jeudi 17 janvier - par Fanny

Extrémiste

Les aider à comprendre

Ils sont au désespoir. Ils sont rejetés, détestés, agressés. Ils ne comprennent pas.

Aidons-les à comprendre.

Matin, midi, et soir ils nous parlent d’extrême droite et d’extrême gauche. Matin, midi, et soir ils cherchent à délégitimer des partis politiques qui recueillent 45% des suffrages des Français.

Ce qualificatif « d’extrême » renvoie en effet au nazisme et au communisme de sinistre mémoire (les régimes hitlérien et stalinien auxquels ces deux systèmes sont assimilés dans la mémoire collective). L’extrémisme n’a pas vocation à gouverner, pas même à s’opposer dans un régime démocratique. Il est délégitimé, rejeté a priori.

Les deux grands partis qualifiés « d’extrêmes », LFI et RN, sont-ils des partis extrémistes ? Les Français qui votent pour ces deux partis sont-ils des extrémistes ? Chacun connaît la réponse.

LFI et RN sont deux partis républicains dont les positions s’écartent de la doxa mondialiste, sans pour autant aller jusqu’à préconiser un « Frexit ». Moins « extrêmes » que les conservateurs britanniques. Une opposition modérée. Ce qualificatif « d’extrême » est tout simplement mensonger. Une « Fake News » magistrale que les champions des « Good News » nous envoient à la figure matin, midi, et soir.

Ce mensonge, nos journalistes le répètent ad nauseam. En sont-ils conscients ? Réfléchissent-ils avant de parler ou d’écrire, sont-ils autre chose que des perroquets bien dressés ? Questions outrageantes que l’on se poserait naturellement dans un régime autoritaire, pas en démocratie.

Doit-on comprendre que nos journalistes, probablement dotés d’une intelligence normale, nous passent un message subliminal : « nous, journalistes du mainstream, ne sommes pas vraiment libres, contrairement à ce que l’on clame. Nous sommes obligés de parler la novlangue (newspeak - 1984) imposée d’en haut. On nous a dit que LFI et RN sont « extrêmes » : nous sommes tenus de répéter « extrême gauche », « extrême droite », « extrême gauche » ... ».

On pourrait le comprendre, l’accepter même et compatir. Les temps sont durs pour tout le monde. Mais ce qui devient insupportable à la longue est que cette novlangue infecte tout le discours médiatique, avec ses « dérapages »*, ses propos « controversés »*. Elle est parlée sans effort, quasi naturellement. Le monde réel tel qu’il nous est présenté par nos médias est filtré, traduit du Français en novlangue, cette dernière étant un idiome purement idéologique.

Il faut comprendre notre colère. Nous ne supportons plus cette novlangue. Nous voulons des journalistes parlant Français, tout simplement. Une très belle langue, assurément, avec ses variantes littéraire, populaire, populiste même. Toutes ces variantes nous conviendraient, hors la novlangue, cette variante mensongère qu’on ne supporte plus.

Alors, chers journalistes, chaque fois que vous me traiterez d’extrémiste, au motif que je voterais pour un parti que vous qualifiez d’« extrême », je vous renverrai une bonne claque, une claque virtuelle et orwellienne bien entendu : je ne suis pas un extrémiste.

 

*« Dérapage » signifie en Français : parole qui a un sens. Propos « controversés » signifie : non conformes à la pensée « mainstream ».

 



31 réactions


  • Jeekes Jeekes 17 janvier 10:43

    ’’Ce mensonge, nos journalistes le répètent ad nauseam. En sont-ils conscients ?’’

     

    Bien entendu.

     

    Mais ils ont choisit leur camp...

     


    • Fanny 17 janvier 16:30

      @Jeekes

      Quel camp ? Combien de poilus dans chaque camp ? Où se trouve la frontière ?

      Le camp le plus redoutable, c’est celui du conformisme, et je crois que c’est celui auquel adhèrent les journalistes en vue. Ce conformisme étouffe le vrai talent, c’est pourquoi ils paraissent tous un peu fades, moyens voire médiocres.

      Cette frontière entre conformistes et non conformistes ne recoupe pas forcément les frontières de classe, celles de la lutte des classes.


  • Clocel Clocel 17 janvier 10:57

    Extrémistes, on ne peut pas dire, n’empêche que la non-somme de ces deux partis, ça nous donne, Sarkozy, Hollande, Macron, donc à l’arrivée, le parti unique.


    • Fanny 17 janvier 16:47

      @Clocel

      Si on avait la croissance de la Chine à 7%, ce parti unique, on le supporterait sans trop souffrir.

      L’alternance dans une économie à la peine, ça soulage un peu mais ça n’aide pas beaucoup pour les fins de mois.

      Prospère sous parti unique ou pauvre avec alternances de partis au pouvoir, que faut-il préférer ?

      On risque de n’avoir pas le choix et de devenir pauvres sous parti unique !


  • Pere Plexe Pere Plexe 17 janvier 11:23

    Dans le genre je vous présente la nouveauté du jour :

    l’ultra démocratisme.

    Qui bien sûr est une menace que feraient peser ces irresponsables de gilets jaunes.

    Sans rire.

    C’est vrai que si ce con de peuple commence à s’intéresser aux traités internationaux qu’on signe en son nom, aux guerres que l’on mène sans même faire semblant de consulter la représentation nationale, aux accords commerciaux foireux sa risque de compliquer un peu.


    • Clocel Clocel 17 janvier 11:57

      @Pere Plexe

      Ce n’est pas une nouveauté pour tout le monde...

      Qu’est-ce qui se passe ?

      Les illusionnistes sortent de derrière le rideau ?

      Vous voyez enfin les fils des marionnettes et ce qu’il y a au bout ?

      Vous vous rendez enfin compte que la « démocratie » c’était juste la version soft du système pour garder les intérêts dans la même classe !?

      Que ces mecs-là ont un projet et qu’on en fait plus partie ?

      Alléluia ! Bienvenue chez les Éveillés !


