mardi 23 septembre 2025 - par David Fayon

La bonne information, solution face au déclin de la France et à la zucmanisation des esprits

Après un retour sur les 7 étapes de l'information au fil de l'histoire où la bonne information permet la meilleure décision possible – ce qui est rendu plus difficile dans un monde complexe – il est important d'être conscient du déclin dans les chiffres de la France. Puis de s'interroger sur les moyens de l'endiguer alors que la solution de facilité est de taxer toujours plus et que le débat sur la taxe Zucman envahit l'espace médiatique. Des réformes en profondeur de l'État constitueraient pourtant un chemin courageux et salvateur.

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Retour sur les 7 étapes de l’information

L’information a toujours été source de pouvoir. La bonne information permet la meilleure décision possible tant dans la vie professionnelle que personnelle. Or la quantité d’information produite sur Terre suit peu ou prou la loi de Moore telle la puissance des micro-processeurs qui double tous les 2 ans. Dans cette prolifération, nous avons en outre les fake news qui s’opposent aux informations vérifiées ou considérées comme exactes en fonction des connaissances du moment et de la doxa, les informations orientées et partisanes face aux informations factuelles, les informations éphémères par rapport à celles durables, les informations produites par l’humain vs celles générées par des intelligences artificielles, etc. Plus que jamais, le discernement s’impose. Ceci demande du temps, de la pratique et une certaine culture générale pour recouper des informations et avoir une démarche holistique en établissant des ponts entre des domaines de connaissance.

Historiquement nous avons connu 7 étapes de l’information à l’image des 7 étapes de l’énergie décrites dans un schéma du livre Le monde sans fin de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici. De la même façon que les énergies nouvelles n’ont pas remplacé les énergies fossiles, il en est de même pour les informations, elles s’ajoutent ce qui peut provoquer une surcharge informationnelle accrue par l’addiction aux écrans et aux notifications qui déferlent. Depuis les informations transmises oralement à l’avènement de l’écriture puis d’Internet, du chemin a été parcouru avec désormais les intelligences artificielles génératives qui délivrent non pas des informations exactes mais des informations probabilistes comme illustré dans la figure issu du livre Informez-vous !

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Le déclin de la France en chiffres

La France, jadis 4e puissance mondiale et désormais au 7e rang, est surtout en déclin en navigant au-delà de la 20e place dans beaucoup de classements :

- 23e pour la mortalité infantile (sur-vaccination et tiers-mondisation de certaines zones avec une immigration subie et non choisie et surtout sans discernement) ;

- 23e en maths et 28e en lecture selon les classements PISA pour l'éducation, ce qui est inadmissible pour le pays des Lumières ;

- 24e pour le PIB par habitant, ce qui traduit une paupérisation ;

- 24e pour l'indice pour la liberté de la presse ;

- 28e pour l'indice pour le développement humain ;

- 63e pour l'indice de liberté économique.

Concrètement nous sommes passés en 2012 du triple A par les agences de notation quant à la solvabilité de la France au sextuple D (dette, décroissance, désouveraineté, désorganisation, déclassement, drogue) et ce n’est pas glorieux avec le sentiment d’une spirale sans fin. Nous n'avons plus de budget en équilibre depuis 1974 soit un peu plus de 50 ans. Le premier choc pétrolier nous a été fatal.

Toutefois la France figure tristement sur le podium pour les impôts et les taxes. C’est aussi historique en remontant à la royauté avec la gabelle, les aides et les traites en passant par Maurice Lauré, créateur de la TVA, jusqu'à l'IFI ou « impôt Macron » et maintenant des velléités de Gabriel Zucman, présent sur tous les plateaux.

