Vinatier est sorti
Grâcié par Vladimir Poutine le 8 janvier 2026, Laurent Vinatier est sorti de prison le jour même. Aucune charge ne pèse maintenant sur lui au regard de la loi russe. Il est un homme libre. Et c'est en homme libre qu'il a été amené sur le tarmac d'un petit aérodrome, où un avion l'attendait.
Avant d'embarquer pour la France, il a croisé un homme haut en taille, libre aussi, qui sorti de l'aéronef, s'est ensuite dirigé vers une camionnette noire. C'est le basketteur Daniil Kasatkin, qui lui avait été libéré vers 3 heures du matin de la prison française où il était détenu.
Détenu non pas parce qu'il aurait enfreint la loi française, mais parce qu'il était en attente d'extradition pour les État-Unis d'Amérique, où il était suspecté d'activités cybercriminelles. Son extradition avait été validée par la justice française, mais l'ultime tampon politique n'a pas été apposé à Matignon.
Pourquoi ? Parce que la République Française et la Fédération de Russie se sont mises d'accord sur un échange : Kasatkin contre Vinatier. L'initiative en revient au Kremlin, qui avait formellement soumis une proposition aux autorités françaises, avant d'en avertir la presse.
C'est un journaliste de TF1/LCI qui a reçu un appel téléphonique du cabinet de Dimitri Peskov, lui indiquant que le dossier Vinatier avait été traité et que la balle était maintenant côté français. Le même journaliste avait interrogé Vladimir Poutine au sujet de Vinatier lors de la conférence de presse du 13 décembre dernier.
Outre ce journaliste, on peut supposer que l'avocat du chercheur a joué un rôle significatif dans la libération du Français. D'autant plus qu'il était aussi l'avocat du basketteur russe. Les deux dossiers lui avaient été attribués par les proches du fait de son expérience dans ce genre d'affaires.
Et les deux étaient mal engagés : le Français ne s'étant pas enregistré comme agent de l'étranger, il avait été logiquement été condamné à trois ans de prison, mais pire, il risquait vingt ans supplémentaires s'il était reconnu coupable d'espionnage. Et le dossier d'instruction était difficile d'accès.
Côté Kasatkin, la justice française ayant donné son feu vert à l'extradition la situation n'était pas fameuse non plus. Nous ne pouvons donc que nous féliciter de cette fructueuse collaboration entre autorités russes et françaises, sans oublier l'accord vraisemblable de l'administration Trump.
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Crédit photo : ALEXANDER NEMENOV / AFP
Source : LCI https://www.youtube.com/watch?v=Hwk94PLgxVo


