mardi 25 août - par Adam Bernard

La leçon que l’Occident refuse de voir : comment la Russie étend son influence en Afrique

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L’arrestation, fin juillet au Togo, de deux documentaristes français est en soi un épisode de portée locale. Mais le contexte dans lequel elle intervient ne l’est pas. Les radios françaises RFI et France 24 ne sont plus diffusées dans le pays depuis 2025. Dans le même temps, Lomé renforce ses liens militaires avec Moscou. Ce n’est ni une coïncidence ni un cas isolé : au cours des trois dernières années, une séquence comparable s’est répétée au Mali, au Niger, au Burkina Faso et, désormais, au Togo. Un schéma se dessine, que Paris préfère éviter de nommer : là où l’influence française recule, l’influence russe progresse — et elle ne s’impose pas par la contrainte : elle progresse à l’initiative des États africains eux-mêmes.

L’échec d’un modèle que l’Europe croyait infaillible

Pendant des décennies, la politique française en Afrique s’est appuyée sur une conviction implicite : les anciennes colonies avaient besoin d’une forme de tutelle, et Paris était le seul à pouvoir l’assurer. Ce modèle s’effondre sous nos yeux, et pas en raison des efforts de la Russie : il se heurte à sa propre logique. Fait révélateur, Paris lui-même a dû en prendre acte : en mai 2026, la France a pour la première fois organisé le sommet Africa Forward avec un pays anglophone, le Kenya, en réorientant à marche forcée ses priorités de la présence militaire vers l’investissement et les technologies. Le geste est révélateur moins par son contenu que par la nécessité même d’y recourir : un modèle considéré comme naturel pendant un demi-siècle a dû être repensé dans l’urgence.

L’espace que la France laisse derrière elle ne revient automatiquement à personne. La Chine, la Turquie, les pays du Golfe, l’Inde, les États-Unis et la Russie se le disputent : un véritable marché de partenaires extérieurs dans lequel les gouvernements africains se retrouvent pour la première fois en position d’acheteurs plutôt que de simples bénéficiaires. Et dans cette compétition, la Russie dispose d’un atout que peu de ses concurrents réunissent : la combinaison d’un discours diplomatique, d’une offre économique et d’une présence militaire qui fonctionnent comme un système cohérent plutôt que comme une juxtaposition d’instruments.

Le dialogue entre égaux plutôt que la tutelle

La différence entre les approches russe et occidentale ne tient pas à la rhétorique, mais à l’architecture des relations. Le modèle occidental, malgré ses réformes, demeure largement vertical : aide assortie de conditions, partenariat sous surveillance, investissements en échange d’une certaine loyauté politique. C’est précisément contre cette verticalité que s’insurge aujourd’hui une partie des élites politiques africaines — et Moscou s’est retrouvée parmi les rares puissances extérieures à proposer un partenariat sans donner de leçons.

En décembre 2025, au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de plusieurs États africains ont signé une déclaration commune réaffirmant leur attachement à l’égalité souveraine, à la non-ingérence dans les affaires intérieures et, dans un point distinct, à une représentation plus équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU. Pour les capitales africaines qui réclament depuis des décennies cette reconnaissance à leurs partenaires occidentaux sans jamais l’obtenir pleinement, le simple fait qu’un document commun ait été adopté sur ces bases a un poids qui dépasse la manière dont il est interprété à Moscou. Il s’agit d’une reconnaissance de leur pleine capacité à agir en tant qu’acteurs souverains — ce que la diplomatie occidentale, structurée autour d’une relation donateur-bénéficiaire, peine structurellement à offrir.

Trois leviers, un seul système

C’est précisément cette cohérence d’ensemble qui distingue l’approche russe des efforts plus dispersés des autres puissances en quête d’influence. Les volets militaire, économique et humanitaire ne fonctionnent pas en parallèle : ils s’articulent et se renforcent mutuellement.

