lundi 4 novembre - par Bruno Hubacher

Connivence médiatique

Depuis sa création, en 2013, le parti identitaire libéral-conservateur « Alternative für Deutschland » AFD enregistre un succès électoral après l’autre. Occupant déjà jusqu’à un quart des sièges dans de nombreuses circonscriptions de l’ancienne RDA, il a réussi, en 2017, une entrée triomphante au Bundestag en tant que troisième force politique d’Allemagne. Le 27 octobre dernier, le parti enregistre un nouveau succès électoral retentissant en raflant 23,4 % des sièges au parlement de Thuringe. Le quatrième pouvoir cherche encore à comprendre. 

Alors que Detlef Karsten Rohwedder est sur le point d’aller se coucher, un lundi de Pâques 1991, peu avant minuit, une balle, tirée à travers la fenêtre de sa chambre, lui tranche la colonne vertébrale. Le tireur n’a jamais pu être identifié mais l’acte fut revendiqué par une cellule terroriste de la RAF « Rote Armee Fraktion ».

Le meurtre du premier directeur de la « Treuhandanstalt », l’agence, chargée de la privatisation de l’économie de la défunte « République démocratique allemande » suite à la réunification, fut peut-être un des derniers actes du terrorisme de gauche dans une tentative irrationnelle d’éviter un tournant vers une société capitaliste néolibérale. Toujours est-il, l’Allemagne d’aujourd’hui n’a pas gagné au change. Le terrorisme de gauche s’est mué en fascisme.

Après l’entrée au Bundestag en 2017 du parti AFD « Alternative für Deutschland » avec 12,6 % des voix, troisième force derrière la CDU/CSU et SPD, celui-ci vient de confirmer, une nouvelle fois, sa popularité à l’occasion des dernières élections régionales au Land Thüringen, où il émerge en tant que deuxième force au parlement avec 23,4% des votes (+ 12,8 %), derrière « Die Linke » (31 % +2,8 %). SPD atteint 8,2 % (-4,2 %) et CDU, le parti de la chancelière 21,8 % (-11,7 %).

L’hebdomadaire « Der Spiegel », « « Bild » Zeitung pour bacheliers » selon l’humoriste Volker Pispers, saisit l’occasion pour expliquer à ses lecteurs les vraies raisons des succès électoraux de la droite identitaire, notamment dans les Länder de l’ancienne RDA : « Les « Ossis » sont tout simplement racistes ». Sous le titre « Les électeurs de l’AFD sont des privilégiés » le tabloïd pour intellectuels formatés vient de présenter une étude du sociologue Alexandre Yendell, contredisant la thèse selon laquelle les gens voteraient AFD parce que les partis traditionnels ne leur offrent plus aucune perspective d’avenir.

L’argumentaire, étayé par l’hebdomadaire hambourgeois, est essentiellement basé sur un amoncellement de sondages. L’article commence par une boutade, annonçant la couleur « scientifique » d’un exposé dégoulinant de mépris. « Ce n’est pas parce que le nombre de cigognes a baissé dans les pays industrialisés et que simultanément le taux de natalité y a baissé également, que nous devrions en tirer des conclusions sur la fécondité des citoyens. De la même manière, il n’y a aucune corrélation entre les motivations des électeurs à voter AFD et une supposée pauvreté, engendrée par un chômage supposément endémique dans l’ancienne RDA. »

« Der Spiegel » fournit pourtant une analyse plus « nuancée » dans un autre article, paru en février 1997 celui-ci, intitulé « La République démocratique allemande en promotion », dans lequel l’hebdomadaire s’insurge contre « la guilde des managers rapaces, avides de dépecer l’ancienne RDA. »

L’hebdomadaire y reproche ainsi à l’establishment ouest-allemand d’avoir « laissé un des leurs, le directeur de la « Treuhandanstalt » en l’occurrence, à la vindicte populaire, préférant se servir une fois le sale boulot effectué », le licenciement de centaines de milliers d’ouvriers suite aux privatisations forcées sous le contrôle de la « Treuhandanstalt », dans le but de préparer le terrain pour les « rapaces ».

Les « Ossis » en revanche n’ont jamais été dédommagés pour le pillage de leur économie, bien que ceci fut prévu dans un paragraphe du traité entre la République fédérale d’Allemagne et la République démocratique allemande, signé le 1er juillet 1990 par les ministres des finances Theodor Waigel et Walter Romberg, formant « l’Union économique monétaire et sociale », paragraphe prévoyant « la distribution de bons de participation à tous les citoyens de la ex-RDA », une promesse jamais réalisée. De l’ensemble des firmes privatisées, 85% furent acquises par des allemands de l’Ouest, 10% par des investisseurs étrangers et 5% par des citoyens de l’ex-RDA.

