en.marge (---.---.222.79) 5 mai 2006 01:12

Il est dommage, alors même qu’un article sur le sujet existe sur ce site depuis plusieurs mois (*), que vous oubliiez les possibilités qu’offre la géothermie, chez nous comme dans nombre d’autres pays, au point de ne pas même la citer dans votre liste.

Nul reproche ! Mais convenez que votre oubli montre à quel point on est désinformé quant à cette réelle alternative, qui ne demanderait pas beaucoup plus de temps pour être mise au point afin de satisfaire vos critères (production massive d’électricité) qu’il n’en faudra, à nous pour construire de nouvelles centrales et à d’autres, pour démarrer l’industrie nucléaire nationale qu’ils sont en droit d’espérer (avec les risques géopolitiques que l’on sait).

La question que pose cette désinformation, à l’heure où la connivence entre intérêts privés et gouvernements montre toute son ampleur, est évidemment politique. De grâce, étudiez le dossier et vous comprendrez sans peine qu’il ne s’agit pas de technique ! En dix ans, moyennant un effort financier correspondant peu ou prou aux frais de démantèlement d’une seule de nos centrales atomiques, la production d’électricité via la géothermie par roches chaudes fracturées (Soultz-sous-Forêt) pourrait le démontrer. Sans parler des nombreux pays où la source de chaleur est directement accessible.

D’autre part, nous vous invitons à vous représenter, dans votre esprit vivant et non comme une « donnée objective », les réalités que recouvrent certains de vos propos. Le « risque industriel acceptable » que constitue un accident qui rendrait insalubre voire inhabitable 1/3 du territoire français est une aberration de technocrate. Sachez qu’à juger des choses ainsi, on considère les suites médicales de ces accidents, diluées dans le temps, comme des points de plus dans le PIB, au même titre qu’une canicule tuant 15 000 vieillards improductifs et coûteux, ou un tsunami grâce à la redistribution des titres de propriétés et des droits de construction sur la côte thailandaise (etc.). Est-ce le type de pensée que vous voulez voir présider aux décisions publiques ? Au-delà de l’avenir écologique, c’est sur le problème de la mécanisation de l’homme lui-même que votre texte incite à se pencher. En.marge (*) http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7449


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