    • Feste Feste 17 janvier 12:38

      @Pere Plexe
      Oui là faut reconnaitre que tout le monde voit ce qu’ils pensent dans la carlingue, c’est dire leur niveau d’inquiétude si ils en sont à dire la vérité aux passagers smiley


    • Fanny 17 janvier 17:34

      @Pere Plexe

      Weber récite sa mantra sociale-libérale, version PS. Les Bons démocrates libéraux (nous) et les pas bons (Orban …).

      Imaginons un instant que Orban crève les yeux de ses manifestants, les plonge dans le coma, vous auriez tous les chiens de Bruxelles à ses trousses (fasciste !!!). Macron, lui, est assez peinard de ce côté-là, Bruxelles serait même prêt à soigner ses bobos.

      Weber dissimule le vrai clivage, entre ceux qui acquiescent absolument et totalement aux deux piliers du système bruxellois (liberté de circulation des capitaux et des hommes, quelles qu’en soient les conséquences) d’un côté, et ceux qui considèrent les conséquences de la mise en œuvre de ces principes et se réservent le droit d’en limiter la portée voire de bloquer certains processus. Cela n’a pas grand-chose à voir avec l’Etat de droit, les droits de l’homme, la justice … que Weber manipule sans se référer au monde réel. Les premiers sont, avec Weber, des idéologues dogmatiques à la façon bruxelloise (et non pas les bons démocrates) et les seconds des réalistes (et non pas des presque fascistes).


  • Doume65 17 janvier 11:36

    A propos du FN, pardons, RN, que je ne cautionne pas.

    A côté des parti d’extrême droite des pays de l’Est, et en premier lui de l’Ukraine, c’est vraiment du pipi de chat. Pourtant le Monde, Libé et consort s’affolent du FN et ne voient rien à redire des vrais extrémistes de l’Ukraine. Ces journaux ne s’émeuvent pas non plus chaque fois que, depuis quelques années, l’oxydent (d’extrême centre) s’oppose à une résolution de l’ONU demandant l’interdiction de la glorification du nazisme.


    • Fanny 17 janvier 17:56

      @Doume65

      La Sainte Trinité - OTAN, Capitaux, Immigration - n’est pas négociable. Toute réserve à propos de l’une des pattes de ce trépied vous envoie en enfer. Un dogme absolu qui appelle l’inquisition.

      Pour faire respecter ce dogme, on est prêt à s’allier avec le diable, quitte à ce qu’il soit un peu nazi.

      Marine, c’est spécial. Le clergé sent bien qu’elle est capable de souplesse. Il la fustige régulièrement pour l’assouplir encore, mais saura s’en servir le moment venu en cas de besoin. On espère en haut lieu qu’elle fera une sorte de Tzipras de droite. 


    • JP94 17 janvier 21:21

      @Fanny
      Le communisme n’est de « sinistre mémoire » que pour les possédants ou pour les personnes crédules envers la propagande occidentale.

      Demandez donc aux Russes ( hormis les Russes blancs et les libéraux : au peuple russe j’ai 4 correspondantes ingénieurs là-bas et pas mal ici-même et je leur fais plus confiance qu’à vos affirmations sans assise historique : 

      Plein emploi, optimisme : y compris dans les années 30 !!!! progrès social ! Apport quasi exclusif dans la lutte contre le nazisme ( 80 à 90% des divisions étaient à l’Est) ... le débarquement est un mythe dans cette lutte... et surtout une façon d’arriver avant la fin de la bataille...
      Education gratuite de très haut niveau, logement gratuit, santé gratuite ... énergie gratuite...

      Maintenant, retirez les menaces fascistes et impérialistes face aux pays socialistes et vous aurez la Paix universelle et la prospérité pour tous : 
      Dès la Révolution bolchévique 14 armées occidentales ( USA, France, GB ... Japon ... Allemagne qui a aussi envoyé ses corps-francs en Finlande ... celle-ci à peine existante par décret de Lénine...) 

      Retirez le blanc-seing octroyé par les puissances occidentales à Hitler  à son arrivée, combien de soldats comptait l’Armée allemande suite aux traités ?
      Retirez les pactes germano-polonais ( 1934, entre dictatures fascistes) anglo-germanique, et franco-germanique : 1 an avant le célébrissime pacte Molotov-Ribbentropp ...

      Et réfléchissez alors à ce que serait le monde ...mais de ce monde, les puissances impérialistes ne voulaient pas !


    • Fanny 17 janvier 22:33

      @JP94

      Vous portez un jugement sur l’aventure soviétique sur le fond.

      Tel n’est pas mon propos en écrivant « de sinistre mémoire ». Je me fonde sur l’image du soviétisme en France aujourd’hui, qui n’est pas bonne, ce qui est confirmé par la disparition des partis communistes européens.

      En Russie, le PC fait je crois, autour de 10 %.

      Sur le fond, le jugement des historiens et des gens à leur suite sur le soviétisme va sans doute évoluer. Ce que vous écrivez n’est pas faux, et on pourrait ajouter l’alphabétisation menée à marche forcée entre 1920 et 1940. Mais il manque évidemment des aspects très importants qui ont fortement marqué les esprits occidentaux : la pression sociale et la répression d’un niveau très élevé.

      Il faut lire sur Internet les fax que s’échangeaient les patrons des régions avec le Politbureau à propos des plans d’élimination de populations non fiables. C’est géré par quotas. Certains patrons dont Kroutchev, patron de la région de Moscou, font du zèle : j’en ai éliminé (tué) deux fois plus que mon quota se vante Kroutchev (il compte en milliers). Staline lui répond par une note manuscrite sur le fax de Kroutchev : « espèce d’imbécile, avec qui allons nous construire le communisme si tu fais trop de zèle ». Epoque terrible, la guerre sera encore pire, en termes de souffrances. Annie Lacroix-Riz a bien analysé les manœuvres des puissances occidentales à la veille de la guerre : dans un autre genre, c’est pas mal non plus. Les Etats sont des monstres froids.


    • cettegrenouilleci 18 janvier 09:41

      @JP94

      Tout à fait d’accord avec vous.


