Service minimum minimum
370 communes. Grosso modo 1 % des communes françaises appliqueront le service minimum dans les écoles jeudi 24 janvier, jour de grève dans la fonction publique. C’est ce que vient d’annoncer hier, sur Canal+, le ministre de l’Education nationale. Xavier Darcos refuse d’apparaître comme un briseur de grève.
De fait, avec seulement 370
communes prêtes à se substituer aux grévistes, il n’en prend pas le chemin.
Xavier Darcos n’avait pas fait dans la dentelle avec cette
disposition qui n’a pas été prise en concertation avec les principales
instances concernées, les syndicats comme les maires. Ces derniers ont été mis
au pied du mur et ont appris l’existence de ce service minimum par voie de
presse.
Récemment, à l’occasion de cette journée du 24 janvier, Xavier Darcos « a adressé une convention aux communes souhaitant participer à l’expérimentation de ce service minimum. Des agents des communes à la place des enseignants assureraient ainsi au moins l’accueil des enfants », précise France info.
Ce service est en fait un contrat qui prend la forme d’une convention renouvelable tous les trois ans. Elle est signée entre le maire concerné et le ministère. Elle vise à l’accueil des enfants du primaire pendant les grèves par les services municipaux. Ce service serait financé par les retenues sur salaires des enseignants grévistes.
Mais 370 communes, ce n’est pas toutes les communes et de nombreuses villes importantes refusent ce service minimum. C’est le cas de Paris ou de Nantes ou de certaines villes UMP comme Vannes. D’autres acceptent comme Lyon, la socialiste ou l’UMP Marseille.
Selon Libération, « Jacques Pélissard, le président de l’Association des maires de France, fera comme d’habitude dans sa ville de Lons-le-Saunier (Jura). Ni plus ni moins. Les élèves de maternelle que les parents ne peuvent garder seront accueillis dans les écoles qui fonctionnent. Mais le député-maire UMP n’instaurera pas le service minimum annoncé à grand fracas par Xavier Darcos. « Nous voulons bien rendre service aux familles, mais nous n’avons pas à nous substituer à l’Etat ».
Une majorité de maires est plutôt contre, les syndicats et la FCPE sont
eux carrément contre.
Et les enfants, qu’en pensent-ils ?
