mardi 12 mars - par Sylvain Rakotoarison

Bernard Tapie : faut-il encore s’acharner sur cet homme ?

« Je n’ai pas l’impression qu’il soit extrêmement honnête et je n’ai pas envie qu’il aille en prison. » (Geoffroy Lejeune, directeur de "Valeurs actuelles", le 11 mars 2019).



Né bien après le début des aventures financières de Bernard Tapie, Geoffroy Lejeune, directeur de "Valeurs actuelles", reconnaissant qu’il n’y comprenait rien aux enjeux du (nouveau) procès qui a commencé ce lundi 11 mars 2019 au tribunal de grande instance de Paris, a exprimé sur LCI un sentiment contrasté qui pourrait être facilement partagé par un grand nombre d’observateurs malgré la haine ou la fascination qu’inspire l’ancien ministre de François Mitterrand.

Effectivement, Bernard Tapie est aujourd’hui un homme âgé, un vieillard, il a 76 ans, et il est très malade, il a deux cancers et il y a quelques mois, il a même arrêté ses traitements qui l’assommaient trop. Il n’est donc pas du tout un modèle de comportement pour les malheureuses personnes atteintes du même mal que lui, mais la loi Kouchner laisse l’entière décision au patient lui-même, c’est donc son droit le plus total de ne pas suivre les traitements prescrits, et cela le regarde, lui et les siens, mais j’insiste sur le fait qu’il ne doit pas être un exemple en la matière.

Le fait est qu’il tient. Encore. Il garde encore cette énergie folle qui en a fait un personnage atypique de l’histoire contemporaine. Il avait l’ambition de revenir sur scène (au théâtre donc) l’année dernière. Cette énergie débordante, cette soif de vivre lui a fait toucher un peu à tout, faute de n’être "rien" (au sens macronien du terme). D’abord la chanson, puis l’industrie. Une méthode Tapie rudement efficace pour lui (pas forcément pour l’industrie) : il rachetait des sociétés en liquidation, les assainissait et parfois, les faisait renaître. On a parlé de ses licenciements et de la vente des actifs, mais il fallait bien reconnaître que sans lui, c’était tout le personnel qui perdait son emploi parce qu’il aurait perdu son employeur.

Très vite, il a pu gagner largement sa vie et comme il n’était pas un homme prudent, il le montrait sans doute beaucoup trop, ce qui pouvait susciter des agacements sinon des jalousies. Il est devenu aussi animateur de télévision dans les folles années 1980 (émission "Ambitions"), au moment où le fric est devenu roi, la valeur suprême de la réussite sociale.

Il a cherché à acheter le château de Bokassa (1980), il a acheté quelques fleurons au franc symbolique, ensuite revendus plusieurs centaines millions de francs quelques années plus tard : La Vie claire (1980), Terraillon (1981), Look (1983), Testut (1983), Wonder (1984), Donnay (1988), etc. Il a eu quelques idées lumineuses (comme fabriquer des piles sans mercure ou adapter des fixations de ski aux pédales de bicyclette), mais généralement, les méthodes employées (pour acheter, redresser et revendre ses entreprises) pouvaient prêter à quelques critiques (au moins morales sinon juridiques).

Il a beaucoup touché au sport, cyclisme (La Vie claire) et football (Olympique de Marseille), et il a aussi été comédien, à la télévision, au théâtre et même au cinéma.

Comédien, sans doute est-ce le vrai métier des personnalités politiques dans ce grand théâtre qu’est la vie politique. Grande gueule, c’était un domaine qu’il ne pouvait pas laisser hors de sa portée. Et c’est cela qui lui a donné de fortes amitiés à gauche (dont Claude Bartolone), très étrangement, cette gauche fascinée par la réussite pécuniaire et le bagout, qui découvre l’argent et surtout, qui trouve en Bernard Tapie l’un des rares débatteurs efficaces face à …Jean-Marie Le Pen (qui, le 10 mars 2019, a confirmé pourtant que Bernard Tapie était bien venu le voir chez en mars 1993 pour que le candidat du FN sur sa circonscription restât au second tour, ce qui lui permettait d’être réélu). Interviewé le 28 janvier 1992 par Paul Amar sur FR3 (dans le cadre de la campagne des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur), Bernard Tapie a déclaré, déclaration qu’il a toujours confirmée par la suite : « Celui qui (…) décide encore d’aller voter Le Pen, j’appelle ça un s@laud, et je continuerai jusqu’à la fin de mes jours à appeler ça un s@laud ! ».