La taxe Zucman vient cliver une société divisée

La taxe Zucman confond le stock et le flux. Celle-ci pourrait en effet tuer l'écosystème des start-up et des licornes – start-up valorisée au moins 1 milliard d’euros – car les fameux 2 % qui peuvent sembler peu dans l’absolu portent non pas sur le chiffre d’affaires, encore moins sur le bénéfice net réalisé mais sur la valorisation ! Or celle-ci peut être très supérieure au chiffre d’affaires effectué. Rappelons qu’il a fallu plus de 6 ans à Amazon et à Facebook pour qu’ils engrangent leurs premiers bénéfices. Dans le monde de la tech, il s’agit d’abord d’acquérir une large audience avant de la rentabiliser afin de devenir un acteur incontournable de l’écosystème. Dans le monde de l’innovation, taxer le virtuel revient à anéantir des rêves. Mais si on se plaçait dans le domaine agricole, si on demandait aux agriculteurs de verser 2 % de la valeur de leur exploitation, cela conduirait à des aberrations. Prenons une exploitation estimée à 600 000 euros. L’impôt serait alors de 12 000 euros par an et avec des revenus de 900 € par mois car la vie des petites exploitations est souvent un sacerdoce, l’agriculteur travaillerait à plus de 50 heures par semaine sans se verser un salaire. Ceci est assez proche de certains entrepreneurs dans le monde des start-up qui galèrent les premières années dans l’espoir avec leur solution miracle de renverser la table.

Ne vaudrait-il pas mieux créer des richesses avant de les répartir sachant qu’une répartition qui corrige les inégalités est déjà faite par l’État ? On pourra se référer à ce schéma des revenus après transferts issu du journal Le Parisien :

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Le problème, en matière d’équité fiscale, est que les aisés payent pour les très riches et les grandes fortunes car il existe des moyens légaux d’optimisation fiscale du fait d’une complexification de notre Code Général des Impôts (CGI), de niches, de montages financiers. En simplifiant le CGI qui est une usine à gaz avec moins de niches fiscales, d’exceptions, etc., des économies de gestion en résulteraient ce qui se traduirait à la marge par une baisse du coût de fonctionnement de l’État.

Cette taxe Zucman dresse les Français les uns contre les autres car 55 % des foyers ne paient pas l’impôt sur le revenu par exemple. Les non-assujettis peuvent avoir un intérêt à ce que les autres payent. Le consentement à l’impôt est décrié par le mouvement « Nicolas qui paie » et on peut se demander si la taxe Zucman, élève de Piketty, engagé très à gauche ne constitue pas une riposte dans la bataille idéologique. C'est vouloir déplacer la fenêtre d'Overton. Le sentiment qui prédomine est qu’il convient pour certains de toujours payer plus pour des services publics qui se dégradent et que de surcroît l’effort repose toujours sur les mêmes. La suppression des 2 jours fériés que proposait l’ancien Premier ministre par exemple ne concernait que les seuls actifs. Nul doute que chacun souhaite payer en fonction de ses moyens pour participer au fonctionnement de la société, du moins dans l’idéal républicain. En revanche il existe un sentiment de gaspillage (où va l’argent ?) mêlé d’un ras-le-bol fiscal alors que le pouvoir d’achat s’érode et que finalement l’impression est que nous remplissons le tonneau des Danaïdes tels les Shadoks...

Ne serait-il pas plus juste de taxer le flux (transactions boursières) et très modérément et de façon homogène de façon internationale ? C’est ce que j’appelle « la taxe James Bond » ou Taubin rénové à un taux plus faible et acceptable qui serait de 0,07 %.

N’avons-nous pas un risque d’avoir une réallocation des moyens et des capitaux encore plus marquée dans des pays plus avantageux fiscalement ? On observera que c’est déjà le cas en Irlande qui a connu un miracle économique, au Luxembourg, etc. et que ce ne sont pas des paradis fiscaux.

 

Des raisons d’espérer demeurent

Il existe 2 leviers pour le redressement de la France.

Le premier réside dans la solution de facilité employé jusqu'alors. Celle-ci consiste à faire payer toujours plus pour assurer des rentrées fiscales théoriques. Mais nous avons la courbe de Laffer qui se traduit trivialement en « trop d’impôt tue l’impôt » avec des rendements décroissants. En outre dans la communication officielle, il est souvent dit qu’un taux qui passe de 30 % à 33 % est augmenté de 3 %. Or la hausse d’impôt effective n’est pas de 3 mais de 10 % ! Notons que la taxe sur les yachts était censée rapporter 10 millions d’euros par an. Elle n’a permis de collecter que 60 000 euros en 2024 dénotant un fiasco.