  • paulau 17 janvier 11:44

    L ’ auteur nous décrit « l ’ extrême centre ». Je démontre que ni l ’ extrême gauche ni l ’extrême droite ne doivent arriver au pouvoir. Il n ’y a donc que moi pour gouverner.

    L ’ extrême centre de ce fait est sûre de garder le pouvoir et peut y faire n’importe quoi , par exemple utiliser la répression pour décourager les GJ.


  • rogal 17 janvier 13:35

    Mieux que « extrême », désormais : « ultra ».

    Ultra droite, ultragauche, ultraviolence...


  • Reiki 17 janvier 18:27

    Mdr c est pas c est gens là qui propose un suicide collectif comme projet de société ? On se demande qui sont les extremes ...


  • cettegrenouilleci 18 janvier 19:01

    Bonsoir Fanny

    Cet article n’est pas inintéressant. Mais ne tombez-vous pas vous-même dans les travers que vous prétendez dénoncer ?

    Ranger le communisme « de sinistre mémoire » et le nazisme dans la même catégorie infâmante des « extrêmes », ce n’est pas seulement une erreur d’appréciation, c’est une faute politique.

    C’est aussi une insulte aux vingt millions de morts qui ont été infligés à l’Union Soviétique au cours de la seconde guerre mondiale.

    Le raccourci « le régime stalinien » que vous utilisez pour désigner l’URSS occulte une réalité beaucoup plus complexe.

    Les vingt millions de morts évoqués plus haut, c’est le prix payé par les peuples de l’URSS pour terrasser les forces d’extermination des nazis. Ces Forces avaient été déployées contre la Russie soviétique pour construire, avec la complicité de tous les pays du camp « occidental », la grande Europe impériale libérée du communisme que chérissait alors Hitler, que chérissent aujourd’hui encore l’oligarchie euro-atlantique et les européistes de tous acabits.

    Ce sont ces vingt millions de morts là qui nous autorisent aujourd’hui à avoir cette aimable conversation. Sans eux, nous serions encore aujourd’hui sous la botte nazie.

    Ces vingt millions de morts n’étaient pas tous des communistes. Il y avait parmi eux des femmes et des enfants, des vieillards, des personnes sans défense. Il y avait aussi les soldats de l’armée rouge, et les partisans. Ceux qui sont morts sur le champ de bataille, les armes à la main, dont beaucoup étaient des patriotes communistes, ne se battaient pas seulement pour leur survie et celle de leur famille. Ils se battaient aussi pour la préservation de leur société socialiste, pour leur droit à vivre dans une société qui ne soit pas gouvernée par les intérêts de l’oligarchie et des puissances impérialistes assoiffées de pouvoir, de guerre, de conquêtes coloniales, de pillages et de destructions. Toutes ces forces rétrogrades s’étaient coalisées depuis 1917 et même avant pour anéantir la société socialiste et l’idée même du socialisme.

    Ce qui se joue en ce moment sur la scène européenne, c’est la survie des nations et des peuples qui se sont laissé entraîner et enfermer dans le piège de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.

    Les deux forces politiques que vous évoquez (le RN et la FI) dont vous déplorez qu’elles soient « vendues » à l’opinion publique comme des « extrêmes », sont plutôt, en réalité, des roues de secours du pouvoir puisque ni l’une, ni l’autre, ne remettent sérieusement en cause l’Union Européenne et sa politique de casse des nations . Les seuls à en tirer profit, ce sont les vandales de l’oligarchie euro-atlantique, les fauteurs de chaos social, de récession économique, de misère, d’anéantissement des libertés individuelles, les fomenteurs de rivalités entre les peuples, de guerres tout court et de guerres civiles !

    Tant que dure la « croisière » européenne de la France, le gonflement du pactole de ces parasites et de ces gangsters au détriment de notre peuple continue, et la préservation de leur pouvoir dictatorial est assurée.

    Il est tout à fait vrai que ces deux forces (le RN et la FI) sont, régulièrement, chaque fois que cela sert les intérêts du système, présentées par les médias aux ordres et par la clique politique en place comme des « extrêmes » déraisonnables dont les citoyens et les électeurs devraient se détourner pour leur préférer des figures plus sûres (?), comme Sarkozy, Hollande, ou Macron, qui ne remettent pas du tout en cause, ne serait-ce qu’à la marge et fort timidement, ou alors à la façon d’un matamore, le pouvoir de l’oligarchie et de l’Union Européenne.

    Mais, en même temps, tout le reste du temps, ces deux forces (le RN et la FI) sont omniprésentes dans tous les médias aux ordres du système d’inféodation de notre pays (et de tous les aspects de la vie de la société) à l’UE, à l’euro et à l’Otan . Cette pieuvre monstrueuse étend partout ses tentacules et organise la vie et la misère dans notre pays de façon envahissante et insupportable, obligeant par exemple les familles à consommer des vaccins et des médicaments toxiques et leur interdisant l’accès à des soins plus sûrs et moins coûteux, tout ça pour asseoir les profits de Big Pharma...., obligeant nos agriculteurs à des fonctionnements qui ruinent leur santé et la nôtre en même temps que l’avenir de leur exploitation et la qualité de leur vie. Faut-il évoquer encore , (il le faut), les délocalisations, la casse de l’outil industriel, le chômage forcé, la liquidation de nos services publics et de nos institutions, la vente à l’encan nos grandes entreprises et de nos trésors nationaux...

    Tant que nous restons dans l’Union Européenne, dans l’euro, et dans l’Otan, tout ça continue tranquillement.

    Le mouvement des Gilets Jaunes est là pour montrer que la coupe est pleine, que le peuple en a assez, que les choses ne peuvent plus continuer comme avant.

    Les leaders du RN et de la FI qui contestent à la marge le fonctionnement de l’Union Européenne sans en remettre en cause le principe même et les fondamentaux, apparaissent régulièrement sur les grandes chaînes de télévision contrairement à d’autres, comme l’UPR et François Asselineau, qui ont le fâcheux défaut d’encourager nos concitoyens à réfléchir hors des schémas pré-établis par le pouvoir et les médias.

