Jean Keim Jean Keim 21 septembre 08:39

Si cet article a du sens, alors nous ne sommes pas encore au fond de la désespérance, parfois il nous semble que ça va mal chez nous, mais le mal-être et/ou le mal-vivre sont généraux à l’ensemble des pays aisés, l’humble paysan indien ou mexicain qui vit vit au jour le jour d’expédients, à l’instar des journaliers de jadis, et qui survit grâce à son petit jardin, jugerait nos sociétés comme débordantes de richesses.

Ce qui me frappe le plus dans les analyses socio-économiques est que des gens très savants et très bien rémunérés pour simplement avoir des idées, proposent des sempiternelles mesures pour combattre le chômage, modifier les conditions de retraite, calculer le SMIC, définir le prix des énergies, etc., mais ils seraient bien incapables de vivre ne serait-ce qu’avec le salaire médian et encore moins avec le SMIC ; comme d’habitude ils cherchent dans leurs bases de données d’énarques asiniens laquelle appliquer à un problème spécifique, sans être conscient que c’est précisément cette façon d’opérer qui génère au mieux un semblant de solution tout en créant une multitude d’autres problèmes.

Il faut beaucoup de pauvres pour faire un riche, cette simple évidence est incompréhensible aux formatés par des pseudo sciences que nous pourrions qualifier d’inexactes, leur credo leur a enseigné que la richesse du riche profite à toute la populace besogneuse, sans laquelle le nanti ne saurait survivre.


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