Le second demande du courage. Il est plus délicat en période d’instabilité gouvernementale digne de la IVe République, mais s’inscrit dans une action pour des résultats à moyen/long terme. Il s’agit de réformer vraiment l’État. Ceci passe par une profonde réorganisation des 3 fonctions publiques, une baisse des charges qui pèsent sur les entreprises. Réformer l’État serait lui donner plus de muscle et moins de graisse. Tout en renforçant le front office au contact des citoyens (plus de professeurs, de médecins et d’infirmiers, de policiers et de juges) et en faisant maigrir drastiquement le back office en remettant à plat les processus, en ayant recours à l’intelligence artificielle, en supprimant des niveaux hiérarchiques, en simplifiant le millefeuille administratif, en supprimant des commissions et des instances à hauteur d’au moins 30 %, en ayant une vraie réforme des retraites avec une dose de capitalisation, etc. L’équation proposée serait 18/20/12 : 18 % d’agents en moins à un horizon de 5 ans, 20 % de productivité en plus, 12 % de traitements et salaires en plus. C’est à ce prix que le déclin pourrait être endigué. On notera au passage qu’il est paradoxal que le gouvernement espagnol de gauche avec des réformes comme la retraite à 67 ans se montre plus à droite que la droite française à certains égards.

Des pistes sont évoquées dans mon dernier livre Informez-vous ! qui vient de paraître.

Le débat est ouvert.



49 réactions


  • Octave Lebel Octave Lebel 23 septembre 2025 17:56

    La bonne information si j’ai bien compris c’est " pas de ça chez-nous, pas de taxes Z ou qui y ressemblent parce que, quand même, quand 1% d’entre nous a réussi à posséder les 2/5 des biens professionnels, on ne va quand même pas se gâcher la fête ".

    → Fiscalité :

    Pourquoi il faut davantage taxer les riches, en 5 graphiques (19 Septembre 2025, 5 min, Christian Chavagneux).

    https://www.alternatives-economiques.fr/biens-professionnels-concentres-entre-mains-tres-riches/00116258

    1/2.Extraits « pourquoi ce débat sur la nécessité de mieux taxer les plus fortunés s’est-il imposé ? Parce que le rythme de progression de leurs revenus et de leurs patrimoines n’a plus rien à voir avec celui du reste de la population. Les très aisés font de plus en plus sécession, tout en contribuant de moins en moins aux biens publics qu’ils utilisent pour établir leur fortune.

    Commençons par les revenus. C’est la Direction générale des finances publiques (DGFIP) de Bercy qui, en début d’année, a dressé le constat. Entre 2003 et 2022, le revenu moyen des 0,1 % les plus riches a augmenté de 119 %, nettement plus vite que celui du reste de la population (+ 46 %). Sur la même période, le taux d’imposition moyen de ces 0,1 % a baissé, passant de 29,3 % à 25,7 % (- 3,6 points). Alors qu’il est resté stable en moyenne (+ 0,2 point).

    Ces évolutions différentes des revenus au cours des vingt dernières années se sont produites dans un contexte structurel d’augmentation des inégalités patrimoniales.


  • Octave Lebel Octave Lebel 23 septembre 2025 17:56

    2/2.Lorsque l’on remonte jusqu’à l’Ancien régime, la part du patrimoine détenue par les 1 % les plus riches est toujours restée très élevée. Mais elle a décliné depuis le début du XXe siècle pour connaître un point bas en 1984, à un peu moins de 16 % du patrimoine total.

    Depuis, les plus aisés ont, continûment, concentré une part croissante des fortunes nationales pour en posséder à eux seuls plus du quart aujourd’hui. Dans le même temps, celle détenue par la moitié des Français et des Françaises les moins fortunés n’a cessé de diminuer pour atteindre moins de 5 % du total aujourd’hui.

    Passons ensuite à la progression du patrimoine des ultra-riches, celles et ceux qui constituent les 500 plus grosses fortunes du pays. La lecture des enquêtes régulières du magazine Challenges permet de s’en faire une idée assez précise. Entre 2000 et 2010, il a été multiplié par 1,3. Depuis, il a été multiplié par 5.

    Aujourd’hui, pour entrer dans le classement, il faut disposer d’un patrimoine au moins égal à 245 millions d’euros quand, selon les données de l’Insee, le patrimoine brut moyen se situe aux alentours de 300 000 euros… Bienvenue chez la famille Hermès (163,4 milliards d’euros de patrimoine en juillet dernier), chez Bernard Arnault et les siens (116,7 milliards) et chez les héritiers Wertheimer (Chanel, 95 milliards) pour s’en tenir au trio de tête. Un autre monde.