    Si le vocable « extrémiste » est bel et bien utilisé à l’encontre de JLM, de La FI, de MLP, du RN pour décourager un peu les électeurs de se tourner vers eux (on ne sait jamais, une fois arrivés au pouvoir, ils pourraient être enclins à tenir compte des demandes pressantes de leurs électeurs, même modestement), le sort réservé à ceux qui s’engagent dans le chemin tracé par l’UPR et François Asselineau pour libérer la nation des griffes de l’UE et de l’oligarchie est sans équivoque :

    Silence radio ! Connais pas ! Jamais vu ! Jamais entendu parler ! Ah oui, le complotiste ! Un type d’extrême droite ! un rouge-brun ! et autres amabilités...Ne parlons plus de cela, parlons plutôt d’autre chose...

    Mais jamais : Ah oui, François Asselineau, le seul dirigeant d’un grand parti politique national qui, depuis onze ans, explique aux Français, électeurs ou pas, pourquoi il faut absolument et de toute urgence sortir la France de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.

    L’UPR, ah, oui !...Le nouveau parti politique, créé il y a onze ans par Asselineau, qui tient absolument à libérer le pays des griffes de l’oligarchie euro-atlantique, qui montre comment il faut faire pour y parvenir. Il paraît qu’ils ont déjà près de 35000 adhérents et qu’ils ont une chaîne de télévision sur You-tube qui casse la baraque sur internet !

    L’Union Populaire Républicaine, l’UPR, ?... AH oui ! C’est ce nouveau parti politique qui veut rassembler toutes les énergies disponibles dans un grand rassemblement populaire majoritaire dépassant les clivages traditionnels de droite et de gauche pour travailler ensemble au rétablissement de l’indépendance de la nation !

    Vers quelque média qu’on se tourne, on n’entendra pas parler de l’UPR ni de François ASSELINEAU.

    On n’entendra même pas une contestation aussi radicale soit-elle, des thèses et du discours politique de l’UPR et de François Asselineau, comme par exemple :

    François Asselineau et l’UPR ! Quand même, ils exagèrent, ils demandent l’application de l’article 50 du TFUE pour permettre à notre pays de sortir dignement et sans heurts majeurs de l’Union Européenne. Ils veulent chasser du pouvoir la clique politicienne dégénérée qui s’est emparée des commandes du pays.

    On n’entendra rien de tout cela ! Mieux vaut ne pas en parler du tout. On ne va même pas dire que ce sont « des extrémistes » ; ça pourrait donner des idées à certains...

    On n’en parle pas du tout , c’est plus sûr !

    Là-dessus, ils sont tous d’accord, et tous complices.

    En procédant de la sorte, le pouvoir macronien , les médias et les européistes de tous acabits s’appliquent à enfermer le débat politique et les discussions dans une nasse impuissante à remettre en cause la politique antinationale, antisociale, liberticide, absurde, injuste et dévastatrice de la grande bourgeoisie euro-atlantique.

    Ce scandale peut-il durer encore longtemps ?

    Cordiales salutations


    • Fanny 19 janvier 00:04

      @cettegrenouilleci

      Bonsoir,

      Asselineau est une personnalité hautement respectable. J’admire son érudition historique et la clarté de ses propos. Comme Macron est loin d’être un con, j’aurais adoré suivre un débat de fond d’une heure Macron-Asselineau sur le thème « quel avenir pour la France ». Bien entendu, un tel débat n’aura jamais lieu, pour les raisons que vous évoquez.

      La pierre d’achoppement pour l’UPR est que la sortie de l’UE/euro fait peur. Peur de l’inconnu. Peur d’une dévaluation de 20% (les retraités votent et voyagent à l’étranger). Peur d’une attaque en règle de la « communauté internationale » qui savonnera la planche du déserteur (à suivre l’effet du Brexit, à venir puisque le Brexit n’a pas encore eu lieu.). Et peur bien entendu d’un effondrement de l’UE - un petit tremblement de terre, un retour aux années 50 - car le départ de la France risquerait de le précipiter. Il y a déjà suffisamment de raisons d’avoir peur (course aux armements, réchauffement, surpopulation, biodiversité, finance …) pour se lancer dans l’inconnu. C’est pourquoi je crois que si l’effondrement de l’UE devait intervenir, ce ne serait pas le résultat d’un vote, mais plutôt d’un processus de délitement (sauf crise financière violente qui peut tout bouleverser en quelques mois).

      Peut-être accordez-vous trop d’importance aux grands médias (moi aussi soit diten passant). Ils en ont, c’est évident, mais si un mouvement politique émerge et répond à un vrai besoin, les grands médias n’y pourront rien et il finira par s’imposer. Les médias sociaux et alternatifs pèsent de plus en plus, certains leur attribuant la responsabilité de l’organisation du mouvement des GJ.

      A titre personnel, mon dernier vote doit remonter à Mitterrand, les suivants n’ayant suscité en moi que peu d’envie. A posteriori, je me dis que j’aurais pu tout aussi bien m’arrêter à de Gaulle vu le bilan des deux septennats de Mitterrand (mais je ne votais pas sous de Gaulle - piège à cons - car j’étais à l’époque mobilisé par la « révolution » de 68 -)). Et puis en tant que retraité relativement aisé, je suis accusé sur les forums d’être à l’origine des grandes difficultés des nouvelles générations, et suis tenté de leur dire : débrouillez-vous sans moi, je ne ferai plus rien, ni en mal ni en bien puisque je me suis toujours trompé. Position certes un peu faux-cul. Un vote Asselineau en fin de parcours ? Il faudrait d’abord que je retrouve ma carte d’électeur
      - ).

      J’ai expliqué plus haut pourquoi je qualifie les régimes nazi et communiste « de sinistre mémoire ». Ils ont laissé dans la mémoire collective occidentale le souvenir de régimes autoritaires et répressifs, en un mot « extrêmes ». Bien entendu, leur nature était très différente, mais mon propos ne visait que l’image d’ « extrême ». Personne ne conteste ce qualificatif concernant le régime nazi, mais il heurte des gens de gauche s’agissant de l’URSS. Je le trouve pour ma part justifié dans les deux cas, car éliminer près de 10% de sa population par exécutions, famines (sans doute involontaires, mais la responsabilité politique subsiste) et travail forcé dans des camps (URSS 1917 – 1940) est un processus politique « extrême ».