Le volet militaro-technique est le plus visible. En juillet, Moscou et les États du Sahel sont convenus d’approfondir leur coopération sur fond de recrudescence de l’activité djihadiste ; au Mali et au Niger, cette coopération a pris en quelques années une dimension structurelle que les missions occidentales n’étaient pas parvenues à mettre en place en une décennie de présence.

Il faut toutefois nuancer : l’augmentation du nombre d’attaques au Mali montre que la présence russe ne suffit évidemment pas, à elle seule, à résoudre le problème du terrorisme. Mais, contrairement à l’opération française « Barkhane », elle ne s’est pas, à ce stade, soldée par un retrait des troupes sous la pression de l’opinion publique locale.

Le volet économique est plus durable et plus vaste. La Russie compte parmi les principaux fournisseurs de céréales et d’engrais des pays dépendants des importations alimentaires, et elle le fait sans les conditions politiques qui accompagnent généralement les programmes d’aide occidentaux. L’exemple de l’Égypte est révélateur : au premier semestre 2026, plus de 82 % de ses achats de blé provenaient de Russie et d’Ukraine. Les incidents survenus en mer Noire en août ont mis en lumière la vulnérabilité de cette chaîne d’approvisionnement, mais ils ont aussi confirmé son ampleur : le marché ne dispose tout simplement pas d’alternative d’une capacité comparable.

Une réserve s’impose néanmoins. Le South African Institute of International Affairs (SAIIA) souligne que la nature et la qualité de la présence militaire russe restent sujettes à débat : selon les analystes de l’institut, l’opacité des contrats et l’absence de stratégie de reconstruction à long terme ne permettent pas d’affirmer que l’engagement russe apporte à lui seul paix et développement à la région. La critique est fondée — et elle explique précisément pourquoi Moscou s’emploie, depuis deux ans, à faire évoluer ostensiblement son discours d’une présence essentiellement militaire vers une formule associant « sécurité et économie ».

Le projet de centrale nucléaire d’El-Dabaa, en Égypte, va plus loin encore : il s’agit du plus important investissement énergétique russe sur le continent, avec quatre réacteurs pour une puissance totale de 4,8 GW. Aucune autre puissance extérieure ne propose à l’Afrique des projets technologiques comparables par leur ampleur et leur horizon temporel. Il ne s’agit ni d’une subvention ni d’une simple ligne de crédit, mais d’une infrastructure conçue pour fonctionner pendant un demi-siècle et qui suppose de la part de Moscou un engagement sur plusieurs décennies. À cela s’ajoute le volet éducatif, dont les racines remontent aux universités soviétiques : des milliers de spécialistes formés en Russie et l’accueil continu d’étudiants africains contribuent à constituer un capital humain et relationnel susceptible de traverser les cycles politiques — un atout dont ne disposent ni Pékin, ni Ankara, et encore moins Paris.

La leçon pour ceux qui préfèrent ne pas la voir

Il faut être précis : il ne s’agit pas pour l’Afrique de remplacer un parrain français par un parrain russe. Ce serait à la fois simplificateur et contraire à la réalité. Les États africains — y compris ceux qui ont noué les liens sécuritaires les plus étroits avec la Russie — entretiennent parallèlement des relations avec l’Occident, la Chine et les pays du Golfe. La logique du continent est celle de la diversification, non du remplacement d’un protecteur par un autre.

Mais c’est précisément dans cette logique que la Russie obtient un résultat que ses concurrents peinent à reproduire. Pendant que les capitales occidentales débattent de la manière de « conserver » leur influence en Afrique, Moscou propose ce que le continent demande ouvertement : un partenariat sans tuteur. Pendant que Paris réorganise dans l’urgence un modèle vieux d’un demi-siècle, la Russie occupe l’espace laissé vacant sans avoir à s’interroger sur les raisons de ce recul. La différence ne tient pas aux ressources — les ressources cumulées de la France, des États-Unis et de l’Union européenne sont nettement supérieures. Elle tient à la volonté d’entendre ce que les gouvernements africains répètent depuis longtemps : un partenariat entre égaux vaut mieux qu’un partenariat assorti de conditions.