    Tout cela justifie le débat politique actuel très vif autour de la taxe Zucman. Ses opposants font valoir que, s’ils sont taxés, les très riches partiront du fait de la spoliation inacceptable de leur fortune. Une note récente du Conseil d’analyse économique montre en fait que cette catégorie de contribuables est très peu mobile.

    Tempérer les inégalités, sans les effacer. Surtout, il est possible de mesurer l’effet que pourrait avoir la taxe, par exemple en prenant la valeur du patrimoine des 500 plus grandes fortunes, ramenées au PIB, puis en regardant où elle se serait située si leurs propriétaires avaient dû payer la taxe Zucman tout au long des trente dernières années.

    On obtient alors deux résultats intéressants. D’une part, les fortunes continuent à progresser et il faut une quinzaine d’années avant que l’effet cumulé de la taxe finisse par modérer cette croissance. D’autre part, l’écart de richesse s’avère ensuite plus important avec et sans la taxe, mais cette dernière n’empêche pas les fortunes de poursuivre leur évolution plus vite que le PIB. La taxe Zucman tempère, à long terme, les inégalités. Elle ne les efface pas.

    Enfin, un dernier point mérite attention. Le débat autour de la proposition Zucman porte en partie sur l’inclusion ou pas des biens professionnels dans l’assiette. Les détracteurs de la taxe répètent que les propriétaires de start-up valorisées à plus de 100 millions d’euros – le seuil au-delà duquel la taxe est perçue – seraient incapables de la payer, faute d’avoir réalisé des bénéfices. Cela concerne en réalité une poignée de cas particuliers qui pourraient être traités à part.

    Le problème n’est pas là. En revanche, sortir les « biens professionnels » (les holdings financiers en fait) de l’assiette des ultra-riches reviendrait à vider la mesure de sa substance. Les données de l’Insee soulignent combien l’inclusion des biens professionnels est nécessaire tant ils sont concentrés en France entre très peu de mains : les 1 % les plus riches en détiennent à eux seuls les deux tiers. Peu d’entre eux seraient touchés, car la taxe envisagée ne concerne que les 0,1 % les plus fortunés.

    En résumé, la taxe Zucman ne représente pas qu’une recette budgétaire. Elle est aussi l’un des instruments qui permettrait à l’ensemble de la population française de faire société.

     


  • Lonzine 23 septembre 2025 18:47

    article publicité.


  • sylvain sylvain 23 septembre 2025 19:53

    Dites monsieur le super diplome, le patrimoine des 0.01% a double ces dix dernieres annees, pendant qu’environ 1 million de francais tombaient sous le seuil de pauvrete.

    Dans vos solutions vous ne parlez meme pas de reindustrialisation. Je veux bien qu’il y ai un paquet de trucs inutiles dans l’administration, et que ce serait pas mal de simplifier un peu, mais en l’etat, ceux que vous licencirez tomberont dans le chomage et la precarite... Enfin votre solution ressemble etrangement a la meme solution qu’on nous propose douze fois par ans depuis 40 ans, avec les resultats que l’on sait : il y a toujours autant d’instances publiques inutiles voir nocives, moins de profs, moins de sioignants et des riches toujours plus riches.

    Vous avez bien appris votre lecon, ca on peut pas dire le contraire..


  • pasglop 24 septembre 2025 09:46

    @David Fayon

    La taxe Zucman confond le stock et le flux. Celle-ci pourrait en effet tuer l’écosystème des start-up et des licornes 

    La taxe Zucman est loin d’être parfaite mais les start-up et les licornes françaises, même financées en partie par l’argent public, n’auront de cesse de se vendre au plus offrant, dès lors qu’elles auront démontré leur viabilité et leur potentiel.

    Et pas dans le pays qui les a vu naître.

    L’éco (système) numérique français et même européen est immature et infiniment dépendant des grands éditeurs internationaux, non pas par manque de capacité mais par facilité, manque d’ambition pour ne pas dire esprit de soumission.

    Me trompe-je ?


