Imhotep
9 décembre 2010 12:27
Et ce n’est pas tout semble-t-il. Voici ce que nous révèle rue89 :
Surtout, le financement de cette mémorable campagne présidentielle avait déjà faitl’objet d’une discrète enquête judiciaire. Par un curieux hasard, l’instruction d’un juge normand de Coutances (Manche), Richard Foltzer, concernant un trafic de drogue avait en effet débouché sur d’étranges découvertes. Et permis de mettre à jour des sommes importantes à l’origine inexpliquée sur le compte suisse d’un conseiller municipal RPR de Vaucresson.
6 millions de francs en liquideCet élu, après quelques tergiversations, avait fini par avouer que cet argent n’avait rien à voir avec un quelconque trafic de drogue mais était lié à la campagne électorale d’Edouard Balladur.
Quelque 6 millions de francs de l’époque (900 000 euros) lui avaient été, avait expliqué l’édile, donnés en liquide au QG de campagne du candidat dans le but de rétribuer les services de sa société OST Sécurité, chargée de la sécurité des troupes balladuriennes. Une pratique pas vraiment conforme au code électoral, mais que contesteront plus tard devant les policiers et René Galy-Dejean, le trésorier, et Edouard Balladur.
Devant cet inattendu rebondissement qui n’avait plus guère de rapport avec son instruction initiale, le juge normand a transmis à qui de droit les déclarations de l’élu RPR. L’affaire est donc arrivée quelque temps après au parquet de Paris, qui n’a pu faire autrement que de procéder à une enquête préliminaire. Ouverte en 1998, elle a duré quatre ans. Et n’a débouché sur aucune instruction.
Une affaire classée « sans suite »Après avoir longtemps traîné, le parquet de Paris, quelques semaines après l’élection présidentielle de 2002, la victoire de Jacques Chirac et le retour en force des proches d’Edouard Balladur dans le gouvernement Raffarin, a jugé opportunément qu’il était temps de classer l’affaire « sans suite » et de clore définitivement ce chapitre sulfureux.
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