mardi 5 janvier 2016 - par Clark Kent

Adolf Erdogan

Le Vendredi 1er Janvier, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a comparé sa quête du pouvoir absolu à celle d'Adolf Hitler.

Après avoir écourté une visite en Arabie Saoudite (pour discuter du conflit syrien), M. Erdogan tenait une conférence de presse après la mort d'un journaliste pro-gouvernemental important : Hasan Karakaya.

On lui a demandé si ses projets d’ajouter des pouvoirs exécutifs au rôle du président étaient compatibles avec un Etat unitaire.

« Oui »,a-t-il répondu. "Rien ne dit que vous ne pouvez pas avoir un système présidentiel dans un Etat unitaire. Il ya déjà des exemples dans le monde aujourd'hui et aussi un peu dans le passé. Vous le voyez quand vous regardez l'Allemagne de Hitler. Plus tard, vous voyez l'exemple à nouveau dans diverses autres contrées ».

Un haut fonctionnaire turc a tenté de minimiser ces propos en commentant : "Il ya de bons et de mauvaises exemples de systèmes présidentiels et la chose importante est de mettre des freins et contrepoids en place. L'Allemagne nazie a manqué d’arrangements institutionnels appropriés,c’était de toute évidence l'un des exemples les plus honteux de l'histoire. "

Mais d'autres analogies se font jour entre M. Erdogan et le Führer.

Il a revendiqué la représentation de tous les peuples turcophones - de l'Europe au Moyen-Orient et de la Sibérie à la Chine - et ambitionne d’annexer des pans entiers de la Syrie du Nord à la Turquie. Son parti au pouvoir AKP agit avec vigueur contre l’opposition et emprisonné les journalistes qui ont révélé l’aide secrète fournie à l’État islamique en Syrie. La répression contre la minorité kurde du pays est impitoyable.

En Turquie, les bruits de bottes se font de plus en plus entendre mais ne semblent pas incommoder les stratèges de l’OTAN qui jouent cette carte dans le bourbier syrien.



4 réactions


  • bourrico 7 5 janvier 2016 12:38

    Le Vendredi 1er Janvier, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a comparé sa quête du pouvoir absolu à celle d’Adolf Hitler.


    Mouais... je peux pas trop blairer le personnage, mais la franchement, vous commencez votre article par une interprétation tirée par les cheveux et qui vous est propre... et je suis gentil.

    Il peut s’agit de donner du pouvoir au président, comme c’est le cas chez nous par exemple.
    Ou encore de signaler qu’une démocratie peut déboucher sur un totalitarisme, comme avec la nomination de tonton Adolf.

    Bref, il y a plusieurs interprétations possible, mais qui s’en soucie hein ?
    La seul qui vous importe c’est de dire : Erdogan=Adolf.


  • bakerstreet bakerstreet 5 janvier 2016 14:09

    Et dire que Bruxelles a entamé avec ce type des négociations d’adhésion, et que la turquie touche, si ma mémoire est bonne, pas loin d’un milliard d’euros par an comme mesures d’accompagnement, afin de rentrer dans les clous administratifs. C’est à gerber.


  • Esprit Critique 5 janvier 2016 19:46

    Juste un petit reproche, vous utilisé une image de J Villeret, grimé en Hitler.

    Vous auriez du prendre la peine de remplacer complétement le visage de Villeret, par la sale gueule d’Erdogan avant d’ajouter les moustaches.


    • Clark Kent M de Sourcessure 6 janvier 2016 10:10

      @Esprit Critique

      Si j’ai pu vous choquer, je vous prie de m’en excusezet je nevoudrais pas qu’il y ait de malentendu.

      L’utilisation de cette image concerne le personnage du calife et non pas l’acteur qui l’incarnait dans le film, un homme de grand talent hélas disparu.

      Villeret n’avait pas peur de camper des personnages ridicules (comme la « denrée » dans la soupe aux choux ou François Pignon dans le dîner de cons), et il avait la carrure pour tenir des rôles extrêmes et pour leur donner une force et une présence que j’admirais.

      Charly Chaplin n’avait pas hésité à endosser l’uniforme d’Hitler pour le discréditer dans le « dictateur ». Jacques Villeret était capable d’une telle performance. 

      “La comédie a un grand avantage sur la tragédie : c’est de peindre les caractères ; la tragédie ne peint que les passions.” 
      Stendhal.

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