mercredi 23 août 2023 - par LATOUILLE

Ces polémiques stériles qui prennent la place de la Pensée

Les politiciens se sont emparés de querelles entre chanteurs pour les introduire dans le débat politique. Ceci grandit-il la politique, renforce-t-il la démocratie ? Ou est-ce le signe d'une indigence du sens politique ?

Elles reprennent bien la ligne de mon dernier billet : « Expression politique en macronie la parole autorisée sinon rien ». À travers l’affaire Armanet-Sardou, et à travers celle concernant le rappeur Médine on mesure d’une part l’insignifiance intellectuelle de nombreux politiciens et le goût des journalistes pour le buzz à tout prix faute de posséder les armes culturelles nécessaires à distiller une information de qualité. Franchement, qu’est-ce que ces débats de fond de bistrot vont apporter à notre pays ?

L’affaire Armanet-Sardou d’abord. Que Juliette Armanet n’aime pas la chanson de Michel Sardou : les lacs du Connemara, relève de son seul choix, qu’elle la trouve « de droite » pareillement, c’est son choix. Je relèverai toutefois que les propos de Juliette Armanet n’étaient pas teintés de délicatesses et peut-être même, au-delà de l’excès, empreints de sottise et d’impolitesse. Partant, chacun d’entre nous doit être en mesure de choisir l’une ou l’autre des positions et en faire l’objet d’un débat autour d’un verre, mais de là à en faire une affaire médiatique relève du ridicule le plus absolu. Quant à l’élever au rang d’affaire politique : ridicule, grotesque ! Ridicule seulement, si ce n’est que ce type de polémique entraîne une surenchère de vocabulaire qui porte souvent atteinte à l’intégrité des protagonistes. Qu’y a-t-il d’intelligent à déclarer (Le Parisien du 15 août 2023) : « Quand Juliette Armanet aura vendu 10 % de ce que Michel Sardou a vendu et fait en cinquante ans de carrière comme lui, là elle pourra ramener sa fraise », mais venant d’un vieux monsieur âgé de 83 ans nous serons tolérants au maximum. Que veut dire cette phrase : qu’on n’a pas le droit à la parole si on n’est pas multimillionnaire ?

Sardou est-il de droite ou de gauche, je n’en sais rien et surtout je m’en fiche. N’étant pas un grand consommateur de « variétés musicales », je n’ai pas non plus d’avis sur la chanson incriminée sauf à dire que je n’en connais pas vraiment les paroles et que c’est surtout sa musique, entraînante, qui retient mon oreille. Je ne forge pas mes opinions politiques au gré des chansons ou des déclarations de membres du show-business pas non plus (surtout pas) à l’aune des articles fadasses de la presse people. Cependant j’ai du plaisir à écouter certaines chansons qui peuvent, mieux que d’autres, chatouiller mes fibres politiques comme « le déserteur » chanté par Serge Reggiani ou « prendre un enfant par la main » chanté par Yves Duteil, pour autant je n’essaie pas de les faire rentrer dans une « case politicienne ». Ces chansons, qui ne sont que des chansons et pas un traité de philosophie politique, disent des choses voire portent des idées philosophiques ou politiques qu’il faut entendre dans la limite du moment musical et de poésie qu’elles apportent, un souffle dans un quotidien difficile ! Le moment du débat sur le fond vient après dans un temps apaisé loin des polémiques qui opposeraient des personnes plus que des idées.

Les politiciens même, si à l’exemple du député Renaissance Karl Olive, certains refusent de prendre parti, ne devraient pas utiliser ces « polémiques » creuses et stériles dans l’espace politique : ça ne grandit pas la politique qui est affaire d’idées pour construire la société, ni la Démocratie qui encadre et organise le débat politique. En utilisant ces polémiques on remplit l’espace public en interdisant la « vraie » parole des gens, on les cantonne dans la médiocrité ! Bien sûr les paroles des chansons ont du sens (assez souvent), elles peuvent parfois être là pour porter un regard, une ambition sur l’humanité ou la société (je pense au Chant des Partisan). À chacun de s’en emparer pour construire « sa philosophie » et à ce titre elles peuvent opposer dans un débat d’idées mais les utiliser dans une polémique n’a d’autre sens que celui de l’absence d’idée, de pensée. Ainsi, tant qu’on en reste à une critique Armanet-Sardou ça peut alimenter un débat entre copains et copines, une discussion de comptoir, mais quand les politiciens qui le plus souvent méconnaissent totalement la chanson incriminée, font de cette critique un objet de polémique politique force est de constater que la politique s’ennuie faute d’avoir des idées pour un avenir radieux pour la société.

 

L’autre affaire est encore moins reluisante que la première : un rappeur, Monsieur Médine, que je ne connais pas, aurait eu dans un tweet des propos antisémites nous apprend la presse. Du coup le microcosme politique bien-pensant s’enflamme car, comble du comble, ce monsieur doit se produire aux congrès de EELV et de LFI. Si cela est véridique il convient à la personne « insultée » de saisir la justice comme à la justice de se saisir de l’affaire ; apparemment rien de tout cela (pour l’instant) et il serait alors normal que Médine soit condamné. En revanche que le microcosme politique se saisisse de cette affaire que je qualifierais d’incident parmi la multitude, pose comme pour l’affaire précédente la question de la qualité intellectuelle des politiciens. Alors que la planète brûle, dans tous les sens du terme, les voilà qui s’emparent des propos de ce chanteur qu’ils sont d’ailleurs la plupart du temps incapables de citer pour créer une polémique contre leurs adversaires : « vingt députés Renaissance viennent de signer une tribune dans laquelle ils demandent à leurs opposants de renoncer à cette invitation » rapporte le Journal de Saône et Loire du 14 août. Là, on apprend que le député du coin, méconnu au-delà de son fief, a signé la tribune : que connaît-il de ce rappeur et de ses textes ? Pourrait-il en faire une analyse sensée ? Connaît-il la jeune femme, essayiste, attaquée par le tweet, a-t-il lu ce qu’elle a écrit ? On voit au fil de cet article, succinct et politiquement correct, que la position du député n’est assise que sur les éléments de langage de son parti politique et sur le discours politique, plutôt de droite, utilisé par son parti pour attaquer ses opposants de gauche. Le mot-clé, dépourvu d’argumentaire mais porté en étendard, est « islamo-gauchisme » : en recevant Médine EELV et LFI « conforteront le sentiment qu’il existe dans cette partie-là de la vie politique un courant islamo-gauchiste antisémite de conviction ou d’opportunisme électoral ».

Je ne discuterai pas du bien-fondé de ces propos convenus autant que fardasses, ce qui m’interroge c’est la façon dont tout incident de la vie peut être élevé au rang de pièce d’artillerie dans le landerneau politique dans un vaste, et permanent, mouvement d’utilisation de l’émotion supposée des citoyens. Ce qui m’interroge c’est l’absence aujourd’hui en politique de temps pour la réflexion et le débat d’idées.

