samedi 12 septembre 2015 - par Le Cri des Peuples

Interview de Vladimir Poutine : Economie, Ukraine, Crise des réfugiés, Syrie, Terrorisme...

Le 4 septembre 2015 

 Source : en.kremlin.ru 

 Traduit par Diane, relu par jj pour Le Saker francophone

« Cette crise était totalement prévisible. Si vous vous souvenez, ou si vous recherchez dans vos archives, nous en Russie, et votre serviteur en particulier, avons dit il y a quelques années que nous nous trouverons dans des problèmes à large échelle si nos soi-disant partenaires occidentaux poursuivent leur politique étrangère malencontreuse, comme je l’ai toujours répété, en particulier dans les régions musulmanes, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord – la politique qu’ils mènent encore actuellement.

Quelle est cette politique ? Celle d’imposer leurs normes sans prendre en considération l’histoire, la religion, la culture ou les caractéristiques nationales de ces régions. C’est, d’abord, la politique menée par nos partenaires américains ; l’Europe suit aveuglément leur exemple, respectant ses engagements avec ses prétendus alliés, puis en paie le prix. » Vladimir Poutine

 

Président de la Russie, Vladimir Poutine : Bonjour. Allez-y, s’il vous plaît.

Question  : Considérant le Forum économique de l’Est d’aujourd’hui, pensez-vous qu’il a été un succès en révélant quelques zones de croissance ? Quel genre de perspectives voyez-vous s’ouvrir pour la région ?

Vladimir Poutine  : Cette région a un énorme potentiel et donc il y a toujours eu des zones de croissance et de développement ici. Notre tâche, cependant, n’est pas simplement de trouver des lieux de croissance individuels, mais d’établir en général un climat favorable et un bon environnement pour les affaires afin de développer l’économie de l’Extrême-Orient et le secteur social. Les gens ici sont très talentueux, énergiques et actifs, et nous devons simplement leur offrir des conditions favorables.

L’événement d’aujourd’hui, le Forum économique de l’Est, est un pas dans cette direction. Mais il est plus important de remarquer ce que nous avons fait ces derniers temps, discuter du développement de l’Extrême-Orient et prendre les décisions dont j’ai parlé au forum. Comme je l’ai expliqué, cela comprend des zones prioritaires de développement, des taux d’emprunt préférentiels, le port franc de Vladivostok et toute une série d’autres mesures de soutien.

Nous espérons vraiment que cela portera ses fruits, mais à juger au nombre de contrats et d’accords signés ici pendant le forum, nous pouvons dire que ces mesures semblent fonctionner. J’espère beaucoup que nous commencerons à voir des résultats tangibles très bientôt.

Question  : Monsieur le Président, ce voyage vous a emmené à Chita, ville russe à la frontière chinoise et mongole, et en Chine, où l’événement principal était la célébration de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comment décririez-vous la situation avec les résultats [de la Seconde Guerre mondiale] à la lumière de vos contacts avec vos collègues, avec des anciens combattants et d’autres ? Le sens et la signification de ces rendez-vous ont-ils été dilués et érodés ?

Vladimir Poutine : Je pense que nous sommes tous témoins de tentatives d’éroder l’importance de la Seconde Guerre mondiale et de ses événements et, c’est triste, cela existe en Europe et aussi en Asie, où nous pouvons voir des tendances similaires. Il est donc très important pour chacun qui a combattu le nazisme et le militarisme de maintenir, dans la conscience de l’humanité, la véritable signification de ce qui s’est passé dans la lutte contre le nazisme et le militarisme.

Je pense qu’en organisant des événements à une échelle aussi importante pour marquer cet anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, nos amis chinois vont précisément dans cette direction, et maintiennent au sein de leur population une compréhension correcte de la signification de la lutte contre ces choses. Le sens véritable est seulement de s’assurer que cela ne se reproduise plus jamais dans l’histoire de l’humanité.

Pour notre part, nous continuerons à faire tout ce que nous pouvons pour assurer que la vérité sur la Grande Guerre patriotique, la vérité sur ceux qui ont combattu pour notre indépendance et notre liberté et ont apporté la liberté aux peuples d’Europe ne resteront pas seulement dans nos mémoires, mais dans les cœurs de notre peuple et aussi des peuples d’autres pays.

La Chine a organisé des événements à grande échelle, et nous avons senti que non seulement les dirigeants chinois, mais aussi les gens, chérissent profondément et préservent la mémoire de ce que leurs ancêtres ont fait pour libérer leur pays.

Question  : Dans votre discours, plus tôt, vous n’avez pas donné une évaluation de la situation économique en Russie. Nous voyons cependant que le rouble continue à baisser quand les prix du pétrole chutent. Quelles sont votre évaluation et vos prévisions, et prévoyez-vous de nouvelles mesures pour stabiliser le marché ?

