mardi 6 janvier 2009 - par Lucien-Samir Arezki Oulahbib

Réfutation des trois arguments avancés par le Hamas et ses alliés en Occident

 Les trois argument principaux du Hamas pour justifier officiellement sa rupture unilatérale de la trêve consistent à avancer premièrement qu’Israël a continué le blocus de sa frontière, deuxièmement qu’il refuse de revenir aux frontières de 1967, enfin que le Hamas a gagné les dernières élections législatives palestiniennes et ne peut donc être considéré comme une organisation « terroriste » alors qu’il est catalogué ainsi par toutes les instances internationales.

 Le premier argument, (semblable à celui qui accuse les USA d’avoir empêché le développement du régime castriste à Cuba à cause de leur embargo), est aisément réfutable parce que, d’une part, l’on ne voit pas pourquoi le Hamas aurait des relations normalisées avec un Etat qu’il ne reconnaît pas alors que celui-ci s’était retiré de ce territoire et avait proposé une aide pour son développement. Et ce refus venant du Hamas explique d’ailleurs pourquoi il a plutôt permis, y compris durant la trêve, que d’autres groupes comme le Djihad puissent lancer des roquettes sur Israël. D’autre part, le Hamas a une frontière avec l’Egypte par laquelle les flux multiformes auraient pu fortement s’intensifier si le Hamas avait choisi d’importer et d’exporter des marchandises au lieu de chercher à importer principalement des armes ; enfin, il suffisait que le Hamas décide d’avoir des relations normalisées avec Israël (dans le cadre d’une négociation plus globale sur l’ensemble du dossier comme c’est le cas avec l’Autorité palestinienne) pour que sa frontière maritime soit ouverte, comme ce fut quasiment le cas à la suite des accords d’Oslo où l’on vit même un aéroport international être construit à Gaza avec des capitaux libanais. Or, opter pour une logique de guerre, à savoir creuser des tunnels à la frontière égyptienne pour importer des armes financées par le régime khomeyniste et le djihadisme international, tout en permettant qu’une guérilla continue de fermenter à la frontière israélienne, ne pouvait qu’amener à la confrontation actuelle.

Le second argument, à savoir revenir aux frontières de 1967, a toujours été officiellement considéré par le Hamas comme étant une « première étape » (first step) pour une normalisation, (la seconde étape étant de revenir aux frontières de…1947… et il y a d’autres étapes…), tout en mettant dans le contenu du terme « revenir » des conditions telles qu’elles reviennent à demander purement et simplement non seulement la capitulation d’Israël, mais sa disparition, du moins comme Etat, du fait, entre autres, du fameux droit au retour de 4,5 millions de réfugiés désormais (alors qu’ils étaient entre 450 000 et 700 000 en 1948 et ce sous l’injonction des pays voisins désireux de dégager le terrain pour la guerre avec le jeune Etat Juif), sans oublier Jérusalem (en son entier), le Golan, évidemment, et tout un ensemble d’exigences en terme de démantèlement intégral d’implantations, de dédommagement financiers, de réparations etc… ; tandis que comme population les habitants d’Israël désireux de rester seraient considérés comme des « protégés » c’est-à-dire des non citoyens, au sens de devenir des personnes de statut inférieur au statut musulman, comme il est indiqué par le Coran qui est la seule Constitution possible et donc le seul socle du droit positif islamique adopté par le Hamas depuis sa création en tant que courant affilié aux Frères Musulmans.
Le dernier argument enfin consiste à s’appuyer sur la légitimité politique du Hamas qui aurait gagné les derniers élections législatives pour justifier son droit à la reconnaissance internationale et donc justifier sa participation aux négociations actuelles avec l’Autorité palestinienne. Sauf que sa victoire a été entachée par sa prise illégale du pouvoir à Gaza, ce qui, déjà, rend d’office caduque sa légalité ; par ailleurs le fait d’être élu n’entraîne pas son caractère démocratique à partir du moment où les droits fondamentaux dont la séparation des pouvoirs (à commencer entre le politique et le religieux) ne sont pas respectés ; enfin, une élection ne justifie pas l’attaque unilatérale et incessante contre un voisin frontalier.

