mercredi 29 juin - par Kalman SCHNUR

Afghanistan et Ukraine, même combat américain ?

 

Afghanistan et Ukraine, même combat américain ?

 

 Pendant toute la décennie 1980 la Russie (à l’époque URSS, Union des Républiques Socialistes Soviétiques, dite l’Union Soviétique), guerroyait en Afghanistan contre les « moudjahidine ».

Cette guerre lui fut fatale. Les lourdes pertes en hommes et en moyens et la défaite finale ont ébranlé Moscou au point de déclencher l’effondrement du régime soviétique et l’effritement du bloc des pays inféodés (dit « Pacte de Varsovie »). L’évènement emblématique de l’époque, à savoir la chute du mur de Berlin (novembre 1989) est, en vérité, une conséquence à peine indirecte du choc subit par l’URSS en Afghanistan. La Russie en fut affaiblie pour longtemps.

Au début de cette guerre le Président des USA (de 1977 à 1981) était le démocrate Jimmy Carter. Son conseiller en matière de géostratégie globale était le célèbre et influent Zbigniew Brzeziński, théoricien et source d’inspiration en la matière de plusieurs présidents Démocrates US (un peu moins connu mais aussi écouté que son équivalent Républicain, Henri Kissinger).

En 1998 le Nouvel-Obs publia une interview avec Brzeziński, diffusée largement (en plusieurs langues dont l’Anglais) et qui, hélas, n’a pas laissé la trace qu’elle méritait. En voici de brefs extraits :

 

«  Question : L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme… : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine Afghans six mois avant l’intervention soviétique…. Vous confirmez ?

 

Brzeziński : Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan…

Mais la réalité gardée secrète est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.

 

Question : Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant il y avait un fond de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

 

Brzeziński : Regretter quoi ? Cette opération secrète….a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège Afghan….Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : « Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam. » De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique ».

 

Et voici, comme écho à l’aveu de Brzeziński de 1998, le patron du Pentagone, le secrétaire (ministre) américain à la Défense, le général Lloyd Austin, qui évoque, en avril 2022, suite à l’invasion russe de l’Ukraine, la nécessité « d’affaiblir » la Russie. A l’écouter on s’interrogerait sur la finalité de la guerre en Ukraine pour les USA. D’autant qu’imprudemment il accrédite le récit russe qui oppose à la Russie non pas l’Ukraine, mais une alliance militaire occidentale, menée par les USA et foncièrement hostile à la Russie.

Un autre écho étant le discours de son patron, le président Biden-la-gaffe, en Pologne en mars 2022. Le vieux pyromane, sur l’inflammable sol européen, prononça des paroles incendiaires au sujet de Poutine : « Pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir ». C’est inédit. A-t-on vu un dirigeant russe, Poutine ou un autre, plaider la destitution d’un président américain ?

Quelle est donc la VRAIE finalité américaine ? Combattre la Russie sous le prétexte ukrainien ? Et jusqu’au dernier Ukrainien ? Voire le dernier européen ? Car, si tel est le cas, l’exemple afghan des années 1980 permet de s’interroger à qui profite le crime de l’invasion russe de l’Ukraine ; et si cette invasion était vraiment une pure initiative russe. 

Ce dernier point prend un relief particulier vue une information, pourtant ouverte et officielle mais passée quasiment inaperçue à l’époque, datant du 10 novembre 2021 ; à savoir trois mois et demi avant l’invasion russe de l’Ukraine ; alors qu’aucun signe précurseur à cette invasion n’existait sur le terrain.

Il suffit d’accéder par Internet au site officiel du ministère US des affaires étrangères (Secretary of State) et saisir « U.S.-Ukraine Charter on Strategic Partnership november 2021 » (accord de partenariat stratégique entre les USA et l’Ukraine de novembre 2021). On accède directement au document en Anglais.

https://www.state.gov/u-s-ukraine-charter-on-strategic-partnership/

Cet « accord » ne peut qu’être considéré par la Russie comme une déclaration menaçante et belliqueuse par les USA (moyennant son vassal l’Ukraine).

Le terme "Russian agression » (agression russe, n’est-ce pas) y figure une demi-douzaine de fois. Promesse y est faite à plusieurs reprises d’aboutir à l’intégration de l’Ukraine dans les « structures européennes et euro-atlantiques » (sic…), le but étant d’obtenir « l’interopérabilité » (re-sic).

Il s’agit EXACTEMENT d’un engagement d’intégration rapide de l’Ukraine à l’Otan ; alors que la Russie s’égosillait depuis des années à avertir qu’une telle intégration serait une ligne rouge, un casus belli, une cause de guerre. Il s’agit d’un gros glaviot sur le front de Poutine. Il s’agit d’une provocation voulue, souhaitée et programmée. 