Mais, aujourd’hui en politique, il faut paraître plus que penser au risque de donner une image de soi peu glorieuse comme ces maires EELV qui renoncent, opportunément au fils du grossissement de l’affaire, à aller au congrès de leur parti si l’invitation de Médine est maintenue. L’annonce de sa participation au congrès ne doit pas dater d’hier et n’a pas été tenue secrète, alors que ne se sont-ils pas renseignés sur le personnage ? La presse soulève un lièvre, car vraisemblablement peu de gens avaient lu le tweet en question, et voilà l’émotion politique qui s’emballe. C’est dans ce contexte vide de connaissances et de savoirs que deux députés aveyronnais sont aussi montés au créneau de la vindicte comme le rapporte Centre Presse Aveyron du 15 août. L’article signé Mathieu Roualdès est plutôt de bonne tenue et se situe dans le contradictoire puisqu’il donne (bien que modestement) la position de Médine. Quant au discours des deux députés il est convenu et au ras des pâquerettes rappelant à moins que ça ne soit le journaliste, par exemple les propos de Jean-Marie Le Pen en 1988 lorsque évoquant le Ministre Michel Durafour il parlait de “Durafour crématoire”. On y voit fleurirent toutes les litotes de l’histoire politique.

Qui se penche vraiment sur les protagonistes, sur leur histoire, sur leurs positions politiques et idéologiques ? Personne, on se contente d’un message pour créer une polémique qui, sans être forcément infondée, n’en demeure pas moins sans beaucoup d’intérêt pour la vie politique et l’avenir de la société. L’antisémitisme est puni par la loi d’une façon particulière par rapport aux autres discriminations ; l’antisémitisme possède un statut juridique spécial. Ces députés qui s’agitent au fond de leur bocal d’inculture devraient méditer les propos rapportés par Centre Presse Aveyron : « dans un récent tweet, le rappeur Médine s’en est pris à l’artiste et essayiste Rachel Khan. “ResKHANpée” a-t-il écrit. […] Rachel Khan m’a traité il y a quelques jours de “déchet”. Je n’ai pas crié à l’islamophobie ni au racisme anti-arabe. » Mieux, aujourd’hui 23 août les politiciens devraient lire le court article paru dans l’Huffingtonpost qui renvoie à une interview de Médine dans le journal Paris-Normandie le 22 août : « On me traite d’antisémite et cela me broie » : le Havrais Médine répond à la polémique - Paris-Normandie . Au passage on s’étonnera, une fois de plus, que les journalistes aient traité du tweet sans enquêter sur Médine et sur Rachel Khan et essayé de saisir la causalité de ce tweet.

 

Tout ceci est finalement assez minable. La politique qui a à traiter des problèmes de discrimination ne peut pas s’emballer chaque fois qu’un saltimbanque parle ou quand un tweet paraît en ne prenant fait et cause que pour une ou un des protagonistes. D’autre part les politiciens ne peuvent pas se cultiver uniquement dans la presse, de préfecture comme nationale, ils ont le devoir de dépasser la doxa moyenne. La mission d’un politicien c’est de s’élever au-dessus de la foule pour dessiner un horizon et un avenir à la société. Leur rôle n’est pas d’organiser la tambouille des fonds de bistrot ou de discothèque. Avec ces deux affaires non seulement nous voyons que nous sommes loin de cet idéal mais que, pire, la politique vit petitement au gré des émotions relayées par des médias peu scrupuleux et surtout avides de « buzz ». Si la démocratie va mal, pour reprendre la pensée politique récurrente et si le pays se décivilise pour paraphraser le Maître du parti Renaissance, peut-être faut-il en chercher la cause dans l’indigence philosophique et idéologique des femmes et des hommes politiques.

 



70 réactions


  • ZenZoe ZenZoe 23 août 2023 21:17

    Bien d’accord avec vous, sur toute la ligne. La France est devenue un gigantesque café du commerce à l’heure de l’apéro, au début ça grise et après ça devient saoûlant.


    • OJBA 24 août 2023 19:54

      @ZenZoe ça commence au pousse café. A l’heure de l’apéro, sont déjà tous « rôtis » En fait, ça ne s’arrête pas, toute expression d’une opinion différente provoque une bordée d’injures et d’injonctions.


  • Jonas Jonas 23 août 2023 22:58

    « concernant le rappeur Médine on mesure d’une part l’insignifiance intellectuelle de nombreux politiciens et le goût des journalistes pour le buzz »

    La subversion des esprits s’obtient par l’hégémonie culturelle (Gramsci), et Médine teste les limites du gouvernement républicain.
    C’est en restant sans réaction comme vous, que progressivement, la société change sous la pression de la minorité croissante qui impose ses idées et ses valeurs.
    Rappelons que Médine milite aux côtés de la mouvance de l’islam radical misogyne, antichrétien et antisémite des Frères Musulmans (le CCIF) visant la destruction de l’identité et de la culture européenne.

    Médine est également un sympathisant du Parti des Indigenes de la Republique (PIR), un mouvement raciste anti-Blanc et anti-Français :
    « Le PIR s’oppose à une Europe impériale blanche et à tous les dispositifs qui sont mis en œuvre dans cette perspective. Le PIR s’attachera à développer des liens d’entraide, de solidarité et de partenariat avec toutes les forces qui luttent, dans l’ensemble des Etats européens, contre le projet de construction d’une Europe blanche.« 
    http://indigenes-republique.fr/le-p-i-r/nos-principes/

    « le PIR lutte contre toutes les formes de domination impériale, coloniale et sioniste qui fondent la suprématie blanche à l’échelle internationale. »
    http://indigenes-republique.fr/le-p-i-r/que-voulons-nous/

    « Il faut refuser le système d’intégration : sur le plan idéologique. Il faut résister à l’idéologie de l’universalisme blanc, des droits de l’homme et des lumières, du progrès, de la vision linéaire de l’histoire. »
    http://indigenes-republique.fr/decoloniser-leurope/

    La vraie menace ne vient pas de Médine, mais de ceux qui ferment les yeux et qui font semblant de ne voir que des « polémiques creuses et stériles ». Quand ils se réveilleront, il sera trop tard.


    • ZenZoe ZenZoe 24 août 2023 08:38

      @Jonas
      Résister n’est pas polémiquer sans fin.


    • Seth 24 août 2023 13:30

      @Jonas

      Avec vos liens cités, vous n’êtes pas crédible le moins du monde.

      Pas grave, ça fait du bien de passer sa bile.

      Quand on ne veut pas être Café du Commerce, il ne faut pas le citer.


    • Jonas Jonas 24 août 2023 20:33

      @ZenZoe « Résister n’est pas polémiquer sans fin. »

      Il ne s’agit pas de polémiquer sans fin.
      Médine est un islamiste qui milite depuis des années pour faire accepter la charia islamique en France. La loi interdisant le voile islamique à l’école est pour Médine une ségrégation raciste, qu’il faut donc abroger.
      C’est en autorisant les prédicateurs tels ce Médine, qui dans tout pays normalement constitué aurait déjà été expulsé vers l’Afrique, que la France s’enfonce dans la violence et l’islamisme.
      Ceux qui ferment les yeux en ne voyant là que « polémique sans fin », sont les principaux responsables de cet état de fait.