Voilà les faits au sens le plus strict de ce terme (fact). Ajoutons pour conclure qu’il est oublié que lorsque l’on choisit une logique de guerre, et envoyer des milliers de roquettes (9400 depuis 2003) s’inscrit dans ce cadre, il n’est pas étonnant qu’un Etat réplique de façon militaire. Aussi il est plutôt question de raisonner dans ce cadre là et non pas en soi comme s’il s’agissait d’un affrontement entre un Etat de droit, Israël, et "les" palestiniens en général, ce qui est, très strictement, faux. Il s’agit, au sens strict, d’une confrontation ayant basculé en conflit armé depuis qu’une organisation (le Hamas) non reconnue par les instances internationales, et dont l’emprise sur Gaza a été déclarée illégale par... l’Autorité palestinienne, a plutôt choisi l’affrontement armé que la négociation.



109 réactions


  • zarathoustra zarathoustra 7 janvier 2009 09:19

    Article a vomir ou a prendre comme puissant laxatif ,de la part d’un docteur ci je ne Mabuse !C’est la moindre des choses !


  • frédéric lyon 7 janvier 2009 09:30

    Citation de Martine Aubry reprise dans Le Figaro :

    "La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a reproché aujourd’hui à Nicolas Sarkozy d’avoir "joué une fois de plus un peu trop cavalier seul" lors de sa visite au Proche-Orient.

    "Je salue cette démarche, j’aurais préféré qu’elle soit plus efficace et pour être plus efficace il aurait fallu avoir un seul discours" et ne "pas dire ici +nous dénonçons l’intervention d’Israël+ et dire là-bas +tout est de la faute du Hamas+", a déclaré Mme Aubry sur RTL.

    Elle a reproché au chef de l’Etat "d’avoir joué une fois de plus un peu trop cavalier seul, de n’avoir pas eu un discours clair" alors qu’"il aurait fallu jouer collectif" entre l’Europe et les Etats-Unis"

    ....................................

    En effet, mais on jouera collectif au cours des négociations aux Nations-Unis qui ont déjà commencées, d’autant plus que les Européens, ou les Américains, devront fournir une partie des troupes qui serviront de force d’interposition à Gaza et qui mettront un terme aux tirs de missiles du Hamas, et au trafic d’armes à la frontière Egypto-Palestinienne.

    Plus le temps passe et plus les Israëliens semblent avoir remporté leur pari et réussi leur opération :

    Le cessez le feu rompu par le Hamas va être rétabli avec un élément supplémentaire : un contrôle du cessez le feu par les instances internationales, comme celà s’est fait au Liban-Sud.

    Par ailleurs il semblerait que les pays Arabes coopèrent de façon plus active à la recherche d’une solution en Palestine et beaucoup de ces pays ont à présent accepté le partage de 1948.

    De cette crise sortira donc peut-être une situation plus stable au Moyen-Orient.

    Il ne restera plus qu’à remercier les pays Arabes de leur coopération en rabaissant le caquet des Iraniens. Ce sera l’affaire de la prochaine Présidence américaine.


  • ZEN ZEN 7 janvier 2009 10:11
    Gaza : « Avec ce conflit, Israël contribue à légitimer le Hamas
    06 jan 2009Par (Mediapart)

    Au douzième jour du conflit déclenché par Israël dans la bande de Gaza, Tsahal encerclait la ville de Khan Younès, au sud du territoire palestinien. Le dernier bilan des victimes de l’offensive « Plomb durci » s’élève à au moins 635 Palestiniens tués, dont un quart de femmes et d’enfants selon les chiffres de l’ONU, contre quatre Israéliens tués par les roquettes du Hamas.
    Alors que les Etats-Unis réclament un cessez-le-feu « immédiat » et « durable », I’armée israélienne va-t-elle investir la totalité de la bande de Gaza ? Dans quel but ?

    Ambassadeur de la Palestine à l’Unesco, l’intellectuel franco-palestinien auteur de plusieurs ouvrages, dont Figures du Palestinien - Identité des origines, identité de devenir (Gallimard, 2004), Elias Sanbar, revient sur l’histoire trouble de la relation entre le Hamas et Israël, et s’interroge sur l’issue du conflit et les objectifs poursuivis par Israël. Entretien.

     Quels échos recevez-vous de Gaza et quelle est votre analyse des évolutions possibles du conflit ?
    La situation humanitaire est absolument gravissime, avec une population civile qui est littéralement pilonnée en permanence. Ça, c’est clair.