Rien d’étonnant si les renseignements US (CIA) connaissaient d’avance, à 24H près, le moment de l’invasion russe de l’Ukraine. Ils le connaissaient comme s’ils en avaient, eux-mêmes, allumé la mèche le 10 novembre 2021.

RIEN dans les exploits récents des USA dans l’arène internationale ne devrait nous inciter à leur faire confiance : ni l’invasion de l’Irak en 2003, sous des prétextes fallacieux et aux conséquences tragiques encore aujourd’hui ; ni l’aventure afghane de 2001 terminée dans la honte en 2021. Passons sur le Vietnam et le reste de l’interminable liste.

Pourtant nos « dirigeants » suivent le joueur de flute de Washington et son caniche de Kiev comme les enfants de Hamelin ; ils tirent nos ficelles ; aucun doute que nous serons in fine, et non Poutine, les dindons de la farce.

Non, la Russie, dans cette affaire, n’est pas que le vilain agresseur. L’Ukraine n’est pas que la victime innocente. Et à voir le résultat, on serait fondés à s’interroger, encore et toujours, à qui profite le crime ?



26 réactions


  • Clark Kent Séraphin Lampion 29 juin 08:56

    « …Zbigniew Brzeziński, théoricien et source d’inspiration en la matière de plusieurs présidents Démocrates US (un peu moins connu mais aussi écouté que son équivalent Républicain, Henri Kissinger). »

    L’équivalent de ces deux personnages en France s’appelle Attali qui faità peu près le même boulot. Mais lui, il est en CDI, pas en CDD.


    • Kalman SCHNUR 29 juin 10:24

      @Séraphin Lampion

      Attali s’intéresse à ses sujets de prédilection : économico-sociaux ; notamment français. On ne lui connait aucun avis exprimé publiquement en matière de géostratégie planétaire.

      Brzeziński et Kissinger s’intéressaient aux questions de politique étrangère, géostratégiques, militaires et diplomatiques ; notamment américaines ; donc à l’échelle planétaire. Ils étaient, pour autant que l’on sache, assez indifférents à la socio-économie.

      Sauf la célébrité (mais pour des raisons différentes), AUCUN dénominateur commun avec Attali.

      Si vous voulez parler d’Attali, écrivez le millième article à son sujet.

      En l’état, hors sujet, vous squattez le mien.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 29 juin 10:44

      @Kalman SCHNUR

      « En l’état, hors sujet, vous squattez le mien. »

      j’en suis fort marri et ferai en sorte de ne plus vous importuner !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juin 12:24

      @Séraphin Lampion
      C’est tout de même navrant qu’un auteur soit importuné par une intervention très policée et qui est pleinement dans le sujet. La comparaison avec Attali s’impose quand on parle de personne qui « conseillent » ceux qui sont censés gouverner.

      On trouve par ailleurs tant et tant de « trolleurs » (comme on dit) qui sabotent volontairement les discussions sans même lavoir lus les articles qu’il conviendrait plutôt d’encourager des commentaires comme le vôtre.


  • Massada Massada 29 juin 09:22

    Il faut le dire clairement, l’agresseur, c’est la Russie !

      

    Ce que Vladimir Poutine teste en ce moment, c’est la capacité d’un pays de pouvoir avoir sa propre souveraineté et sa propre intégrité territoriale avant d’envahir d’autres pays souverains.

      

    Depuis de nombreuses années, la Russie invente de toutes pièces un ensemble de discours mensongers que son écosystème de désinformation et de propagande injecte de manière persistante dans l’environnement mondial de l’information.

      

    https://www.state.gov/translations/french/les-cinq-principaux-messages-de-desinformation-constants-de-la-russie/


    • Kalman SCHNUR 29 juin 10:47

      @Massada

      Le lien que vous apportez est celui de ministère US des affaires étrangères, traduit en Français, et qui critique la « désinformation » pratiquée, disent-ils, par la Russie.

      SAUF que c’ui qui dit l’est… Le discours US à ce sujet est, par définition, propagandiste ; ils sont, c’est leur métier, dans la désinformation (au moins) autant que la Russie.

      J’aimerais bien savoir ce qu’ils auraient à dire, exemple parmi tant d’autres, de l’invasion de GW Bush, en 2003, de l’Irak (armes de destruction massive…). Les mensonges à la base (percés à jour d’ailleurs par la France de Chirac et Villepin) et ses conséquences calamiteuses…

      Peine perdue. JAMAIS ils ne balaieraient devant leur propre porte.


  • I.A. 29 juin 10:49

    Votre article, parfaitement ancré dans le réel, confirme ce que de plus en plus de personnes ont fini par réaliser.

