lundi 23 avril - par la Singette

Zéro plastique Zéro déchet, 101 astuces concrètes proposées par Aline Gubri !

Non ce n’est pas votre grand-mère qui vous souffle à l’oreille ses 101 astuces à activer pour un quotidien sain et écologique, mais Aline Gubri. Une jeune femme écologiste à la page de son époque et vraiment au top de ses connaissances, qui aime les partager. Du grand art au quotidien chaleureux et partageux pour garder la santé.

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Chaque année nous produisons par foyer des tonnes de déchets. C’est aussi pourquoi des voix commencent à se faire entendre et revendiquer zéro déchet.

Sans que ce soit vraiment encore un cri d’écologie politique, digne des mouvements décroissants, qui remettent en question et donnent des alternatives pour sortir du capitalisme pourrissant et moribond. Sans encore un clin d’œil aux réflexions de René Dumont, qui dans les années 70 déjà, avec son regard visionnaire, nous mettait en garde contre la surpopulation et les méfaits de la surconsommation dans notre univers.

Actuellement, c’est une espèce de mode à la bobo des grandes agglomérations de se nourrir bio tout beau et tout content. Tout est bio et se vend aux plus offrants. Si t’es riche tu manges sain, tu peux te soigner par d’autres médecines que celles allopathiques. Tu as plus de chance de survivre en assez bonne santé. A Bure tu portes ta robe de bure et gare aux Robocop de l’Etat qui se chauffent aux déchets nucléaires. Sans parler d’un sinistre de l’écologie, éco Tartuffe richissime, avec les casseroles en sautoirs !

Il n’empêche malgré tout, quelques îlots optimistes et constructifs émergent du lot. Je pense forcément à Aline Cubri, auteure de « Zéro plastique zéro toxique ». Le guide pour apprendre à reconnaitre et éviter les substances toxiques au quotidien, elle a réussi à réduire sa poubelle annuelle à 500 g, alors que c’est la quantité de déchets émise en moyenne en France en une demi-journée. 

C’est tout naturellement que Bénédicte Moret auteure de « Famille presque zéro déchet » à préfacé son livre que je tiens précieusement entre les mains.

« Zéro plastique zéro toxique », sa très jeune auteure Aline Cubri (à peine 22 ans et toute la vie devant elle) est une militante écologiste au vrai sens du terme, la tête bien pleine des réflexions accumulées lors de ses études en master environnement à la Sorbonne et de ses expériences personnelles. L’énorme succès de son blog « Consommons sainement » https://consommonssainement.com/ a convaincu un éditeur de lui donner la parole. Elle ne se planque pas chez elle derrière son écran à étudier, elle aime aussi aller à la rencontre du public lors de conférences consacrées à son thème favori : zéro déchet. Elle est consciente qu’il faut toucher les générations actuelles, nos futures générations. Pour se faire, elle anime des ateliers de sensibilisation dans les écoles.

 

Forcément cette déclaration de conflit d’intention aux emballages et autres saloperies qui nous détériorent la santé et la vie au quotidien, est-ce seulement un cri personnel pour s’économiser ? Lors de ses études, Aline a réussi à réduire de 30 % son budget. « De quoi se permettre financièrement, même en étant étudiante, plus de loisirs et surtout, en bannissant le plastique et les produits industriels de ma vie courante, j’ai réalisé combien ils sont omniprésents au quotidien. J’ai surtout remarqué une amélioration de mes capacités olfactives et l’apparition moins fréquentes de rhumes en hiver. Sans parler de la préservation de ma santé au long terme ». (page 10)

Résultat : économie substantielle pour son budget et pour sa santé !

Elle nous énumère dans son introduction, il était une fois les dangers des perturbateurs endocriniens qui entrent à 97 % dans les matériaux en contact direct avec les denrées alimentaires. Elle dézingue à tout va l’emploi du plastique à travers l’exemple des phtalates, vous savez ces matières souples dans le PVC et autres matériaux en plastique. Ils sont partout et envahissent et polluent notre existence au quotidien. Ils sont les alliés des méchants crabes qui nous bouffent de l’intérieur et sont responsables de nos principaux troubles respiratoires et autres attaques de nos organismes.