Car Bernard Tapie a été élu député en 1988 à Marseille, à la surprise générale, avec quelques voix d’avance sur son concurrent UDF. Il a "épaté" François Mitterrand qui en a fait un ministre dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy (entre deux mises en examen). Réélu en 1993, Bernard Tapie fut téléguidé par le vieux Sphinx pour torpiller la liste de Michel Rocard aux élections européennes de juin 1994, résultat, il a fait jeu égal. L’élection présidentielle de 1995 approchait et un nouvel effet Coluche risquait de faire éclater la classe politique, d’autant plus que l’absence d’un candidat socialiste crédible (Michel Rocard dans les roses, Jacques Delors trop fatigué, Laurent Fabius touché par le scandale du sang contaminé) risquait de lui ouvrir un boulevard. Les élections municipales à Marseille en juin 1995 étaient également cruciales après l’ère de Gaston Defferre (mort en 1986) qui n’en finissait pas de se terminer : Bernard Tapie était parmi les plus crédibles maires potentiels (il ne fut pas candidat et Jean-Claude Gaudin, président du conseil régional de PACA et ministre délégué, a été élu).


Les ennuis judiciaires ont alors commencé pour Bernard Tapie acculé judiciairement à la démission de son siège de député le 5 septembre 1996, et cela fait plus de vingt-six ans qu’il s’entremêle dans ses démêlées judiciaires, avec des hauts et des bas (ruine complète, arbitrage favorable de plus de 400 millions d’euros, jugement qui l’a annulé, etc.). Avec l’argent de l’arbitrage, Bernard Tapie est devenu également un patron de presse à Marseille, si bien qu’il a aussi cherché à pousser Ingrid Levavasseur à créer sa propre liste des gilets jaunes aux prochaines élections européennes de mai 2019.

Bref, quand on regarde ce parcours chaotique de héros de roman de gare, on se dit que si le personnage n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer, tellement il a personnifié les années Mitterrand, autant sociologiquement que politiquement.

Et c’est à ce titre que François Hollande a fait une erreur de jugement. Ce "produit politique" de François Mitterrand, il a cru qu’il était un "produit" de Nicolas Sarkozy. François Hollande en a même fait un symbole du sarkozysme, à tort. Si bien que depuis 2012, Bernard Tapie subit un plein acharnement judiciaire, au nom de l’antisarkozysme affiché du pouvoir socialiste (faute de mener une politique de gauche, il fallait bien quelques symboles pour perpétuer les apparences et l’hypocrisie).

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Car de quoi s’agit-il ? D’un arbitrage considéré comme trop favorable à Bernard Tapie et trop défavorable à l’État. Or, l’État était en procès avec Bernard Tapie depuis une vingtaine d’années. Quand Bernard Tapie fut nommé ministre, il devait quitter son entreprise Adidas. Il a donc demandé au Crédit Lyonnais de trouver un nouvel acquéreur. Bernard Tapie a vendu Adidas le 15 février 1993 pour 2,1 milliards de francs, le Crédit Lyonnais a revendu Adidas pour 4,6 milliards de francs le 26 décembre 1994 et Adidas a été coté le 17 novembre 1995 à la Bourse de Francfort pour 3,3 milliards de Deutsche Mark, soit 11 milliards de francs.

Bernard Tapie s’est senti légitimement "trahi" par le Crédit Lyonnais qui était son mandataire. S’il ne peut pas se prévaloir de la plus-value entre la vente réelle et la cotation deux ans plus tard (l’entreprise a pu être valorisée entre-temps), l’option des 2,6 milliards de francs de plus-values obtenus par le Crédit Lyonnais était connue avant la cession et aurait donc dû revenir à Bernard Tapie lui-même. C’est cette différence de 2,6 milliards de francs qui est en litige encore actuellement. Bernard Tapie n’a pas longtemps attendu et a réclamé 229 millions d’euros au Crédit Lyonnais (qui allait disparaître en raison de sa faillite au profit de LCL) dès le 4 juillet 1995.

