Et hop ! Et hop ! 7 août 11:47

@Pascal L : «  J’utilise souvent les traductions de la Peshitta écrite en araméen. Ces Evangiles contiennent encore les marques de l’oralité (pour apprendre le texte par cœur). »

Relisez ce qu’a dit Jésus à propos des pharisiens qui ne s’interessent qu’à pinailler sur la lettre de la loi au lieu de l’appliquer bêtement, c’est un des trois cas où il se met en colère et jette sa malédiction, les deux autres étant contre ceux qui pervertisent les enfants et contre ceux ce qui rendent marchand ce qui doit être sacré.

Il n’y a pas besoin de chercher à s’approcher encore plus du texte primitif primordial qui est une vue de l’esprit car nous n’avons pas vécu à l’époque pour pouvoir le concevoir, pas plus qu’à revenir à un christianisme primitif qui interdirait de manger de la charcuterie, obligerait à échanger les pantalons contre des jellabahs, permettrait le mariage polygame avec achat et répudiation, interdirait la peinture et la sculpture figuratives. 

Vous devez connaître les limites du littéralisme qui aboutit à faire des traductions que seuls ceux qui connaissent la langue d’origine peuvent comprendre, et donc qui ne traduisent plus rien.

Un texte ne doit pas être seulement traduit, mais transposé dans le centexte de culture et de civilisation du destinataire, pour que celui-ci puisse facilement saisir ce qu’a voulu lui dire l’auteur, avec ses propres références.

Ce travail a été déjà accompli pour les Français avec les trois traductions évoquées, il reste à en profiter. Lisez le Livre de l’Ecclesiastique (qui suit l’Ecclesiaste) traduite par Crampon, on dirait que ça a été écrit par un contemporain.


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