vendredi 9 avril - par xavier dupret

Le plan de relance européen comme symptôme majeur d’une crise systémique

En soi, la mise en œuvre d’un plan de relance par les autorités européennes constitue déjà un évènement. En effet, lors de la précédente crise systémique d’ampleur qui avait frappé les économies du Vieux Continent, à savoir la Grande Récession de 2007-2009, la Commission n’avait pas mis en œuvre de plan de ce type. Au contraire, l’adoption du pacte budgétaire européen de 2012 avait mis sur la touche la perspective de politiques budgétaires expansionnistes.

Ce changement, majeur, d’orientation donne une idée de la gravité de la crise socioéconomique qui nous attend. Cet article se propose, par delà ce qui peut déjà se lire dans les journaux, de prendre quelque peu de hauteur par rapport à la seule description du cours des évènements afin de produire un cadrage théorique plus ambitieux. Au terme de ce parcours, nous établirons que la crise en cours pose logiquement les bases d’un réaménagement majeur du cadre de gestion de nos économies envisagé conceptuellement comme régime d’accumulation.

 

Masse monétaire

Alors que l’Europe subissait, au printemps 2020, les premiers contrecoups de la pandémie, le coronavirus venait gripper les rouages des économies des Etats membres. L’heure était à la gestion de crise. Les traités austéritaires furent, à l’occasion, vaillamment mis entre parenthèses.

Les déficits publics se sont, depuis, creusés aux quatre coins de l’Europe. Les mesures de confinement adoptées permettent d’expliquer pour une bonne part cet état de choses.

L’arrêt des activités économiques jugées non-essentielles a entraîné, dans un premier temps, une diminution des rentrées fiscales. Par la suite, ce choc situé du côté des recettes s’est doublé d’une politique expansive du côté des dépenses. L’idée était de mettre à la disposition des entreprises un ensemble de mesures de soutien permettant à un maximum de structures de passer le cap de la crise sanitaire afin qu’elles puissent redémarrer leur activité, une fois le déconfinement mis en œuvre. Pour le coup, on évitera d’identifier trop vite ces mesures à un vague choix sociétal formulé arbitrairement. Il s’agissait, en réalité, davantage d’un bon calcul économique.

Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie et des Finances jusque-là plutôt connu pour ses positions orthodoxes, vantait en ces termes les mesures de soutien dans les pages d’un quotidien économique français de référence : « Nous estimons qu'il est moins coûteux de soutenir les entreprises qui font face à des difficultés et de soutenir les salariés par le chômage partiel plutôt que d'avoir à gérer des dizaines de milliers de faillites et des centaines de milliers de chômeurs supplémentaires »[1]. D’entrée de jeu, cette intéressante citation nous permet de balayer d’un revers de la main un discours qui va, dans les mois qui viennent, gagner en popularité au sein des milieux économiques mainstream (c’est-à-dire néoclassiques)[2]. En l’occurrence, il s’agit de l’idée que les déficits liés aux mesures de soutien ne correspondent pas à des dépenses d’investissement qui se sont autofinancées en vertu de leur apport intrinsèque à la croissance du PIB. Au contraire, selon ces sources abondamment relayées par les médias hégémoniques, nous serions en présence de dépenses improductives fondamentalement liées à des choix de société, certes louables mais peu justifiables du point de vue de leur effet retour pour l’économie. Rien n’est plus inexact. Les gouvernements de la zone euro ont, en effet, procédé à ces dépenses afin de préserver des sources de rentrée fiscales sur le long terme.

Ces précisions s’avèrent particulièrement utiles si l’on tient compte du fait que le plan de relance de 750 milliards d’euros compte pour 7% du PIB européen et que les déficits des Etats membres de l’Euroland ont atteint 1.000 milliards d’euros en 2020 (soit près de 9% du produit intérieur brut de la zone). On notera que l’impact de cette crise est dix fois plus ravageur que l’épisode post subprime de 2007-2008. Les mesures de soutien ont, d’un point de vue macroéconomique, préparé la relance. Sans elles, la Commission européenne aurait eu sur les bras un champ de ruines économique et aurait été obligée de procéder à des injections de liquidités plus importantes. Ces dépenses n’ont donc rien eu d’improductif.

