lundi 10 février - par karl eychenne

L’IA tient-elle ses promesses en finance ?

Où en est-on des promesses de l’intelligence artificielle en finance de marché ? On en est un peu revenus. Depuis 4 ans, les Hedge Funds basés sur ces méthodes ne font pas mieux que les autres. Pourtant l’industrie ne ménage pas ses efforts.

« Le Progrès se réduit finalement à voler à l'homme ce qui l'ennoblit, pour lui vendre au rabais ce qui l'avilit ». Nicolás Gómez Dávila

Ces 10 dernières années, l’intelligence artificielle a franchi un cap, en partie grâce à l’opiniâtreté de notre ambassadeur national Yann LeCun (Prix Turing 2018). L’apprentissage profond et toutes ses variantes ont permis à l’intelligence artificielle de faire des progrès spectaculaires dans certains domaines tels que la détection de mélanomes, la voiture sans chauffeur, ou la reconnaissance faciale.

Et la finance ? Depuis quelques années, elle déploie des budgets considérables en main d’œuvre spécialisée afin de ne pas rater le virage digital. Et il y en a un domaine en particulier pour qui les sirènes de la nouvelle ère ont eu un écho : la prévisibilité des marchés financiers. Puisque l’homme n’arrive pas ou peu à battre le marché, peut-être qu’un automate y arriverait ?

Ainsi, l’industrie des Hedge Funds a fait une place de plus en plus grande à des fonds reposant plus ou moins sur des stratégies utilisant l’intelligence artificielle (Machine Learning, Deep Learning, ou autre). Il faut dire que cette industrie a pu compter sur une publication foisonnante de papiers annonçant la découverte de nouvelles stratégies gagnantes basées sur ces nouvelles méthodes.

Qu’en est-il aujourd’hui ? 

  • Des résultats décevants : depuis 4 ans, les Hedge Funds utilisant des stratégies basées sur l’intelligence artificielle ne font pas mieux que les Hedge Funds utilisant des stratégies systématiques mais plus traditionnelles, ou des Hedge Funds gérés de manière qualitative.

  • Des réserves : depuis près de 10 ans, une part croissante de la recherche académique émet certaines réserves, faisant l’inventaire de biais qui exagèrent les mérites des « stratégies gagnantes ». Autrement dit, les chercheurs d’or n’auraient pas trouvé que des pépites.

  • Un air de Lyssenko : ces bras ouverts de la finance à l’intelligence artificielle peuvent produire certains effets pervers. En particulier, la conversion aveugle de certains acteurs à l’ère digitale rend toute critique difficilement recevable et toute autre méthode invariablement désuète.

 

Des résultats décevants depuis 4 ans

D’après Eurekahedge qui évalue plus de 200 Hedge Funds dans le monde entier, les 4 dernières années n’ont pas confirmé les espoirs mis dans les Hedge Funds basés sur l’intelligence artificielle (près de 30 fonds surveillés). Ces fonds n’ont pas fait mieux que les Hedge Funds traditionnels : une performance proche de 6,5 % en 2019, - 4,3 % en 2018, et 8,4 % en 2017. En 2016 ? à peine mieux que les Hedge Funds traditionnels malgré une belle performance de 10,2 %. Précisons que le constat est encore plus décevant si l’on tient compte du risque encouru : on obtient de meilleurs ratios de Sharpe pour les Hedge Funds traditionnels pour chacune de ces 4 dernières années.

En fait, il y a quand même une lune de miel de l’IA, qui se produit juste après la crise des subprimes de 2009 jusqu’en 2016 : les Hedge Funds typés IA s’apprécient de +135 % alors que les Hedge Funds traditionnels de seulement 36 %. Comment expliquer une telle surperformance durant cette période, et plus rien depuis 4 ans ? On remarquera que la période faste de l’IA correspond à la période où la Banque Centrale américaine ouvre toutes ses vannes avec des taux d’intérêt directeurs à 0 % et des achats de titres considérables (Quantitative Easing) : une période où l’on pouvait avoir le beurre et l’argent du beurre, où l’investisseur se voyait confisqué le risque qu’il était supposé supporter en acquérant un actif risqué. Puis, cette euphorie de l’IA finit au moment même où la Fed commence à remonter ses taux : c’est-à-dire au moment où les autorités annoncent que la fête est finie. Il ne s’agit pas d’une explication, seulement de la mise en perspective d’un contexte très particulier qui a pu influencer la performance d’un certain nombre de stratégies dites alternatives.