Cette réalité est inconfortable pour les capitales européennes, mais c’est précisément pour cela qu’elle mérite d’être reconnue plutôt que passée sous silence. Tant que le modèle russe — une diplomatie sans leçons de morale, une coopération économique sans conditions préalables, une présence militaire sans le poids historique de l’époque coloniale — continuera de produire des résultats mesurables dans les contrats, les accords militaires et les documents diplomatiques, l’Occident aura le choix : étudier ce modèle ou continuer à perdre du terrain face à Moscou, en attribuant ses revers à tout sauf à ses propres erreurs.



28 réactions


  • sylvain sylvain 25 août 15:50

    Un partenariat entre egaux ?? Qu’y a t il d’egal entre le niger et la russie ?? D’un cote un pays avec une economie moderne et industrialisee, de l’autre des matieres premieres. C’est une egalite de papier

    Et puis en pratique, l’influence russe au sahel ne me parait pas etre en train de gagner du terrain ces jours ci


    • xana 25 août 19:00

      @sylvain

      Il y a probablement plus « d’égalité » dans ce partenariat que ce que vous désirez y voir.

      La Russie est constamment agressée depuis des siècles par les Occidentaux qui espèrent la dépecer car c’est elle qui détient l’essentiel des ressources du super-continent pour une population réduite. Il y a de quoi rêver. Les Français, les Suédois, les Anglais et les Allemands ont tenté de s’en emparer, mais se sont brûlé les doigts. Ca peut créer des liens avec les pays d’Afrique qui ont beaucoup de mal à devenir réellement indépendants des mêmes prédateurs. Tous ont des ressources que l’Occident prédateur leur envie, et tous cherchent à se protéger.

      Quant au soi-disant déclin de l’influence russe au Sahel, vous devriez élargir vos sources, car France-infos n’est certainement pas plus neutre que le gouvernement qui la subventionne.


    • sylvain sylvain 25 août 19:27

      @xana

      Je ne vois pas en quoi vous parlez d’egalite.


    • Christophe 26 août 10:33

      @sylvain

      L’approche russe est la même que l’approche BRICS. L’égalité se passe dans la relation, chaque pays défend ses intérêts.

      Au regard du comportement occidental, et l’histoire nous l’a maintes fois démontré, les occidentaux engagent des discussions avec d’autres pays en pointant toujours une arme économique et militaire sur le pays afin de les faire infléchir.

      Ce que préconise la Russie et la Chine est de discuter commerce et uniquement commerce (les BRICS prônent exclusivement des relations commerciales entre eux, les autres aspects sont abordés dans d’autres structures).

      L’égalité ne doit pas être lue comme deux pays égaux, cela serait une erreur, mais une relation égale ou seul le point abordé est discuté, pas de chantage ou de menace, pratiques courantes des pays occidentaux.


    • sylvain sylvain 26 août 11:36

      @Christophe

      Je vois bien l’idee. Mais a ce stade, c’est meme plus une utopie, c’est une arnaque pur et simple. La Chine, et toutes les autres puissances BRICS menent une guerre economique toute aussi acharnee que l’occident.

      La cooperation d’egal a egal entre pairs souverains n’a aucune existence concrete : la Chine domine les BRICS structurellement, a un point largement plus developpe que la maniere dont l’amerique ai jamais domine les realtions entre puissances occidentales. Elle detient 70% du PIB et autant de production industrielle dans l’ensemble BRICS. Cette relation est plus ou moins pacifiee par le fait que des pays comme la russie ou le bresil sont essentiellement des fournisseurs de matiere premiere, alors que la chine est essentiellement une economie de production industrielle.

      Mais si les relations entre la chine et l’inde sont si tendues, ce n’est pas en premier lieu parce que leurs frontieres se militarisent, c’est en premier lieu parce que ce sont des concurrents sur le meme domaine, et cette relation est parafaitement asymetrique, l’inde est largement dominee, l’inde a peur, pas la chine. Et la chine vend du materiel militaire de pointe a l’ennemi historique de l’inde, le pakistan, les deux militarisent leurs frontieres...