Afin de garantir la soutenabilité pour les finances publiques de ces opérations, la BCE est venue à la rescousse. Puisque les déficits se multipliaient, un nouveau dispositif de création monétaire a été mis en œuvre. Le programme d'achat d'urgence face à la pandémie (PEPP), démarré en mars 2020, porte sur un montant total de 1.850 milliards d'euros à dépenser d'ici mars 2022. Il pourra, d’aventure, être revu à la hausse en cas de nécessité. De surcroît, le programme, plus ancien, d’assouplissement quantitatif (QE : quantiative easing) a été maintenu à son rythme actuel de 20 milliards d'euros par mois, sans limite dans le temps.

Pour comprendre la portée de ces deux mécanismes, on précisera utilement que le taux d’intérêt (de long terme) d’une obligation est la fonction inverse de son prix sur le marché secondaire (soit le marché de l’occasion des obligations)[3]. En effet, les niveaux des taux d’intérêt « au jour le jour » (maximum une semaine) et « de court terme » (maximum un an) des marchés monétaires sont très clairement déterminés par les taux décidés par les banques centrales. En revanche, les taux de long terme sont in fine fixés par les marchés financiers.

 

Inflation ?

La BCE, en garantissant un niveau de demande important sur le marché secondaire, fait grimper le prix des obligations. Il en ressort une pression à la baisse sur les taux d’intérêts de long terme de manière à rendre possible une augmentation des dépenses publiques.

Précisons toutefois que si les marchés anticipent un redémarrage à moyen terme de l’inflation, le bel échafaudage de la BCE risque de s’avérer quelque peu instable. A l’heure où ces lignes étaient écrites (18 février 2021), les taux sur les obligations d'Etat manifestaient une tendance à la remontée dans la mesure où les anticipations concernant l’inflation inquiétaient les marchés. En zone euro, l'inflation annuelle vient de passer d’un territoire négatif (-0,3 %) en décembre 2020 à +0,9 % en janvier 2021. En l'Allemagne, où le taux de TVA a été revu à la hausse, l’augmentation des prix se situait pour le premier mois de l’année aux alentours de 1,5%[4].

En ce qui concerne les origines de ce début de regain inflationniste, on peut avancer une explication. Les mesures de soutien, dès le début de la pandémie, ont permis d’éviter une chute trop marquée du PIB car elles ont eu pour effet de stabiliser les revenus. Pour l’heure, la reprise de la demande, qui a est portée à bout de bras par les pouvoirs publics, s’effectue sur fond de tensions sur les chaînes de valeur qui, pour n’avoir pas anticipé la reprise, peinent, pour l’heure, à suivre le redressement en cours de la demande. Celle-ci est, en outre, susceptible de tirer vers le haut le cours des matières premières. C’est ainsi que des sources de plus en plus nombreuses misent sur un scénario de reprise des prix pétroliers, du moins à l’horizon 2025[5].

Du côté des marchés financiers, un retour de l’inflation ferait mécaniquement pression à la baisse sur les rendements fixes des titres obligataires. Les rendements négatifs sur certaines obligations publiques de la zone euro trouvent leur origine dans la politique d’achats massifs de la BCE, cette dernière s’accompagnant d’une demande de la part du secteur financier (dont une partie des actifs doit être réglementairement composée d’obligations publiques). Si l’on devait constater une pression inflationniste, les investisseurs se déferaient d’une partie de leurs obligations publiques dont le taux d’intérêt réel risquerait d’être mangé par l’inflation. Leur prix baisserait et leur taux d’intérêt grimperait. En effet, le rendement d’une obligation est fonction inverse de son prix.

Par conséquent, les nouvelles émissions de dette publique s’effectueraient à des taux revus à la hausse. Or, la maturité moyenne des dettes publiques au sein de l’Euroland n’excède pas 8 ans. Donc la facture de l’inflation, du moins si cette dernière devait perdurer, risquerait fort bien de se retrouver assez vite sur la table des Etats membres.

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Comment, dans ces conditions, éviter qu’une nouvelle vague d’austérité ne résulte de cette configuration particulière des taux d’intérêt et de l’inflation ? Commençons, tout d’abord, par essayer de poser un schéma explicatif cohérent.