Vladimir Poutine  : Ce travail se fait publiquement. Le gouvernement le mène publiquement et je me réunis régulièrement avec les membres du gouvernement responsables de l’économie. J’ai eu tout récemment une discussion précise sur toutes ces questions avec le Premier ministre, à Sotchi.

Le gouvernement a un paquet de mesures et de propositions sur ce qu’il faut faire dans ce genre de situation et comment s’y prendre. Ce n’est pas un genre de situation extraordinaire pour nous. Nous en avons aussi traversé une semblable en 2008-2009, et aussi quelques années auparavant. Nos mesures pour soutenir l’économie et les affaires sont connues et prêtes. La seule question est de savoir quels instruments utiliser et dans quelle mesure.

Comme je l’ai dit au forum tout à l’heure, notre ligne générale est que nous ne voulons pas simplement brûler nos réserves ou n’utiliser que de l’argent du budget pour soutenir des secteurs industriels ou des entreprises individuelles. Notre ligne générale vise à élargir la liberté des entreprises, à libérer notre système économique des tracasseries administratives et à améliorer le système de prise de décision et le climat des affaires. C’est notre ligne générale de développement et notre politique dans ce cas particulier.

En général, dans une situation de crise, la meilleure réponse est toujours de donner plus de liberté aux affaires. C’est la direction dans laquelle nous allons nous engager, mais en même temps, cela n’évitera pas des mesures ciblées de soutien pour des secteurs industriels spécifiques, le marché du travail et le secteur social. Comme je l’ai dit, nous procéderons très soigneusement, en fonction des demandes du marché. La Banque centrale réagit tout à fait efficacement.

Quant à la volatilité des prix des ressources énergétiques, nos biens d’exportation traditionnels, oui, cela arrive, mais c’est hors de notre contrôle. Cela dépend de processus qui se développent dans l’économie mondiale dans son ensemble et sur les marchés asiatiques. J’ai aussi discuté de cette question avec nos amis chinois et nous ne voyons rien de dramatique dans cette situation.

Je pense que ces ajustements du marché n’étaient pas inattendus. Bien sûr, ils ont un impact sur les prix de l’énergie, mais cela n’épuise pas toute la question. C’est aussi une question d’excédents de production d’énergie et d’entrée de nouveaux joueurs dotés de réserves considérables sur le marché mondial, y compris les arrivées prévues, comme l’Iran.

Je pense que tout cela est un processus naturel. L’économie mondiale, y compris le secteur énergétique, doit suivre son développement naturel et être dans son état normal, et ne pas être mise sous pression par des facteurs externes ou politiques. Je suis sûr que tout cela reprendra une tournure totalement normale et naturelle. Je pense que l’économie de la Russie s’est déjà plus ou moins adaptée à la situation. Il reste quelques aspects qu’il faut travailler, évidemment, le gouvernement et la communauté des affaires, et nous le ferons.

Je pense qu’il est parfaitement justifié que le gouvernement ajuste cette situation avec son budget annuel, parce que dans ces conditions, il est plus difficile ou même impossible de prédire exactement comment les marchés mondiaux se comporteront et comment cela affectera les recettes budgétaires fédérales et régionales.

Le gouvernement continuera à établir des objectifs chiffrés pour les années suivantes, la deuxième et la troisième année, et continuera à faire ses prévisions, dont nous tiendrons compte, mais dans ces conditions, essayer de prédire plus ou moins précisément ce qui va se passer et comment nous devrions répondre n’est possible qu’une année à l’avance.

Je pense que le gouvernement prend la bonne décision en établissant un budget pour un an seulement et je demanderai au Parlement de soutenir cette approche. Quant à nos engagements sociaux, nous ferons tout le nécessaire pour assurer qu’ils soient tenus.

Question  : Au sujet de l’Ukraine, nous connaissons les événements qui ont eu lieu hier à la Verkhovna Rada à Kiev, où des agents des forces de sécurité ont été tués et des manifestants ont affronté la police. Cela s’est passé alors que le Parlement votait des amendements à la Constitution. Comment évaluez-vous ces événements et quel est votre pronostic ?

Vladimir Poutine : Je vous rappelle que conformément aux Accords de Minsk des amendements devaient être introduits dans la Constitution ukrainienne, mais que cela devait être fait par la discussion, le dialogue et la coordination avec la région de Donbass et les Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk, qui ne sont pas reconnues. Malheureusement, les autorités de Kiev ne prennent aucune de ces mesures aujourd’hui et il n’y a ni dialogue ni coordination sur les amendements à la Constitution de l’Ukraine. C’est un principe très important.