Pour être honnête, d’autres contributeurs taillant plus large dans l’inventaire des Hedge Funds typés IA, estiment que ces fonds auraient surperformé de près de 2 % chaque année depuis 2016. Mieux encore, leur comportement en termes de rendement ajusté du risque serait de près de 2, contre 1,5 pour les Hedge Funds traditionnels.

Enfin, parmi ces fonds typés IA, certains font mieux que d’autres, et certains utilisent plus ou moins l’IA dans leur processus d’investissement. Par exemple, comment positionner les célèbres fonds tels que Bridgewater, Man AHL, ou Citadel ? Ces fonds utilisent des modèles quantitatifs pour développer de nouvelles stratégies, identifier de nouveaux thèmes et produire des signaux. Mais, leurs systèmes requièrent quand même une contribution humaine, dans le choix des signaux à implémenter, le choix des modèles à privilégier. En ce sens, ces Hedge Funds sont plutôt considérés comme des modèles reposant sur du « pré » IA. Par contre, il existerait certains Hedge Funds où l’intervention humaine dans la prise de décision et l’implémentation seraient réduites à son minimum : Cerebellum Capital, Taaffeite Capital Management ou Numerai. Ces fonds seraient qualifiés de Hedge Funds « pur » IA.

 

Des réserves de la part de la recherche académique

Depuis près de 10 ans maintenant, nous observons : d’un côté des publications foisonnantes de papiers annonçant la découverte de nouvelles stratégies basées sur des techniques d’IA utilisant toute forme de méthode (machine learning, apprentissage profond, renforcement) et des données en pagaille (texte, flux de nouvelles, technique). Mais d’un autre côté, certains chercheurs (Prado, Cochrane, Harvey & Liu) mettent en garde contre cette course à l’échalote qui révèlerait un certain nombre de biais. Parmi ces biais, le plus connu est celui lié à la robustesse des tests effectués pour sélectionner les stratégies dites gagnantes : l’idée est que plus vous testez de stratégies différentes, et plus il vous faut être restrictif, ce qui ne serait pas le cas.

En fait, tous ces biais procéderaient d’un problème bien connu des antivirus, des tests médicaux, des alarmes qui se déclenchent trop souvent, des filtres de messages,… et des chercheurs d’or : le problème du faux positif / faux négatif

  • Si le chercheur d’or utilise un tamis aux trous trop larges, il permettra aux grosses pépites de passer, mais également les gros cailloux : on parle alors de faux positifs pour désigner ce qui ne devrait pas passer mais qui passe. Dans notre cas, il s’agira d’un backtest trop peu restrictif, et qui donc laisse passer trop de stratégies non pertinentes, peu robustes.

  • s’il utilise un tamis aux trous trop minces, il empêchera les gros cailloux de passer au travers du tamis, mais risquera aussi de rater quelques grosses pépites : on parle alors de faux négatifs pour désigner ce qui devrait passer mais ne passe pas. Dans notre cas, il s’agira d’un backtest trop restrictif, qui n’intéressera pas notre chercheur qui veut beaucoup de stratégies gagnantes.

Toutefois, ce n’est pas parce qu’on prévoit mal qu’il n’est pas possible de prévoir. En effet, la finance théorique autorise la prévisibilité des marchés sous l’une ou l’autre des conditions suivantes :

  • si certains individus sont irrationnels (biais comportementaux par exemple), alors ils génèrent des anomalies de marchés qui peuvent être exploitées par d’autres (Shiller). Tout cela dure jusqu’à ce que les irrationnels en aient assez… 

  • si tous les individus sont rationnels, alors il n’y a pas d’anomalie de marché qui puisse être exploitée. Mais cela ne veut pas dire que les rendements ne sont pas prévisibles (Fama) ; le gain que vous faites vient seulement rémunérer pour le risque que vous prenez. Ce sont les rendements ajustés du risque qui sont imprévisibles.

 

Un air de Lyssenko

En son temps (années 30), Lyssenko ce technicien agricole soviétique réussit à convertir la Russie à sa méthode révolutionnaire qui quadruplerait le rendement de blé : la vernalisation. En quelque sorte, il s’agissait de préparer la plante au grand froid qu’elle allait subir.

