LeLionDeJudas LeLionDeJudas 21 juin 2011 16:31

En gros l’auteur nous dit qu’il est vain de vouloir agir sur l’économique en réformant le politique puisque le marché contrôle l’économie. Il faudrait donc agir sur le marché en évoluant culturellement.

Admettons. Et comment on fait pour évoluer culturellement ? Il se garde de bien de nous proposer une solution. Mais par contre ce qu’il sait c’est que les indignés n’ont pas la solution, et il le dit. Que les pouvoirs politiques sous simulacre démocratique n’ont pas la solution bien qu’ils nous dirigent depuis 2 siècles, il ne le dit pas, mais les indignés qui sont là depuis 3 semaines oui...
Et bien là encore il a raison, ils n’ont pas la solution. Simplement ils se lèvent pour dire « venez, débattons et cherchons une solution ».

L’auteur ne semble pas comprendre que puisque tout est imbriqué comme il le dit lui même, notre culture influe donc notre façon de voir l’économique et le politique. Percevoir l’économique par l’ornière du marché et l’organisation de l’appareil productif comme ne pouvant se passer des rapports de domination ou encore percevoir le politique comme incapable de réguler l’économique montre que l’auteur n’a toujours pas effectué cette évolution culturelle qu’il appelle de ses vœux.

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"Qui sont alors ces indignés, des consommateurs frustrés, des joueurs en colère, des serviteurs du système déçus de ne pas y participer ? "

Ils seraient même plutôt déçus d’y participer sans qu’on leur demande leur avis, malgré eux quoi. Mais serviteurs certainement pas.


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