Si nous parlons de la mise en œuvre des Accords de Minsk, permettez-moi de vous rappeler que les amendements à la Constitution doivent être discutés et convenus avec la région du Donbass, pour commencer, et ensuite, que la loi sur les élections du gouvernement local doivent aussi être définies avec la région du Donbass. Troisièmement, une loi d’amnistie est censée être adoptée, mais cela n’a pas eu lieu, et une loi sur le statut spécial de ces régions est censée entrer en vigueur. Cette loi a été adoptée, mais son entrée en vigueur a été reportée. Ce sont là quatre conditions de base pour un règlement politique que nos collègues de Kiev n’ont pas mis en œuvre, malheureusement. Elles ne sont tout simplement pas appliquées.

Quant aux événements tragiques qui ont eu lieu, je pense que ce n’est pas lié aux amendements à la Constitution, parce que tout ce qui est proposé aujourd’hui comme amendement est de nature purement déclarative et ne change fondamentalement rien à la manière dont le pouvoir d’État en Ukraine est organisé.

Je n’entrerai pas dans les détails maintenant. Vous pouvez parler avec les spécialistes. Tout cela est assez clair pour voir ce qu’il en est. Simplement, ce que nous voyons aujourd’hui est le prochain round de la confrontation politique en Ukraine, et les amendements à la Constitution sont uniquement utilisés comme prétexte pour intensifier la lutte politique pour le pouvoir.

Question  : Que pensez-vous qu’il va se passer à partir de là ?

Vladimir Poutine : Cela ne dépendra pas de nous mais de l’Ukraine elle-même, du peuple ukrainien et du temps pendant lequel ils sont encore prêts à endurer ce chaos.

J’ai déjà dit que le fait que l’Ukraine a été placée sous une gouvernance extérieure et que des étrangers tiennent tous les postes clés dans le gouvernement, et maintenant dans les régions clés aussi, est, à mon avis, une insulte au peuple ukrainien.

N’y a-t-il réellement pas de dirigeants décents, honnêtes et compétents en Ukraine ? Bien sûr qu’il y en a. Je répète : cela ne dépend pas de nous. La manière dont les événements évoluent en Ukraine dépend de l’Ukraine elle-même et du peuple ukrainien.

Question  : Ces derniers jours, la crise des réfugiés a atteint un stade critique en Europe. La situation est très tendue. Quelle est votre évaluation de cette situation, pourquoi pensez-vous que cela arrive ? Que pensez-vous qu’il va se passer ensuite ?

Vladimir Poutine : Nous en avons parlé en de nombreuses occasions il y a longtemps. Je crois que cette crise était totalement prévisible. Si vous vous souvenez, ou si vous recherchez dans vos archives, nous en Russie, et votre serviteur en particulier, avons dit il y a quelques années que nous nous trouverons dans des problèmes à large échelle si nos soi-disant partenaires occidentaux poursuivent leur politique étrangère malencontreuse, comme je l’ai toujours répété, en particulier dans les régions musulmanes, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord – la politique qu’ils mènent encore actuellement.

Quelle est cette politique ? Celle d’imposer leurs normes sans prendre en considération l’histoire, la religion, la culture ou les caractéristiques nationales de ces régions. C’est, d’abord, la politique menée par nos partenaires américains ; l’Europe suit aveuglément leur exemple, respectant ses engagements avec ses prétendus alliés, puis en paie le prix.

Je suis surpris de voir certains médias américains critiquer l’Europe pour son attitude excessivement dure, comme ils disent, à l’égard des migrants. Mais les États-Unis ne doivent pas faire face à un tel flux de migrants, tandis que l’Europe, après avoir suivi si aveuglément les instructions de l’Amérique, porte maintenant le fardeau de la crise.

Je ne dis pas cela pour dire combien nous sommes intelligents et combien myopes se sont révélés nos partenaires, ni pour provoquer personne ; nous devons simplement voir quoi faire ensuite. Qu’est-ce c’est ? La réponse est très simple.

Tout d’abord, ensemble, et je voudrais souligner ce mot, ensemble, nous devons combattre le terrorisme et l’extrémisme en tout genre, et prioritairement dans les pays à problèmes, pour résoudre cette question – sans cela tout futur progrès est impossible. Comment pouvons-nous faire un quelconque progrès dans des régions contrôlées par État islamique ? C’est impossible, les gens fuient ces régions, ils tuent des centaines de milliers de gens, font exploser des monuments culturels, brûlent des gens vifs ou les noient, coupent les têtes de personnes vivantes. Comment quelqu’un peut-il vivre là ? Évidemment, les gens s’enfuient.

Premièrement, nous devons lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme ensemble.

Deuxièmement, nous devons rétablir l’économie de ces pays et leurs sphères sociales. C’est seulement en manifestant du respect pour l’histoire, les traditions et la religion de ces peuples et de ces pays que nous pourrons rétablir leur souveraineté et leur fournir un soutien économique et politique à large échelle.