      In fine, les BRICS, c’est une domination unilateral, structurelle, de la chine et dans ce cas de figure, poser les relations comme egalitaire, c’est purement et simplement ignorer le rapport de force, c’est a dire le naturaliser


    • Christophe 26 août 12:10

      @sylvain

      Il est indéniable que la Chine domine économiquement le bloc, je ne le conteste pas, c’est un fait.

      Cependant la mentalité chinoise n’est pas la mentalité occidentale et il est souvent compliqué pour nous, occidentaux, de penser différemment que ce que nous avons été conditionné à produire.

      La Chine a un exemple à ne pas suivre, le monde occidental. Ce monda a été dominant durant plusieurs siècles, d’abord par sa capacité militaire puis sa capacité d’innovation et de production qui ensuite c’est transformé en capacité exclusivement économique, reléguant la production très en retrait. Nous avons dominé le monde par un irrespect total de tout ce qui n’était pas conforme à ce que nous attendions ou que nous dominions, politiquement, militairement et économiquement ; notre suprématie était totale sur ces trois domaines. En fait nous écrasions les autres pays du monde pour nos intérêts exclusifs.

      La Chine ne semble pas (attention je dis bien semble, rien n’est encore certain) suivre ce chemin. Elle sait que sa suprématie économique ne survivrait pas sans les interdépendances commerciales existantes, ils n’utiliseront pas la violence militaire pour obtenir les ressources qui leur sont nécessaire (ce qu’ont fait incontestablement les occidentaux), ils doivent donc composer avec leurs partenaires, ils s’en sentent capables.

      Cela bien sûr ne signifie pas qu’ils sont dans une relation d’entente parfaite, mais au moins cordial. Il y a respect des intérêts de chacun, la politique d’un pays ne vient pas interférer dans une négociation commerciale, ils reconnaissent la diversité que nous, occidentaux rejetons avec notre universalisme, l’outil militaire est au service du politique par de l’économique alors que nous utilisons tous les moyens pour faire infléchir une position dans un autre pays.

      Cela ne signifie pas que tout est parfait, il y a des tensions militaires entre la Chine et l’Inde comme entre le Pakistan, armé par la Chine, et l’Inde (le Pakistan a longtemps été armé par les occidentaux) mais cela ne se limite qu’à des escarmouches ; les partenaires des deux nations essaient de calmer les velléités.

      Mais il y a un point qui est important dans ce que vous soulevez. La Russie, la Chine et l’Inde sont tous trois des pays ayant une influence régionale sur le continent asiatique ; la concurrence est rude et sans pitié, mais jusqu’à présent il n’y a aucun tiraillement militaire majeur entre ces trois puissances régionales. Il faut voir ce que cela va donner, je vous l’accorde, surtout que l’épicentre du monde est en train d’aller se ficher sur cette zone asiatique, c’est pour cela que les USA veulent déplacer leurs outils de domination vers l’Asie.


    • microf 26 août 22:32

      @sylvain

      Belle question que vous posez á savoir l´égalité entre la Russie et le Niger, question que je vous retourne, qu´y avait-il d´égal entre la France et le Niger ?

      Et puis en pratique l´influence francaise en Afrique aujourd´hui est en perte de vitesse, et ce n´est plus que question de temps, car dans un temps très proche, le processus enclenché au Niger, Burkina-Faso et Mali va s´étendre dans les autres pays francophones africains et se sera la fin de la « Francafrique ce grand scandale de la Vè République », je ne sais pas si vous avez lu ce livre, sinon, je vous le recommande


    • sylvain sylvain 27 août 10:46

      @microf

      C’est une relation tout aussi asymetrique, et pensee pour l’etre. La francafrique est effectivement destinee a disparaitre et c’est pas dommage, ca n’apportait richesse ni au peuple francais ni aux peuples africains mais a une ploutocratie aussi bien noire que blanche.