Depuis une dizaine d’années, on repère une augmentation sensible de la masse monétaire au sein de la zone euro. Pour situer le phénomène, on pointera notamment le fait qu’au dernier trimestre 2020, la masse monétaire totale de la zone euro s’élevait à près de 14.492,04 milliards d’euros contre 9.535,047 milliards il y tout juste dix ans. Il s’agit là d’une progression de 52% en une décennie. Autrement dit, la masse monétaire totale a progressé de 5,2% par an dans la zone euro depuis dix ans[6]. C’est là un niveau bien supérieur à l’évolution de l’indice des prix à la consommation. La détente des taux mise en œuvre par la BCE lors de la crise des dettes de la zone euro en 2010-2011 et l’accroissement de la masse monétaire qui a suivi s’est accompagnée d’un type particulier d’inflation, à savoir celle se rapportant aux actifs financiers (asset price inflation). Un processus d’asset price inflation désigne l’augmentation de la valorisation des actifs financiers (obligations, actions, produits dérivés…) alors que les biens et les services ordinaires présentent paradoxalement une évolution stagnante ou modérée de leurs prix.

Ce décalage s’explique par le fait que le stimulus monétaire de la BCE est jusqu’à présent resté cantonné aux seuls acteurs du secteur financier. Pendant que les prix des biens et services reflétant l’évolution du pouvoir d’achat des salariés stagnaient, une bulle sur les actifs financiers se formait dans la mesure où le produit de la création monétaire restait entre les mains des établissements de crédit. Depuis la crise financière de 2007-2008 et la Grande Récession qui a suivi, un consensus commence, d’ailleurs, à émerger au sein des économistes. Il se base sur le constat que « la BCE devrait (...) quantifier l'inflation telle qu'elle se produit dans la réalité économique, y compris une large gamme de prix d'actifs financiers (…), sous peine de fournir un diagnostic erroné en matière de mesure de l’inflation »[7].

 

La crise d’un régime d’accumulation ?

Le confinement ayant coupé les ménages de la consommation, en raison de la fermeture durant de longues semaines de nombreux lieux d’échange marchand, le retour à une vie un peu plus normale a amené un surcroît de liquidités qui a mis sous pression des chaînes de production fonctionnant à flux tendus, c’est-à-dire avec des stocks limités. Plus que les politiques monétaires, ce sont ces réalités davantage liées au fonctionnement des appareils productifs contemporains, qui expliquent cette résurgence temporaire de l’inflation.

La vraie question concerne, en réalité, la capacité de l’inflation à s’autoentretenir dans les mois à venir. Au passage, on remarquera que les voix prévoyant une remontée de long terme de l’inflation opèrent une distinction marquée entre les mesures de relance correspondant à des investissements qui porteront du fruit et des mesures de soutien improductives liées à des choix politiques opaques. En conséquence de quoi, ces mêmes voix plaident pour que les Etats ne fassent pas, à l’avenir, rouler intégralement sur les marchés les dettes liées aux mesures de soutien. De cette façon, l’offre monétaire sera limitée puisqu’à chaque émission d’obligations publiques, les banques commerciales créent de la monnaie. Cette limitation de la monnaie en circulation permettra de faire pression à la baisse sur l’inflation et donc garantir la viabilité des finances publiques. On remarquera que pour cette école de pensée, les causes de l’inflation se rapportent toujours à des causes monétaires (une hausse de la quantité de monnaie crée ipso facto de l'inflation).

Pour appréhender la durabilité d’un processus d’augmentation du niveau général des prix, on peut, a contrario, partir de l’idée que l’inflation procède d’un conflit de répartition de la valeur ajoutée entre le capital et le travail. Dans cette optique clairement post-keynésienne, l’inflation s’explique par une augmentation des coûts (dont celui du travail). Les poussées inflationnistes traduisent alors une spirale prix-salaires découlant du conflit relatif à la répartition de la plus-value. Alors que le monde du travail désire obtenir un accroissement des salaires réels, les employeurs augmentent le prix des produits afin de maintenir leur taux de marge[8]. Cette base paradigmatique permet d’exclure une phase d’autoentretien de l’inflation en Europe à moyen terme. En effet, on a du mal à imaginer que la montée du chômage constituera un aiguillon pour un fort mouvement de revendications salariales.