Si nous unissons nos efforts dans toutes ces régions, nous aurons des résultats positifs. Si nous agissons séparément et continuons à discuter entre nous sur certains principes et procédures quasi-démocratiques dans certains territoires, cela va nous jeter dans une impasse plus grande. Je place cependant mes espoirs dans un développement positif et dans des efforts conjugués avec tous nos partenaires.

Question  : Monsieur le Président, j’aimerais clarifier quelque chose à propos d’État islamique, parce que la Russie a parlé de la nécessité de créer une coalition politique, et les États-Unis ont exhorté à la même chose. Il n’y a pas d’accord sur la Syrie, par exemple, et ainsi de suite. Comment voyez-vous la création d’une telle coalition ?

Vladimir Poutine  : Nous prenons des mesures précises, et nous le faisons publiquement. Si vous voulez connaître les détails, je peux expliquer encore une fois. C’est vrai que nous voulons créer une coalition internationale pour combattre le terrorisme et l’extrémisme. Avec cet objectif en vue, nous tenons des consultations avec nos partenaires américains, j’en ai discuté personnellement au téléphone avec le président des États-Unis, M. Obama, et j’ai aussi discuté avec le président de la Turquie, les dirigeants d’Arabie saoudite, avec le roi de Jordanie, le président égyptien et d’autres partenaires. Nos agences militaires sont en contact étroit, et tout récemment les chefs des états-majors des pays voisins de ces conflits se sont rencontrés à Moscou.

Nous poursuivons nos efforts politiques afin de créer une certaine coalition. S’il est impossible aujourd’hui d’organiser le travail en commun directement sur le champ de bataille, pour ainsi dire, incluant tous les pays intéressés à combattre le terrorisme, nous parviendrons au moins à une certaine coordination entre eux. Nos premiers pas montre que cela semble généralement possible.

Nous savons qu’il y a des positions différentes sur les développements en Syrie. Incidemment, les gens ne fuient pas le régime de Bachar al-Assad – ils fuient État islamique, qui a occupé de vastes territoires en Syrie et en Irak, où il commet des atrocités. C’est ce que les gens fuient. Nous comprenons toutefois qu’un changement politique est aussi nécessaire. Nous travaillons aussi avec nos partenaires en Syrie.

Il y a une compréhension globale que de tels efforts communs pour lutter contre le terrorisme doivent aller de pair avec certains processus politiques en Syrie. Le président syrien est aussi d’accord avec ça, y compris, par exemple, organiser des élections parlementaires anticipées et établir des liens avec ce qu’on appelle l’opposition saine et l’impliquer dans la gestion du pays. C’est principalement une question de développement interne de la Syrie. Nous n’imposons rien, mais nous sommes prêts à aider dans un dialogue interne à la Syrie.

Question  : Monsieur le Président, seulement pour clarifier les choses : la Russie est-elle prête à participer à une opération militaire si la coalition prend forme ? En particulier puisque nous avons une certaine responsabilité morale – il y a des Russes dans la région occupée par État islamique. Certains médias disent déjà que notre aviation est déployée dans la région.

Vladimir Poutine : Vous savez, c’est une question distincte et nous verrons ce qui se passe. Disons, l’aviation américaine lance certaines attaques. Jusqu’ici, son efficacité n’a pas été très élevée, mais il est trop tôt pour dire ce que nous sommes prêts à faire. Nous fournissons cependant de toute façon un soutien significatif à la Syrie, en équipements et armements et en formation du personnel.

Nous avons signé des contrats importants avec la Syrie il y a 5 ou 7 ans, et nous nous y conformons totalement. Par conséquent, nous considérons divers scénarios, mais pour le moment, ce dont vous avez parlé n’est pas à l’ordre du jour. Toutefois, nous poursuivrons nos consultations avec nos amis en Syrie et avec les pays de la région. Je vous ai déjà dit que nous échangeons avec eux sur cette question et avec les parties avec lesquelles nous dialoguons.

Merci beaucoup.

 

Voir la dernière publication de Sayed Hasan : Les marchands de soupe de la mafia laïque française

 



114 réactions


  • lmcal140 13 septembre 2015 15:57

    Voila que ce coquin d’Erdogan veut transférer aussi des terroristes - égorgeurs en Ukraine.
    Ce n’est pas gentil.  :

     

    L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie
    par Thierry Meyssan

    Alors que les États-Unis et l’Iran viennent de signer un accord de paix au Proche-Orient, la Turquie et l’Ukraine ont trouvé un débouché pour les jihadistes de Syrie et d’Irak : combattre la Russie en Crimée.

    Les Tatars vivent en Russie, au Tatarstan et en Crimée où ils sont 250 000, et plus encore en Turquie où ils sont 5 millions.