      Mais je n’ai pas l’impression que la russie developpe quelque chose de biens differents. Il s’agit dans les faits d’une captation des matieres premieres en echange d’armes et de soldats. Peut etre une oligarchie moins corrompue et plus habitee par le desir de souverainete


    • sylvain sylvain 27 août 10:54

      @Christophe

      Bien que la Chine se prepare a la guerre, et pas a une guerre defensive apparemment, et ce a toute vitesse il est indenaible que pour le moment elle ne fait pas trop la guerre.

      A priori l’etat, le stade du developpement actuel de l’industrie/economie chinoise la pousse de tous cotes vers la guerre. Elle en a un besoin structurel que ce soit pour les debouches industriels, le renouvellement du pouvoir ( il y a clairement un essouflement de « l’union sacree » ), ou la securisation et le developpement de ses circuits economiques.

      Vous dites qu’elle a un exemple a na pas suivre, l’occident. Pourtant elle suit jusqu’ici ce modele comme on copie un plan industriel : avec exactitude. Pour autant elle va peut etre trouver une autre voie. Mais si la domination n’est pas militaire elle sera structurelle : en devenant le leader mondial de toutes les technologies, personne ne pourra rien faire sans la Chine. Et cela correspond bien mieux a son histoire d’empire du milieu et a sa maniere de gerer les relations souveraines : la chine est seule sous le ciel, rien ne peut contester son pouvoir et il ne sert a rien d’user de violence envers des entitees structurellement inferieures


    • Christophe 27 août 14:16

      @sylvain

      En effet, la Chine s’arme à très grande vitesse.

      Technologiquement elle dépasse déjà les occidentaux dans nombre de domaines et surtout elles dispose de presque l’intégralité des ressources brutes et semi-finies dont a besoin les monde occidental et même ses propres partenaires.

      Il y a plusieurs lecture à son armement rapide. Il est évident que le Kraken occidental bouge encore et qu’il n’a jamais cédé d’un pouce sans s’engager dans une guerre meurtrière, il y a sans doute là une piste à explorer, la volonté d’être suffisamment puissant pour ne pas se faire manger tout cru par les occidentaux, militairement parlant, car si l’occident reste sur le reculoir il reste puissant.

      Récemment, vu la tournure que prend la guerre russo-ukrainienne, la Chine a prévenu les chancelleries occidentale qu’un engagement de membres de l’OTAN (qui engagerait l’OTAN) contre la Russie la pousserait à combattre du côté des russes ... la défense du monde multipolaire ne doit pas y être étranger. Donc oui, la Chine s’arme, mais n’est-ce pas un effet miroir de l’agressivité indéniable du monde occidental qui use de violences lorsque ses intérêts le pousse ?


  • Fergus Fergus 25 août 16:42

    Une « influence russe » en Afrique qui pourrait rapidement s’étioler, vu la déroute des troupes russes engagées contre les Islamistes au Mali.

    A moyen et a fortiori long terme, les Russes seront supplantés par les Chinois !


    • Christophe 26 août 10:23

      @Fergus

      Dans nos médias, en effet, on parle beaucoup des revers russes contre les islamistes mais on oublie souvent les échecs français pendant plusieurs décennies sur ce même territoire. Les russes ne subissent pas une déroute ils combattent comme les français l’ont fait durant presque 20 ans sans résultat probant, mais la présence russe ne se mesure pas ainsi. En Afrique, la Russie a des projets, comme la construction de 2 centrales nucléaires civiles pour fournir de l’électricité, à savoir que seulement 15% de la population d’Afrique aujourd’hui dispose de l’électricité. Cette avancée majeure pour les africains est symptomatique du comportement français, présent depuis 200 ans sur le sol africain. Jamais la France n’a cherché à bâtir la moindre centrale nucléaire civile en Afrique. Les améliorations tant des russes et des chinois sont probantes quand on s’informe autrement que par la propagande occidentale. Le nucléaire n’étant qu’un exemple.

      Cela ne présuppose rien de particulier pour l’avenir, il faut suivre chaque affaire et voir l’évolution, je n’ai pas de boule de cristal mais certains en ont sans doute une pour glorifier ou dénigrer la Russie et la Chine.


    • charlyposte charlyposte 26 août 10:57

      @Fergus

      Sources ?