A ce stade du débat notionnel, on peut, sans prendre de risques excessifs, postuler que si l’inflation ne persiste pas en dépit de l’importance du plan de relance européen, une remise en cause du cadre théorique néoclassique paraît a priori inévitable. Les tensions sur les taux longs telle que mentionnée auparavant ne se maintiendront pas, du moins si l’on suit le droit fil de l’analyse post-keynésienne des causes de l’inflation. Si les taux longs, après une petite phase d’hésitation, se maintiennent à des niveaux planchers, il n’y aura guère de raisons d’opérer une révision à la baisse de la masse monétaire, ce d’autant que le Fonds Monétaire International (FMI) entrevoit une reprise économique « longue et difficile ». D’après le FMI, la récession mondiale de 2020 devrait être moindre que ce qui avait été prévu (–4,4 % contre –5,2 % pronostiqués en juin dernier) mais la reprise sera également plus lente en 2021 (5,2 % contre 5,4 % d’après les pronostics de juin 2021)[9].

Cette faiblesse s’explique par la forme en K de la reprise. Pour information, une reprise en K se caractérise par une situation duale dans laquelle des pays et des secteurs d’activité sortent renforcés d’un épisode de crise (c’est la partie supérieure du K) tandis que d’autres sont profondément touchés et peinent à redémarrer (ils correspondent à la partie basse du K). La reprise en K se caractérise par l’apparition et le maintien de fortes inégalités. Pour se convaincre de la vraisemblance de ce scénario, il suffit de songer aux destins contrastés de secteurs sinistrés comme l’Horeca ou encore l’événementiel face aux Big Tech (Google, Amazon, Apple, Microsoft, Facebook) qui ont vu leur valeur boursière croître de plusieurs centaines de milliards de dollars depuis le début de la pandémie.

Ce paysage socioéconomique dual n’est en rien propice à une stabilisation de la croissance. En effet, plus un ménage est riche et plus est élevée la probabilité qu’il convertisse une unité supplémentaire de revenu en épargne placée sur les marchés financiers. Dans ce cas, on pose les bases d’une instabilité financière structurelle car plus un ménage dispose d’un patrimoine important, plus il sera susceptible de prendre des risques dans la perspective d’un taux d’intérêt élevé. A contrario, octroyer une unité supplémentaire de revenu à un ménage disposant de revenus plus modestes se traduira par une augmentation de ses dépenses de consommation et partant, de l’activation de la production dans la sphère réelle.

Et c’est ici que se situe la bifurcation potentielle pour un cadre de gestion alternatif car la crise du Covid-19 nous place collectivement devant une crise du mode de régulation du sous-système économique par la sphère politique. Puisque la stabilisation structurelle de nos économies-casinos passe par une réhabilitation des politiques redistributives afin de contrer les effets délétères d’une reprise en K, un tel souci de consolidation des bases de la croissance ne peut que déboucher in fine sur une remise en cause des éléments structurels ayant conduit jusqu’à présent à une inflation sur les actifs financiers, en particulier l’absence de contrôle public fort des canaux bancaires.

Au total, on peut pointer un épuisement du régime d'accumulation financiarisé et globalisé qui s’est progressivement imposé depuis la fin des années 1970. Par régime d’accumulation, on désigne « l'impact des formes institutionnelles sur la répartition du revenu entre salaire et profit, et la compatibilité de l'impératif de valorisation et de réalisation [de la production] pour reprendre la terminologie marxiste »[10]. Il est, à ce propos, piquant de constater que les économistes mainstream qui expriment leurs craintes concernant une remontée structurelle de l’inflation en insistant, parfois lourdement, au passage sur le distinguo à opérer entre mesures de relance et de soutien ont tous été employés, à des degrés divers, par le secteur financier.

 

Comme le veut l’adage, chacun voit midi à sa porte…

 

[1] Guillaume de Calignon, « Couvre-feu : le gouvernement muscle les aides aux entreprises en difficulté » in Les Echos, édition mise en ligne le 15 octobre 2020.

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[2] Lire à ce sujet l’édifiante interview de Pierre Wunsch, Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique sobrement intitulée « Il faudra un assainissement budgétaire mais pas tout de suite » in L’Echo, édition mise en ligne du 12 février 2020.

[3] Florence Huart, « Annexe 2. La relation inverse entre prix et taux d’intérêt d’une obligation » in Économie des finances publiques (cours), sous la direction de Huart Florence, Paris, Dunod, « Éco Sup », 2016, pp. 283-284.

[4] Marc Guyot et Radu Vranceanu, « Attention, l'inflation est en vue, et l'atterrissage sera difficile » in La Tribune, édition mise en ligne du 8 février 2021.