    • ZenZoe ZenZoe 25 août 2023 12:14

      @Jonas
      C’est ce que je dis. Au lieu de blablater, il faut légiférer, faire respecter la loi, il n’y a que ça...


  • zygzornifle zygzornifle 24 août 2023 12:55

    C’est une assez bonne définition de ce que font nos journalistes .....


  • Seth 24 août 2023 13:31

    Où est note camelote de la reine ce matin ? smiley


  • Odin Odin 24 août 2023 15:44

    « la politique vit petitement au gré des émotions relayées par des médias peu scrupuleux et surtout avides de « buzz » »

    Nous avons les politiciens que nous méritons. Comment pourrait-il en être autrement avec une grande partie de la population qui passe un temps démesuré sur son smart phone et va, sans réfléchir, se faire multi piquouser un poison dans l’organisme et place par deux fois la marionnette de Rothschild à l’Élysée.


  • Octave Lebel Octave Lebel 24 août 2023 16:47

    Merci.Je suis d’accord avec la teneur de l’article et fatigué de toutes ces petites histoires montées en épingle par des gens qui se comportent avec nous comme si nous étions des animaux de zoo à dresser pour leur agrément ou leurs utilités. Aboie ou lèche à mon signal.

    Si ces gens savaient qu’ils ne peuvent jouer impunément avec les méthodes et habitudes des médias et réseaux sociaux, qu’ils ne trouveront pas des complices pour relayer et/ou faire de la surenchère, ils chercheraient d’autres voies que celles d’organiser des séances de punchig-ball, de nous abêtir et de nous transformer en supporters sans cervelle.

    À nous donc de nous sortir de ce conditionnement et de ne pas l’alimenter en espérant disqualifier un ou une qui ne pense pas comme nous en le réduisant à une caricature et vidant tout le champ de la réflexion en cours de toute substance. Ce qui nous dessert individuellement et collectivement au bout du compte au bénéfice des démagogues.

    Soyons vigilants aussi vis-à-vis de ceux qui nous caressent trop bien dans le sens du poil sans dire où ils ont l’intention de nous emmener.


    • L'apostilleur L’apostilleur 24 août 2023 18:42

      @Octave Lebel
      Quel charabia pour soutenir un de vos coreligionnaires islamiste lfiste !!


    • chantecler chantecler 25 août 2023 07:33

      @Octave Lebel
      Absolument !


    • mmbbb 28 août 2023 11:00

      @Octave Lebel mon respect Lebel parce que les membres de ton parti, sont des parangons .

      Exemple, l autre tare de Rousseau qui crée un polémique débile avec la merguez , et tu viens dans un expose charabiesque étaler ta vertu 

      Tu nous prends pour des cons 


  • Eric F Eric F 24 août 2023 17:32

    La presse tend à se conformer à la définition que donnait La Bruyère de la revue le Mercure Galant : ’’immédiatement en dessous du rien’’


  • L'apostilleur L’apostilleur 24 août 2023 18:25

    @ l’auteur 

    Toutes ces lignes sans connaître les paroles incriminées... du grand art !!

    Faire sortir Médine de ses caves pour entendre l’islamiste « ... porte le voile t’es dans de beaux draps... crucifions les laïcards comme à Golgotha.. » n’est évidemment pas du goût de tout le monde. 

    Même Rousseau a toussé !

    Donner une tribune à ce Médine n’est rien d’autre que du racolage communautaire, le fonds de commerce des partis à la dérive. 

    Le ps s’était déjà bien planté avec l’invitation du poète black m à Verdun « conne de France.. pays de kouffars... que les pédés périssent... » Ils l’avaient finalement renvoyé dans ses buts

    https://onenpensequoi.over-blog.com/black-m-erreur-de-casting-et-embrouillamini-au-ps.html


    • Fergus Fergus 25 août 2023 09:56

      Bonjour, L’apostilleur

      « Donner une tribune à ce Médine n’est rien d’autre que du racolage communautaire »

      En effet, et c’est lamentable !


    • charlyposte charlyposte 25 août 2023 11:15

      @Fergus
      Merluchon me souffle à l’oreille que la CHARIA est une chance pour devenir leader et quasi maître de la France en 2027 !!! no comment  smiley


    • CATAPULTE CATAPULTE 26 août 2023 11:34

      @Fergus

      Souvenons-nous des débuts d’Orelsan... Lui aussi s’était rendu « coupable » de quelques écarts de langage. Aujourd’hui, c’est réparé et le garçon a pignon sur opinion...
      Si les propos sont condamnables, l’artiste ne l’est pas pour autant...
      La violence verbale, la subversion ou l’outrance ne font que trahir le ressenti de l’artiste... Elles ne sont en rien des marques d’adhésion et de promotion et ne font en rien l’opinion condamnable...
      Il y a la maladresse, aussi... mais ça, c’est autre chose... d’autant plus que certains savent être habilement maladroits...


  • L'apostilleur L’apostilleur 24 août 2023 18:33

    @ l’auteur 

    « ... qu’est-ce que ces débats de fond de bistrot vont apporter à notre pays ?  »

    Libre à vous de considérer qu’une tribune à l’islamiste médine est une bonne chose. Critiquer un artiste est mal vu , mais si c’est un artiste islamique cela relève du bon sens civique même si c’est dans un bistrot.

    Comme ici d’ailleurs.



  • Xenozoid Xenozoid 24 août 2023 20:03

    il n’y a rien a dire, c’est foutu, tu as reussi a mettre la démocratie dans le camp de la « civilisation », c’est mal barré

    Si la démocratie va mal, pour reprendre la pensée politique récurrente et si le pays se décivilise pour paraphraser le Maître du parti Renaissance, peut-être faut-il en chercher la cause dans l’indigence philosophique et idéologique des femmes et des hommes politiques.


  • Jean Keim Jean Keim 25 août 2023 07:14

    Le titre de l’article est une double périssologie (pléonasme fautif).

    La polémique ne peut s’exprimer que par la pensée.

    Quoi peut remplacer une pensée sinon une autre pensée ?


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 août 2023 07:56

      @Jean Keim
       
      ’’Le titre de l’article est une double périssologie (pléonasme fautif).

      La polémique ne peut s’exprimer que par la pensée.’’

      >

      Je pense que polémiques stériles qui prennent la place de la raison aurait été plus juste.
       
      « Plus la situation s’aggrave, plus la production de raison diminue » Bertolt BRECHT

      D. de Villepin avait mis le doigt dessus quand il avait dit : « Nicolas Sarkozy croit que plus la société va mal et moins le risque social est grand » En fait de risque social, il parlait de risque de production de raison qui menacerait les nantis. cf. le capitalisme de catastrophe cousin du crony capitalism.