La vernalisation est une période de froid subie par une plante nécessaire pour la faire passer du stade végétatif au stade reproductif, c'est-à-dire pour enclencher la floraison. 

Un temps adoubé par le généticien russe qui faisait alors autorité (Vavilov), Lyssenko se sentit pousser des ailes et finit par rejeter tout ce qu’avait pu produire de sérieux la science de l’époque à ce sujet : durant un congrès historique, il soutint devant Staline que finalement il fallait se débarrasser de cette science bourgeoise qui osait dire que notre hérédité dépendait quand même un peu de nos gènes. Staline n’en demandait pas tant. Plus tard, Jacques Monod ironisera en rappelant qu’ « il n’existe pas de chromosomes politiques. »

L’intelligence artificielle n’a rien à voir avec la vernalisation de Lyssenko, ses apports sont avérés dans bien des domaines. Mais quand même, on peut s’interroger sur la fascination que l’intelligence artificielle exerce notamment en finance de marché, alors qu’elle y semble pour l’instant moins performante. Nul ne devrait plus douter de son efficacité infine, sous peine de verser dans l’anachronisme. Pourtant, peut-être que la prévisibilité des marchés n’est finalement pas un terrain idéal pour l’IA : avide de résultats, elle y est d’autant plus vulnérable au déluge des corrélations qui font dire aux données ce qu’elles ne savent pas.

« Certains livres semblent avoir été écrits non pour nous instruire, mais pour que l’on sache que l’auteur savait quelque chose »

Goethe



31 réactions


  • JL JL 10 février 13:11

    « Certains livres semblent avoir été écrits non pour nous instruire, mais pour que l’on sache que l’auteur savait quelque chose » Goethe

     
     Ou ne savait rien. JL


    • amiaplacidus amiaplacidus 10 février 13:54

      @JL
      Je me permets de paraphraser Goethe :

      Certains articles semblent avoir été écrits non pour nous instruire, mais pour que l’on sache que l’auteur pense savoir quelque chose.


    • JL JL 10 février 14:03

      @amiaplacidus
       
       Hé bien voilà qui est dit !
       
       smiley


  • Ecométa Ecométa 10 février 19:01

    Comment peut-on dire que l’artificiel est « intelligence » ? Qu’il soit de conception « intelligente »...oui, et encore ; il n’y a là que de l’ingénierie informatique !

    Les plus grands spécialistes, notamment en matière algorithmique, bien sûr pas les jousrnalistes, et autres présentateurs télé ; ces plus grands spécialistes, comme Aurélie Jean, réfutent ce terme d’ « intelligence artificielle » ! 


    • JL JL 11 février 00:03

      @Ecométa
       
      Aurélie Jean a raison si et seulement si elle amalgame intelligence et conscience.
       
       Je soutiens que l’intelligence n’est pas la conscience : c’est une fonction cérébrale comme une autre.
       
       Une IA possède une intelligence artificielle par définition, mais n’aura jamais pas de conscience : si l’homme pouvait créer un artefact conscient, il serait à l’égal de dieu, c’est-à-dire de la nature ; il serait son propre père ! il peut pas parce qu’il ne sait pas et ne saura probablement jamais comment faire.


    • pemile pemile 11 février 00:25

      @JL « Aurélie Jean a raison si et seulement si elle amalgame intelligence et conscience. »

      Non plus, il s’agit plutôt de Simulation d’intelligence (définition Larousse)


    • JL JL 11 février 09:14

      @pemile
       
       Tout dépend de la définition qu’on donne à l’intelligence. Sur ce sujet les avis sont partagés.
       
      Non seulement une IA n’a pas de conscience, mais elle n’a pas d’autonomie : ses objectifs ne lui appartiennent pas.

      Si on définit l’intelligence comme l’outil qui permet de réaliser de manière efficace possible un objectif fixé, alors on peut dire qu’elle possède une certaine intelligence.
       
       Mais je ne me battrais pas là-dessus, je voulais seulement souligner que ce n’est pas si simple, et chacun fait comme il veut.
       


    • pemile pemile 11 février 09:18

      @JL "Si on définit l’intelligence comme l’outil qui permet de réaliser de manière efficace possible un objectif fixé, alors on peut dire qu’elle possède une certaine intelligence."