[5] David Sheppard, « Oil ‘supercycle’ predictions divide veteran traders » in Financial Times, édition mise en ligne du 16 février 2021. Ce scénario correspond également au maintien du programme des sanctions contre l’Iran actuellement en discussion entre Téhéran et Washington.

[6] BCE, Datbase (Monetary aggregate M3), date de consultation : 14 février 2021.

[7] Dieter Guffens, Senior Economist, KBC Group, « ECB should include asset prices in its inflation measure », in Economic Opinion, 7 février 2020, Url : https://www.kbc.com/en/economics/publications/ecb-should-include-asset-prices-in-its-inflation-measure.html, Date de consultation : 19 février 2021.

[8] Marc Lavoie, « Post-Keynesian Economics. New Foundations », Edward Elgar Publishing Ltd, Cheltenham, 2015, chapitre VIII.

[9] FMI, « World Economic Outlook. A Long and Difficult Ascent », octobre 2020, p.28.

[10] Robert Boyer, « Théorie de la régulation Les fondamentaux ». (tome 1), Paris, La Découverte, coll.« Repères », 2004, p. 52.



15 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 avril 09:15

    Ce n’est pas le « new deal » qui a relancé l’économie américaine et mondiale après le krach de 29, c’est les « plan Marshal » qui n’était pas une œuvre de bienfaisance, mais un crédit accordé aux états sécurisés pour reconstruire leurs territoires et économies ruinés par les bombardements, états dont les remboursements ont permis de réinjecter de l’argent frais dans une pétaudière financière et construire l’american dream exporté ensuite par Hollywood et le jazz. 

    Les plans de relance US et UE ne sont que du vernis. Le véritable espoir des possédants est de repartir sur un autre pied en endettant les plus modeste. 

    Choupinet l’a expliqué dès le début : « c’est une guerre », et « nous ferons ce qu’il faut quoi qu’il en coûte », sauf qu’il voulait dire : « nous ferons ce qu’il faut quoi qu’il vous en coûte.

     »armons-nous et partez !"


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 9 avril 12:50

      @Séraphin Lampion

      Les plans de relance US et UE ne sont que du vernis. Le véritable espoir des possédants est de repartir sur un autre pied en endettant les plus modeste

      C’est exactement ce que je me tue à dire dans le désert…
      Les plans Marshall 2.0 n’ont pas pour but de relancer ce qui existe déjà, à savoir les infrastructures issue de l’après guerre, mais de mettre sur pied la société digitale chère à Klaus Schwab, ou le biologique doit fusionner avec le numérique.

      Tout un programme dont les grandes lignes sont déjà fidèlement appliquer par la nouvelle administration démoncrate aux Etats-Unis.
      https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/04/07/comment-biden-applique-loyalement-le-great-reset-de-davos/


  • ZenZoe ZenZoe 10 avril 12:08

    Qui va capter l’essentiel des aides ? Allez, je vous le donne en mille : les gros poissons. Les petites sardines pourront allez se rhabiller (à la fripe).


  • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 10 avril 12:35

    Ce n’est que la conséquence des écueils que les euroseptiques mettent sur le chemin de l’UE.

    J’étais un ancien adhérant de l’UPR et je m’en excuse je n’ai pas vu la réalité en face.
    Je suis pour une Europe fédérale qui éviterait les problèmes que nous voyons aujourd’hui qui sont la conséquence du freinage systématique que font les différents états pour ménager les relents Euro septique !!’ Ce faisant, il ne font que leur donner raison à terme, car il faut un pouvoir européen fort pour face à ce genre de crises... Bravo à l’UE en tout cas, car contre tous les clichés, elle sait montrer les muscles quand il le faut.

    L’UE avance et agit.
    Les européens l’ont constaté : l’opinion positive vis-à-vis de l’Union s’est fortement accrue cette année et atteint 66%
    Même les britanniques ont une bonne opinion de l’UE à 60%
    https://www.pewresearch.org/global/2020/11/17/majorities-in-the-european-union-have-favorable-views-of-the-bloc/


    • Attila Attila 10 avril 12:58

      @Vercassivellaunos 8 mai 2017 13:49
      « Voila le programme de Macron :

      Pour ceux qui veulent comprendre sans tout écouter : Quelques raisons de s’intéresser à Macron
       - Parce qu’il est différent des responsables politiques qui l’ont précédé : il a eu un vrai métier, dans le secteur privé et dans le secteur public.