Pour financer le bradage, fut introduit, en 1995, une « taxe de solidarité », « Soli », de 5,5 % de l’impôt sur le revenu à partir d’une facture fiscale de 972 EU par année, taxe qui rapporte à l’état, à ce jour, 16,8 milliards EU par année. 

Par ailleurs, dans le but de garder la mainmise sur la diffusion de la bonne parole, la presse, le chancelier de la réunification, Helmut Kohl, mentor de l’actuelle chancelière Angela Merkel, elle-même une « Ossi », avait fourgué le quotidien est-allemand à plus fort tirage, « Chemnitzer Freie Presse », directement, sans appel d’offre public via la « Treuhandanstalt », à un ami, sympathisant de son parti CDU, l’éditeur Dieter Schaub et sa famille, à travers la « Medien GmbH », également propriétaire de la prestigieuse « Süddeutsche Zeitung », pour la contrevaleur de 100 million EU. Quant à l’ancien ministre de l’extérieur, Hans-Dietrich Genscher (FDP), celui-ci s’était servi de la même manière du journal régional de Sachsen-Anhalt, « Mitteldeutsche Zeitung ».

Après 16 ans de règne libéral-conservateur, le chancelier Helmut Kohl cède, en 1999, le pouvoir au chancelier socialiste Gerhard Schröder qui introduit, entre 2003 et 2005, avec la complicité du part des Verts, une politique sociale que même son prédécesseur aurait taxé d’outrancière.

Dans le but d’éradiquer un chômage persistant de 10% et de mettre fin à une perte de compétitivité de l’économie allemande, le gouvernement introduit la flexibilisation du travail et la « modération » de son « coût » pour l’économie. Lancée sous le nom de « Agenda 2010 », la réforme du marché du travail (Hartz IV) et des assurances sociales déclencha la descente aux enfers du parti socialiste allemand, avec une première vague de départs des adhérents de 200'000 membres pour atteindre aujourd’hui, au pays de ses origines, un score de 8,2 % de l’électorat. 

A travers les lunettes de l’économiste lambda l’opération « Schröder » est un succès retentissant. Un chômage proche de 3 %, un excédent budgétaire de 1,3 % du PIB (produit intérieur brut) et un excédent du commerce extérieur de 7,5 % du PIB. « L’Allemagne va bien, c’est une raison de se réjouir » répète la chancelière à qui veut l’entendre.

 Le revers de la médaille ? Entre 1996 et 2016 le nombre de travailleurs touchant un salaire inférieur à deux tiers du salaire médian, ou moins de 2'200 EU par mois, a bondi de 14 % à 22 %. 7,5 millions d’ouvriers allemands travaillent actuellement pour moins de 450 EU par mois, dont 4,8 millions dépendent uniquement de cette source de revenu, complétée par l’état par des prestations sociales (Hartz IV).

L’ouverture des frontières à l’est a évidemment favorisé ce dumping salarial à l’ouest, mais n’a en revanche nullement contribué à la revalorisation des salaires à l’est, ce qui est contraire aux prétentions de la théorie économique de l’école néoclassique, mais plutôt à un nivellement global vers le bas, puisqu’un salaire moyen, pour ne prendre que l’exemple de Thüringen, théâtre de la dernière débâcle électorale des partis politiques établis, y est toujours inférieur de 33 % par rapport à un salaire moyen en Allemagne de l’Ouest. 

Cette évolution, couplée du retrait du service public, suppressions de lignes de chemin de fer, clôtures d’hôpitaux, fermetures de bureaux de poste, favorise l’exode de la jeunesse vers l’ouest et mène au dépeuplement des campagnes est-allemandes, livrées aux hordes de néonazis.

Les racines de la montée du fascisme en Allemagne sont peut-être à chercher dans les séquelles du hold-up mal digéré de l’ancienne RDA. En tout cas, historiquement la peur du déclassement social favorise la xénophobie. Les régimes autoritaires ont toujours su capitaliser sur la peur, une des raisons de là la popularité de l’AFD, parti avec lequel le capital saura s’arranger comme il avait su le faire avec le NSDAP. La responsabilité des médias serait lourde à porter.



20 réactions


  • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 4 novembre 10:32

    Monsieur le Suisse je comprends votre émotion mais là vous abusez. !

    Que faites vous du Volksgeist ?