    Cependant, durant la Seconde Guerre mondiale, les Tatars de Crimée se rallièrent au fascisme et soutinrent les troupes nazies contre les Russes. Ils furent placés sous l’autorité de Gerhart von Mende au sein de l’Ostministerium. En conséquence de quoi, ils furent largement déportés par le gouvernement de Staline et dispersés en Union soviétique. Après des années d’exil, ils furent autorisés à renter en Crimée.

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la CIA récupéra les musulmans qui travaillaient pour le Reich et avaient réussi à s’enfuir. Ils furent incorporés à l’AmComLib, c’est-à-dire l’American Committee for the Liberation of the Peoples of Russia qui diffusait sa propagande par Radio Liberty. Ultérieurement, la station fusionna avec Radio Free Europe.


    Durant toute la Guerre froide, la CIA utilisa de nombreux agents tatars pour saboter l’économie de l’Union soviétique. Dans les années 50, la CIA créa une mosquée en Allemagne pour servir de base arrière à l’opération. Puis, elle confia la direction de cette mosquée à Saïd Ramadan et aux Frères musulmans.

    C’est le thème de l’enquête de Ian Johnson, Une Mosquée à Munich. [1]


    Dans les années 60, les Tatars antisoviétiques se regroupèrent derrière Moustafa Djemilev, connu sous le nom de turc de Moustafa Abdülcemil Cemiloğlu. Au sein de l’Union de la Jeunesse des Tatars de Crimée. En 1969, il rejoignit le groupe d’Andreï Sakharov ce qui lui donna la réputation usurpée d’être hostile à la violence. Condamné sept fois pour ses liens avec la CIA, il fut emprisonné durant 10 ans au total, puis autorisé par Mikhaïl Gorbatchev à rentrer en Crimée.

    En 2004, il participe à la « révolution orange », organisée par la CIA sur les conseils de Gene Sharp. Il devient député des Tatars au Parlement ukrainien.

    Le 8 mai 2007, anniversaire de la défaite nazie, son organisation participe au Congrès constitutif du Front anti-impérialiste, réuni par la CIA à Ternopol (ouest de l’Ukraine). Toutes les organisations nazies et islamistes d’Europe y participent. Dokou Oumarov, l’émir du Caucase et président de l’Émirat islamique d’Itchkérie (la Tchétchénie), ne peut s’y rendre, mais y fait lire une lettre d’accueil et de soutien. Le Front élit comme président le nazi Dmytro Yarosh, qui jouera un rôle central lors du coup d’Etat et deviendra le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale d’Ukraine.

    En 2013, Moustafa Djemilev mène campagne contre la reconnaissance du génocide arménien et menace l’État des pires représailles s’il atteint ainsi à l’honneur de la Turquie.

    Lors du coup d’État de la place Maidan, fin 2013-début 2014, il soutient le gouvernement putschiste. De jeunes Tatars, partis faire le jihad en Syrie, sont rapidement acheminés à Kiev par les services secrets turcs pour assurer l’ordre sur la place aux côtés des groupes nazis.

    Il rejoint le bloc de Ioulia Tymochenko et s’oppose au référendum de rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie. Il donne une conférence de presse commune avec Ahmet Davutoğlu, à Ankara, pour appeler à son boycott.

    Le 14 mars, il est reçu par le Conseil atlantique au siège de l’Otan à Bruxelles.


    Le 3 juin 2014, à l’occasion d’un voyage du président Obama en Pologne, il reçoit du gouvernement polonais le prix de Solidarność, d’une valeur d’1 million d’euros. La récompense lui est remise par le président polonais Bronisław Komorowski, en présence de John Kerry, du président ukrainien Petro Porochenko et du vice-Premier ministre turc Bülent Arınç.


    Le 1er août 2015, il préside le Congrès mondial des Tatars à Ankara. À ses côtés se trouvaient aussi bien le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, que le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmuş.


    Plus de 700 personnes représentant près de 200 organisations y participaient.

    À l’issue du Congrès, Moustafa Djemilev a annoncé la création d’une Brigade musulmane internationale pour reprendre la Crimée. Elle sera basée à Kherson, où se trouve déjà un gouvernement provisoire de Crimée en exil, et comprendra des volontaires du Tatarstan et de Tchétchénie (Russie), d’Ouzbekistan, d’Azerbaidjan, et de Meskhétie (Géorgie).

    Enfin, M. Djemilev et son adjoint Refat Abdurakhmanovich Choubarov —en turc Refat Abdurahmanoğlu Çubarov— ont été reçus par le président Erdoğan.



    L’histoire ne dit pas si Recep Tayyip Erdoğan a l’intention d’attribuer à cette Brigade des combattants actuels de Daesh ou s’il y affectera de nouveaux venus. Ce qui est sûr, c’est qu’une Brigade internationale n’est pas là pour défendre les droits des Tatars de Crimée, mais pour attaquer la Russie sous ce prétexte bancale.

