentiel de la loi à changer les choses est directement tributaire de celui qui la fait appliquer. Toute loi repose sur la capacité de celui qui la fait appliquer à pouvoir exercer une répression sur les contrevenants.
Une loi que personne ne fait appliquer, et dont la transgression est dénuée de conséquences négatives contrebalançant le bénéfice potentiel qu’on en retire est lettre morte. De l’encre sur du papier.
Je n’ai pas la force de continuer à lire votre tissu de sottises, aussi, je laisse le mot de la fin à quelqu’un d’autre :
« II n’y a donc pas de droits de l’homme, pas plus que de droits du tatou à trois bandes, ou du gibbon syndactile que du cheval qui s’attelle ou du boeuf qui se mange. L’homme perdant son privilège d’être à part, à l’image de Dieu, n’a pas plus de droits que tout autre mammifère. L’idée même de droit est une fiction. Il n’y a que des forces. Les droits
sont de pures conventions, des transactions entre puissances égales ou
inégales ; dès que l’une d’elles cesse d’être assez forte pour que la
transaction vaille pour l’autre, le droit cesse. Entre membres d’une
société, le droit est ce qui est sanctionné par la force collective.
Entre nations, cette garantie de stabilité fait défaut. Il n’y a pas
de droit contre la force, car le droit n’est que l’état créé par la
force et qu’elle maintient, latente. Tous les hommes sont frères, tous
les animaux sont frères, mais être frères n’est pas
de nature à empêcher qu’on se mange. Fraternité, soit, mais malheur aux
vaincus ! La vie ne se maintient que par la mort. Pour vivre il faut
manger, tuer pour manger. »
(George Vacher de Lapouge)
Typhon
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