    • Fergus Fergus 25 août 2023 10:00

      Bonjour, Francis, agnotologue et Jean Keim

      100 % d’accord avec vous deux.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 août 2023 11:01

      @Fergus
       
      ’’100 % d’accord avec vous deux.’’
      >
       curieux soutien en l’occurrence, de la part de quelqu’un qui par ailleurs et au mépris de la raison, s’obstine dans l’erreur.


    • Hervé Hum Hervé Hum 25 août 2023 14:27

      @Jean Keim et Francis, agnotologue

      perso, j’aurai plutôt écrit « polémiques stériles qui occupent le temps de cerveau disponible.

      J’ai lu le lien contenant la citation de Bretcht, cela dit, il commet une faute, celle de ne pas voir que ce qui peut si facilement court-circuiter la raison d’une personne, c’est de faire passer la passion devant la raison. D’une certaine manière et malgré son constat juste, il ne voit pas que la différence est entre le sens de cogitation, partant de la raison pour justifier la passion, face au sens inverse qui consiste à faire plier la passion face à la raison.

      Autrement dit, le scientifique qui par définition cherche la raison propre à ce qui anime la matière, devra faire reposer sa raison sur la logique causale, maîtresse des lois de l’Univers physique, sans quoi il ne pourrait pas étudier aucun domaine de la nature et émettre une quelconque théorie la respectant et où son imaginaire se heurterait à un mur infranchissable. Il doit donc laisser de coté la raison de la passion et n’avoir que la passion de la raison, dont je le répète, la logique causale est a maîtresse absolue.

      A contrario, les relations humaines échappent ; a priori, au dictat de la causalité, parce que ce que nous confrontons est d’abord nos imaginaires devant la causalité. De fait, nous mettons en avant la raison de la passion qui n’a aucun obligation à suivre la causalité, mais au contraire, peut en faire ce qu’elle veut en »raison« de son propre imaginaire. C’est exactement le processus que décrit Bretch dans son constat, sans pour autant pouvoir lui donner une structure logique élémentaire, c’est à dire, en strict respect de la causalité (mais peut on lui reprocher ce que même encore aujourd’hui les plus grands savants se refusent de voir ?).

      Bref, la passion permet seule de manipuler les cogito de personnes qui en dehors d’elle auraient un raisonnement logique qui chercherait toujours à suivre la raison et non pas à la dominer. Qui permet de voir des savants d’une très grande intelligence, tomber dans des raisonnement simplistes et comme il le dit »moyenâgeux« , permettant donc à des êtres avec une intelligence moyenne voir faible les persuader de les suivre sur la base d’une raison le plus souvent absurde et contraire à la logique élémentaire.

      Mes commentaires sont pratiquement tous construit en respect de la logique causale (sauf lorsque je me fourvoie moi même par passion) et où je peux constater que mes contradicteurs finissent toujours par rompre avec la raison et ne plus vouloir poursuivre la discussion, pour pouvoir rester dans la raison de leur propre passion, c’est à dire, où leur imaginaire peut continuer à dominer la raison.

      Car comme je ne cesse de l’écrire, même un Dieu tout puissant se doit de se plier à la raison pure ou causalité et n’a d’autre choix que celui de renoncer à la réalité et donc, de rester dans son seul imaginaire.

      Par exemple (parmi tant d’autres), la passion de la raison explique que la nation et avant elle le royaume n’a d’autre fonction que de permettre à une minorité possédante d’exploiter et d’obtenir la soumission volontaire des êtres afin de l’exploiter et d’être nourri par elle, pour autant, ces mêmes exploités voulant s’affranchir de cette domination, sont les premiers à défendre l’instrument de leur propre servitude. Tout simplement parce que la passion domine la raison et leur interdit formellement d’écouter la raison qui est contraire à leur passion néfaste et tant mortifère depuis des milliers d’années et dont toutes les guerres et menaces de guerres actuelles sont basés.

      Mais pour cela, il faut obligatoirement admettre que si l’imaginaire est propre à chaque être (peu importe qu’il se laisse manipuler par un autre imaginaire), la réalité est le lieu commun de tous les imaginaires, sans cela, il ne peut pas exister de réalité et chacun est alors »prisonnier" de son seul imaginaire, sans pouvoir communiquer avec autrui, car par définition, les conditions d’existence de toute communication est de se doter d’un langage commun, quel que soit le support.

      Bref, la fin ne justifie pas les moyens, elle les nécessites, car l’être n’a de choix que des buts ou finalités qu’il se propose d’atteindre, mais pas des moyens dans la réalité physique qui obéit à la causalité et elle seule.


    • Jean Keim Jean Keim 25 août 2023 18:21

      @Francis, agnotologue

      La polémique controverse, la raison argumente, l’une comme l’autre utilise un même outil : la pensée qui trouve en elle-même matière à gloser, la bonne question à se poser est : où est puisée cette matière ?


    • Jean Keim Jean Keim 25 août 2023 18:27

      @Hervé Hum

      Donc si j’ai bien compris, la longueur de votre commentaire est proportionnelle à la passion qui vous anime.


    • Hervé Hum Hervé Hum 25 août 2023 18:36

      @Jean Keim

      Et la longueur du votre est proportionnelle à la raison (logique) qui vous anime !

      Bref, vous êtes juste un exemple de plus sur le fait que les gens ne sont pas disposés à renoncer à appliquer l’aphorisme de Bossuet, ne pas renoncer aux causes qu’ils vénèrent et dont ils déplorent les conséquences.

      La passion de la raison étant là ! A l’inverse de la raison de la passion qui ne peut pas l’accepter.

      Maintenant, si vous n’êtes pas capable de comprendre la simplicité de ce que cela veut dire, il est clair que la longueur n’y changera rien...


    • Jean Keim Jean Keim 25 août 2023 20:17

      @Hervé Hum

      Je me suis demandé si je devais rebondir et puis mon petit démon intérieur m’a suggéré la réponse suivante : il faut du temps pour comprendre, quand la compréhension est instantanée.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 août 2023 06:45

      @Jean Keim @ Hervé Hum

      Votre petit « accrochage » m’a bien fait rire ! On dirait du théâtre. Vraiment excellent ! Je dis ça en toute OKness...


    • Jean Keim Jean Keim 26 août 2023 08:02

      @Luc-Laurent Salvador

      En français SVP, mais heureux de vous avoir mis de bonne humeur, un rire franc est un extraordinaire détoxifiant.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 août 2023 08:46

      @Jean Keim
       
      ’’il faut du temps pour comprendre, quand la compréhension est instantanée.’’
      >
       ?
      La question est de savoir si on est dans l’action ou si on est dans la réflexion. Plus précisément, si on privilégie notre intention à court terme ou notre intention à moyen ou long terme. Cela envoie à la notion psy de déliaison : cf. énergies liées, processus primaires et processus secondaires.


    • Jean Keim Jean Keim 26 août 2023 09:23

      @Francis, agnotologue

      Qu’entendez-vous par action ?

