Brath-z
22 juillet 2011 18:42
Pourquoi ne citer que Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen ? D’autres personnalités de premier plan se sont prononcées sans ambiguïté pour le « rattachement » :
- Jean-Pierre Chevènement : "si le programme d’évaporation de M. Bart de Wever devait entrer en
application, les Wallons doivent savoir qu’une majorité sans cesse
croissante de Français accepterait, si bien sûr eux-mêmes le décidaient,
de les accueillir au sein de la République française«
- Jean-Luc Mélenchon : ici et »je suis un « rattachiste », comme on dit. Si les Flamands s’en vont, si
la Belgique « s’évapore », alors que les Wallons viennent avec nous«
Un commentaire sur le sujet extrait d’un article que j’ai écrit il y a plus d’un an :
»Si les sécessionnistes flamands réussissent leur projet, le respect de la souveraineté des peuples contraindra les Wallons, qu’ils le veulent ou non, à cette partition. Dès lors, leur situation serait des plus précaire.
J’ai souvent lu que la partition de l’Allemagne pendant la Guerre
Froide avait fait de cette grande puissance de la Mitteleuropa deux
nains politiques. De même, en se séparant en Républiques
Tchèque et Slovaque de la Tchéquoslovaquie a fait perdre à cette
ancienne puissance régionale toute influence. Sans même parler du démantèlement de la Yougoslavie, qui a donné jour à un aréopage
de petits pays sans puissance notable.
On disait de même de l’Autriche que, condamnée paradoxalement à rester indépendante de l’Allemagne par l’Anschluss, et ne pouvant plus être unie à la Hongrie, elle avait perdu toutes
chances d’être autre chose qu’une puissance régionale de second ordre.
Quelle serait dès lors le sort d’une Wallonie indépendante malgré
elle, sachant que la Belgique est déjà une puissance d’importance
réduite (sauf Bruxelles ; c’est d’ailleurs un sujet de
contentieux) ? Si la RFA était un « nain politique », la Wallonie
indépendante serait un lilliputien !
Du coup, en France, des responsables politiques estiment que notre
devoir serait, dans ce cas de figure, de tendre la main vers nos frères
Wallons. Le tout étant qu’ils la saisissent. Ce serait
profitable pour eux, c’est sûr, par rapport à l’indépendance
contrainte. Et pour nous, évidemment : non seulement la France se
rapprocherait d’Anvers, non seulement elle aurait sur son territoire
deux des trois capitales européennes, mais aussi et surtout, elle
disposerait des meilleures bières d’Europe !
L’essentiel étant, bien évidemment, de contrer d’une manière ou d’une autre l’explosion des nations européennes en « länder », petites régions sans aucune puissance."
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