D’autres polluants aux noms sauvages, tels les dérivés du triclosan, se retrouvent dans nos assiettes, dans nos tissus d’ameublement…. nos médicaments, nos cosmétiques, nos vêtements, emballages, les jouets de vos enfants …

Très consciente, Aline pousse un cri contre le laxisme des lobbys industriels. Quand les enjeux sanitaires sont prouvés, l’élémentaire principe de précaution devrait prévaloir. « Ce principe consiste à prendre des mesures effectives pour prévenir un risque, même lorsque les connaissances scientifiques et techniques ne présentent pas de certitudes mais des soupçons quand à ce risque  ». (page 17)

Elle préconise de passer à l’action concrètement pour protéger sa santé par des gestes simples et du quotidien qui nous concernent toutes et tous. Peut-être est-il encore dommage que ses actions se situent uniquement au niveau individuel et ne revêt pas un mouvement collectif de grande ampleur qui pourrait jouer un levier de contre-pouvoir bien réel et effectif contre tous les lobbys à visage découvert pourtant bien connus.

Ainsi le livre est organisé en plusieurs parties, avec chaque fois des exemples palpables et probants. De sa cuisine à travers ses ustensiles en passant par des recettes jusqu’à ses courses, rien n’est omis.

La salle de bain est passée au peigne fin, avec à nouveau quelques recettes 100% saines sont énoncées. Idem pour le dressing, le ménage, mes loisirs et pour finir le chapitre consacré aux enfants est honoré. Et pour finir elle tente une approche pour bien savoir choisir ses cosmétiques, ceux qui ne représentent pas de danger pour sa santé ni encore moins pour l’environnement.

 

Elle vous confie dans son livre de bons conseils dont certains que j’ai pu tester et vérifier et se sont avérés efficaces. C’est bien simple, je me réfère très souvent à cet ouvrage quand je me pose des questions et j’y trouve pour ainsi dire à chaque fois une réponse concrète. Dont certains remèdes issus du bon sens de nos anciens. Je pense à la grand-mère ardennaise du Bartos, qui sans gros moyens, mais avec l’alchimie de produits naturels parvenaient à venir à bout de quelques soucis ménagers et de santé, sans remettre à la phobie de la chimie présente partout.

Quelques exemples empruntés à ce livre. « Pour déboucher mes canalisations sans produits dangereux  ». (page 143) Il vous suffira de vous munir d’un verre de bicarbonate de soude, 1,5 verre de vinaigre blanc et une casserole d’eau bouillante. Aline vous explique l’alchimie naturelle de ces éléments mis en contact.

En ce qui me concerne, je m’en fiche. C’est pas moi qui fait la lessive à la maison. Faut dire je vis à poils à toutes les saisons et la corvée du linge, je la laisse aux autres. Alors pour les porcines et les gros cochons, au chapitre « J’élimine facilement les taches sur mes textiles », (page 119), il vous suffit de réunir du savon de Marseille, encore et toujours du bicarbonate produit miracle et un jus de citron et de l’eau. La Mère Denis peut aller se purger et prendre sa retraite. Les tâches de graisse et de vin, les tâches de thé de café ou d’encre, vont morfler grave de chez grave. C’est bien vrai ça !

 

C’est vrai qu’il y du travail pour s’échapper de ses mauvaises habitudes et se rééduquer à des actes pas abrasifs ni détersifs à notre santé. La plupart des produits que vous employez sont bon à mettre à la poubelle.

Oui mais alors, ça va rajouter du poids à nos poubelles dont je parlais au début de mon article. Cependant, à force de connaissances et de changements d’habitudes, lorsque vous aurez vous-mêmes créé les produits dont vous aurez besoin, je parie que vous vous sentirez mieux.

Vous allez économiser des heures de boulot à ne plus jamais vous payer des saloperies qui vous détruisent vous et l’environnement. Ce temps sauvé du travail salarial, vous allez pouvoir l’utiliser à vous enrichir entre vous et vos proches, vos associations, vos syndicats et remette au gout du jour les principes de l’entraide prônée par Kropotkine, le prince géographe anarchiste russe. 