Après plus de vingt-deux années de procédures judiciaires, l’État a finalement préféré le principe de l’arbitrage, accepté également le 25 octobre 2007 par Bernard Tapie. Le 7 juillet 2008, le tribunal arbitral a donné raison à Bernard Tapie en condamnant le CDR (le Consortium de réalisation créé par l’État pour liquider le passif du Crédit Lyonnais) à lui verser 405 millions d’euros, dont 45 millions d’euros à titre de préjudice moral. Le montant principal du litige fut défini à 240 000 euros avec les frais et honoraires divers et les intérêts légaux comptés à partir du 30 novembre 1994 (c’est-à-dire 111 millions d’euros).

C’est le montant du préjudice moral (45 millions d’euros) qui est certainement le plus douteux, mais l’arbitrage favorable sur le fond à Bernard Tapie ne me choque pas même si cela fait intervenir juridiquement de nombreuses notions qui s’entrechoquent dans les interprétations diverses et variées. Cela a expliqué l’absence de contestation de la Ministre de l’Économie et des Finances de l’époque, à savoir Christine Lagarde (devenue directrice générale du FMI), le 28 juillet 2008, considérant que les chances que l’État puisse gagner son procès contre Bernard Tapie étaient très faibles (et très coûteuses) et qu’il fallait donc stopper définitivement cette affaire au plus vite.

Mais cet arbitrage a été finalement défait sous le quinquennat de François Hollande jusqu’aux deux arrêts de la Cour de cassation du 30 juin 2016 et du 18 mai 2017 qui ont définitivement annulé l’arbitrage de 2008 et qui imposent à Bernard Tapie de rembourser les 405 millions d’euros perçus (il faut remarquer que de cette somme, Bernard Tapie avait payé 11 millions d’euros à l’administration fiscale qui réclamait jusqu’à 120 millions d’euros au titre des bénéfices industriels et commerciaux). Ce qu’a retenu surtout la Cour de cassation et les précédents jugements, c’est qu’il y avait collusions entre Bernard Tapie et certains des arbitres du tribunal arbitral qui n’aurait donc pas pris sa décision de manière impartiale (j’ai hésité entre la forme conditionnelle et l’indicatif, le jugement dit que c’est à l’indicatif mais sans preuve formelle).

On peut comprendre pourquoi, depuis 1995, Bernard Tapie (qui a déjà fait de la prison en détention provisoire puis en condamnation ferme pendant plusieurs mois pour l’une de ses nombreuses autres affaires judiciaires) n’a plus aucune envie de revenir sur le terrain politique (il n’est de toute façon plus en état), parce qu’il est convaincu que c’est à cause de la politique, de ce qu’il représentait comme danger de préempter l’électorat du centre gauche et de la gauche, qu’il a été assommé par toutes ces mésaventures judiciaires.


Même s’il encourt aujourd’hui sept ans de prison, il y a peu de chance pour que Bernard Tapie, âgé et malade, retourne en prison. Son enjeu dans le procès qui s’ouvre, c’est son honneur et cet honneur a été mis à rude épreuve. Il a probablement été très à l’écart de certaines réglementations, mais sur le fond du sujet actuel, la vente d’Adidas, il a probablement raison : il se serait fait flouer par le Crédit Lyonnais, qui avait été déjà condamné pour le même genre de méthode aux États-Unis dans l’affaire Excutive Life. La justice américaine est beaucoup plus rapide et sévère. En France, c’est un peu différent car le Crédit Lyonnais était une entreprise publique. Juge et partie…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 mars 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Bernard Tapie : faut-il encore s’acharner sur cet homme ?
Aquarius : 630 vies humaines et les sales eaux.
Grandeur et décadence de Bernard Tapie.
"Un jour, un destin" rediffusée le 4 janvier 2011 sur France 2.
Bernard Tapie, victime ?

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36 réactions


  • berry 12 mars 16:20

    Vous êtes combien pour produire un article par jour ?

    Ca me rappelle Morice, les avions en moins.


    • troletbuse troletbuse 12 mars 21:36

      @Julien S
      Un collectif LREM bien sur !


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 13 mars 14:27

      @troletbuse
        
      Ils sont une trentaine.
      Non mais très sérieusement.
       
      Ils sont tous rémunérés au sein de l’institut montaigne.
      Un institut exclusivement financé par les entreprises.
       
      Même le medef dispose de subventions publiques.
      L’institut montaigne pas du tout.
      Budget ?
      Plus de 4 000 000 € par an, sans compter TOUS les ’ bénévoles ’ comme sylvain...
        
      Les avions de Morice, c’était surtout de l’auto-plagiat de ses années 70, beaucoup de ses textes étaient aussi des traductions ’ améliorées ’.
      Je lui reconnait uniquement son labeur, qui devait lui distraire son temps à perdre...
       