  • pemile pemile 24 septembre 2025 10:30

    @David Fayon " dans le domaine agricole, si on demandait aux agriculteurs de verser 2 % de la valeur de leur exploitation, cela conduirait à des aberrations. Prenons une exploitation estimée à 600 000 euros. "

    Alors que la taxe Zucman ne concerne que les patrimoines supérieurs à 100 M€ ??!!


  • Francis Francis 24 septembre 2025 10:34

    ’’La taxe Zucman confond le stock et le flux.’’

    — >

     Vous ne pouvez pas dire ça.

    «  la taxe Zucman est (le principe d’) un impôt plancher permettant de s’assurer que les foyers fiscaux disposant de plus de 100 millions d’euros de patrimoine contribuent chaque année au moins à hauteur de 2 % du montant de leur fortune.  »

     

    Je pense que les fortunes de plus de 100 millions d’€ (stock) génèrent des revenus (flux) largement supérieurs à 2% par an. De l’ordre de 5 à 10% voire plus. Ce qui fait un impôts qui reste très très modeste comparé à ce que paient les contribuables assujettis à la TVA (je note que ces revenus faramineux ne connaissent pas la TVA).

     

     


    • Dudule 24 septembre 2025 11:27

      @Francis

      Tout juste. Le patrimoine des 0.01% rapporte 6% en moyenne. Donc, si on leur prend 2%, en moyenne, leur patrimoine continue d’augmenter de 4%.

      C’est pourquoi je pense la taxe Zucman très insuffisante, puisqu’avec cette taxe, les supers riches vont continuer à devenir encore plus riches. Et ces gens sont déjà trop riches. En plus d’être injuste (on ne peut pas dire que ces braves gens contribuent beaucoup à la société), cette situation pèse lourdement sur la démocratie : les oligarques se payent la presse et oriente le débat public.

      Il faut les saigner, et beaucoup plus que ça. Je ne suis pas communiste et je ne rêve pas d’une société sans classes. Je suis juste démocrate, et le poids de ces gens sur la démocratie est devenu insupportable.


    • sylvain sylvain 24 septembre 2025 13:04

      @Francis
      Pour etre honnete, ca depend. Tu regardes tesla par exemple, c’est valorise des centaines de milliards, ca produit peu et ca degage peu de benef, il seraient incapables de s’acquitter de cette taxe.

      Mais dans le cas general vous avez raison, le taux de rendement du capital est de plus de 2%


    • pemile pemile 24 septembre 2025 13:20

      @sylvain " Tu regardes tesla par exemple, c’est valorise des centaines de milliards, ca produit peu et ca degage peu de benef, il seraient incapables de s’acquitter de cette taxe. "

      Zucman propose un paiement en versant des actions dans un fonds souverain qui serait géré par la banque publique d’investissement , non ?


    • Francis Francis 24 septembre 2025 13:47

      @sylvain
       
      ’’. Tu regardes tesla par exemple, c’est valorise des centaines de milliards, ca produit peu et ca degage peu de benef,

      ’’
      — >
      Disons que ça distribue peu de dividendes. nuance.
      Je suppose que le bénèf est réinvestit dans le capital ?
       
       

      « Un résultat net positif indique un bénéfice, pouvant être distribué sous forme de dividendes ou mis en réserve. Un résultat net négatif représente un déficit, affectant la réserve et la valeur de l’entreprise. Le résultat net est calculé après déduction des impôts, ce qui impacte le calcul des bénéfices ou pertes. »

       La charge de la dette souveraine (sic !) est toujours provisionnée avant le calcul du résultat, et comme ladite dette est de fait une sorte de crédit revolving, elle pourrait être appelée Tribut royal ! La dette souveraine est en réalité un garrot d’étranglement des nations par la finance.
      cf. Macron le Mozart de la finance, le champion du creusement de la dette, le roi du quoi qu’il en coûte.
       
       
       « L’argent c’est comme la merde ; si on l’entasse c’est une nuisance, il faut le répandre. Et si on le répand, ça fertilise » Francis Bacon


    • pemile pemile 24 septembre 2025 15:43

      @Francis

      Pas faire de confusion entre capitalisation et valeur d’entreprise


    • Francis Francis 24 septembre 2025 18:45

      @pemile
       
      ’’ Pas faire de confusion entre capitalisation et valeur d’entreprise ’’
      — >

      Pas faire de confusion entre foyer fiscal et entreprise.