     

    La grande question qui se pose maintenant est la suivante : si Israël n’entend pas occuper la bande de Gaza, et c’est ce qu’ils continuent d’affirmer, quels sont les scénarii possibles ? Dans tous les cas de figure, même s’il y a un succès militaire (et encore faudrait-il définir ce qu’est un succès militaire à Gaza pour Israël), on ne voit pas quelle peut être l’issue de ces combats. Si cette affaire a été menée pour arrêter les tirs du Hamas, il y a fort à parier que, dès que les opérations seront terminées, les tirs vont reprendre si Israël n’occupe pas la bande. C’est parfaitement prévisible. Et si les tirs reprennent, le Hamas va crier victoire.
    L’autre hypothèse serait celle de négociations menant à un cessez-le-feu. Mais avec qui ? Avec le Hamas, forcément, puisque c’est lui qui doit s’engager à cesser les tirs. Ce qui veut dire que cette guerre, qui visait à mettre hors-jeu le Hamas, aura au contraire contribué à l’installer comme interlocuteur !..."

     


  • ilian amar 7 janvier 2009 10:16

    je pense que celui qui à écrit cet article est follement sioniste, et c’est là le probleme, il doit être de ceux qui combattent l’extreme droite dans le monde et qui votent pour elle en israel.
    il devrait relire la déclaration de la création de l’état d’israel ( http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/1900_1949/La%20Declaration%20d-Independance%20d-Israel ), moi je l’ai entendu par la bouche de Mr Daniel
    Barenbaim à la knesset (vu sur arté) son discour fut très mal acceuilli par la majorité des siegants.
    je vous invite à lire un article écrit par un autre messieur Uri Avnery : ( http: //contreinfo.info/article.php3 ?id_article=2454 )
    malheureusement nos presses et nos hommes politiques occidentaux nous rabachent les messages propagandistes des pensées les plus extremes d’israel et acceptées par de pseudos philosophes ou artistes soit disant neutre et impartiaux.
    on doit se donner les moyens pour réaliser ces rèves, cela passe pour israel d’abandonné son rêve de grand israel (on se souvient de l’espace vitale germanique défendu avec violence et propagange pour justifier tous les abus et le silence du monde)
    et pour les palestiniens vivre dans un état viable ( respect des minorités et de ceux qui ne pense pas comme eux ) à coté de leur frère israéliens (sience et vie sur la génétique)
    pour moi tant qu’il aura pas de sanction clair face à israel ( gel des crédits, envoie de casque bleus, fermeture des frontieres et des ambassades et embargo ) tous le reste n’est que diversion, tergivertion.
    pendant ce temps là les colonnies s’étendent rendant toute solution impossible, la logique de cet politique à long terme sera l’éradication de ce qui reste du peuple palestinien, physique ou étnique.
    j’attends de certains rédacteurs ( concombre, israel, ancien du gud ...) des propositions concretent et objectivent, merci


  • pigripi pigripi 7 janvier 2009 10:21

    Peut-on être solidaire de gens qui se réjouissent avec enthousiasme de la mort de leurs voisins ?

    Et yen a marre des indignations à sens unique !

    Chaque fois qu’il y a un attentat au nom de leur cause, y compris le 11 septembre et les attentats suicides en Israël, les Palestiniens ne comptent plus leurs munitions (pourtant, les pauvres, ils n’ont que des pierres) pour tirer en l’air (avec des fusils artisanaux) ...

    Voici un bilan de la liberté de la presse en Palestine en 2002 pour révéler ces comportements fanatiques et indécents : ; 


    Autorité palestinienne Rapport annuel 2002 (reporters sans frontières)

    Depuis le début de la deuxième Intifada, une grande partie de la presse s’est mise au service de la cause palestinienne. Après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, l’Autorité palestinienne, de crainte de voir son image ternie, a multiplié les pressions sur les journalistes pour les empêcher de couvrir les mouvements de soutien à Oussama Ben Laden.

    La fin d’année a été marquée par une escalade de la violence. Le président palestinien Yasser Arafat s’est retrouvé pris entre deux feux, avec d’un côté les pressions des mouvements palestiniens radicaux et son opinion publique, et de l’autre celles du Premier ministre israélien Ariel Sharon.