    • JL JL 13 mars 13:05

      @Clocel
      @Sophie

       
       c’est dur mais c’est dur ?
       
      Je crois qu’il avait dit : « la route est droite mais la pente est raide. »


    • foufouille foufouille 13 mars 16:31

      @Armelle

      tu veux créer une race libertaryenne ?  smiley


  • foufouille foufouille 12 mars 17:10

    "C’est le montant du préjudice moral (45 millions d’euros) qui est certainement le plus douteux, mais l’arbitrage favorable sur le fond à Bernard Tapie ne me choque pas même si cela fait intervenir juridiquement de nombreuses notions qui s’entrechoquent dans les interprétations diverses et variées."

    il sait c’est combien pour un sans dents, une indemnisation physique et pas morale ?

    presque rien, alors j’ai envie de gerber.


  • cevennevive cevennevive 12 mars 17:14

    Bonjour Sylvain,

    « un vieillard, il a 76 ans  »

    C’est bon, j’ai compris, je suis pour vous « une vieillarde de 74 ans »... Merci ! Il y a plein d’Etatsuniens qui travaillent encore à cet âge. Et bientôt chez nous aussi sans doute...

    Quant à Bernard Tapi, il aurait pu être un modèle pour les romans de cape et d’épées, genre Alexandre Dumas.

    Mais, malgré ses peu recommendables agissements, ce n’est pas un mauvais bougre. Il y en eut de bien plus méchants et mauvais au sein des gouvernements ces dernières décennies... Juste un filou ordinaire, hâbleur et le verbe haut.

    Ensuite, comme il est très malade, attendez son départ vers l’au-delà pour faire son homélie.


    • Parrhesia Parrhesia 13 mars 12:24

      @cevennevive

      >>> ce n’est pas un mauvais bougre. <<<

      Possible ! Possible, en effet !

      Mais outre ceux et celles qui ont perdu leur emploi à cause de sa conception du capitalisme exclusivement financier, quelques-uns eussent peut-être préféré qu’il fût un peu plus mauvais mais qu’il nous coûtât un peu moins cher !
      Ainsi aurait dû parler non pas Zarathoustra, mais l’ex-président Nicolas Sarkozy, amateur de subjonctifs, et s’agissant du « socialiste » B. Tapie  !!!


  • Michel DROUET Michel DROUET 12 mars 17:19

    Comme c’est émouvant ! J’en aurais presque pleuré.

    Qu’il rembourse seulement les 400 Millions qu’il doit à l’Etat et on lui foutra la paix.


    • Fergus Fergus 12 mars 20:55

      Bonsoir, Michel DROUET

      Bravo pour ce coup de gueule. Tapie est un escroc et doit être traité comme tel par la Justice.

      Quant à l’auteur, il ferait mieux de garder ses états d’âme et sa compassion pour tous les gens qui vivent dans la grande précarité et dans la pauvreté !


    • Armelle Armelle 13 mars 09:37

      @Fergus
      C’est marrant, nous n’entendons ou ne lisons pas les mêmes coups de gueule pour des parasites comme la grosse merde de Cahuzac qui, comme par hasard ne fera jamais sa peine !!!
      Pfffff...


    • Fergus Fergus 13 mars 11:47

      Bonjour, Armelle

      Vous plaisantez ! Cahuzac s’est fait démolir, à juste titre là aussi, sur ce site, et j’ai moi-même fermement condamné le comportement scandaleux de cet autre escroc, de surcroît investi d’un rôle de... traque des fraudeurs !!!


    • Armelle Armelle 13 mars 15:16

      @Fergus
      Oui bonjour, pardonnez-moi, j’ai omis la formule !
      je n’ai jamais prétendu qu’il ne s’était pas fait démolir. J’évoque ce qui se passe une nouvelle fois pour ces gens pas comme nous. Aménagement de peine par le JAP, et il ne fera pas son temps de prison !!! Vous détournez mes propos Fergus !!!
      Et ce système est pire que tout car on organise un procès bidon, ponctué d’une peine, juste pour contenter la masse, ces jolis veaux tricolores qui d’années en années ont le cerveau qui s’atrophie !!! Ce qui veut dire qu’il a juste porté le chapeau, et que tous les autres sont donc soupçonnables. ...Mutualisation de la protection...
      L’éveil des conscience c’est pas pour demain manifestement...
      Moi qui gravite bcp dans les milieux d’âge moyen jeune, c’est de cela que les jeunes générations ont marre, et pour cette raison qu’ils ne vont plus voter. La politique actuelle et son lot de fourberie et d’escroquerie en toute impunité n’a d’intérêt que pour les ânes de la république, et j’aurais honte de voter pour une mafia constitutionnalisée, car à y regarder de plus près le fonctionnement est le même, exactement le même...
      Et de temps en temps, on va organiser de grands procès comme celui de Tapie, pour rappeler tjrs à ces mêmes veaux, que l’état est là pour l’ordre et la justice.
      Réveillez-vous Fergus