    Plus que jamais, M. Erdoğan s’affirme comme superviseur du terrorisme islamiste mondial.

     



    • elpepe elpepe 13 septembre 2015 17:47

      @lmcal140
      merci pour cette information
      Donc l OTAN, europe et nos gouvernements (Francais inclus) savaient qu ils supportaient des groupes nazzis, mais pour EI en Ukraine cela est nouveau pour moi,
      On comprend mieux pourquoi OTAN et Francais soutenais activement Daesh durant ces 2 dernieres annees, tout en faisant semblant de les combattre. On comprend mieux le fait que l occidant apres avoir combattu activement DAESH leur a permis de s ettendre considerablement, cherchez la contradiction ?
      http://www.thedailybeast.com/articles/2015/04/22/the-pentagon-s-isis-map-is-so-wrong.html

      On comprend mieux pourquoi ces memes gouvernements (hollande, merkel et cameron) aujourd hui veulent se racheter une virginite et bonne conscience en promouvant cette immigration massive,

      Cette dernier compromettant gravement notre securite et equilibre deja tres fragile de notre tissu social.

      Preuve le gouvernement a compris qu il etait urgent de desarmer les banlieux, ces dernieres pouvant servir d armurerie aux centaines de nouveaux terroristes qui ne manqueront pas d arriver sur notre territoire
      http://francais.rt.com/france/6804-plan-extremement-offensif-pour-lutter

      l histoire jugera
      exemple de media qui participe au chaos grandement et volontairement
      http://blogs.mediapart.fr/blog/cedric-mas/030915/drame-des-refugies-syriens-tous-responsables


    • Croa Croa 14 septembre 2015 00:44

      À elpepe
      Médiapart fait parti des médias autorisés. Il n’est guerre plus fiable que les TF1 et consorts ! (J’ai l’ai essayé mais il y a belle lurette que je ne suis plus abonné.)


  • elpepe elpepe 13 septembre 2015 16:41

    http://www.bvoltaire.fr/thierry-thodinor/refugies-terrorisme-post-democratie,205552

    On ne pourra pas dire que l on ne savait pas ainsi que nos gouvernements, qd les attentats vont pleuvoir sur nos democraties
    J anticipe malheuresement une vague de contestation massive qui va destabiliser nos gouvernements deja bien mis a mal par la crise economique que leur lachete et malhonnetete entretient depuis plus de 20 ans (achat d electorat avec notre argent)
    On ne peut se rejouir de cela, car deja il y aura des centaines de victimes innocentes, et aussi nos democraties vont etre mises serieusement a mal
    Alors les complotistes du site AV semblent etre des biens meilleurs democrates compares a toute cette engeance politique de malheur


  • lmcal140 13 septembre 2015 18:09

    Voila que les terroristes de l’EI placent des bombes dans des mosquées. Ce sont des actes terroristes selon les lois syriennes.  Heureusement, la Résistance libanaise (Hezbollah) forme
    de plus en plus de militaires (du gouvernement syrien) a la lutte urbaine.

    De source Iranienne :

    Les forces de l’armée syrienne continuent de poursuivre leurs efforts, pour instaurer la sérénité et la sécurité, à travers la Syrie. Les forces de l’armée syrienne et les combattants de la Résistance libanaise, dans l’Ouest de Zabadani, dans la province de Rif de Damas, dans le Sud de la Syrie, sont en train d’avancer vers le centre de cette ville.
    Ces forces ont, également, repris aux terroristes la mosquée Al-Jassar, avant de désamorcer les bombes, posées par ces derniers.
    Les forces de la Résistance libanaise ont pris le contrôle des bâtiments, aux alentours de cette mosquée, tuant nombre de terroristes.
    Après des affrontements avec les groupes terroristes, l’armée syrienne a pris le contrôle de 5 immeubles résidentiels, dans l’Est de Darya, dans la province de Rif de Damas, dans le Sud de ce pays.
    A Homs, dans le centre de la Syrie, les forces de l’armée syrienne ont pris pour cible la base de Daech, dans la localité d’Al-Doura, dans la banlieue de Tadmor.
    A Lattaquié, dans l’Ouest de ce pays, lors des opérations de l’armée, dans la banlieue Nord, 29 terroristes ont été tués.


  • lmcal140 13 septembre 2015 18:19
    Bien, j’avais aussi un doute quant aux motivations des USA contre l’EI. Les commandants alliés confirment que les USA

    n’autorisent pas les frappes aériennes. Cela est suspect.



    DE source russe :
    Moscou a des doutes sur les vrais objectifs de la coalition anti-EI
    Les Etats-Unis savent où se trouvent les positions des djihadistes de l’Etat islamique (EI), mais ne donnent pas toujours l’ordre de les frapper, selon le chef de la diplomatie russe.