      Comme un calculette qui réalise des addition/soustraction/multiplication/division de manière bien plus efficace que l’humain ?


    • JL JL 12 février 09:40

      @pemile
       
       ’’Comme un calculette qui réalise des addition/soustraction/multiplication/division de manière bien plus efficace que l’humain ?’’
       
      Mais oui ! Tout çà fait, Si on définit l’intelligence comme l’outil qui permet de réaliser de manière efficace possible un objectif fixé, alors on peut dire qu’elle possède une certaine intelligence. Vous avez une autre définition ?

       
      La différence est que l’intelligence animale manipule des situations et des concepts quand la calculette ne manipule que des nombres.
       
      L’IA peut manipuler des situations et des concepts, si ces situations et concepts ont été modélisés sont reconnus par la machine. Mais l’IA ne saurait avoir d’objectifs personnels : je dirais pour employer un concept que pourtant je n’aime pas : l’IA n’a pas de libre arbitre.
       
      En somme, l’IA sera à l’homme ce que l’homme est à dieu. Si l’IA accédait à la conscience, l’homme serait dieu, ce qui ne se peut pas.
       


    • pemile pemile 12 février 09:49

      @JL « Vous avez une autre définition ? »

      Pour la calculette, il s’agit d’un automate, sans aucune intelligence.

      Le définition d’intelligence du Larousse « Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. »


    • pemile pemile 12 février 09:52

      @JL « L’IA peut manipuler des situations et des concepts »

      Non, l’IA en reste aux situations, elle réduit les concepts à des données et des statistiques.


    • JL JL 12 février 09:58

      @pemile
       
      ’’ l’IA en reste aux situations, elle réduit les concepts à des données et des statistiques.’’
       
       Et que faites vous des systèmes experts ? Des algorithmes génétiques ? des réseaux neuronaux ? de la reconnaissance de formes ? Est-ce que vous croyez que les animaux dont nous sommes, ne se trompent jamais ?
       
       


    • JL JL 12 février 10:03

      @pemile

       
       comment, à votre avis, fonctionne l’esprit biologique ? Lisez Homo biologicus.
       
      L’erreur est de confondre intelligence et conscience.
       
      Les philosophes du XVIIIᵉ siècle utilisaient le concept de sentience pour distinguer la capacité de penser de la capacité de ressentir.


    • pemile pemile 12 février 10:05

      @JL « Et que faites vous des systèmes experts ? Des algorithmes génétiques ? des réseaux neuronaux ? de la reconnaissance de formes ? »

      Des automates qui manipulent des données, du calcul et des stats ?

      « Est-ce que vous croyez que les animaux dont nous sommes, ne se trompent jamais ? »

      Si, mais ils apprennent et comprennent leurs erreurs pour affiner les concepts.


    • pemile pemile 12 février 10:09

      @JL « L’erreur est de confondre intelligence et conscience. »

      Je ne crois pas, mais tout dépend de la définition de ces mots, non ?

      Si pour vous la calculette est intelligente, pour moi elle ne l’est pas.

      « Lisez Homo biologicus. »

      Je ne connais pas, quel serait le résumé de ce livre ?


    • pemile pemile 12 février 10:16

      @JL « Lisez Pier-Vincenzo Piazza »

      Je vais, un psychiatre neurobiologiste spécialisé dans l’addictologie, ça m’intéresse, merci.


    • JL JL 12 février 10:26

      @pemile
       
       de mémoire, l’ouvrage est divisé en trois parties. La première partie m’a passionné. L’addictologie est traitée dans la troisième partie, mais avec les concepts et notions développés dans les premières parties.


    • JL JL 12 février 10:29

      @pemile
       
       ’’Si, mais ils apprennent et comprennent leurs erreurs pour affiner les concepts.’’
       
      C’est précisément ce qui fait la différence ente une IA et un outil. Mais ce n’est pas pour autant qu’un outil est dénué d’intelligence : il contient l’intelligence que l’homme lui a donné.


    • pemile pemile 12 février 10:40

      @JL « C’est précisément ce qui fait la différence ente une IA et un outil »

      Une IA est un outil évolué qui fait des stats sur des données sans comprendre les données ?

      On en revient à la définition de l’IA que je donne plus, simulation d’intelligence ?