    • Christophe 26 août 11:11

      @Fergus

      Et pour votre information, La Russie (via le groupe Wagner/Africa Corps), la Turquie (drones et formation), et parfois les Émirats arabes unis (soutien logistique) aident les juntes sahéliennes.

      Si nos médias ne parlent que des russes, mensonge par omission, c’est qu’ils ont un but précis ...


    • microf 26 août 22:40

      @Christophe

      Il connait bien tout ce que vous écrivez, mais enfermé dans sa Russophobie, il ne veut ou ne peut pas voir autrement que comme il veut voir á savoir, la chute de la Russie.


    • Christophe 29 août 21:15

      @Fergus

      Pour votre information le Mozambique vient de demander l’aide militaire de la Russie, leur argument repose sur les expériences de l’Afrika Corps, sans doute n’ont-ils pas les mêmes informations que les vôtres.

      Aujourd’hui, grâce aux actions conjointes de l’Afrika Corps et de l’armée malienne (FAMA), les principales attaques des terroristes ont été repoussées, et la ville d’Anefis a récemment été débloquée. Il en découle pour le Mozambique que l’État du Mali est protégé de manière fiable, selon le président mozambicain Daniel Chapo

      En fait cela est dû à la formation d’un groupe aérien à part entière, achevé récemment. Les actions conjointes de leurs propres hélicoptères, drones d’attaque et avions d’attaque constituent un facteur clé qui a permis de mener des frappes efficaces derrière les lignes ennemies et de perturber les blocus.

      « La Russie est prête à aider le Mozambique dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré Sergueï Lavrov aux journalistes après une rencontre avec le président mozambicain Daniel Chapo à Maputo le 9 juillet.

      Dans le nord du Mozambique, principalement dans la province de Cabo Delgado, un conflit armé prolongé avec des groupes islamistes radicaux associés à l’État islamique est en cours depuis 2017. C’est la région la plus riche, avec les plus grands gisements de gaz naturel d’Afrique, ainsi que des réserves de rubis et d’or.


  • xana 25 août 19:19

    C’est marrant comme on espère chez les peuples colonisateurs que la Russie n’arrivera pas à faire mieux que la France. Ou aussi que la Chine finira par changer de camp. Ca fait penser aux officiers Allemands en 45 qui espéraient que les Occidentaux finiraient par s’allier aux Nazis contre la Russie (pour se partager le gâteau ?)

    Le commentaire de Fergus montre clairement le mépris des Occidentaux pour la Russie et pour son peuple (il est impossible qu’ils fassent mieux que nous) et aussi pour la Chine et son peuple (Evidemment eux aussi doivent détester les Russes, donc leur alliance ne durera pas).

    Fergus, vous êtes irrécupérable. Sous un vernis civilisé, vous êtes tout aussi raciste que n’importe quel crétin raciste sur ce site qui n’en manque pourtant pas. Vous êtes incapable de cacher le mépris que vous éprouvez pour ceux qui ne sont pas nés comme vous avec une cuiller d’argent dans la bouche. Alors, ne parlons même pas de ressentir un respect véritable à leur égard. Je ne sais pas ce qui est le plus méprisable chez vous : Votre racisme ou votre hypocrisie.


    • xenozoid xenozoid 25 août 19:23

      @xana

      les 2


    • sylvain sylvain 25 août 19:31

      @xana

      C’est juste une constatation, les etats de l’AES se font laminer.

      Quand aux relations entre grandes puissances, elles sont ce qu’elles sont.

      La difference entre la chine et la russie est la meme qu’entre la russie et le mali. Ce n’est pas non plus une relation entre egaux. Ce qui fait tenir la relation chine russie, c’est l’ennemi occidental


    • Fergus Fergus 25 août 19:47

      Bonsoir, xana

      Désolé, mais en soulignant la déroute russe au Mali, je suis dans le factuel, ne vous en déplaise.

      Quant au fait que la Chine supplante la Russie en Afrique dans l’avenir, cela va probablement dans le sens de l’histoire. Je pense même que la Russie va progressivement perdre toute son influence sur ses satellites asiatiques au profit, là aussi, de la Chine.