      Je partage bien sûr votre hommage aux victimes soviétiques tombées au champ d’honneur face aux nazis. Critiquer le régime n’est pas insulter le courage des soldats. Beaucoup défendaient le régime, d’autres leur patrie (ceux-là ont fini par absorber le régime comme le buvard boit l’encre selon le mot de de Gaulle), et un certain nombre étaient pris entre deux feux : les nazis devant, les politrouks armés derrière (et des médecins militaires impitoyables - des femmes souvent - qui avaient pour mission de déceler les tire au flanc et autre simulateurs pour les envoyer au peloton d’exécution : c’était le prix à payer pour gagner une guerre terrifiante). A titre d’anecdote, Kroutchev dont je dénonçais plus haut dans ce fil le profil de « serial killer » avait la réputation de faire dans son froc (l’odeur) quand il visitait le front et était pris sous un bombardement ennemi (m’a été rapporté par un acteur de cette guerre en qui j’avais pleine confiance).

      En désaccord avec votre vision de « forces impérialistes » coalisées contre l’URSS. La force montante à l’époque, soit les USA depuis la guerre de 14, avait deux adversaires (hors Japon) : le communisme soviétique et l’Allemagne nazie qui s’apprêtait à rafler l’Europe, URSS comprise, ce qui en aurait fait le N°1 mondial. Les USA ont choisi de s’allier à l’URSS pour écraser l’Allemagne, le bon choix puisque les USA ont fini par dominer l’Europe et s’affirmer comme le N°1 mondial. Avant 17, l’Allemagne et les USA n’appréciaient guère le régime tsariste (un allié de la France), et ont vu d’un bon œil son effondrement, en y contribuant pour certains. Les contradictions entre impérialismes sont aussi violentes que les conflits entre régimes différents et opposés.

      Votre point de vue rappelle les positions du PC de la grande époque, celle de ma jeunesse (impérialistes fauteurs de guerre …). Y aurait-il une voie de passage entre PC et UPR ? Le retour de la France Duclos - de Gaulle ? Nostalgie …

      Cordialement


    • cettegrenouilleci 19 janvier 07:54

      @Fanny

       Bonjour Fanny

      Merci pour dette réponse circonstanciée.

      Nous avons des différences d’appréciation sur toute une série de questions, et des désaccords, notamment parce que nous n’intégrons pas, dans notre réflexion, les mêmes éléments.

      C’est particulièrement vrai sur l’évaluation des mérites et des échecs de l’URSS.

      Vous évoquez une élimination de 10% , par l’URSS, ou à cause de l’URSS,si je vous comprends bien, par exécutions, famines (sans doutes involontaires mais la responsabilité politique subsiste) ,et travail forcé dans des camps ((URSS 1917-1940), un processus politique extrême« .

      Ces chiffres sont-ils conformes à la réalité historique, ou seulement à ce qui nous a été »vendu« par la propagande de nos médias et des gouvernements placés à la têtes de nos belles »démocraties« occidentales depuis l’origine des affrontements des forces du grand capital et de l’URSS (ça commence avant même l’avènement de l’URSS) et plus encore après la défaite des nazis à l’issue de la seconde guerre mondiale ?

      Au moment des famines, avant et après, il y avait déjà la politique des »sanctions« de l’Occident, toujours en vigueur aujourd’hui contre la Russie, bien plus redoutables à l’époque. Les sanctions, c’était le blocus économique et militaire de l’URSS par toutes les forces coalisées de l’occident impérialiste. Est-ce à l’URSS de porter la responsabilité des effets de la politique criminelle de l’occident impérialiste ?

      Certes, il y a eu aussi des erreurs, et même des fautes imputables aux dirigeants soviétiques et il reste aujourd’hui encore important de les recenser sérieusement et de les analyser, sans complaisance à l’égard d’aucun des acteurs politiques, économiques et militaires de l’époque, y compris à l’égard d ceux du camp occidental.

      Il convient de ne pas se laisser embarquer par la propagande de l’ennemi si l’on veut se préserver de la prise de décisions erronées aux conséquences potentiellement gravissimes, que l’on soit au pouvoir, ou dans l’opposition. C’était vrai hier, ça le reste aujourd’hui .

      L’attitude de nos médias occidentaux à l’égard des évènements qui se déroulent en Syrie est, de ce point de vue, particulièrement édifiante.

      L’occident finance, (comme hier, et encore aujourd’hui en Irak ou en Libye) arme et entraîne des mercenaires terroristes et intervient directement et au moyen de forces »spéciales« , déployant également des forces d’agression sur le terrain responsables d’actes de barbarie, de destructions, d’attentats et de bombardements aveugles contre les populations civiles.
      Dans le même temps, tous ces meurtres et toutes ces exactions, comme les attaques chimiques, sont imputées au »régime« de Bachar al Assad qui s’emploierait aux dires de ces grands apôtres de la paix à »assassiner son propre peuple« 

      La propagande infâme que nos médias et nos politiciens nous vendent à propos de la Syrie, ils nous la vendaient déjà il y a cent ans, il y a cinquante ans, et encore aujourd’hui, à propos de l’URSS.Cela continue encore aujourd’hui et n’épargne personne, pas même les esprits les plus critiques et les plus éveillés de quelque croyance ou obédience qu’ils soient.

      Faire la part des choses et décortiquer de tout ce fatras de propagande la part de mensonge et de vérité est quasiment un travail à plein temps. Même si c’est difficile, c’est important de la faire car cela conditionne la pertinence des décisions politiques qui sont prises à partir de la perception exacte ou erronée de ces réalités. Et, le résultat de tout ça, c’est la paix ou c’est la guerre, c’est le redressement de l’économie ou la ruine, c’est le choix d’alliés fiables ou de traîtres prêts à vous étrangler dès que l’occasion se présente...

      Merci de pardonner le ton un peu passionné de ce propos.