    Que chacun effectue ses recherches pour se faire sa propre opinion. Ce n’est pas trop difficile : la mémoire numérique étant universelle et omniprésente, elle a commencé à laisser des traces indélébiles et officielles depuis longtemps. Google n’est pas non plus le seul outil.

    Ah, problème : certains craignent de commencer à réfléchir, ils ont peur de comprendre, ils paniquent à l’idée de se poser trop de questions, et plus encore d’en trouver les réponses...

    Merci pour ce travail factuel, et ces simples questions.



  • bernard29 bernard29 29 juin 10:52

    Et pour la Géorgie ( l’Ossétie du Sud), pour la Tchétchénie , vous avez aussi des documents prouvant la perfidie des USA et la bonne foi du Kremlin ?


    • Kalman SCHNUR 29 juin 11:11

      @bernard29

      La bonne foi du Kremlin ? Ai-jamais attribué une bonne foi à Poutine ? Relisez mon article.

      MAIS pas aux USA non plus. Faut-il que je parle du Vietnam ? De l’Irak ? De l’Afghanistan 2001-2021 ? Liste ô combien non exhaustive…

      Je me fais rarement des illusions sur la bonne foi ; surtout des puissances planétaires.

      Le problème, cette foi, c’est que nous sommes sommés à prendre position sous des prétextes « moraux » qui ne résistent pas à l’analyse.

      Au point de participer à la destruction de notre économie (sanctions à double tranchant) ; voire devenir cobelligérants car Zelensky l’avait demandé, ce qui pourrait, c’est SERIEUX, être bien plus grave.

      Nous avait-on demandé sanctions et cobelligérance en Géorgie ou en Tchétchénie ? L’aurait-on accepté ? NON ! 


    • I.A. 29 juin 11:19

      @bernard29

      Il se trouve que ce n’est ni tout noir ni tout blanc, nanard.

      Les États-Unis ressemblent clairement à « une jolie vache déguisée en fleur », et la Russie à « une jolie fleur dans une peau de vache »... En tout cas aucun des deux n’est tout blanc.

      Quoiqu’il en soit, si je devais choisir, ça ne serait pas les cowboys.


    • Kalman SCHNUR 29 juin 11:34

      @I.A.
      Certes.
      Deux détails :
      -Perso j’évite désormais de dire « noir » et « blanc » ; cela passe pour être racialiste sinon raciste. Woke est passé par là. Je dis « bien » et « mal ». 
      -Les cowboys ne sont plus crédibles depuis longtemps. MAIS les évolutions récentes aux USA incitent à la plus grande méfiance. On ignore ce que ce machin est en train de devenir. 


    • Zolko Zolko 29 juin 13:22

      @bernard29

      Et pour la Géorgie [...] vous avez aussi des documents prouvant la perfidie des USA et la bonne foi du Kremlin ?

       
      c’est pas Saakachvili qui avait été recherché pour des crimes de guerres ou détournement de fonds, qui s’est réfugié aux USA, qui eut la nationalité Ukrainienne en 2014, qui fut maire ou ministre Ukrainien, et que les Ukrainiens refusent d’extrader ?
       
      C’est le genre de documents que vous cherchez ?

    • Parrhesia Parrhesia 29 juin 13:24

      @Kalman SCHNUR
      Woke et ses instigateurs écrabouilleront les expressions « bien » et « mal » avec la même efficacité qu’il ont déjà écrabouillé « noir » et « blanc ».
      Cette concession dialectique supplémentaire ne constituera donc qu’un recul culturel supplémentaire.
      Or, de concession en concession, de recul en recul, dans tous les domaines, nous arrivons maintenant à une situation dans laquelle il devient de plus en plus difficile pour « l’intelligentsia »(? !?) populaire mondialiste de dissimuler la cause réelle et profonde de cette situation.
      C’est une erreur dramatique que de vouloir imputer cette cause réelle, profonde, aux seuls U.S.A., ou à la seule Russie ; ni même à la dualité antagoniste russo-américaine. 
      La cause réelle et profonde de la situation actuelle, c’est l’ensemble constitué par le mondialisme et sa vassale principale, la contre-europe emmondialistée ; ces deux-là considérés en tant qu’instigateurs et sujet-vedette du capitalisme financiarisé.
      L’ennui, c’est que le mondialisme, ou pour d’autres, le globalisme, sont moins faciles à situer géographiquement que les « States » ou la Russie.

      Deux choses encore.

      1. Si le communisme stalinien est bien mort, son rêve insensé est toujours vivant dans quelques esprits utopiques.
      2.  Il n’est toujours pas avéré que Poutine soit un esprit utopique.