    Après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et les manifestations de joie de Palestiniens qu’ils ont entraînées, l’Autorité palestinienne, de crainte de voir son image ternie, a multiplié les pressions sur les journalistes palestiniens et étrangers pour les empêcher de couvrir ces événements. Le 18 septembre, à l’occasion d’une réunion à Ramallah entre des membres de l’Association de la presse étrangère (FPA) et le ministre palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo, ce dernier a déclaré que l’Autorité palestinienne regrettait ces entraves. "Je saisis cette opportunité pour réaffirmer, au nom de l’Autorité palestinienne, qu’elle garantit la sécurité de tous les journalistes travaillant dans les territoires sous son contrôle", a-t-il précisé. Les pressions n’ont pas cessé pour autant : interpellations, arrestation, fermeture d’une télévision, interdictions aux journalistes de couvrir des manifestations, etc. Depuis le début de la deuxième Intifada, les médias officiels, ainsi que des médias privés, se sont mis au service de la propagande de l’Autorité palestinienne. Les chaînes de télévision diffusent, de façon continue, des programmes à la gloire des martyrs, incitant à la haine ou au meurtre.

    Par ailleurs, certains journalistes étrangers, à l’instar de leurs confrères palestiniens, s’autocensurent de peur de subir les menaces, les intimidations ou les violences des services de sécurité.

    Un journaliste incarcéré

    Le 11 octobre 2001, la police palestinienne arrête, à Gaza, Alaa Saftaoui, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Al Istiqlal, un journal proche du Djihad islamique, mouvement islamique radical. Le jour même, dans un article, celui-ci avait jugé l’Autorité palestinienne "très faible" et demandé "le limogeage des responsables des services de sécurité". Alaa Saftaoui est libéré le 17 octobre après six jours de détention.

    Sept journalistes interpellés

    Le 14 septembre 2001, cinq journalistes sont interpellés par la police palestinienne. Ils couvraient, dans le camp de réfugiés de Nusseirat, une manifestation à la mémoire de l’auteur de l’attentat-suicide du 9 septembre à Nahariya, en Israël. Un photographe et un rédacteur de Reuters, un cameraman d’Associated Press TV, le correspondant de la télévision par satellite d’Abou Dhabi et un photographe de l’AFP sont relâchés une heure et demie plus tard, après que la police leur a confisqué cassettes vidéo et films. Lors de cette commémoration, un portrait de Oussama ben Laden avait été brandi par des adolescents. Sur les cinq journalistes, quatre étaient palestiniens, le photographe de l’AFP était norvégien. Lorsque les cassettes ont été rendues aux journalistes quelques jours plus tard, ces derniers ont constaté que de nombreuses scènes enregistrées avaient été effacées des bandes. Le 8 octobre, à Gaza, lors d’une manifestation anti-américaine, un cameraman de la chaîne de télévision française TF1 est interpellé quelques heures. Le 11 octobre, un journaliste de l’AFP est escorté par la police hors du camp de réfugiés d’Al Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza. Il est retenu pendant quelques minutes par la police tandis que d’autres journalistes sont empêchés de pénétrer dans le camp.

    Deux journalistes agressés

    Le 29 juillet 2001, Sakher Abou el Oun, correspondant de l’AFP à Gaza, est roué de coups par cinq Palestiniens non identifiés alors qu’il se rend au bureau de l’agence. Grièvement blessé à la tête, il est hospitalisé dans un hôpital de la ville. L’agression du journaliste palestinien fait suite à une dépêche de l’AFP mentionnant la mort de huit Palestiniens, dont un membre des services de sécurité, lors d’un règlement de comptes entre clans rivaux dans la bande de Gaza. Le journaliste avait attribué cette agression à des membres des services de sécurité. Le 21 décembre, à Gaza, Saif el-Din Shahin, le correspondant, dans la bande de Gaza, de la chaîne satellitaire basée à Doha (Qatar), Al-Jazira, est frappé devant son bureau par trois inconnus. Les raisons de l’agression demeurent inconnues.