    Le Volksgeist représente un Weg, un chemin qui évoque le passé comme histoire et culture d’un peuple ; c’est-à-dire un Weg qui s’ouvre à l’héritage traditionnel d’un peuple et constitue le fondement de son identité

    .
    Hahahaaaa....

    Pif paf pouf....
    A ma connaissance « Le pangermanisme »n’a jamais été abandonné.....

    Mais il est vrai que le projet Européen a tellement été inondé de mensonges nauséabonds qu’il est difficile de si retrouver lorsqu’on constate le retour des Nationalismes Allemands.

    D’ailleurs la Suisse est parti prenante dans le pangermanisme .....

     smiley


    • JulietFox 5 novembre 09:17

      @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
      Ne pas oublier que ceux de l’Est on été traités, presque, comme les harkis chez nous.
      Ils avaient certes la Stasi, mais aussi des crèches dans les usines, pas de taxes sur tout ce qui relevait de la culture, une sécurité de l’emploi, une retraite assurée, un système de santé gratuit.


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 novembre 12:30

    Ce qui est a remarquer, ce n’est pas seulement les résultats de l’ Afd, mais le « dégagisme » des Partis de gouvernement...


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 novembre 13:17

    Merci pour l’article avec les informations sur la manière dont c’était faite l’unification de l’ Allemagne, j’étais au courant pour les lois Hartz, mais pas sur les promesses non tenues.


  • lala rhetorique lala rhetorique 4 novembre 13:51

    Au moment de la chûte du mur, je bossais dans une société de représentation d’usines ouest-allemandes. Réaction de l’ouest : comment on va faire pour le logement ? soudain, ce qui avait été voulu depuis des années, faisait peur. Pourquoi ? car pour un allemand, l’imprévu est inadmissible. Il faut toujours un plan d’action, daté, bien encadré, pour permettre un bon aboutissement sans bavures. Les allemands de l’est ont eu du mal à s’adapter au capitalisme. C’est aussi la raison pour laquelle on a propulsé Angela, pour les rassurer. Mais on leur a demandé d’abandonner leur histoire, de s’intégrer, nus comme des vers, au peuple capitaliste et à ses règles, comme les gastarbeiter (travailleurs immigrés). Et nous avons maintenant le résultat de ce fouillis qui a rendu mécontents et les allemands de l’ouest et ceux de l’ex est !


  • Eric F Eric F 4 novembre 14:25

    « 7,5 millions d’ouvriers allemands travaillent actuellement pour moins de 450 EU par mois, dont 4,8 millions dépendent uniquement de cette source de revenu, complétée par l’état par des prestations sociales (Hartz IV) »

    Il s’agit donc d’emplois aidés dans le tissu économique du pays, permettant de recréer ou conserver des emplois locaux (non-délocalisation, relocalisation), cela correspond à l’intention initiale du RSA d’activité, puis prime pour l’emploi, mais plus concentré sur les très bas revenus.

    Concernant la conclusion de l’article, les partis de droite nationaliste peuvent effectivement constituer pour « le capital » un contrefeu à l’extrême gauche (qui est l’ennemi fondamental), et finissent souvent par rejoindre -ou absorber- une union des droites. Mais c’était surtout vrai à l’époque où les économies étaient fortement nationales, où l’intérêt du patronat « local » était évident, et aussi de l’époque de la guerre froide.
    Désormais avec la mondialisation, tout ce qui relève de la « fibre nationale » est mal vu par le système financier et économique multinational. On trouve donc aujourd’hui des convergences entre souverainisme et soviéto-nostalgisme (anti-occidentalisme, pro-poutinisme, anti mondialisme, laïcisme (anti-chrétien à gauche anti-musulman à droite), propensions complotistes (synergie, complot juif, 11 septembre,etc.), anti parlementarisme...). Ces courants sont fortement présents sur la présente plateforme, ce qui du moins permet un pluralisme par rapport à la presse mainstream.


  • toyet 4 novembre 15:42

    Euh Eric, je croyais naïvement que nous étions dans une société de libre marché, subventionner les emplois me rappelle Lenine. L’europe nous aurait-elle menti ?


    • Eric F Eric F 4 novembre 17:39

      @toyet
      ce n’est pas présenté comme tel, mais effectivement ce sont de fait des emplois indirectement aidés, car l’aide n’est pas versé à l’entreprise mais au salarié en tant que complément de salaire. Ce n’est effectivement pas dans la « ligne officielle » du libéralisme et de la libre concurrence non faussée, mais on voit qu’il y a moyen de « prendre du mou ». Le travail clandestin semi-légal est un autre mécanisme de baisse des couts du travail utilisé notamment par l’agriculture de certains pays de l’Union.


  • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 4 novembre 16:24

    Il faut reconnaître que le politiquement correct a sévi plus en Allemagne qu’ailleurs pour des raisons évidentes ; ce qui donne des résultats aujourd’hui.


  • berry 4 novembre 19:17

    Bruno Hubacher joue au résistant anti-nazis en 2019, il distribue des étiquettes de nazis à tour de bras, 74 ans après la fin de la guerre. C’est un peu ridicule et sans risque mais on n’est pas obligés de le croire.

    Je vous fais le pari que Bruno Hubacher aurait été du côté du manche en 1940, comme il l’est actuellement en 2019.

    Déjà il n’a pas l’air de s’opposer aux américains. C’est pourtant eux les occupants actuels, les nazis sont battus depuis belle lurette et l’URSS n’existe plus, mais les ricains sont toujours là et ils s’incrustent sans raison valable en Europe. Un nouvel empire de 1 000 ans ?

    Il ne s’oppose pas non plus à l’immigration des millions d’africains qui déferlent en Europe, en toute illégalité. 

    En bref, il s’accommode parfaitement de la perte de notre indépendance et de la destruction de notre identité. Pourquoi en aurait-il été autrement en 1940 ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 novembre 07:42

      @berry

      il s’accommode parfaitement de la perte de notre indépendance et de la destruction de notre identité.

      C’est un scoop ! Le RN est pour la sortie unilatérale de l’UE & de l’ OTAN, afin que la France retrouve son indépendance et sa souveraineté !
      Merci pour l’information !


  • toma 5 novembre 00:40

    J’étais pas au courant mais par exemple, c’est une boîte est-allemande qui était championne du monde des grues pour ports en eaux profondes, (la DDR ne disposait d’aucun port en eaux profondes, ils ont donc du créer Rostock de rien) ils ont même livrés des pays comme le Japon et la Corée, ils ont fermés. Il y avait un article sur l’effort industriel est-allemand, qui a des raisons historiques. L’ouest a été industrialisé bien plus tôt, et le Reich, le 2e comme le 3e a gardé les hauts fourneaux et l’aciérie où ils étaient, a l’ouest dans la Rhein Ruhr. L’est a développé les industries nouvelles découlant de la grosse industrie lourde (chimique et d’usinage). Donc après guerre, séparée il.y avait un lien industriel obligatoire. Le plan Marshall a vite fait d’organiser la réforme industrielle par construction des industries est-allemandes a l’ouest où de suppléer a celle ci en important d’outre mer ce dont on avait besoin (le début de la CEE, la communauté charbon acier qui fonda l’UE). S’en est suivi un chantage de fermeture des frontières, l’est étant pris d’un coup a la gorge sans rien n’avoir préparé pour faire face a ce cas de figure.

    Y a aussi la réforme monétaire qui a permis de dévaluer la valeur du mark d’avant guerre, (est et ouest ont continué a utilisé la même monnaie) résultat, la puissance d’achat a Berlin Ouest rendit les produits de l’est berlinois affreusement peu cher, les berlinois de l’ouest et allemands le long de la frontière se sont rués sur les produits est-allemands, mais hélas on était dans une économie d’après guerre ou tout manquait, donc un contrôle policier a été installé pour l’achat en ancien mark (du 3e Reich). Les Allemands de l’ouest ont lancé avec aide des usa le deutsch Mark, en rendant l’ancien impossible a dépensé, le seul moyen était par delà la frontière. La DDR était pas préparé a lancé sa monnaie, elle qui espérait une « réunification » a la bonne entente, un truc entre amis.

    Donc l’est a créé provisoirement un klebe Mark, les anciens billets avec un tampon est allemand. Ceux sans ne pouvaient plus être accepté. Ensuite la.DDR lança en panique sa monnaie.

    Reste que cela empira les pénuries, le marché noir et les trafics.

    En bref la DDR et ses cadres ont été incapables de prévoir une réforme industrielle et monétaire en avance, je pense qu’ils étaient un peu fleurs bleues, et que Moscou regardait de loin. C’est là qu’on voit selon les points de vue l’efficacité du système occidental, ou aussi le côté rapace de notre système. Car c’est deux événements importants mèneront droit au mur de Berlin, un mur construit dans l’urgence, la DDR était sans jeux de mots, dos au mur a cette époque.