    • sylvain sylvain 24 septembre 2025 18:55

      @pemile
      Dis donc il est pas con le mec. Dans ce cas meme le patron nazi pourrait la payer


    • sylvain sylvain 24 septembre 2025 18:57

      @Francis
      les dividendes je sais pas, mais compare a sa capitalisation tesla degage peu de benef


    • Francis Francis 24 septembre 2025 19:37

      @sylvain
       
       ’’ compare a sa capitalisation tesla degage peu de benef ’’
      — >
       pas confondre patrimoine (concerne un foyer fiscal) et capitalisation (concerne une entreprise).
       
       les entreprises n’ont pas de patrimoine et ne sont pas soumises à l’impôt sur les revenus.


    • pemile pemile 24 septembre 2025 19:40

      @Francis, @sylvain

      Tesla c’est un CA de 94 miiliards mais une valorisation boursière totale de 845 milliards de dollars, qui dépasse toujours celle des neuf autres grands constructeurs automobiles les mieux valorisés, qui ont collectivement vendu environ 44 millions de voitures l’année dernière, contre 1,8 million pour Tesla.


    • pemile pemile 24 septembre 2025 19:41

      @Francis

      bis repetita,  ne pas faire de confusion entre capitalisation et valeur d’entreprise ! 


    • Francis Francis 24 septembre 2025 21:00

      @pemile
       
       bis repetita
       

      Pas faire de confusion entre foyer fiscal et entreprise.


    • pemile pemile 24 septembre 2025 22:56

      @Francis «  Pas faire de confusion entre foyer fiscal et entreprise. »

      Mais qui ferait cette confusion ?


    • Francis Francis 25 septembre 2025 10:13

      @pemile
       
       Pas faire de confusion entre foyer fiscal et entreprise. 
      ’’ Mais qui ferait cette confusion ?’’
      — >
      Sylvain ci-dessus à 13:04, et pemile qui lui emboite le pas à 13:20.


    • pemile pemile 25 septembre 2025 10:30

      @Francis « Sylvain ci-dessus à 13:04, et pemile qui lui emboite le pas à 13:20. »

      Sûrement pas ! Aucune confusion sur ce point dans la taxe Zucman, qui minore les 2% en prenant compte des autres impôts.

      Et c’est bien toi qui à 13:47 fait une confusion entre capitalisation et valeur d’entreprise


    • Francis Francis 25 septembre 2025 10:43

      @pemile
       
       ’’c’est bien toi qui à 13:47 fait une confusion entre capitalisation et valeur d’entreprise’’
       — >
      Non !
      Quelle mauvaise foi !
      C’est pemile, en disant : ’’pas confondre ...’’ alors que je n’avais parlé ni de l’une ni de l’autre, je ne faisais que réondre à l’objection de Sylvain, et sans rapport avec Zucman.


    • pemile pemile 25 septembre 2025 11:10

      @Francis «  Non ! »

      Oh que Si !

      Sylvain te parle de valorisation boursière (délirante par rapport à la valeur intrinsèque estimée des actions), pour une société qui ne verse aucun dividende et dont le bénéfice est inférieur au coût de financement et en flux de trésorerie négatif depuis 2023.

      «  et sans rapport avec Zucman »

      Alors que c’est le fond du message de @Sylvian ??!! smiley


    • pemile pemile 25 septembre 2025 11:27

      @Francis

      Et bis repetita, le patrimoine de Musk ou d’Arthur Mensch dépend bien de la valorisation boursière de leurs actions


    • Francis Francis 25 septembre 2025 11:52

      @pemile
       
      Si Musk préfère investir dans la valorisation boursière de ses actions, en quoi cela concerne-t-il l’administration fiscale ?
      Sauf erreur, ce cas est prévu par Zucman.
       
      ps. Arrêtez avec vos smileys rigolards, c’est insupportable.


    • pemile pemile 25 septembre 2025 12:57

      @Francis «  Si Musk préfère investir dans la valorisation boursière de ses actions, en quoi cela concerne-t-il l’administration fiscale ? »

      La taxe Zucman se base sur le patrimoine

      «  Sauf erreur, ce cas est prévu par Zucman. »

      Mon post de 13:20 en réponse à celui de Sylvain

      «  ps. Arrêtez avec vos smileys rigolards, c’est insupportable. »

      Arrête alors de me faire rire ! smiley


    • Francis Francis 26 septembre 2025 12:18

      @pemile
       
      Sophisme à tout va chez les adversaires de Zucman.
       