      Dans les arts martiaux, l’action vraie serait instantanée, quant à la réflexion indubitablement elle se déroule dans le temps ; la compréhension vraie est une action.

      Je ne connais pas la notion psy de déliaison, comme j’ai déjà tenté de l’expliquer, la pensée est semblable à l’effondrement d’une fonction d’onde, entre deux pensées il y a une infinité de possibilités, une seule se concrétisera, la pensée est dans une forme de causalité si chère à Hervé Hum, une pensée en amène une autre, avec toutefois une inéluctabilité non certaine.


    • Hervé Hum Hervé Hum 26 août 2023 09:51

      @Jean Keim

      Je vous laisse donc le temps de comprendre, mais je crains que cela dure très longtemps, surtout quant on écrit qu’il faut du temps à comprendre ce que l’on comprend instantanément, cela fait une jolie phrase, mais vous seriez bien en peine de l’expliquer.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 août 2023 10:10

      @Jean Keim

      Hé, ho, c’est excellent ça, cette idée de la pensée comme effondrement d’une fonction d’onde ! 
      Je pensais l’avoir inventée, mais peut-être est bien le cas, peut-être que je vous ai inspiré la ou les rares fois où j’ai pu l’évoquer ?
      Vous avez le droit de me répondre par un rire franc, comme vous dites, ça fait du bien !
      En tout état de cause, votre métaphore est inexacte à mes yeux. La pensée c’est les fonctions d’ondes, elle part dans toutes les directions et surtout, il y a superposition, tout peut exister « en même temps » pour parler comme le serviteur de Mammon.
      L’effondrement de la fonction d’onde, c’est quand on sort de la pensée pour venir à la conclusion, à la réalité tangible, quand la conscience (de l’observateur) prend position dans ce champ et veut... la vérité.
      Une décision est prise, c’est un acte complet et plus seulement de la pensée.
      On pourrait en faire des tartines mais je m’en tiendrai là pour le moment.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 août 2023 10:11

      @Jean Keim
       
      ’’Qu’entendez-vous par action ?’’
      >
      Les mots ont un sens précis dans un contexte donné, n’en déplaise à Humpty Dumpty, qui y était presque, le bougre.
       
      En l’occurrence j’employais le mot action par opposition à la réflexion. Je pense que tout le monde peut comprendre.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 août 2023 10:31

      @Luc-Laurent Salvador
       
       ’’On pourrait en faire des tartines ... ’’
       
       des tartines de ce genre, c’est pas ce qu’on appelle plus cruement de la masturbation intellectuelle ?


    • Hervé Hum Hervé Hum 26 août 2023 10:34

      @Francis, agnotologue

      il faut du temps pour comprendre, quand la compréhension est instantanée.’’
      — >

      Voilà un exemple de pensée stérile, une forme d’aberration, car autant dire qu’il faut du temps pour arriver là où on arrive instantanément.

      Vous tentez de lui donner sens en faisant la distinction entre action et réflexion, mais pour ce faire, vous avez dû corriger la phrase par la causalité ! Vous avez dû procéder à un « effondrement de la fonction d’onde »

      Par contre, si vous étiez resté dans l’imaginaire, ma foi, vous n’aviez pas besoin de corriger quoi que ce soit et rien ne se serait donc « effondré ».

      Comme le dit Luc-Laurent Salvador, la pensée peut aller dans toutes les directions qu’elle veut, mais il serait bien incapable d’expliquer pourquoi cela et ce que cela implique, en dehors de se croire « l’inventeur de l’idée de la pensée comme effondrement de la fonction d’onde » celle là m’as bien fait rire comme il dit !

      D’autant que c’est exactement la même chose que d’écrire que l’imaginaire est le propre de tout un chacun et la réalité le lieu commun de tous les imaginaires.

      Mais encore une fois, pour en saisir le sens et en faire le développement logique, ben, faut changer de mode de pensée, sans cela, vous serez toujours comme un chien qui cherche à se mordre la queue et se fait mal chaque fois qu’il la mord.

      Mais en aucun cas la mécanique quantique viole et échappe à la causalité ! Il y a une exception à la règle, mais l’exception confirme la règle, car dans le cas contraire, c’est qu’elle devient la règle. Mais à aucun moment le principe fondamental de la causalité est violé !


    • Hervé Hum Hervé Hum 26 août 2023 10:56

      @Hervé Hum

      Erratum, ce n’est pas la pensée qui provoque l’effondrement de la fonction d’onde, mais sa mise en action dans la réalité !


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 août 2023 10:57

      @Hervé Hum
       
       apprenez les bonnes manières svp : la phrase que vous invectivez (!) n’est pas de moi, je n’ai fait que la copier-coller pour préciser ma réponse à son auteur.


    • Hervé Hum Hervé Hum 26 août 2023 11:20

      @Francis, agnotologue

      relisez bien mon commentaire, je n’écris pas quelle est de vous, je m’insère dans la discussion, aussi, je ne pensais pas nécessaire de préciser une telle évidence.

      La preuve en est que j’écris "Vous tentez de lui donner sens en faisant la distinction entre action et réflexion, mais pour ce faire, vous avez dû corriger la phrase par la causalité ! Vous avez dû procéder à un « effondrement de la fonction d’onde » « 

      Sinon, je n’invective pas la phrase, j’en fais la critique.

      Mon défaut est sans doute de toujours chercher à fournir une réponse cohérente et argumenté, là où le mode de consommation pousse à produire de la pensée sans trop se soucier de sa cohérence logique avec la réalité, mais seulement avec son propre imaginaire et qui supporte alors difficilement »l’effondrement de sa fonction d’onde" !!! qu’est qu’on peut raconter comme stupidité avec cette théorie de la mécanique quantique... A commencer par cette histoire de chat mort et vivant.


    • Jean Keim Jean Keim 26 août 2023 14:40

      @Hervé Hum

      Relisez bien la phrase... mais arrêtez cette compétition personnellement elle ne m’intéresse pas.

      Comprendre est une démarche mentale qui passe par des phrases différentes, p. ex. comprendre une théorie mathématique, elle demande donc du temps, puis un problème surgit, on cherche la solution et parfois elle se présente dans toute son évidence, surtout si on lâche prise, c’est la compréhension, elle est instantanée comme un déclic ; à des niveaux différents tout le monde a vécu cette expérience.


    • Jean Keim Jean Keim 26 août 2023 14:54

      @Francis, agnotologue

      Il y a plusieurs façons effectivement de comprendre un vocable, dans mes écrits l’action n’est pas dictée par la pensée, agir sur une suggestion de la pensée n’est donc pas une action, mais une réaction.

      Une personne marche dans l’herbe, elle voit une vipère et fais un bond de côté, la pensée ensuite seulement s’empare de l’évènement, il y a une action puis une réaction.


    • Jean Keim Jean Keim 26 août 2023 15:39

      @Luc-Laurent Salvador

      Se croire propriétaire d’une idée est ne rien comprendre à leur genèse.