      L’analyse de Yann Le Cun sur les « performances » du robot Sophia :

      "beaucoup de gens sont trompés en pensant que cette marionnette animatropique (mécaniquement sophistiquée) est intelligente. Elle ne l’est pas. Elle n’a aucun sentiment, aucune opinion et
      ne comprend pas ce qu’elle dit"


    • pemile pemile 12 février 10:41

      définition que je donne plus haut


    • JL JL 12 février 11:32

      @pemile
       
       Le définition d’intelligence du Larousse « Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. »

       
       ’’aucun sentiment, aucune opinion et ne comprend pas ce qu’elle dit"

       
       Mais je ne dis pas autre chose. Sauf que Larousse ne définit pas ce qu’il appelle La connaissance conceptuelle, qui n’est pas « les connaissances »
       
      Une IA possède des connaissances mais n’a aucune connaissance, aucune opinion, par le fait qu’elle ne comprend pas ses connaissances : elle ne sait les utiliser que dans un but assigné.
       


    • pemile pemile 12 février 11:53

      @JL « elle ne sait les utiliser que dans un but assigné. »

      Un automate, donc.


    • JL JL 12 février 12:27

      @pemile
       
       ou un zombie.
       
       cf. libre arbitre vs servitude, volontaire ou pas.


  • zygzornifle zygzornifle 11 février 10:53

    Bientôt aux présidentielles on va voter pour des IA , ça sera certainement moins catastrophique que les président que l’on a connus ....


  • sound of sound of 12 février 16:20

    Bonjour

    Article intéressant, sur un sujet passionnant qu’est l’IA et la finance (conjonction de deux mondes complexes), mais incomplet ! En effet on aurais aimé que se soit plus développé dans le raisonnement global et concernant la finance, il est évident que l’IA tient une place capitale, puisque qu’elle est déjà à l’oeuvre dans l’institutions bancaire ou commerciales ; en outre cela permet de rapporter énormément d’argent ! L’IA est déjà au coeur des marchés boursiers (sans tout gérer directement si je puis dire), mais est un outil de « prédiction » tout a fait fiable (comparativement à un cerveau humain !). Car la finance est avant tout un domaine mathématique, concernant entre autres des probabilités (qui plus est dans notre système financier actuel ). Il est donc évident que l’IA est d’une part co-créatrice du système financier en cours, mais elle est également elle même (entreprise créateur d’IA) introduite en bourse sous certaines formes de sociétés de recherches privées, si je puis dire... L’IA à bénéficié de recherches poussées depuis longtemps (environ 50 ans) par divers gouvernements et agences dans le plus grand secret ... Il faut garder à l’esprit que les informations sur ce sujet (comme d’autres) qui sont accessibles au grand publique, ne sont que des miettes par rapport à ce qui ce fait actuellement. Sachez que pour exemple, le concept d’internet pour ainsi dire est le fruit de nombreuses recherches militaires...

    Je m’arrêterai ici car je ne suis pas un spécialiste de la question, mais quelques réflexions et déductions simples sont possibles avec quelques données accessibles et vérifiables à toutes et tous en cherchant beaucoup, c’est ! smiley ! Le doute est un outil formidable, à utiliser cependant avec précautions smiley

    En revanche : Au sujet de Pier-vincenzo-piazza et de son livre (cité par JL ci dessus) que j’ai lu, est une catastrophe scientifique et idéologique si je puis dire. Car ce médecin éminemment reconnu (dans certains milieux) pourrait être assimilable à un « lobbyiste » puisque créateur d’une entreprise en biotechnologie. Si vous lisez son livre « homo biologicus », c’est bardées de théories basées sur ces propres recherches et des idées préconçues... Mais aussi il faut le souligner une remise en question intéressante sur des dogmes ou des théories bien qu’il utilise toujours des idées préconçues pour illustrer cela.... Directeur de l’INSERM, il à fondé donc, une société en biotechnologies en 2013 Aelis Farma (on peut trouver ceci sur le site) : BPI france, Naco, Aelis innovation (lien utile) et (ceci), (dont des investisseurs privés, comme, BNP, Crédit agricole, CIC, EDF ... et BPI france cité plus haut, tiens, tiens BPI est actionnaire de Naco ?! Qui elle même finance déjà Aelis farma !... Bizarre, mais probablement rien d’illégal ?!! (liste consultable sur leur site ! )... Sa société à pour but de tester de nouvelles molécules dont le SS1 agissant sur les recepteurs CB1 responsables de troubles liés à l’addiction au cannabis, entre autres. Mais aussi une nouvelle molécule agissant sur la trisomie 21 si je ne m’abuse ! Ce sont donc des domaines précurseurs juteux, si je puis dire. Sachant la proche collaboration des universités américaines, elles même financées par des lobbys pharmaceutiques, j’ai quand même de sérieuses questions sur l’étique et la véracité scientifique de tout ça ... Sachant en plus que le marché de la consommation médicinale et récréative du cannabis de part le monde est en pleine expansion !!! What ?!! smiley gérer par qui ?!! bref il bouffes à tous les râteliers ces lobbys ; non non, pas de complot voyons smiley Le tout à reçu des subventions de l’état (je vous laisse chercher hein !) ...