      2 - Parce que ça ne fait pas 30 ans qu’il passe d’un mandat à un autre. Et qu’il propose de réduire d’un tiers le nombre de parlementaires.

      3 - Parce que le rétablissement de notre économie est notre priorité pour faire enfin baisser le chômage. Et que lorsqu’il parle d’économie, lui,il sait de quoi il parle : il a travaillé dans une entreprise et a été Ministre de l’Economie.

      4 - Parce qu’il ne doit rien à personne d’autre qu’à nous ? : il n’aura pas d’ascenseur à renvoyer.
      5 - Parce qu’il est capable de reconnaître qu’une idée est bonne même si elle vient d’un autre camp politique.

      6 - Parce que son programme n’est pas de défaire tout ce que les autres ont fait avant lui : c’est de faire du travail le moteur de notre pays. Notamment en rapprochant le salaire net du salaire brut et en augmentant la rémunération des heures supplémentaires.

      7- Parce qu’on apprécie sa bienveillance et le fait qu’il refuse d’attaquer les autres candidats, même si lui est beaucoup ciblé – c’est aussi ça, sa différence en politique.

      8 - Parce qu’il dit la vérité, même lorsqu’elle n’est pas plaisante. Par exemple, pour pouvoir donner accès aux allocations chômages aux indépendants, commerçants, artisans, agriculteurs, comme il le propose, il a annoncé clairement qu’il va falloir faire des efforts : un demandeur d’emploi ne pourra plus refuser plus de deux offres décentes d’emploi.

      9 - Parce qu’on est très nombreux à ses côtés pour renouveler la vie politique : la moitié de nos candidats aux élections législatives seront issus de la société civile, comme nous. Et la moitié seront des femmes, car l’égalité entre les femmes et les hommes sera notre grande cause nationale !

      Voter pour Emmanuel Macron, c’est surtout choisir des solutions innovantes et ambitieuses :
      - Payer la taxe d’habitation pour 8 Français sur 10, car c’est le plus juste des impôts.
      - Une simplication drastique du code du travail.
      - La suppression du Régime Social des Indépendants (RSI), en conservant leur statut et toutes les exonérations de charges, car les indépendants ont besoin d’être soutenus, pas freinés.
      - 15 milliards d’euros pour former les demandeurs d’emploi les plus éloignés du marché du travail.

      - La création d’une nouvelle police de sécurité quotidienne qui garantira la tranquillité de tous au plus près du terrain, grâce notamment à l’embauche de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires.
      - La création d’un congé maternité unique garanti pour toutes les femmes, quel que soit leur statut, aligné sur le régime le plus avantageux.
      - L’obligation d’avoir au moins 50% d’aliments bio, écologiques ou locaux dans toutes les cantines de France.
      - Une réforme des retraites Emmanuel Macron, choisir des solutions innovantes et ambitieuses, qui ne concernera pas les retraités actuels, ne modifiera pas l’âge de départ, mais unifiera progressivement tous les régimes : un euro cotisé donnera droit aux mêmes droits, quels que soient les parcours et les statuts !
      - Un vrai renouvellement politique : introduction d’une dose de proportionnelle au Parlement et une grande loi de moralisation dès le début du quinquennat.

      Le programme de Macron est le plus complet, Asselineau Melanchon et Lepen surfent sur du vide, le vide intersidéral. »


      .


    • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 10 avril 13:02

      @Attila
      Oui, c’est une évidence, Macron sera réélu, si il ne souhaite pas être réélu, ce sera Edouard Philippe, il faut être d’une stupidité affligeante pour croire que Melanchon, Lepen ou Asselineau remporteront la présidentielle.


    • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 10 avril 13:05

      @Attila
      Oui c’est une évidence, Macron sera réélu, si il ne se présente pas, ce sera Édouard Philippe, les jeux sont fait. Il faut être d’une stupidité crasse pour croire que Melanchon Lepen ou Asselineau sans expérience politique puissent l’emporter.
      Actuellement, seuls Macron et Édouard Philippe peuvent gérer le bateau France, il y’a aussi Fillon et Juppé.


    • véronique 10 avril 17:27

      @Attila

      Ça m’aa fait tousser à chaque paragraphe.