      << L’effondrement de la fonction d’onde, c’est quand on sort de la pensée pour venir à la conclusion, à la réalité tangible, quand la conscience (de l’observateur) prend position dans ce champ et veut... la vérité. Une décision est prise, c’est un acte complet et plus seulement de la pensée. On pourrait en faire des tartines mais je m’en tiendrai là pour le moment. >>

      L’effondrement de la fonction d’onde crée un événement DANS NOTRE MONDE comme une pensée ou une particule.

      quand on sort de la pensée... quand la conscience de l’observateur... veut la vérité...

      ... Effectivement comme tartine c’est gratiné.


    • Hervé Hum Hervé Hum 26 août 2023 17:46

      @Jean Keim

      Rassurez vous, je ne fais pas de « compétition », c’est vous qui me prêtez cette intention.

      Ceci étant dit, la définition communément admise du mot « compréhension » ne correspond pas à celle que vous donnez.

      Compréhension étant défini comme la faculté de comprendre. On peut donc comprendre après un processus long ou bien rapide, voir instantané et c’est la compréhension, mais cette dernière est le fait de comprendre, peu importe le temps que cela a pris !

      A ne pas confondre avec la compréhension au sens émotionnel, qui elle est plutôt une attitude spontanée, non fondé sur la raison au sens logique.

      La logique est indifférente à la notion de vitesse, cela n’a aucun sens, car elle traite uniquement de l’ordre d’une relation de causalité quelconque. Bref, vous pouvez mettre 30 ans pour comprendre ou bien 1 seconde et même un instant qui soit 1000 fois plus rapide que la vitesse de la lumière, cela n’a aucune importance sur le plan logique, car il s’agira toujours de la même relation causale où seul compte le respect de l’ordre causal.


    • Jean Keim Jean Keim 26 août 2023 18:43

      @Hervé Hum

      Ok ! On peut dialoguer, se comprendre smiley sur cette base néanmoins... je ne pense pas que la causalité échappe à l’emprise du temps.

      Être dans une démarche ayant pour objectif de comprendre qq. chose de particulier prend plus ou moins du temps, c’est la pensée qui œuvre, son domaine est le temps (et l’espace), et parfois la compréhension surgit instantanément, le temps n’est plus à l’œuvre, autre chose agit qui n’est pas dans une relation de cause à effet ; que vous l’appeliez compréhension émotionnelle ne me pose aucun problème sinon de compliquer, ce qui n’est pas indispensable.

      Les événements du monde que vous appelez réel sont indubitablement dans une relation de causalité, le processus de la pensée en fait partie, mais (et heureusement) des aspects du vivant ne sont pas dans cette relation, ils échappent à l’emprise du temps.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 août 2023 09:12

      @Jean Keim

      Je vous avais invité à rire de ce que j’écrivais mais on dirait que vous vous prenez au sérieux et ça ne vous réussit pas.
      Car, vous pourrez vérifier, j’ai juste parlé d’invention, pas de propriété.
      Vous faites une inférence infondée.

      C’est en 1890 que Gabriel Tarde a écrit « Les lois de l’imitation » et je suis un fan même si Girard est pour moi au pinnacle.

      Toujours est-il que Tarde expliquait parfaiement que les idées se répandaient dans la société comme des ronds dans l’eau, les idées nouvelles naissant là où lesdits cercles se croisent.

      L’individu dans lequel ces ondes d’imitation se croisent et interfèrent serait bien naïf de croire que tout cela lui appartient mais il n’aurait pas tort de penser que c’est en lui que s’est faite l’harmonisation de ces idées.

      Bref, ne vous en déplaise, les inventeurs et les concepteurs existent, au moins durant le temps d’avant le retour à l’état de poussière... smiley


    • Jean Keim Jean Keim 27 août 2023 14:19

      @Luc-Laurent Salvador

      Vous pouvez réagir comme bon vous semble, mais ne tournez pas autour du pot, vous revendiquez l’invention d’une idée et vous voulez que ça se sache, ça s’appelle se sentir propriétaire.

      Pourquoi rajouter : « Bref, ne vous en déplaise, les inventeurs et les concepteurs existent, au moins durant le temps d’avant le retour à l’état de poussière... » ? C’est évident qu’ils existent, et comme disent les bouddhistes : tout ce que mon corps ou mon intellect peut appréhender est impermanent.


    • Hervé Hum Hervé Hum 28 août 2023 10:45

      @Jean Keim

      je ne cesse d’écrire en boucle que l’imaginaire est le propre de chaque être et la réalité le lieu commun de tous les imaginaires et où c’est la causalité qui distingue donc la réalité de l’imaginaire, dans le sens où dans l’imaginaire, la causalité obéit à l’être et c’est « l’aspect du vivant qui échappe » à cette contrainte et donc à l’emprise du temps. A l’inverse, la réalité étant le lieu commun de tous les imaginaires, l’être ne peut pas échapper à la causalité, mais est contraint de lui obéir.

      Une fois cela posé, nous ne faisons que disserter sur la forme que peut prendre cette polarisation entre l’être non contraint dans son imaginaire par la causalité et l’être contraint par cette dernière dans la réalité. J’affirme que même un Dieu tout puissant ne peut pas échapper à cette condition d’existence de la vie, dont la face opposée (polarisation) n’est pas la mort, mais le néant. La face opposée de la mort étant la naissance, la vie traitant du cycle de la naissance et la mort. Ici, le néant n’est pas l’absence de toute chose, car on ne peut pas supprimer ce qui est, donc l’être en absolue et donc, échappe au temps et même à l’espace tridimensionnel (qui exige le temps), mais (le néant) nie que l’existence ait un sens et donc, fait la négation de sens de toute chose, alors que la vie consiste à donner sens à l’existent et qui implique alors OBLIGATOIREMENT, IMPERATIVEMENT, la causalité, car sans elle, alors, il n’y a que l’imaginaire et qui dans sa forme absolue est la définition du néant.

      Tout cela repose sur des notions de bases élémentaires dont la compréhension (pour accéder au processus logique) nécessite de changer de mode de pensé ou de cogitation.

      Ici, la compréhension instantané n’est qu’une apparence, car elle ne vient qu’après un processus plus ou moins long mais dont la résolution passe souvent par une phase de relâchement qui permet de sortir d’un raisonnement dans une impasse. Phénomène que l’on retrouve partout ! Et qui alors permet la fameuse exclamation d’Archimède « eureka ! ». Mais uniquement après une phase très longue de réflexion qui s’est enfin libéré de ses blocages intérieurs. C’est comme cela que je fonctionne aussi !

      Mais encore une fois, toute vie humaine ou de n’importe quel être vivant depuis la naissance jusqu’à la mort fait l’expérience à chaque seconde, à chaque instant de cette dualité, polarité entre son imaginaire où il domine la causalité et la réalité où il voit s’effondrer toute relation causale qui n’obéit pas à la causalité, et se réaliser toutes celles qui la respecte, car cette dernière repose sur ses propres fondements et non sur l’imaginaire de l’être. Sans cette condition de lieu commun, alors, aucun être ne pourrait communiquer avec un autre être.