    • Fergus Fergus 13 mars 15:57

      @ Armelle

      A toutes fins utiles, je vous informe que, parmi les propositions que j’ai faites lors d’un débat organisé dans ma ville, il en est une qui a d’emblée été approuvée par tous : ’l’« inéligibilité à vie de tout élu condamné par la Justice ». Certes, ce n’est pas de la prison mais cela fermerait la porte à bien des individus douteux.

      « c’est de cela que les jeunes générations ont marre, et pour cette raison qu’ils ne vont plus voter »

      Ce n’est pas mon avis. En tous les cas pour la majorité des jeunes abstentionnistes. La plupart ont trop de sollicitations hors de la vie publique et font preuve, sur ce plan, d’une déconcertante désinvolture. L’esprit civique qui a prévalu très longtemps a dé facto été gravement mis à mal dans les deux dernières décennies. Ce constat vaut également pour les incivilités, en forte hausse. Or, ces deux volets de la vie en société sont indissociables.


    • Armelle Armelle 14 mars 09:23

      @Fergus
      Vous êtes formidable dans votre genre Fergus, en deux mots, vous convenez vous satisfaire dans le cas présent d’une inéligibilité à vie en guise de peine pour ce salopard !!! Alors expliquez-moi pourquoi deux poids deux mesures quand on sait que TOUS les citoyens lambda assument et font eux la peine prononcée par la justice ?
      Quel serait cet argument mystérieux faisant qu’il ne soit pas traité comme tout le monde ? Décidément des gens comme Mimran ont bien d’être ce qu’ils sont...


    • Fergus Fergus 14 mars 12:00

      Bonjour, Armelle

      « vous convenez vous satisfaire dans le cas présent d’une inéligibilité à vie en guise de peine pour ce salopard !!! »

      Vous lisez des choses fausses entre les lignes ! Non, je ne m’en satisfait évidemment pas. Mais si au moins les politiciens corrompus remboursaient les sommes détournées et étaient définitivement écartés, ce serait déjà un grand progrès !


  • Clocel Clocel 12 mars 18:32

    A lui seul, ce type symbolise toute la pourriture de ce pauvre pays qui ne méritait pas d’être meublé d’un peuple aussi con.


  • troletbuse troletbuse 12 mars 19:44

    Comme je le disais sur l’article de Wallon sur Sarko, les copains de la Macronie ainsi que la justice aux ordres nous enfume avec les affaires vieilles comme mes robes.


  • bobthekick 12 mars 20:54

    10 ans que je lis Avox. Mon premier commentaire. Ce mec a ruiné ma famille à l’époque de la vie claire. Il a fait passer des commandes, constitué des stocks de produits et a deposé le bilan, ce qui lui a permis de ne pas payer ses dettes et de s’en sortir... Cet épisode est significatif des methodes qu’il a employé au cours de sa vie. Qu’il crève !


  • Traroth Traroth 12 mars 21:35

    Non, on va juste le laisser garder les 500 millions qu’il a volé, non ?


  • devphil30 devphil30 13 mars 06:29

    Sylvain Rakotoarison : Faut il encore s’acharner sur cet homme ?


    • Clocel Clocel 13 mars 08:26

      @devphil30

      Bhéé... Il est là pour ça ! Non ???

      Dans la bande, ils l’appellent « Tête à cacatov » ! C’est dire !? smiley


    • devphil30 devphil30 13 mars 08:41

      @Clocel

      Oui je dois reconnaitre que son absence nous manquerait ....

      Et il aime bien prendre des mauvais à chaque article , ce n’est pas le score qui l’l’intéresse car il est connu d’avance , c’est le nombre de vote qui le ravi.

