Francis JL 26 janvier 2011 16:46

Il y a un aspect qui n’a pas été évoqué parce que un peu tabou. Je vais essayer d’en dire un peu.

Hier, les gens mouraient chez eux, leurs proches étaient là. Aujourd’hui, on meurt à l’hopital.

Lequel d’entre nous n’a pas eu un serrement de coeur en quittant un être aimé et en se demandant s’il le reverrait vivant ? Cette « expérience » dure d’autant plus longtemps que la science médicale peut faire durer très longtemps le « supplice », puisque l’on ne sait pas quand ce sera la fin. Et la fin arrive le plus souvent à l’improviste, quand on n’est pas là, quand on n’a pas dit ce qu’il aurait fallu dire, quand on n’a pas fait ses adieux. La mort à l’hopital nous prend tous au dépourvu ! Et on y meurt toujours seul !

Je crois qu’il ne faut pas voir ailleurs cet « engouement » des gens pour ce qui serait un moindre mal : retrouver l’ordre normal des choses, je veux dire, pouvoir assister nos proches dans leur mort, fut-ce en précipitant l’échéance.

Le mieux est l’ennemi du bien. Notre vie, y compris notre mort qui en est la fin, nous appartient, nous ne sommes pas la propriété de Big médica.

Je souhaiterais que cet aspect de la question soit entendu.


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