En Suisse, l’initiative ne peut pas se transformer en plébiscite, puisqu’il n’est pas organisé par le gouvernement, mais demandé par les auteurs de l’initiative, qui ont récolté des signatures dans ce sens.
En France, les électeurs sont appelés à voter « oui » s’ils sont d’accord avec le gouvernement, d’où la tentation de voter contre le gouvernement plutôt que sur l’objet en question.
« Il y a eu un referendum de ce type récemment et les Suisses ont accepté la hausse des impôts... »
En fait, il ne s’agit pas « des Suisses », mais des habitants d’une ville, ou d’un canton... J’en ai vaguement entendu parler, parce que ce genre d’information ne fait pas recette dans le pays même. J’ai pu constater, en revanche, qu’il fait, généralement, beaucoup rire les Français.
Ils démontrent ainsi à quel point le sens civique leur fait défaut. Et à quel point le référendum d’initiative populaire serait étranger à leur culture.
Le Pen s’en fait le promoteur, parce qu’il en espère le rétablissement de la peine de mort ou l’abolition de la loi Gayssot, mais il réagirait certainement très mal face à 500’000 signatures réclamant une consultation sur la libéralisation totale du cannabis ou sur l’octroi du droit de vote aux étrangers...
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