    Chacun peut se faire sa propre opinion sur tout ça ... Mais y’a sérieusement des questions légitimes et raisonnables, au vu de certains éléments....

    Ceci étant, je répète encore et encore que, la médecine telle qu’elle soit n’est absolument pas une science exacte et toute informations prétendant le contraire est un mensonge ... Même si ce mensonge parfois peut être soutenu par les plus grandes instances ainsi que les plus grands scientifiques (ici et  pour exemple !). Si on regarde dans le passé proche ou lointain, nous constaterons que toutes les avancées scientifiques ont d’abords étaient le fruit de théories et de réflexions voir du « hasard » (s’il en existe !). Dans ce contexte il est raisonnable de penser que des institutions ( pour ne citer personne si je puis dire !) dissimulent volontairement des informations aux citoyens et ceci dans de nombreux domaines pour ne pas dires tous. Elles peuvent aussi également utiliser des scientifiques de renom pour diffuser un message afin d’étayer un mensonge. ou des directivités commerciales. Ceci est valables dans le monde entier ...

    A vous de réfléchir raisonnablement en gardant un doute censé, pour élaborer quelques méthodes d’investigations dans la recherches d’informations, tel que le croisement de données ... Il est important de créer une opinion basée sur des faits vérifiables dans la mesures du possible ou sinon garder un doute mesuré ! Et surtout, ne jamais se raccrocher à un seul ouvrage, article, scientifique, chercheur ...

     Ce qui veut dire, qu’il ne suffit pas d’engranger des ’informations, mais plutôt de les traiter dans leurs complexités globale, pour créer une nouvelle information plus complète via une base de données en perpétuelle évolutions, pour ainsi dire ...

     Pour rejoindre l’IA c’est précisément cet aspect du traitement d’informations et de « création » qui est déterminant. Pour se faire, il faudra que nombre de sciences collaborent ensembles dans une optique de recherches communes, ce qui est loin d’être encore le cas. Sachant que principalement l’aspect socio-économique est l’un des freins (bien que la politique soit déterminante) à cette grande expansion de l’IA et ceci à tous les domaines, toutes les sciences, un enjeux colossal !!!.La médecine est l’une des sciences des plus intéressante concernant l’IA. De véritables recherches sont menées conjointement ainsi que des découvertes via des institutions - ici ! ( à prendre avec des pincettes, hein ?!) ...


    • JL JL 12 février 23:51

      @sound of
       
      Visiblement vous ne savez pas ce qu’est un lobbyiste.
       
      Vous êtes croyant et par conséquent ne faites pas de différence entre dogmes et théories en général, et clairement opposé par principe ou fanatisme à celles qui n’ont pas besoin de « l’hypothèse dieu ».
       
      Bref, vous ayant vu à l’œuvre contre une théorie redoutée par les déistes du monde entier, votre avis négatif sur la personne de Pier-vincenzo-piazza

      et de son livre dont j’ai parlé plus haut, vaut à mes yeux, tous les éloges.


    • sound of sound of 13 février 14:04

      @JL

      Bien le Bonjour !