     
    Moscou a l’impression que ses partenaires américains ont créé leur coalition anti-EI sans plan réfléchi, voire que cette coalition avait dès le départ des objectifs autres que ceux invoqués, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. 

    "L’analyse des frappes effectuées par l’aviation des pays faisant partie de la coalition dirigée par les Etats-Unis donne une étrange impression. On a parfois la sensation qu’outre l’objectif déclaré, la lutte contre l’EI, il y a quelque chose d’autre dans les tâches de cette coalition", a déclaré M.Lavrov.

    Et d’ajouter que Moscou disposait de certaines informations selon lesquelles bien que les Américains connaissent l’emplacement exact des positions de l’EI, ils ne donnent pas toujours l’ordre de les frapper. 

    "Certains de nos collègues des pays faisant partie de la coalition disent avoir parfois des informations précises sur les positions de l’EI, alors que le commandant de la coalition (naturellement, les Etats-Unis) ne donne pas son feu vert pour porter une frappe", a expliqué le chef de la diplomatie russe. 

    M.Lavrov s’est abstenu de toute conclusion, se contentant d’indiquer que de telles informations parvenaient à Moscou.


  • lmcal140 13 septembre 2015 21:21

    Très bonne analyse d’Emmanuel Lincot sur l’installation de la base militaire chinoise  smiley à Djibouti. 

    Ici : Stratpol - YouTube


  • lmcal140 13 septembre 2015 22:05
    L’Ukraine a été manipulé par nos ’’amis’’ a Washington. Washington a tout fait pour bloqué les tracés des gazoducs du sud (Turquie, Grece, Bulgare, etc...). Pendant ce temps, l’Allemagne joue bien ses cartes ; 2 autres conduites passeront au coté du tracé de Nord Stream.




    L’Europe de l’Est critique l’Occident à cause d’un accord avec Russie

     13.09.2015

    Plusieurs pays de l’Europe de l’Est ont vivement critiqué leurs voisins occidentaux pour leur intention de coopérer avec Moscou sur la construction d’un gazoduc contournant l’Ukraine.

    Les premiers ministres ukrainien et slovaque, Arseni Iatseniouk et Robert Fico, et le président polonais Andrzej Duda ont dénoncé la récente signature par des sociétés occidentales d’un accord sur la construction du gazoduc Nord Stream 2, rapporte l’agence Bloomberg.

    "Les pays de l’Europe orientale, qui risquent de perdre des milliards de dollars pour le transit de gaz naturel ont fustigé l’Europe occidentale pour avoir signé l’accord avec la Russie sur la pose d’un gazoduc qui va contourner l’Ukraine", indique l’agence.

    Le premier ministre Fico a notamment déclaré jeudi, au terme d’une rencontre avec M.Iatseniouk à Bratislava, que les dirigeants et les sociétés des pays occidentaux « trahissent » leurs voisins de l’Est.

    "Ils nous prennent pour des idiots. On ne peut pas discuter de la stabilisation de la situation pendant des mois, et ensuite, prendre une décision qui place l’Ukraine et la Slovaquie dans une position peu enviable", a-t-il déclaré.

    M.Iatseniouk a quant à lui qualifié le projet Nord Stream 2 d’anti-ukrainien et anti-européen, car selon lui, la construction du pipeline privera Kiev de la possibilité de transporter du gaz vers l’UE et lui fera perdre 2 milliards de dollars.

    Le président polonais Andrzej Duda estime pour sa part que ce projet gazier « néglige complètement » les intérêts de la Pologne et porte atteinte à l’unité européenne. 

    Le groupe gazier russe Gazprom a signé le 4 septembre un accord sur la mise en place d’une coentreprise internationale qui construira le gazoduc Nord Stream 2. Outre Gazprom (51%), la nouvelle coentreprise, New European Pipeline AG, réunit les allemands E.ON et BASF via sa filiale Wintershall, l’anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, l’autrichien OMV (10% chacun), ainsi que le français Engie (ex-GDF Suez, 9%).

    Le projet Nord Stream 2 prévoit la pose de deux nouvelles conduites d’une capacité totale de 55 milliards de m³ par an, reliant la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique.

    D’après Bloomberg, Nord Stream 2 sera mis en service d’ici 2019, date d’expiration de l’accord russo-ukrainien de transit de gaz.


  • elpepe elpepe 14 septembre 2015 02:47


    @bdpif

    http://www.agenceinfolibre.fr/info/nabil-antaki-temoigne-depuis-alep-de-la-situation-en-syrie/

    Tiens cretin des abruzzes les reponses que tu cherches espece de collabo,


    • Arthaud Arthaud 14 septembre 2015 05:21

      @elpepe

      Faut l’excuser Basdupif, faut le comprendre, soyez magnanime ..