      Vous pouvez donc en faire autant de tartines sur le sujet que vous voulez, fondamentalement, vous ne ferez que discuter à l’infini de la même relation causale entre l’imaginaire et la réalité.


    • Hervé Hum Hervé Hum 28 août 2023 11:04

      @Jean Keim

      Dans le cas de Luc-Laurent Salvador, on ne peut pas dire avoir inventé une idée qui repose sur une théorie liée à un phénomène observé, mais uniquement avoir fait un parallèle entre deux phénomènes similaires.

      L’idée, c’est le principe de dualité onde-corpuscule avec son principe d’effondrement de ce qu’on appelle la fonction d’onde et qui n’est autre que le principe de cohérence et donc de construction physique de la réalité, via la causalité. Sans cela par exemple, l’expérience de pensée du chat permettrait que certains le voient vivant et d’autres le voient mort et ce, dans la réalité ! Or, le chat sera soit vivant soit mort pour TOUT le monde et celui qui le verrait dans l’état opposé aux autres, serait alors considéré comme fou.

      La mécanique quantique ne viole à aucun moment la causalité, même avec les fameuses expériences d’Aspect, car l’échelle observé implique l’échelle purement logique où les notions de vitesses n’existent pas, n’ont pas de sens (je n’’entrerai pas dans la complexité).

      mais pour le comprendre, il faut avoir l’idée d’un autre mode de cogitation. Le hic pour moi étant que ce mode aurait déjà dû être découvert et compris et le fait qu’il n’en soit rien à la conscience humaine me pose problème et où j’attends depuis plusieurs années (environ 10 ans) que mon cogito accepte de se relâcher suffisamment pour comprendre pourquoi un tel déni humain et il y a plusieurs réponses possibles...


    • Jean Keim Jean Keim 28 août 2023 14:17

      @Hervé Hum

      Merci pour vos deux commentaires.

      Quelle définition donnez-vous au vocable ‘’cogito’’, serait-ce la conscience consciente d’elle même.

      Le principe de causalité dans le monde concret, tangible, semble indiscutable, il donne une cohérence à notre univers, il est soumis aux contraintes de l’espace et du temps, pourquoi ce principe ne serait-il pas lui également le résultat de l’effondrement de la fonction d’onde et non pas l’inverse ?

      La vérité est inaccessible à la pensée, la pensée exprime des choses connues et la vérité est du domaine de l’inconnu, si cette allégation a du sens alors nos modes de vie et nos modes de pensée sont rédhibitoires, toute démarche intellectuelle sera stérile.

      Se demander quoi faire l’est également, comme le dit la sagesse orientale, pour pouvoir remplir un récipient, il faut d’abord le vider, et nous sommes tous plein à raz bord de choses oscillant entre la foi et la croyance, entre le concret et l’abstraction, généralement la croyance et l’abstraction sont prépondérantes.

      Un esprit sain agit suivant l’ordre naturel, il agit dans et pour le bien, le mal ne trouve pas de prise en lui, il semblerait que la vérité lui soit accessible seulement pas comme un savoir, mais comme un état d’être.


    • Jean Keim Jean Keim 29 août 2023 07:51

      @Jean Keim

      La Vérité dans le sens de ce qui est inaccessible à la pensée et qui relève de l’Être.


    • Jean Keim Jean Keim 29 août 2023 08:25

      @Jean Keim

      << j’attends depuis plusieurs années (environ 10 ans) que mon cogito accepte de se relâcher suffisamment pour comprendre pourquoi un tel déni humain et il y a plusieurs réponses possibles... >>

      Vous avez déjà des réponses, mais votre cogito (?) doit accepter de se relâcher, il semble que ce dernier soit l’objet d’une distanciation, c’est un peu comme accepter le concept qu’il y a en nous un penseur qui pense alors qu’en fait le penseur est le produit de la pensée, littéralement nous pensons qu’il y a un penseur qui pense.

      Être activement adhérent à une somme d’idées et cependant espérer que qq. chose se passera, comme une révélation, ça peut marcher, mais le résultat sera probablement conforme à vos convictions.

      Cela me fait penser à Alexandra David-Néel qui avait une force mentale extraordinaire, influencée par le bouddhisme tibétain, elle décide de matérialiser dans un autel un petit dieu personnel, un égrégore, elle aurait réussi et s’est amusée avec, puis sa création prenant de plus en plus d’indépendance, elle la fit disparaître ; vers la fin de sa vie elle envoya quasiment tout promener.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 29 août 2023 09:38

      @Jean Keim

       « vous revendiquez l’invention d’une idée et vous voulez que ça se sache, ça s’appelle se sentir propriétaire. »

      Cette assertion est fausse. C’est seulement votre interprétation, probablement hâtive. 
      Si vous cherchez un moyen de preuve, vous me lirez attentivement et vous comprendrez alors, mais un peu tard, que vous n’en avez pas.

      Ce qui est intéressant à présent, c’est votre insistance à vouloir me faire passer tout tel (revendiquant). Cela veut dire que quelque chose a été « accroché » en vous, il y a eu une résonance.
      Mais bon, inutile d’investiguer plus avant. Notre petit différend n’intéresse personne.


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2023 09:41

      @Jean Keim

      « nous pensons qu’il y a un penseur qui pense » n’a aucun sens d’un point de vue de la logique causale que je suit !

      Descartes dit « cogito, ergo sum », ou « je pense, donc je suis », mais qui peut aussi s’écrire sur le même principe que celui du récipient qui doit être vide pour le remplir, doit aussi être plein pour pouvoir le vider.

      Autrement dit, écrire « je pense, donc je suis », peut s’écrire « je suis, parce que je pense ». Et c’est ce que vous écrivez avec « nous pensons qu’il y a un penseur qui pense » car le « nous pensons » n’est pas une action de penser, mais une connaissance acquise, un savoir donc « je sais qu’il y a un penseur qui pense » or, ce penseur étant soi même, la phrase se réduit à « je pense, donc je suis » ou« je pense, parce que suis ». Donc, l’action de penser sur la source de sa propre pensée produit soit une récurrence en boucle infini telle qu’un chien se mordant la queue ou bien telle une personne se plaçant entre deux glaces en face l’une de l’autre. Ou bien en découvrant une relation causale sous jacente, mais cette même pensée, d’où vient elle ? Au final, la question de la pensée n’a de sens que si l’action que produit la pensée n’est pas ou plus conforme avec l’action que vous voulez et donc vous oblige à poser la question de la source de cette pensée négative. Mais poser la question en dehors de la remise en cause de l’action n’a pas de sens :
       
      Mais avec le mode de pensé qui vous sert à cogiter, c’est à dire, la logique causale telle qu’elle vous a été enseignée, vous ne pouvez pas aller plus loin, vous êtes ici totalement bloquée. Sauf en utilisant un autre mode de pensé.

      Je pense que je vais finir par réellement et véritablement (l’intention de l’être) écrire un article d’introduction à cet autre mode de pensé qui permet de répondre à toutes les question pendante de l’esprit humain et ce, su tous les domaine, physique et spirituel, incluant donc tout le champ dit du paranormal.