Quelle belle alternative nous ouvre les portes cet ouvrage, à travers ses pages riches et achalandées de visuels à propos.

Bravo au gros travail sur plusieurs années, à la jeune testeuse Aline Gubri et aussi mémoire vivante de nos anciens. Un grand merci pour ce livre à utiliser au quotidien sans ménagement et qui ne vous ne quittera plus, au point de l’adopter comme livre de chevet.

 

 

 Zéro plastique Zéro toxique d’Aline Gubri, Thierry Souccar éditions, 13,90 euros, 2017

Visuels copyright éditions Souccar



14 réactions


  • HELIOS HELIOS 23 avril 13:16

    ... je rève depuis toujours, de passer mon temps, lorsque je suis sorti du boulot, a composer un melange de bicarbonate, de citron et de je-ne-sais-quoi parfaitement ecologique pour economiser une petite bouteille de Destop -ou autre marque- que je vais immediatement jeter dans mon evier.


    et pour tout le reste, c’est exactement la même chose : PAS LE TEMPS, PAS L’ENVIE !!!


    Un jour, peut etre, a la retraite, quand j’habiterai dans le Larzac, pour mes vieux jours, j’utiliserai mes derniers matins pour préparer tout ça, pour mes petits enfants en vacances.


    Penons un peu de hauteur, sur ce sujet... oui, nous consommons une grande quantité de produits jetables... Que faire ? eviter le film etirable au micro-onde et remplaçons le par une assiette sur le bol ? pourquoi pas... mais pas évident que la consommation d’eau et de detergent (remplaçable par du savons de marseille et de la cendre) destinés a faire la vaisselle soient meilleurs que le Scel-O-Frais -il y a d’autre marques, certes !!!

    Le vrai problème n’est-il pas ailleurs ??? dans la surpopulation par exemple ???

    • sls0 sls0 23 avril 16:04

      @HELIOS
      La FAO qui connait son boulot dit qu’il y a de quoi nourrir 10 milliards d’habitants sur terre avec la production agricoles.

      Grâce au système actuel assez orienté capitalisme il y a encore de gens qui crève de faim, une personne tout les 5 minutes.
      Si la surpopulation dérange certains, leur suicide pourrait améliorer les choses.
      Comment ? La surpopulation c’est les autres, les pauvres ! On a pas à se suicider !
      On partage alors ? Ils seront moins pauvres, plus éduqués et feront moins de mioches ? Pas d’accord non plus.

      Le problème reste entier et comme c’est les autres.....

    • Jeekes Jeekes 23 avril 18:28

      @HELIOS
       
      ’’Un jour, peut etre, a la retraite, quand j’habiterai dans le Larzac’’
       
      Oui, mais à poil.
      Sinon, ça vaut pas !
       
       smiley
       


  • foufouille foufouille 23 avril 13:45

    « tu peux te soigner par d’autres médecines que celles allopathiques. »
    une de mes voisines qui mangeait bio a choper le canver. elle s’est soigné avec des plantes et est décédée ...............


    • zygzornifle zygzornifle 24 avril 11:26

      @foufouille


      La ciguë c’est une plante le cannabis aussi , il n’y a pas que du bon et il faut une bonne analyse de sang avant tout traitement plus un bon spécialiste pour éviter le grand n’importe quoi pour voir ce que l’on peu prendre ou pas ....

  • bob14 bob14 23 avril 14:48

    cet article va faire...Gubri .. !


  • sls0 sls0 23 avril 16:27

    Je réside dans un pays en voie de développement.

    Je vois entrer le modèle occidental ou capitaliste.
    Ca plastifie de plus en plus.
    Un soda en plastique coute 40% plus cher qu’en bouteille, malgré la pauvreté locale pour suivre la mode c’est plastique.
    C’est un signe extérieur d’occidentalisation.
    La mode, au Kenya pour lutter contre le plastique ils ont dû sortie la menace de la prison , ah la mode quand tu nous tient.