      Là où je ne suis plus du tout d’accord avec le regard que vous portez sur l’histoire des conflits entre l’Occident et l’Union Soviétique, c’est lorsque, dans votre avant-dernier paragraphe, vous évoquez l’alliance des USA et des autres puissances occidentales avec l’URSS pour écraser l’Allemagne nazie, vous êtes à cent lieues de la réalité historique.

      Cette partie de l’histoire est maintenant fort bien documentée. La complicité des puissances occidentales et en particulier des USA, de la Grande Bretagne et de la France avec les nazis avant, pendant et après la seconde guerre mondiale , dans le but avoué ou non de détruire l’URSS et le »communisme" a été la principale pourvoyeuse des destructions et des massacres infligés aux populations de l’URSS, avant ; pendant, et après la seconde guerre mondiale.

      Bonne journée à vous.

      Je n’ai pas le temps de relire, je dois m’absenter. Merci de bien vouloir me pardonner les erreurs éventuelles de frappe, de syntaxe ou d’orthographe.


    • Doume65 19 janvier 10:23

      @cettegrenouilleci
      "Ranger le communisme « de sinistre mémoire » et le nazisme dans la même catégorie i[est] une insulte aux vingt millions de morts qui ont été infligés à l’Union Soviétique au cours de la seconde guerre mondiale."

      Ce raisonnement ne tient pas. Il y a eu en effet vingt millions de morts envoyés à la boucherie par Staline. Celui-ci avait peu avant liquidé par balles la grosse majorité des officiers de l’Armée qu’il a remplacé par des jeunes gens complètement inexpérimentés. Staline est le premier responsable de ce massacre. D’autant plus qu’entre autres fusillés, il y a eu les émissaires qui lui assuraient que Hitler allait attaquer la Russie. Mais les massacres de Staline on le sait ne s’arrêtent pas à ces glorieux combattants. Alors oui, le communisme de Staline est de sinistre mémoire.
      Celui de Pol Pot et de Mao également.

      Je si persuadé qu’on peut établir un communisme fort différent de celui qui a existé. En attendant, nier la réalité de celui qui a eu lieu ne peut qu’emmener vers une impasse dans les discussions.


    • Doume65 19 janvier 10:25

      @Doume65
      « Je si persuadé »
      Lire : « Je suis persuadé »


    • Fanny 19 janvier 11:25

      @cettegrenouilleci

      Un sujet au moins où nous sommes d’accord : la Syrie. Le « story telling » occidental à propos de ce conflit a atteint un niveau hallucinant. Du jamais vu. Le Monde que je lisais avec application autrefois est devenu un torchon imbuvable, sorte de porte parole de l’OTAN s’appliquant à singer le NYT.

      Le débat sur l’URSS a traversé la gauche française après guerre, et a sans doute contribué à redistribuer les forces politiques dans notre pays. Mitterrand a marginalisé Marchais avec Soljenitsyne en toile de fond. Ce chapitre est maintenant clos et n’a plus grand intérêt : « personne » n’a envie de refaire l’URSS ou quelque chose d’approchant.

      Une victime de ce processus : la classe ouvrière française. Elle a disparu, et ce qu’il en reste ne sait plus où elle habite. C’est le côté tragique de l’histoire : les « impérialistes » ont remporté la lutte des classes (W.Buffet) et les 1% qui ont remporté la mise dirigent le monde, ça commence à se voir et se sentir (douloureusement pour les classes moyennes des pays développés sur la voie du déclin, de la prolétarisation).

      Mais sans la « classe ouvrière », l’histoire poursuit son cours. De nouveaux acteurs sont apparus, dont les communautés d’immigrés, les petits métiers de service où l’on gagne tout juste de quoi se nourrir et se loger. Les campagnes sont désertées au profit des villes. Des géants économiques et géopolitiques ont émergé. Les marxistes ont du mal à s’y retrouver, les autres n’y voient pas plus clair. Chacun surveille son portefeuille.

      L’histoire nous réserve des surprises. Chacun le sent, mais on ignore la suite. Une intuition : ça va être « rock’n roll ».


    • Fanny 19 janvier 12:01

      @Doume65

      « Staline est le premier responsable de ce massacre. »

      Il me semblait que c’était Hitler. Mais j’ai peut-être séché quelques cours d’histoire.

      L’URSS n’était pas prête à affronter la Wehrmacht, la machine de guerre la plus puissante à l’époque, et de loin (on en sait quelque chose). Avec ou sans Toukatchevsky, l’URSS devait être balayée en quelques mois (selon Hitler et les généraux nazis). Staline a voulu retarder l’affrontement, trouvant peu de soutien côté occidental : c’est Münich puis le pacte germano-soviétique.

      Staline a finalement gagné la guerre, on ne lui enlèvera pas ça. Un tueur avec une énorme paire de c...lles. De notre côté, on n’était pas des tueurs, mais on n’avait pas non plus les ....... 


    • cettegrenouilleci 19 janvier 13:40

      @Doume65

      Staline lui même,( et avec lui le système de domination et de contrôle qu’il a installé avec de nombreuses complicités), s’est rendu coupable de nombreux crimes à l’encontre des peuples de l’Union Soviétique, à l’encontre des opposants à son système despotique , à commencer par des milliers de dirigeants et de responsables, de militants ou de simples adhérents du parti communiste.

      Il porte une responsabilité énorme dans les défaites subies par l’armée rouge et dans l’invasion de nombreux territoires de l’URSS par les armées nazies.Il est certes responsable des exactions et des crimes que vous dénoncez, tels ceux perpétrés à l’égard des officiers de l’armée rouge susceptibles de le gêner ou en désaccord avec lui, tels ceux perpétrés à l’encontre de nombreux dirigeants et responsables du parti communiste ou encore de certaines populations.

      Mais il n’est pas responsable des vingt millions de morts infligés à la Russie par les armées nazies avec la bénédiction des puissances occidentales , dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

      Les crimes qu’il a commis sont suffisamment odieux pour qu’on n’éprouve pas le besoin d’en rajouter encore pour mieux exonérer ceux qui ont fait pire encore, et pour déconsidérer le communisme, les dirigeants révolutionnaires et les peuples qui choisissent de s’engager dans la construction d’une société socialiste.