    Pressions et entraves

    Le 21 mars 2001, le bureau de Ramallah d’Al-Jazira, est fermé sur ordre des autorités palestiniennes. Le 19 mars, selon le chef du bureau Walid al-Omary, des officiels palestiniens avaient demandé à la direction de la chaîne de cesser la diffusion de la bande-annonce d’un documentaire sur la guerre du Liban. Celle-ci montrait notamment un manifestant brandissant sa chaussure devant un portrait du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat. La chaîne ayant refusé d’obtempérer, des membres des forces de sécurité ont pénétré, le 21 mars, dans ses bureaux. Selon un communiqué de la direction d’Al-Jazira, "des agents armés ont ordonné aux employés d’arrêter leur travail sous la menace des armes". La chaîne est rouverte le surlendemain sur ordre de Yasser Arafat. En mai, deux journalistes de Newsweek sont séquestrés par un groupe de militants palestiniens se réclamant du Fatah, branche armée de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), avant d’être relâchés. Le 11 septembre, alors que des Palestiniens manifestent leur joie devant les caméras, suite aux attentats perpétrés sur le sol américain, des forces de police et des hommes armés empêchent, à Naplouse, les journalistes de couvrir ces événements. Le même jour, les services de sécurité convoquent un cameraman free-lance travaillant pour Associated Press, pour l’avertir de ne pas diffuser les images tournées à Naplouse. Plus tard, le secrétaire du gouvernement de l’Autorité palestinienne, Ahmed Abdel Rahman, déclare que l’Autorité palestinienne "ne pourrait pas garantir la vie" du cameraman si le film était projeté. Les images ne sont pas diffusées. Le 18 septembre, à Bethléem, la police palestinienne annonce la mise en place d’une nouvelle réglementation concernant les télévisions et radios palestiniennes. Ces dernières ne devront plus diffuser les nouvelles concernant des appels à la grève générale, à des activités nationalistes, à des manifestations ou celles relatives à la sécurité, sans autorisation de la police ou des services de sécurité. Le 20 septembre, l’Autorité palestinienne ordonne la fermeture d’une télévision privée à Bethléem, Al Rooat. Un responsable de la sécurité palestinienne, Nakhlé Kaabar, déclare à l’AFP que Al Rooat restera fermée jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est intervenue après que la chaîne a diffusé un communiqué des "Brigades des martyrs d’Al-Aqsa", un groupe dépendant du Fatah de Yasser Arafat, revendiquant l’attaque qui a coûté la vie, le même jour, à un colon près de la colonie de Tekoa. Le 8 octobre, à Gaza, des journalistes sont empêchés par la police palestinienne de suivre jusqu’au bout une manifestation anti-américaine. Lors de cette manifestation, déclarée illégale par la police, deux Palestiniens sont tués. Les journalistes sont interdits de couvrir les incidents ayant éclaté après les funérailles d’une des victimes. Le même jour, l’Autorité palestinienne donne l’ordre d’interdire, dans les territoires autonomes, les interviews filmées de Palestiniens au sujet de l’offensive menée par les Etats-Unis en Afghanistan. Le 9 octobre, l’accès à Gaza est interdit aux étrangers, dont les journalistes. L’Autorité palestinienne justifie cette décision en expliquant qu’elle n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des étrangers contre d’éventuelles agressions. Le 12 octobre, l’Autorité palestinienne interdit par décret aux journalistes de couvrir une manifestation du Djihad islamique dans le centre de la bande de Gaza, au camp de réfugiés d’Al Maghazi.

    Les services de sécurité palestiniens font partie des prédateurs de la liberté de la presse dénoncés par Reporters sans frontières.



  • DACH 7 janvier 2009 10:47

    Bonjour. L’auteur a décrit des faits qui ne peuvent que déplaire aux partisans non de la paix mais de l’extermination d’un camp par un autre. Autre fait : les Palestiniens sont otages du Hamas, dont l’exemple suivant : : nos correspondants ONG, près de Rafa entre autres, nous ont signalé avoir été témoins de ceci : refus des miliciens Hamas de laisser passer les ambulances chargées de grands blessés vers l’Egypte. Observations répétées et confirmées depuis par les Egyptiens. Rappel : en 8 années , il s’est avéré que plus de 9.400 kassam ( chiffre recensé par ONU) et autres rockets ont été tirés de Gaza vers les civils du sud d’Israël, en tirs aveugles ne visant pas les militaires mais les civils. Si vous trouvez cela normal, vous justifiez les réactions militaires israéliennes massives et qui se voudront impitoyables, rançon du temps passé à encaisser...Cordialement. Namaste. DACh


  • geko 7 janvier 2009 11:45

    Vous ne vous rendez pas compte comme cet acte est dangereux pour la caste dirigeante, des citoyens privés de lobotomie quotidienne qui se mettraient à communiquer entre eux, à réfléchir en pleine campagne présidentielle populiste !


  • Serpico Serpico 7 janvier 2009 14:58

    Salopard de raciste qui fait tout pour plaire à l’occident.

    Oncle tom de merde.


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