      «  Un patrimoine de 1 milliard serait taxé à 20 millions. Très vraisemblablement celui qui possède ce milliard n’a pas des revenus de 2 millions. Les patrons qui gagnent plus de 20 millions sont extrêmement rares. » François Lenglet à 4’50’’
      — >
      Et pour cause ! puisqu’il n’y que 52 milliardaires en France (c’est déjà beaucoup)  !
      Quel sophiste ce mec.
       
       
       «  pour avoir une photographe des inégalités face à l’impôt global, il faut intégrer ce qu’on appelle la redistribution. càd tout ce que l’état verse : les allocations, les subventions diverses. Une fois qu’on a fait ce travail, parce qu’on a une machine à redistribuer qui fonctionne extrêmement bien en France, hé bien la différence est beaucoup plus faille. Avant redistribution, l’écart entre les 10% les mieux payés et les 10% les moins bien payés est de 22 fois. Les plus payés gagnent 22 fois plus que les moins payés. Mais après redistribution, on arrive à 6, on divise par trois. » François Lenglet ; à 8’15’’
      — >
      Pour justifier un tel argument, il faudrait qu’après redistribution, les 10% de pauvres gagnent 3,28 fois plus qu’avant. François Lenglet est fâché avec l’arithmétique.
       
      NB Sans compter que la redistribution ça concerne aussi les écoles, les hôpitaux, et les subventions c’est surtout pour les riches.


  • Francis Francis 24 septembre 2025 10:54

    Cet article est un deux en un : la première partie qui traite de l’information est relativement consensuelle et la seconde qui traite de tout autre chose (la taxe Zucman) est polémique.

     

    Dommage.


  • David Fayon David Fayon 24 septembre 2025 11:44

    Je crois qu’il faudrait que chacun prenne un peu de recul par rapport à l’histoire (fiscale).

    Tout comme l’ISF a été transformé en IFI et permet aux grandes fortunes boursières de ne RIEN payer mais qui taxe les propriétaires immobiliers Paris, île de Ré, etc., il pourrait en être de même avec cette Taxe Zucman. Les classes supérieures et aisées vont payer pour les riches et les très riches… Ce seront eux les dindons de la farce. Il est là le piège. Les très riches font de l’optimisation fiscale qui est légale. En outre la taxation en vue des biens professionnels est une menace pour notre souveraineté déjà pas brillante. Il convient plus que jamais de s’informer et de ne pas être formaté par des médias orientés.


    • titi titi 28 septembre 2025 14:01

      @David Fayon

      "ermet aux grandes fortunes boursières de ne RIEN payer

      "

      Attention quand même à ne pas raconter n’importe quoi.

      Les grandes fortunes boursières payent sur les revenus boursier.


    • David Fayon David Fayon 28 septembre 2025 14:31

      @titi Je parle du stock et non du flux. Avec le passage de l’ISF à l’IFI, les millions d’euros (voire les milliards) en portefeuille ne sont pas taxés alors que l’immobilier est bien imposé avec l’IFI (dès 1,3 million alors qu’il existe déjà la taxe foncière...). Aussi les aisés payent pour les très riches qui sur ce point là ne paient RIEN.

      Le flux est taxé lors d’une transaction boursière mais pas plus qu’une transaction immobilière... qui demande plus de suivi de gestion, etc. avec des aléas.

      Les plus-values boursières et immobilières sont pour leur part taxées. Acheter et vendre des titres boursiers est rapide et ne demande pas d’effort contrairement à l’immobilier.

      Au pays de la taxe... 


    • titi titi 28 septembre 2025 17:26

      @David Fayon

      Taxer le stock, qui a été constitué par des flux déjà taxés est un non sens.

      Tous les pays qui s’y sont essayés, dernièrement la Norvège, ont constaté que c’était une connerie.

      Quand on écoute Zucman répondre sur le cas de Mistral AI, il répond que le propriétaire de Mistral AI devrait vendre ses actions à ses salariés, ou à l’Etat qui pourrait constituer un fond souverain.
      En quoi constituer un fond souverain de bien mobiliers meublant ou non, va-t-il permettre à l’Etat de payer ses factures ?