      Dans son article, Fanny ne vilipende pas le stalinisme, ni même le communisme réinterprété et mis en application par Staline. Elle vilipende « le nazisme et le communisme de sinistre mémoire » auxquels renvoie selon elle le qualificatif « extrrême » . Elle ne renvoie qu’après coup le lecteur, dans une parenthèse, aux « régimes hitlérien et stalinien auxquels ces deux systèmes sont assimilés dans la mémoire collective ».

      Elle précise ensuite que, selon elle, l’extrémisme qu’elle dénonce (voir plus haut) « n’a pas vocation à gouverner, pas même à s’opposer dans un régime démocratique. il est délégitimé, rejeté à priori. »

      Exit donc du paysage démocratique « le nazisme et le communisme de sinistre mémoire ».

      Le régime stalinien était aux antipodes de ce qu’est le communisme.
       
      Comme dans beaucoup de révolutions, l’élan démocratique initial a été détourné, perverti et détruit au profit d’un clan devenu étranger aux forces et aux luttes qui lui ont permis d’accéder au pouvoir.

      Cela ne disqualifie en rien la révolution socialiste et les principes communistes.

      Selon moi, il est tout à fait pertinent de parler du pouvoir, du système dictatorial et des atrocités de Staline ;
      Il est pertinent de parler du pouvoir, du système dictatorial et des atrocités de Pol Pot ;
      Il est pertinent de parler du pouvoir, du système dictatorial de Mao Tsé Toung, et des atrocités commises avec son aval ou à son instigation ( je connais beaucoup moins cette partie de l’histoire contemporaine)

      Mais il n’est pas pertinent du tout de parler du communisme de Staline, du communisme de Pol Pot, du communisme de MaoTsé Toung. Leurs systèmes et leurs exactions n’avaient rien de communiste.

      Je suis néanmoins tout à fait d’accord avec la substance de votre conclusion :
      Nier la réalité de ce qui a eu lieu (les régimes évoqués se réclamant du communisme) ne peut qu’emmener vers une impasse dans les discussions.

      On peut établir un système communisme respectueux de la vie et des libertés, soucieux de promouvoir le progrès social, la justice, la fraternité, à l’image de ce qu’ont tenté de faire chez nous les militants et les combattants de la Commune en 1871, une audace qui leur a coûté leur vie ou leur liberté.

      Pour y parvenir, il n’est pas certain du tout que noircir le tableau, attribuer aux régimes « communistes » qui ont existé des crimes commis par d’autres, directement ou indirectement, soit davantage de nature à en faciliter l’avènement, qu’une négation obstinée de la réalité des erreurs , des exactions et des crimes commis par ceux qui ont fourvoyé leur révolution dans une impasse en se drapant le jour des vertus d’un drapeau qu’ils souillaient la nuit du sang de la population et des militants qui leur avaient fait confiance.

      Bien cordialement


    • Fanny 19 janvier 14:53

      @cettegrenouilleci

      Dans le fond du fond, je ne suis pas tout à fait en désaccord avec vous, avec une nuance : l’expérience soviétique a raté, pas à cause d’un « monstre », mais parce que c’était trop tôt. Le socialisme dans un seul pays du tonton à la pipe, la moustache et la casquette était une absurdité. Le monde interconnecté n’existait pas encore.

      Je crois que le monde va évoluer vers une forme de socialisme, que c’est inévitable. Un socialisme géré au moyen de l’intelligence artificielle.

      La propriété privée, fondement de notre système, va se diluer progressivement par taxation de la propriété, par toutes sortes de contraintes encadrant la propriété. Un propriétaire d’appartement paye déjà souvent en charges l’équivalent d’un loyer. Si la succession est fortement taxée, son titre de propriété n’a plus beaucoup de substance autre que formelle.

      Après une phase « multinationales et milliardaires associés » aux gouvernes, apportant au monde des ruptures technologiques majeures (c’est en cours), je pense qu’on devrait assister à un retour du politique, tant à l’échelle locale que mondiale. C’est une hypothèse, il y en a bien sûr plein d’autres, et des moins drôles. 


    • cettegrenouilleci 19 janvier 15:02

      @Fanny

      I beg to differ.

      « Ce chapitre est maintenant clos et n’a plus grand intérêt : personne n’a envie de refaire l’URSS ou quelque chose d’approchant. »

      Ce chapitre n’est pas clos et la population russe est la première à le dire . Certes, Poutine jouit d’un prestige certain, quoi que largement écorné depuis qu’il a enfourché les plans de régression sociale des forces qui partagent le pouvoir avec lui, en insistant pour la mise en place de la réforme des retraites, effectuée depuis, dans la veine de ce qu’un Macron s’applique à imposer chez nous.

      Néanmoins, plus de 60% de la population de la Russie d’aujourd’hui regrette la vie telle qu’elle était du temps de l’Union Soviétique, un pourcentage en constante augmentation au cours des dernières années. Les sentiments de la population des autres républiques de l’ex-URSS sont à peu près identiques, quoi que moins marqués.

      Les sondages qui en attestent sont faits par des instituts ne sont pas « à la solde » du gouvernement de Mr Poutine ni de la personne de Poutine.

      Chez nous, contrairement à ce que vous affirmez, la classe ouvrière n’a pas disparu. Elle a été effacée des écrans radars, ça n’est pas la même chose. Elle est en train de montrer qu’elle existe et qu’elle à voix au chapitre, qu’elle a droit à une vie digne, qu’on n’a pas fini d’en entendre parler, qu’elle a son mot à dire sur le fonctionnement de nos institutions et sur la politique suivie par la clique politicienne dégénérée qui s’est emparée des commandes du pays.

      C’est entre autre ce que crie au grand jour le mouvement des Gilets Jaunes.

      Le problème est que les « élites » ouvrières qui étaient sensé défendre les travailleurs et les couches populaires ont été phagocytées, soudoyées, instrumentalisées par l’ennemi de classe .