      Tout d’abord, sachez avec tout le respect, que j’ai pour vous si je puis dire ! Veuillez constater, que votre commentaire est vraiment mauvais ... D’ailleurs, on pourrai dire que presque tous vos commentaires sont mauvais et que vous êtes atteint de « larbinisme » avéré, certes ! Mais celui là (commentaire) est quand même saisissant d’ignorance, ceci n’est que le reflet probable d’un enseignement académique ritualisé doublé d’un ennui profond ... Ceci n’est pas en faveur de votre raisonnement étriqué, mais pourrait néanmoins éventuellement expliquer votre « larbinisme », j’en convient :

      « Visiblement vous ne savez pas ce qu’est un lobbyiste. »

      Voici ce que l’on trouve sur le lobbyisme et la médecine -lien 1 et lien 2 . Je vais pas vous prendre la main et tout vous expliquer ?!!! Mais au départ et vu l’état de faits décrits plus haut, vous êtes incapable visiblement de chercher objectivement. Vous êtes un adepte de wikiprout, de l’enseignement académique, des citations d’autrui et j’en passe et des meilleures smiley 

      Vous jugez bien vite ! Car j’ai dit exactement- pourrait être assimilable à un « lobbyiste »  . Il n’y a aucune affirmation dans mon propos, cela présuppose de ... Car par la suite, je met des liens et émet des questions (biensur vous n’avez pas regardé les liens, ou bien vous êtes de mauvaise foi, je pense même les deux !) Mais j’ai également donc utilisé le conditionnel présent (pourrait être) que l’on emploi lorsque la condition est exprimée à l’imparfait ... 

       Je met également, en lien une publication de l’inserm sur les travaux de ce médecin : ici vous pouvez voir en fin d’article — « Ces travaux ont bénéficié du soutien de la MILDT, du Conseil Régional d’Aquitaine, de l’ERC, et de l’insert »

      Quels genres de soutiens ? ...

      Qu’est ce que la Mildt (devenue la MILDECA) ?! 

      de là on trouve en rapport à la Mildt : l’OFDT — où l’on peut lire ceci :

      « Le Conseil d’administration de l’OFDT regroupe des représentants de l’Etat, c’est-à-dire des différents ministères concernés par la lutte contre les drogues et les toxicomanies et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), ainsi que, en tant que personne morale de droit privé, la FNORS (Fédération nationale des observatoires régionaux de santé).

      L’Observatoire appuie son action sur un Collège scientifique, composé de représentants des principaux organismes producteurs de données ainsi que de personnalités nommées à titre personnel. Ces personnalités ont des compétences reconnues dans les domaines entrant dans les missions de l’OFDT.

      L’Observatoire rassemble une équipe constituée autour de spécialistes et de chercheurs issus de différentes disciplines : démographie, économie, épidémiologie, sociologie, statistique... »

      Ce n’est ni transparent ni clair tout ça ...

       Ensuite toujours en lien avec la Mildt ou plutôt la MILDECA ! Nous avons L’ERC et ici  c’est donc le conseil européen de la recherche, financé par qui ?

      Bref ce ne sont que des regroupements d’informations pour savoir qui travail pour qui et qui paye quoi ! Visiblement vous etes un adepte de notre politique moderne si je puis dire !!! Vous ne cherchez pas, mais campez sur des sources évasives à la lumière de théories scientifiques discutables ... Et surtout vous ne voulez pas savoir où va votre argent, gentillement versé par le biais d’impôts à l’état ! (pour vous, je fais simple !)

      J’aurais beau mettre des liens et expliquer ; mais vous n’avez pas l’envergure de vos prétentions, ceci malgré vos belles citations dans votre profil et vos élucubrations doublé de jugements scabreux ...

      (suite)


    • sound of sound of 13 février 14:35

      Re (Suite)

      « Vous êtes croyant et par conséquent ne faites pas de différence entre dogmes et théories en général »

      Théorie : Ensemble organisé d’idées, de concepts abstraits appliqué à un domaine particulier.

      Dogme : Point de doctrine établi ou regardé comme une vérité fondamentale, incontestable (dans une religion, une école philosophique).

      Doctrine : Ensemble de notions qu’on affirme être vraies et par lesquelles on prétend fournir une interprétation des faits, orienter ou diriger l’action.