    • titi titi 29 juin 23:32

      @Kalman SCHNUR

      « voire devenir cobélligérant ».

      Cette notion elle n’existe que dans la propagande russe.

      En Corée, ou au Vietnam, l’URSS a fourni des armes aux communistes, a envoyé des instructeurs, et même des pilotes russes ont mené des attaques aériennes, et jamais il n’a été question de cobélligérance.

      De plus pour être belligérant il faut une guerre.
      Or il n’y a pas de guerre : c’est Poutine qui l’a dit.... c’est juste une opération spéciale.


  • Attila Attila 29 juin 11:40

    La journaliste canadienne Eva Bartlett, qui a fait du bon boulot en Syrie, remarque qu’il y a également des similitudes entre la Syrie et l’Ukraine :

    « Dans un entretien à SANA, Bartlett, qui travaillait comme correspondante de guerre en Syrie et elle est aujourd’hui au Donbass pour couvrir l’opération militaire spéciale, a mis l’accent sur la similitude entre les pratiques de désinformation politique et médiatique faites par les États-Unis et leurs alliés pendant la crise en Syrie et ce qui se passe actuellement en Ukraine.

    « Les médias occidentaux participent aux crimes commis à l’encontre des civils en Ukraine comme ils avaient fait en Syrie, en mentant et dissimulant les faits », a-t-elle fait savoir.

    Et Bartlett de poursuivre : « Les scènes montrant des civils ukrainiens accueillant les forces russes ressemblent à ce que le monde avait vu en Syrie quand l’armée arabe syrienne y était entrée pour libérer les zones de déploiement des terroristes ».

    De Syrie jusqu’à l’Ukraine, les médias occidentaux pratiquent le même mensonge

    .


  • titi titi 29 juin 23:25

    @L’auteur

    Vous ressassez les poncifs agoravoxiens : les USA ils sont méchants !

    Bah si les russes ne voulaient pas être victimes de désinformation, il leur suffisait de ne pas envahir l’Ukraine.

    Tout simplement.


    • Kalman SCHNUR 30 juin 00:06

      @titi

      Il suffisait aux américains (tout simplement…) de ne pas, sous des prétextes fallacieux et des raisons inavouables :

      • Envahir l’Irak (aux antipodes de chez eux) en 2003.
      • Envahir l’Afghanistan (aux antipodes de chez eux) en 2001.
      • Envahir le Vietnam (aux antipodes de chez eux), pendant quinze ans en commettant tous les crimes de guerre possibles et imaginables.
      • Utiliser des bombes atomiques contre des villes japonaises en 1945, tuant des centaines de milliers de civils, notamment vieillards, femmes et enfants puisque les hommes étaient à la guerre.
      • S’immiscer, moyennant CIA et Marines, dans tout ce qui bouge en Amérique latine pendant deux siècles ; et pas qu’au Cuba (doctrine Monroe etc…).
      • Pousser les moudjahidines afghans dès 1979.
      • Pousser l’Ukraine au moins à partir de 2014 et surtout le 10 novembre 2021.
      • Laisser faire au Yémen et ailleurs.

      J’en passe et des masses.

      Ils n’ont JAMAIS gagné quoi que ce soit militairement depuis 1945 et maintenant ils nous transforment en cobelligérants. On paiera l’addition ; elle pourrait être définitive.

      Et vu ce que ce pays est en train de devenir, on devrait prendre nos distances d’urgence. MAIS c’est le contraire de ce qu’on fait.


  • Attila Attila 30 juin 00:01

    @Kalman SCHNUR

    « Quelle est donc la VRAIE finalité américaine ? »

    Elle a clairement et officiellement été annoncée en 1992 après la chute du bloc soviétique :

    Empêcher l’émergence d’un nouveau rival, aussi bien sur le plan régional que mondial.

    L’émergence de la Chine et la renaissance de la Russie après l’effondrement des années 1990 font de ces deux pays des rivaux aux yeux des dirigeants des États-Unis. C’est pour cela qu’ils attaquent la Russie d’abord, puis la Chine.

    Mais ces deux pays ont très bien compris la manœuvre et se sont alliés contre l’agression des États-Unis :

    « Certains acteurs qui ne représentent qu’une minorité à l’échelle internationale continuent de prôner des approches unilatérales pour résoudre les problèmes internationaux et de recourir à la force ; ils s’immiscent dans les affaires intérieures d’autres États, portent atteinte à leurs droits et intérêts légitimes, et incitent aux contradictions, différends et affrontements, entravant ainsi le développement et le progrès de l’humanité, contre l’opposition de la communauté internationale. »

    Déclaration conjointe russo-chinoise du 4 février 2022

    .


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