      Et les commentaires , plus ils sont acerbes et mieux sa journée se passe

      Un des rare à ne pas assumer ses écrits car il ne commente jamais , il balance sa pêche et part se promener.


  • lala rhetorique lala rhetorique 13 mars 09:06

    C’est vrai qu’au pays des droits de l’homme et du citoyen, il vaut mieux mettre en taule un gilet jaune qu’un Tapie qui a foutu en l’air je ne sais combien de sociétés entrainant du chômage, et que rien ne peut arrêter dans l’escroquerie. Je suis pour qu’on lui paye un petit séjour au Japon.....


    • karibo karibo 13 mars 14:27

      @lala rhetorique
      Monsieur est trop bon !
      le voyage et qu’ il y reste oui, le séjour : NON !


  • zygzornifle zygzornifle 13 mars 09:28

    il s’est pris les pieds dans le tapis , maintenant faut qu’il se relève le Nanard , a revoir la combine a Nanard des guignols de l’info a la grande époque ou l’on pouvait encore utiliser l’humour sans finir au fond d’une geôle ....


  • Bernard Tapie : faut-il encore s’acharner sur cet homme ?

    OUi...

    Quand Bernard Tapie c’est acharné sur certaines entreprises, elles ont morflé jusqu’ au dépôt de bilan et fermeture.

    Préalablement il les avait vidé de toutes liquidités et valeurs . 

    Encore une fois Rat-Comme-Tarre claironne sur la mesure dictée par les macronistes .




  • tiers_inclus tiers_inclus 13 mars 15:56

    « Son enjeu dans le procès qui s’ouvre, c’est son honneur et cet honneur a été mis à rude épreuve.  »

    Plus par ses propres agissements que par toute autre chose, si ce concept a encore du sens pour ce personnage enclin à confondre ego et honneur.

    J’attends impatiemment votre prochain article sur l’acharnement subi par certains GJ.


  • Esprit Critique 13 mars 17:37

    L’affaire en question est une escroquerie de 285 millions d’euros a l’époque du Crédit Lyonnais au dépend de B Tapie . Portage d’Adidas, par de sociétés écrans dans des paradis fiscaux et revente ensuite avec bénéfice. Le contrat de « prestation » entre le CL et B Tapie, pour s’occuper de la vente, interdisait précisément ce type d’opération.

    L’escroquerie est établie, l’état en charge des dettes du CL doit 285 millions d’euros a Tapie plus les intérêts sur plus de 20 ans et un dédommagement pour préjudice Moral pour avoir tenté de faire croire que dans cette affaire c’était B Tapie le voleur.

    Ces éléments sont établis et indiscutables, Que B Taie ait commis des choses illégales a d’autres moments en d’autre lieu n’a rien a voir dans cette affaire.


    • foufouille foufouille 13 mars 17:47

      @Esprit Critique
      45 millions de dommages et intérêts morales n’est pas une escroquerie !!!!


    • Laurent 47 14 mars 12:22

      @foufouille
      Eh non ! C’est une juste réparation...qui ne verra jamais le jour !
      Une escroquerie, c’est par exemple un candidat-président qui a déclaré en Octobre 2014, un patrimoine de 176.700 €, alors qu’il était à la tête d’un patrimoine de 3.996.010 €, et qui n’a pas été condamné pour autant !
      Il est même devenu président !


  • Jeanlaquille 13 mars 18:17

    Combien d’heures d’utilisées par ces « affaires » par les investigations, les greffiers et le juges...  Que nous versons des salaires pour tout ce petit monde....Vraiment c’est comme ça que les tribunaux sont engorgés.... Pauvre justice et pauvre France...


  • Laurent 47 14 mars 12:16

    L’histoire est très simple, et il n’y a pas à tortiller du cul pour chier droit !

    Le Crédit Lyonnais, mandataire de Bernard Tapie, était censé défendre les intérêts de Bernard Tapie, et non se payer sur la bête !

    La différence entre le prix de vente d’Adidas proposé à Bernard Tapie par le Crédit Lyonnais, et le bénéfice réalisé par cette banque quelques mois plus tard porte un nom : on appelle ça une escroquerie pure et simple !

    Tout le reste n’est que magouille, car le Tribunal arbitral a été désigné justement pour éviter que le Crédit Lyonnais ( l’escroc ) ne soit condamné à une plus lourde peine financière.

    Et maintenant, c’est l’escroc qui veut récupérer ce qu’il a volé à son client !

    C’est quoi, cette justice de merde ?


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