    S’en suit le mur et une répression pour que le peuple est allemand mette debout toute une industrie, apparaissent alors d’énormes conglomérats, très efficaces, comme la Schwarze Pumpe, on estime que fin années 70 l’effort était quasi réalisé. 20 années d’efforts d’un peuple effectivement opprimé... Pour son bien. (C’est horrible de le dire comme ça, mais c’est la réalité)

    Un article en allemand de rt deutsch parlait très bien de cela j’en ai discuté avec un ami est-Berlinois, il m’a dit tu es le 3 e européen de l’ouest qui me parle de cela en 30 ans, un occidental éveillé chaque 10 ans, tout n’est pas perdu.

    J’ai aussi des connaissances qui m’ont parlé les larmes dans les yeux de ce qu’ils sont devenus après 1990, aucune haine (ni.envers la DDR ni la BRD) mais beaucoup d’émotions et un sale arrière goût en bouche, sur le fait de se demander « on aurait pas pu faire autrement ? »

    On évite de parler de qui vote quoi, en fait hormis l’ami mentionné ci-dessus, je ne parle jamais de politique avec les Allemands de l’est.

    Mais on voit le résultat.


    • JulietFox 5 novembre 09:24

      @toma
      Ne pas oublier que les Russes ont pillé ce qui devint la RDA. Même les manches de pioches ont été réquisitionnés. Ils ont été obligés de repartir de zéro.


  • toma 5 novembre 00:47

    Pouvoir d’achat identique a la GB. Loin devant l’Espagne, la Grèce ou le Portugal.

    Salamandre, Adidas, Puma, Bosch, Schiesser produisaient a l’est. Même la crème Nivea. Plus de 400 firmes en tout.

    Die DDR hatte bei ihrer mutwilligen Zerstörung 1990 ein Bruttoinlandsprodukt in DM pro Einwohner von 16.796 DM erarbeitet. Legt man den 1987 ausgewiesenen Umrechnungssatz von 1 ECU (damals gültige europäische Währungseinheit) von 2,07 DM zugrunde, kommt man für 1988 zu einer Bruttoinlandsproduktgröße pro Kopf in Höhe von 8.114,32 ECU für die DDR. Im Rahmen der 1988 zur EG gehörenden Länder wäre dies der 9. Platz, mit relativ geringem Abstand zu Großbritannien mit 9.000 ECU, beträchtlich vor Spanien mit 6.130 ECU, Griechenland mit 3.800 ECU und Portugal mit 3.090 ECU gewesen.


    • berry 5 novembre 09:03

      @toma
      Vous devez confondre le PIB par habitant et le pouvoir d’achat.


    • JulietFox 5 novembre 09:27

      @toma
      Traduction automatique
      La RDA, dans ses destructions gratuites en 1990, avait calculé un produit intérieur brut en DM de 16 796 DM par habitant. Sur la base du taux de conversion de 1 écu (à l’époque, unité monétaire européenne valide) de 2,07 DM indiqué en 1987, on obtient pour 1988 une taille de produit intérieur brut par habitant de 8 114,32 écus pour la RDA. Dans le contexte des pays qui appartenaient à la CE en 1988, cela aurait été la 9ème place, avec un écart relativement faible avec le Royaume-Uni à 9 000 écus, considérablement devant l’Espagne avec 6 130 écus, la Grèce avec 3 800 écus et le Portugal avec 3 090 écus.


  • toma 5 novembre 00:54

    Faudrait aussi faire un article sur l antisémitisme, l’AFD défend becs et ongles Israël, Jérusalem comme capitale et renvoie les accusations a la gauche, qui n’aurait une position contre l’antisémitisme uniquement de façade, pas de actes, selon AFD.

    Ce qui n’est pas totalement faux, et vu qu’ils (les trois partis de gauche) défendent l’arrivée massive de migrants, souvent antijuif (ils sont musulmans donc haïssent Israël), le couple anti migrants et défense d’Israël a bien été monté en sauce par le parti qui se trague d’avoir une branche juive depuis 6 mois.

    C’est mon analyse, pas obligatoirement mon avis ! Je tiens a le signaler.


  • berry 5 novembre 09:50

    Tous les partis allemands sont pour l’invasion de leur pays, en somme, sauf l’AFD. C’est hallucinant.

    C’est le résultat d’un pays occupé depuis 1945, avec un bourrage de crâne anti-allemand permanent.

    L’Allemagne se suicide.

    https://www.polemia.com/grand-remplacement-en-europe-lallemagne-face-a-sa-folie-immigrationiste/


  • Kapimo Kapimo 11 novembre 02:18

    « montée du fascisme ».

    Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu dans vos termes ?


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