      Tous comme les partis de Gauche, y compris le parti communiste français, y compris le parti d’Arlette Laguillier désormais plus discrète ou celui de Mr Besancenot ainsi que les verts sur lesquels les déçus du communisme ont placé quelquefois leurs espoirs, tout ce beau monde a été acquis au dogme de la mondialisation de l’économie, de la pertinence de l’enferment de notre pays dans la construction de l’Union Européenne, dans l’euro et dans l’Otan.

      Certains argumentent qu’il faut que la révolution soit mondiale pour réussir, d’autres que l’Union Européenne permet aux peuples européens d’être plus forts ensemble pour résister aux défis de la mondialisation de l’économie. D’autres nous disent encore qu’ils vont construire une Europe sociale tout en nous demandant d’avaler la couleuvre de la concurrence libre et non faussée, de la directive sur les travailleurs détachés, de la liberté inaliénable de la circulation des capitaux, de la nécessité de « moderniser » nos entreprises et nos institutions en liquidant nos services publics, en privatisant nos entreprises, en détricotant nos institutions républicaines et en liquidant nos communes. Tout ça pour quoi ?

      Il n’est pas étonnant que les Gilets se méfient à ce point des tentatives de récupération de leur mouvement par les partis politiques, de quelque couleur affichée qu’ils soient.

      La classe ouvrière est toujours là, bien vivante, et heureusement pour notre pays.

      Un grand ménage se prépare. Les directions syndicales , les directions politiques qui ont trahi les travailleurs, la population, la nation vont probablement être prochainement balayées et je m’en réjouis personnellement.

      Certes, la messe n’est pas dite. Les choses ne sont pas si simples. Les batailles à venir vont être difficiles.

      Mais il est douteux que le débat fumeux qu’organise Macron produise le résultat escompté.

      Le peuple français n’en peut plus et semble décidé à ne plus s’en laisser conter, à ne plus se laisser mener par le bout du nez, à se faire entendre.

      Dans cet univers en mutation, contrairement à ce que vous indiquez, les marxistes, qui disposent de bons outils d’analyse, sont ceux qui sont les plus aptes à s’y retrouver et à forger, en lien avec le peuple en lutte, les outils qui assureront les succès à venir des batailles déjà engagées et des nombreuses autres batailles à venir contre le pouvoir de l’oligarchie euro-atlantique, et contre la clique politicienne et « syndicale » embauchée à son service..

      Bien cordialement


    • Doume65 19 janvier 18:42

      @cettegrenouilleci

      « Les crimes qu’il a commis sont suffisamment odieux pour qu’on n’éprouve pas le besoin d’en rajouter encore pour mieux exonérer ceux qui ont fait pire encore et pour déconsidérer le communisme  »

      Je serais le dernier des crétins si je voulais exonérer Hitler de cette guerre. Ce que je dis, c’est que le nombre de morts soviétiques aurait été moindre si le système stalinien n’avait pas fait les « grandes purges ». Je ne déconsidère pas le communisme, au contraire, puisque je refuse d’assimiler le communisme, qui, je l’ai dit est une belle idée, à cette horreur de Staline. Défendre Staline pour défendre le communisme est une très mauvaise idée. Comment défendre en effet une idée en glorifiant ce qu’elle engendre de pire ?


    • cettegrenouilleci 19 janvier 20:41

      @Doume65

      Bonsoir Doume65.

      Merci pour cette réaction.

      Je souscris sans aucune réserve à ce que vous écrivez là.

      Les militants communistes, dont j’étais et je suis encore quoi qu’en déshérence d’une organisation communiste digne de cette appellation, n’ont rien à gagner à minimiser ou à passer sous silence les crimes du régime stalinien et d’autres avatars monstrueux du même type s’étant réclamé du communisme pour asseoir, au bout du compte, un système d’oppression et de terreur pire que celui de l’ennemi qu’ils prétendaient combattre.

      Il existe un adage qui dit que seule la vérité est révolutionnaire.

      Ce qui est sûr, c’est que les militants révolutionnaires, communistes ou non (Vouloir aujourd’hui sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’Otan, c’est être révolutionnaire, et on n’a pas besoin d’être communiste pour cela) ont tout intérêt à regarder la vérité en face, et à la dire.

      Si affronter la vérité telle qu’elle est , et honorer les victimes est d’abord un devoir, les communistes sincères ont aussi tout intérêt à défendre et honorer la mémoire de toutes les victimes des atrocités commises en leur nom en n’oubliant pas d’y inclure celles commises par les révolutionnaires de pacotille qui ont massacré ceux-là même qui les ont portés au pouvoir au prix de sacrifices de toutes sortes. C’est aussi, même si ça ne suffit pas, une façon de se prémunir contre la réédition des mêmes horreurs.

      Ils ne doivent pas pour autant laisser tomber dans l’oubli les crimes abominables de l’adversaire de classe qui n’hésite pas à recourir aux pires exactions, à la guerre civile, à la trahison, aux pires infamies pour sauvegarder ses privilèges et son pouvoir. C’est cet adversaire impitoyable qui impose aux peuples, en premier lieu, de recourir à la violence et à la guerre pour défendre leur pouvoir reconquis après bien des vicissitudes et des affrontements le plus souvent impitoyables et sanglants avec l’adversaire de classe oppresseur, tyrannique, et avec ses complices.

      Que l’on évoque Staline, ou Pol Pot et ses acolytes, ou d’autres sinistres personnages du même genre, il n’est pas inintéressant de noter et de faire connaître les amitiés et les soutiens étranges dont ils ont bénéficié aux pires moments de leurs carrières respectives, et de les dénoncer vigoureusement. Quand on se penche sérieusement sur ce versant de l’histoire des évènements, on fait de surprenantes et édifiantes découvertes...

      A bientôt de vous lire dans le fil des commentaires suscités par d’autres articles.

      Cordiales salutations


    • cettegrenouilleci 20 janvier 10:39

      @cettegrenouilleci

      correction:avant-dernier §

      On peut établir un système communiste respectueux de la vie et des libertés, soucieux de promouvoir le progrès social...


    • Doume65 21 janvier 13:04

      @cettegrenouilleci

      On arrive à se comprendre, c’est bien.
      A bientôt au fil des commentaires.


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