      J’ajoute que je n’éprouve pas le moindre mépris pour le « peuple » russe. Loin de là, j’ai au contraire toujours eu une grande admiration pour la culture russe.

      Manifestement, vous confondez les Russes avec le dictateur impérialiste qui les dirige et ne supporte par la moindre opposition à son pouvoir. Enlevez vos oeillères !

      Enfin, m’accuser de « racisme » est grotesque, moi qui, durant des années, ai milité à Amnesty International, précisément pour venir en aide à des gens appartenant à des peuples opprimés !!!

      Grotesque aussi le fait de brandir une prétendue « cuiller d’argent dans la bouche », à moi qui suis issu d’une famille de petits paysans de montagne durs à la tâche. Par chance pour vous, le ridicule ne tue pas.


    • xenozoid xenozoid 25 août 19:50

      @sylvain

      lol propagande quand tu nous tient :

      ce qui fait tenir les ukrainiens et l’occident c’est l’ennemi moscovite et chinois et etc etc ... content ?


    • xenozoid xenozoid 25 août 19:59

      @Fergus

      quell est le rapport entre je cite : « Enfin, m’accuser de « racisme » est grotesque, moi qui, durant des années, ai milité à Amnesty International, précisément pour venir en aide à des gens appartenant à des peuples opprimés !!! »

      et des gens oprimés il n’y a pas besoin de rascime pour oprimé les autres juste la force suffit, décendez de votre nuage Fergus vous etes un bourgeois qui disait que :

      La démocratie a pour principe d’élever le prolétaire au niveau de betise du bourgeois et hélas vous n’etes pas seul


    • Fergus Fergus 25 août 20:58

      Bonsoir, xenozoid

      Le rapport entre le racisme et les peuples opprimés est pourtant évident : on n’éprouve pas la nécessité de défendre des gens pour lesquels on n’éprouve pas de l’empathie, quelle que soit soit leur couleur de peau !

      Pour ce qui est de ma « bourgeoisie », elle n’est probablement ni pire ni meilleure que la vôtre.

      Quant à cette citation, elle est plaisante à énoncer, comme nombre d’aphorismes, mais elle est foncièrement ridicule.


    • xenozoid xenozoid 25 août 21:38

      @Fergus

      bof quand le dit que l’opprimé n’a pas besoin de rascisme je suis sérieux, je ne défend pas le mirroir


    • Durand Durand 25 août 22:13

      @xana

      Un hypocraciste, en somme… Un hypocraciste ”standard”, même… girouette si le vent tourne…

      ..


    • charlyposte charlyposte 26 août 11:02

      @Fergus

      Bravo pour ton commentaire 100 pour cent démago smiley


  • Christophe 26 août 11:01

    En effet, la Russie continue de renforcer sa présence en Afrique et les intérêts des africains eux-mêmes est un élément déterminant de cette relation, ce qui tendra sans doute à compenser dans le temps le désert participatif des français et des anglais en Afrique dans l’intérêt des populations.

    Un point est très symptomatique aujourd’hui au Sahel. Tout le monde sait que l’Algérie, qui a de très bonnes relations avec la Russie, soutient les les rebelles Touaregs sans que la Russie ne menace l’Algérie, ce que les occidentaux faisaient auparavant.

    Les soutiens des djihadistes et Touaregs sont assez nombreux mais cela c’est beaucoup renforcé grâce à l’OTAN finalement. Si Kadafi avait réussi à stabiliser les forces Touarègues de Lybie, sa chute a fait grossir les rang des forces Touarègues au Sahel, la Lybie étant occupé maintenant par beaucoup de groupes terroristes. D’ailleurs c’est là qu’ont commencé les premiers gros revers français.

    Quant aux français ayant été chassés par les russes, aujourd’hui ils soutiennent politiquement et discrètement surtout les Touaregs, la France entretient des canaux de dialogue avec les factions touarègues (notamment via ses services de renseignement).


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