      Vous me dites si mes définitions ne vous conviennent pas ?! Donc vous constaterez que je fais bien la différence ; de plus vous admettrez sans doute qu’il existe bien des théories et dogmes dans de nombreux domaines y compris scientifiques et surtout en médecine ... Comme par exemple : la psychanalyse établie a partir de théories puis élevée en doctrine à l’enseignement dogmatique ... Ou encore les liens et effets présupposés entre le récepteur CB1 et la molécule SS1 ... Mais bon smiley

      « Vous etes croyant » Quelle déduction incroyable ! Euh.. Non ! absolument pas, je dirais plutôt que la notion de croyance est évasive et propres à chaque personnes pour ainsi dire ! Quand à dieu, qui est jusqu’a preuve du contraire qu’une théorie, voir un concept si vous intéressez un temps soit peu aux autres vous auriez compris au travers de mes écrits que je le considère comme une théorie et non une croyance. Votre association de déductions n’est que pure spéculation infantile ! La seule croyance que je pourrait « développer » en vous lisant, est en « l’ignorance ritualisé » ! 

      pour terminer :

      « vous ayant vu à l’œuvre contre une théorie redoutée par les déistes du monde entier, votre avis négatif sur la personne de Pier-vincenzo-piazza »
      « à l’oeuvre » ? tiens donc, quelle belle image ! smiley — « une théorie redoutée » : C’est donc bien une théorie et donc, ce ne sont que des idées, des concepts, non ?! — « redoutée » non pas du tout, je redoute plutôt la manipulation de l’information et donc des consciences. Pour sure, j’en déplore les ravages au travers vos écrits et pensées. « Déistes » ce n’est pas du tout, le bon terme puisque, je ne crois en rien et encore moins en une identité supérieur (relire ci-dessus, hein ! )... Vos mots reflètes encore une foi votre une incapacité de raisonnement structuré et donc de compréhension... — « votre avis négatif sur la personne de Pier-vincenzo-piazza » pas du tout, j’émet des doutes, sur ses recherches ainsi que ces intentions scientifiques en outre « la personne » peut être très sympathique ... C’est donc le scientifique remis en question ... Dans ce contexte, une remise en question, un questionnement via des informations (liens) sont donc des avis négatifs ? Quand bien même, ce ne sont que des suppositions que je fais au vue des éléments que j’ai rassemblé et liés à un instant T. Ceci n’à rien d’immuable, de sure et indiscutable (pas comme vous le faites) au contraire, si j’ouvre la voie du questionnement, c’est donc que d’emblée, je présuppose de la multitude des possibilités éventuelles des réponses et ceci quelques soient leurs caractères ou connotations ... 
      « son livre dont j’ai parlé plus haut, vaut à mes yeux, tous les éloges » —
      C’est bien ça le problème « vos yeux » vous ne prenez en compte que votre regard et pas l’ensemble des informations de ce fait vous ne tenez pas compte des questionnements, ni des remarques ... Est-ce bien raisonnable ?! 

       Je vous demanderez donc, à l’avenir de ne plus vomir en réponse à mes questions, vos critiques dénuées de sens. Si tel n’est pas le cas, je vous conseille d’avoir une réelle argumentation et non des phrases sans liens, des jugements gratuit, sans fondement, ou le fruit de votre vu ! Sinon abstenez vous, soyez gentil

       smiley 

      PS : Que son livre, vaille tous les éloges pour vous : C’est tant mieux, je n’en attendais pas moins de vous ! Il en faut des acheteurs smiley

      Bonne après midi 


    • JL JL 13 février 14:51

      @sound of

       
      contrairement à vous, je ne fais jamais de tartines pour répondre à un commentaire que je juge mauvais. Ce sera donc court.
       
      Avec vos idées sur le lobbying, aucun travail scientifique dans ce pays ne devrait jamais être pris au sérieux.
       
      Avec vos notions de ce qu’est une théorie, on ne devrait jamais admettre que des dogmes. Vous écrivez :
       
      ’’Quand à dieu, qui est jusqu’a preuve du contraire qu’une théorie, voir un concept si vous intéressez un temps soit peu aux autres vous auriez compris au travers de mes écrits que je le considère comme une théorie et non une croyance.’’
       
       Confirmant par là que vous confondez théories, concepts et croyances. Je n’en dirai pas plus, car on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ... en l’occurrence, de connaissances.
       
       
      Bonjour chez vous.


  • sound of sound of 13 février 15:38

     Je vais donc adopter votre language et faire court : On reproche toujours au autres, ce que l’on se reproche à soi-même, ou pas ?! Moi je préfère être un mammifère(âne) plutôt qu« un mollusque(calamar) pantouflard servile, ou pas ?! ^^ Question de point »de vue", probablement !

     smiley

    Merci pour vos interprétations et pour votre égocentrisme smiley


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