      1) il est complètement jetlaggé, aux manettes jours et nuit, sa santé .. vous comprenez ?

      2) c’est un grand idéalisse, Basdupif, côté Dassault, Empire, Réclame, Industrie du sent-bon, Presse et Spectron

      3) Il en a des arguments Basdupif, il en a des très bons, jugez plutôt amis lecteurs ce qu’il écrit ici : 

      « Allez je te laisse cirer les pompes de ton chouchou, petit faf à petite bite. Moi, j’ai un travail propre, quand tu veux pour te tondre .... »

      Faut oser, faut être un vrai héros, sous pseudo .. avisé ..

      Si c’est pas de l’idéalisme ça .. si c’est pas être du côté de la morale absolue



  • agent ananas agent ananas 14 septembre 2015 04:22

    « Fuck the EU » ?
    Faut croire que les souhaits de la Nulle Land (la pineco de François No Land) se réalisent...


  • lmcal140 14 septembre 2015 15:45

    Pendant ce temps a Saint-Nazaire , France  : Valls tente de vendre les 2 Mistral aux Egyptiens...avec un financement Saoudien !

    Cependant il est plus probable que les indiens achètes....pour finalement louer les Mistrals aux russes. L’alimentation des Mistrals-russes est à 50 hertz....tout comme l’ensemble des équipements indiens. Le gouvernement indien pourrait possiblement en conserver un. 
    Toutes les huiles de ces Mistrals sont conçues 
    pour les grands froids arctiques.

    Selon Defense News
     :

    Mistral : les équipements russes resteront à bord si l’Egypte achète les navires 14.09.2015


    La Russie pourrait ne pas démonter ses équipements installés sur les Mistral non livrés par la France, si ces navires sont achetés par l’Egypte ou par l’Inde, rapporte Defense News.

    Moscou a fait savoir que les équipements russes installés sur les deux porte-hélicoptères de classe Mistral construits en France, mais non livrés à la Russie, pourraient rester à bord des navires si ces derniers sont vendus à l’Egypte, a annoncé un responsable français cité par le magazine en ligne Defense News.

    "La Russie pourrait accepter l’Inde et l’Egypte comme preneurs de ces équipements", Le Caire étant un candidat favori, a déclaré le responsable, précisant que les autorités russes l’avaient indiqué lors des négociations sur l’annulation du contrat avec la France.

    L’officiel français a également souligné que la décision de ne pas démonter les équipements installés à bord des navires en question témoignait du désir de Moscou d’entretenir des liens privilégiés avec l’Egypte dans le domaine militaire.

    Selon Defense News, en cas d’achat des Mistral russes par l’Egypte, la transaction serait financée par l’Arabie saoudite qui, faute de compétences nécessaires pour exploiter les bâtiments de cette classe, pense utiliser la Marine égyptienne comme « force navale proxy ».

    D’après le magazine en ligne, Moscou ne s’opposera pas non plus si l’Inde, un des principaux acheteurs d’armements russes, décide d’acquérir les porte-hélicoptères construits à Saint-Nazaire.

    Paris et Moscou ont convenu le 5 août dernier que la France rembourserait 949,7 millions d’euros dans le cadre de l’annulation du contrat prévoyant la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral aux forces navales russes.


  • D’une source militaire israélienne :



    IRIB- Selon le site Debka proche des milieux du renseignement de l’armée sioniste "la présence des forces terrestres, maritimes et aériennes russes en Syrie a crée un rempart

    qui protège non seulement Assad mais encore le Hezbollah d’une éventuelle offensive d’Israël. une étroite coopération entre les militaires russes et iraniens assure une survie sans précedente au régime syrien . Au regard de cette donne, l’armée israélienne a changé de tactique en Syrie et veut avoir une nouvelle évaluation quant à son choix des groupes armés qu’elle compte utiliser dans le sud syrien contre l’Iran et le Hezbollah« . Et Debka d’ajouter : » la flotte aérienne et maritime russe dans l’est de la Méditerranée est de loin la plus puissante. Israël n’a pas la capacité de faire militairement face à la Russie . cette confrontation n’a pas eu lieu depuis 4 décennies. La présence russe a rendu très risquée tout investissement étranger dans le secteur gazier d’Israël et fait perdre des milliards de dollars   Debka ajoute : " la Russie aurait demandé il y a quelques jours aux Etats Unis d’eviter toute demarche déclenchant une confrontation militaire.


  • PierreBoury PierreBoury 7 octobre 2015 15:19

    La Russie est mise à l’écart aujourd’hui à cause de l’Ukraine. Mais j’ai appris dans un reportage que des bases militaires américaines devaient être installés en Crimée. Est-ce vrai ? Est-ce que quelqu’un a lu une enquête indépendante sur le sujet de toute cette crise ?


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