    Eduquer à l’Européenne, j’évite le sac plastique, mais j’en ai quand même.
    Parfois on me demande un sac plastique, je réponds qu’il y en a à coté du frigo. Ce sera souvent un sac jaune qui sera pris, le jaune c’est de la Sirena, le supermarché pour ceux qui ont les moyens de vivre à l’occidental.
    Le modèle ou plutôt l’idée qu’en s’en fait.

    Par obligation je mange bio, il y a rien d’autre et c’est moins cher à produire.
    Le produit n’est pas aussi uniforme ou beau, il n’est pas sous plastique.
    Ce que je mange si c’est présenté dans un supermarché français ne se vendra pas, le marketing est passé par là.
    Ne pas sous-estimer la force du marketing, la preuve on a Macron comme président.

  • ZenZoe ZenZoe 23 avril 17:17

    L’écologie et la réduction des déchets, ça passe aussi par ne plus gaspiller du papier à écrire des livres. Un blog suffit largement.
    J’ai aussi la désagréable impression que l’article est un publi-communiqué, et je me demande si la Singette est un proche de Alice Gubri.


    • sls0 sls0 23 avril 21:12

      @ZenZoe
      Si internet était un pays, il serait le troisième consommateur derrière les USA et la Chine.

      C’est l’équivalent de 100 réacteurs nucléaires.
      Blog, internet ce n’est pas si écolo que ça.

      Un critique littéraire fait il de la pub pour le livre qu’il note bien.
      Je viens d’indiquer à une voisine qu’en faisant 80m de plus, l’autre magasin est 12% moins chère, fais je de la pub ?
      Faire de la pub pour un auteur que l’on apprécie sans retour financier, est-ce anormal ?

    • la Singette la Singette 24 avril 11:36

      @ZenZoe

      Au sujet du publi-rédactionnel dont tu taxes mon article, une définition s’impose pour mettre tout le monde d’accord :

      Un publi-rédactionnel est une annonce publicitaire en presse papier ou Internet qui se présente comme un contenu éditorial. L’objectif plus ou moins avoué du format publi-rédactionnel est de « fondre » un contenu publicitaire au sein du contenu éditorial afin de maximiser l’attention et éventuellement la crédibilité qui peut lui être accordée.

      Le contenu publicitaire d’une publi-rédactionnel se présente généralement de la même façon qu’un article rédactionnel et utilise souvent les codes visuels habituels du support. Pour se conformer à l’obligation légale de transparence les espaces publi-redactionnels doivent s’afficher clairement comme tels.

      Le publi-redactionnel peut être considéré comme l’ancêtre de la publicité native rencontrée sur Internet. Source : https://www.definitions-marketing.com/definition/publi-redactionnel/

      A toi de te faire ta propre opinion et j’espère réviser ton jugement premier !

       

      J’ai bien entendu communiqué le lien au service de presse de l’éditeur qui m’avait envoyé le livre. Et contrairement aux autres éditeurs qui me remercient, cette fois nada, comme quoi cet article n’avait pas plu à cet éditeur. Sans doute mes allusions à René Dumont ou Kropotkine et aux bobos parigos friqués ne lui ont pas plu.

      Comme quoi encore une fois, je tiens à garder mon entière indépendance dans mes articles et je dis toujours ce que je pense, que ça plaise ou non.



    • ZenZoe ZenZoe 24 avril 11:40

      @sls0
      Faire de la pub pour un auteur que l’on apprécie sans retour financier, est-ce anormal ?

      Bien sûr que non - sauf si le bouquin est écrit par exemple par un proche et qu’il est en fait nul.

      Concernant l’énergie dépensée, l’auteur du bouquin a déjà un blog, et je disais juste qu’un livre par-dessus était peut-être de trop.


    • ZenZoe ZenZoe 24 avril 11:43

      @la Singette
      Comme quoi encore une fois, je tiens à garder mon entière indépendance dans mes articles et je dis toujours ce que je pense, que ça plaise ou non.

      Ok, ça marche, je vous crois. Bonne continuation alors.


  • zygzornifle zygzornifle 24 avril 11:21

    Zéro salaire = zéro déchets .....


  • zygzornifle zygzornifle 24 avril 11:22

    Quand on parle de déchets je me demande comment on va faire pour recycler tous les politiques .....


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