    • Attila Attila 10 avril 19:08

      @véronique
      Désolé pour votre toux.
      Un paragraphe parmi d’autres :
      « La création d’une nouvelle police de sécurité quotidienne qui garantira la tranquillité de tous au plus près du terrain, grâce notamment à l’embauche de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires.  »
      En effet : Le mur jaune

      .


  • Octave Lebel Octave Lebel 10 avril 14:16

    Je pense que Séraphin Lampion a raison et que les commentateurs qui précèdent le mien le confirment en toute clarté.


  • jjwaDal jjwaDal 10 avril 16:05

    Croire que les mêmes causes ne vont pas aboutir encore et encore aux mêmes conséquences relève bien plus du fanatisme idéologique et du conflit d’intérêt que du bon sens. Or, on l’a vu après 2008, qui appelait à un changement de cap radical de la gestion du secteur financier et bancaire (par ex la séparation des banques d’investissements et de dépôts en amuse-gueule) et qui a esquivé l’obstacle essentiellement en laissant les banques centrales piloter les économies pour éviter l’infarctus financier et les répercussions sociales de grande ampleur qui s’en suivraient.
    Fuite en avant typique, puisqu’au problème de fond n’a été traité.
    Concernant le taux d’inflation on sait tous qu’il est du pipeau. J’ai le souvenir d’avoir acheté ma maison au sommet (d’alors) d’une bulle immobilière qui avait fait doubler son prix de marché en 11 ans. Or la part du budget « immobilier » dans le panier qui sert au calcul est dérisoire et je ne parle pas des nombreux biais qui tous minorent l’impact sur le calcul de ce taux. Il suffit de regarder de près une facture pour voir que le coût des consommables devient de plus en plus faible comparée aux coûts fixes (abonnement, frais de raccordement au réseau, taxes locales sur la TVA, etc...).
    La réalité est qu’on veut préserver des mécanismes de fonctionnement dont les arguments utilisés pour les justifier se sont avérées complètement faux, mais qui ont eu le « mérite » de donner un pouvoir de chantage vital (par le rançonnage obligatoire des Etats) au secteur bancaire en particulier et au secteur financier en général.
    Qu’on revienne aux emprunts directs à taux zéro des Etats auprès des banques centrales, emprunts de longue durée (50 ans mini) et quel que soit l’inflation ou le taux de croissance des emprunteurs, une Banque Centrale dont le but n’est pas la préservation de son pouvoir d’achat et encore moins le profit, équilibrera ses comptes (si même c’est nécessaire) au remboursement des sommes empruntées.

    Il faudrait réglementer cette source de financement bien sûr, mais la seule disparition des taux d’intérêts allégerait les besoins d’emprunts.
    Mais tout le monde a bien compris que le but n’est pas le sauvetage de nos sociétés mais bien leur mise à mort, car on n’abandonne pas une rente de situation pour le bien collectif quand on est une entreprise privée...
    Le monde ne fonctionne pas comme ça.


    • Eric F Eric F 11 avril 09:50

      @jjwaDal

      « la seule disparition des taux d’intérêts allégerait les besoins d’emprunts ».

      Les emprunts actuellement contractés par nos états sont désormais à un taux quasi nul (du fait des taux directeurs fixés par les banques centrales), ainsi pour la France, la charge globale de la dette plonge alors que l’endettement augmente. Ni les banques ni les gros capitalistes ne font ne font le moindre bénéfice là-dessus, ces titres sont mis dans les assurances vie ou autre supports des petits épargnants et ne rapportent quasiment rien. C’est sur les échanges financiers de titres privés que les grosses fortunes s’enrichissent, ce n’est pas (ou plus) sur la dette des états.

    • jjwaDal jjwaDal 11 avril 12:42

      @Eric F
      C’est très récent et est-ce seulement soutenable dans la durée ? Le taux de croissance de l’économie est aussi dans les chaussettes et nul ne connaît l’avenir.
      Au demeurant je mettais en avant le fait qu’avec des taux d’intérêts nuls et une durée d’emprunts longue on pouvait voir naturellement la dette souveraine fondre (combinaison d’inflation et taux de croissance de l’économie) sans préjudice pour la comptabilité d’une Banque Centrale. Dans ce contexte la dette souveraine ne serait plus une « Epée de Damocles » incitant au « toujours plus » ou aux coupes budgétaires « à la Grecque » dont on connaît les résultats.


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