      Quand on écoute Zucman parler de sa taxe, il annonce 20 milliards de recettes. Pour mémoire le déficit de la France c’est plus de 150 milliards.

      Quand on écoute Zucman, il parle « justice sociale », il parle « fond souverain », il parle de faire participer les salariés aux décisions d’entreprises.

      Moi, il me semblait que le problème du pays c’était le déficit public et le fait que l’Etat ne paie pas ses factures.

      Zucman c’est hors sujet. Mais ça occupe, et permet à la gauche de tenir le crachoir.


  • foofighter foofighter 24 septembre 2025 12:57

    Ok pour les solutions, mais ça me fait penser à un programme politique... peut-être détaillé dans votre livre. Il n’en demeure pas moins qu’il n’y a pas besoin d’avoir inventé l’eau chaude pour voir que ce dégraissement fera pas mal de monde « sur le carreau », au nom d’une meilleure compétitivité. Vaut-il mieux être plus compétitif et mieux payés globalement avec 25% de chômage, ou un peu moins bien payé, moins compétitif, avec un chômage moindre ? La question des perdants à ces mesures aux airs de déjà-vu/entendu ne peut pas être éludée.


  • Jean Keim Jean Keim 25 septembre 2025 08:21

    Un simple constat juste comme ça pour info : les pictogrammes utilisés dans le triangle (pyramide ?) ne correspondent pas avec ce qui est détaillé dans la colonne ‘’nature’’ du tableau.


    • Gollum Gollum 25 septembre 2025 09:28

      @Jean Keim

      Un gars intelligent aurait immédiatement compris que la ligne 1 est en bas et non pas en haut. Vous non. CQFD.


    • pemile pemile 25 septembre 2025 09:57

      @Gollum

      Mais sur quelle ligne tu mets l’étape 3 ?


    • Gollum Gollum 25 septembre 2025 10:32

      @pemile

      Effectivement il a oublié cette étape. Y a 6 étages au lieu de 7. Mea Culpa. smiley


    • Francis Francis 25 septembre 2025 10:48

      @Jean Keim
       
      ’’Un simple constat juste comme ça pour info : les pictogrammes utilisés dans le triangle (pyramide ?) ne correspondent pas avec ce qui est détaillé dans la colonne ‘’nature’’ du tableau.’’
      — >
       Bien vu.
      Il manque un étage dans le triangle.
       
      Ps. Je m’interroge sur la signification d’une présentation dans un triangle (ou pyramide) ainsi que sur le socle du bas contenant des symboles d’euros. C’est pour faire joli ?


    • Jean Keim Jean Keim 25 septembre 2025 11:32

      @Francis

      << sur le socle du bas contenant des symboles d’euros. C’est pour faire joli ? >>

      Peut-être ou alors cela signifie que le socle sur lequel repose le monde serait le pognon. 


    • raymond 25 septembre 2025 11:35

      @Francis
      "Ps. Je m’interroge sur la signification d’une présentation dans un triangle (ou pyramide) ainsi que sur le socle du bas contenant des symboles d’euros. C’est pour faire joli ?"
      c’est la méthode claudec. 


    • Jean Keim Jean Keim 25 septembre 2025 11:36

      @Gollum

      Dans la bouche 7 fois la langue vous tournerez.


    • Gollum Gollum 25 septembre 2025 11:49

      @Jean Keim

      Pas du tout. Vous n’avez même pas dit qu’il manquait un étage. smiley

      Ce qui veut dire que vous ne l’avez même pas vu sinon vous l’auriez dit.

      Escroc. Sinon à part cet étage qui manque ma remarque est tout à fait justifiée.

      La liste est bien dans l’ordre suffit d’inverser. Je rajoute qu’il est assez légitime de faire commencer le bas par 1 puisque c’est l’ordre chronologique du plus ancien au plus récent. Et de mettre le plus récent en haut puisque c’est le plus évolué.

      Cela peut entrainer une confusion pour les neu-neus mais les autres auront vite rectifié le tir.


  • titi titi 28 septembre 2025 11:08

    @L’auteur

    La taxe Zucman a d’ores et déjà rempli sa mission : éluder totalement la question de l’état obèse.


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