    • Jean Keim Jean Keim 29 août 2023 11:41

      @Hervé Hum

      Il est observable simplement que la pensée crée le penseur, la pensée vient avant et trouve dans un savoir mémorisé qu’il y a un penseur qui pense, le penseur vient après, la pensée est un processus, le penseur en fait partie comme une pensée parmi d’autres pensées.

      Métaphoriquement, chaque chien se mord la queue, la pensée fonctionne ainsi.

      Je vous cite : << le « nous pensons » n’est pas une action de penser, mais une connaissance acquise, un savoir donc « je sais qu’il y a un penseur qui pense » >>

      Là vous êtes illogique, si je pense que je pense je suis totalement dans le processus.

      Le penseur n’a pas d’autre réalité que celle construite par ce même processus.


    • Jean Keim Jean Keim 29 août 2023 11:46

      @Luc-Laurent Salvador

      Pour vous répondre je devrais m’affirmer ce qui ne me convient pas.


  • DLaF mieux que RN ou Z / Ukraine Opera pacem animis afferrunt ;-) 25 août 2023 10:05

    Ce qui m’interroge c’est l’absence aujourd’hui en politique de temps pour la réflexion et le débat d’idées.

    Hier, un commentateur politique citait le propos de Philippe Séguin lors de sa longue intervention parlementaire concernant l’UE :

    Droite et Gauche françaises seront les grossistes (concurrents) de la politique décidée par les Fonctionnaires européens !

    Que de remord de m’être réjoui des parodies criminelles des Guignols de l’Info !à propos d’un politique caractérisé par de rares qualité et courage.


  • charlyposte charlyposte 25 août 2023 11:09

    La politique franco-Française a un atout ...............au plus c’est gros au plus ça passe ! hum.


  • Germain de Colandon Germain de Colandon 25 août 2023 12:10

    Il n’y a pas que les Politiques ! Certains soi-disant « modérateurs » de ce site n’ont pas d’autres arguments à opposer aux articles que vous proposez, sauf des insultes au ras du caniveau.


    Agoravox ne mérite plus que certaines plumes méritantes s’y expriment.


    • Germain de Colandon Germain de Colandon 25 août 2023 12:22

      @Germain de Colandon

      Et bien entendu, ces insultes, auxquelles on ne peut pas réagir, sont anonymes !

      Quel courage !


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 août 2023 09:41

      @Germain de Colandon

      Comme dit le proverbe « les chiens aboient, la caravane passe ». Si la grâce nous est faite d’avoir quelques bonnes vérités à dire, peu importe qu’elle fasse enrager des diables. Tout au contraire, c’est un signe sûr de la valeur du propos...


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 août 2023 10:00

    L’auteur fait un constat ô combien pertinent.

    Ces disputes politiciennes apparaissent ineptes au regard des enjeux socio-économico-politiques actuels.

    Mais mettre en cause la médiocrité de la classe politique ne me paraît pas une bonne explication.

    Nombre d’entre eux sont du type « premiers de la classe » donc, leur médiocrité est tout au plus morale, cad, qu’ils sont fondamentalement les laquais d’un pouvoir qui est au-dessus du politique.

    Nous le savons bien, les politiciens mangent dans la main de la finance.

    Autrement dit, ils ne sont pas cause, ils sont relais, cad, effet d’une cause première, celle qu’aux USA on appelle l’état profond.

    C’est lui qui, via ces instruments de pouvoir que sont les médias est en capacité de donner le « la » et je dirais même plus le « là » de la pensée politicienne.

    Nous avons des représentations collectives savamment et patiemment construites par des experts en « relations publiques » de ce qui est bien et de ce qui est mal.

    Ce sont ces « jugements » socialement partagés autour desquels les médias nous rassemblent tant bien que mal qui font qu’à tout moment les politiciens peuvent se polariser, cad, aller à l’escalade dans la radicalité et l’accusation de l’autre comme malveillant, monstrueux ou tout ce qu’on voudra d’abominable...

    Il est très clair que la question de l’antisémitisme suscite aisément des formes de diabolisation, de sorte que la controverse est toujours prête à surgir, toujours au coin de la rue...

    Personnellement le personnage de Médine ne m’est pas du tout sympathique mais, objectivement, je ne vois pas où son nullissime jeu de mot laid pourrait correspondre à une définition de l’antisémitisme quelle qu’elle soit, hormis peut-être, celle qui, avec humour dispose qu’« avant un antisémite était quelqu’un qui n’aimait pas les juifs, maintenant c’est quelqu’un que les sionistes n’aiment pas ». smiley


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 27 août 2023 09:44

      @Luc-Laurent Salvador
       
       ’’Nombre d’entre eux sont du type « premiers de la classe » donc, leur médiocrité est tout au plus morale, cad, qu’ils sont fondamentalement les laquais d’un pouvoir qui est au-dessus du politique.’’
      >
      La moralité est un maillon de la chaîne qui détermine la compétence ou la médiocrité d’un individu. La médiocrité d’une chaîne est égale à celle de son maillon le plus faible.
       
      Les scientifiques qui nous ont dit « tous vaccinés tous protégés » se sont révélés être de médiocres scientifiques, obligés de reconnaitre aujourd’hui qu’ils ont eu tout faux. Mais en vertu du principe que le chef a toujours raison, cela n’empêche pas qu’ils continueront de sévir aussi longtemps que les médias industriels leurs feront la cour devant des millions de téléspectateurs passifs.


  • tiers_inclus tiers_inclus 26 août 2023 10:41

    Les pièges à cons pullulent en effet et les peuples, particulièrement les français, en sont friands, peut-être l’origine de cette blague :

    Un marchand de grenouilles expose deux paniers de grenouilles, l’un étiqueté « grenouilles françaises » sans couvercle, l’autre étiqueté « grenouilles export » avec un couvercle bien ficelé. Le passant demande la raison de cette différence :

    Ne craignez vous pas de voir vos grenouilles françaises s’enfuir ?

    Aucun risque mon ami, contrairement aux autres qu’il est impérieux de confiner, dès qu’une grenouille française tente de s’échapper les autres l’en empêchent.


  • CATAPULTE CATAPULTE 26 août 2023 11:16

    Un éminent sociologue déclarait hier encore sur Inter que « nous voulons tous avoir toujours une opinion... mais que nous n’en sommes pas tous capables... » Un truisme peut-être, en tout cas un mauvais réflexe qui explique que nous sommes portés à la polémique, la polémique permanente... et pas seulement ceux que nous appelons nos gouvernants...

    Personne n’est en mesure de juger de tout, tout de suite et à chaque instant. Mais le besoin d’avoir et d’exprimer une opinion immédiate sur chaque sujet ou chaque événement porte chacun à verser dans la polémique. Ce, avant même qu’elle est lieu d’être !

    La polémique au moindre prétexte à ceci d’intéressant, pour celui qui l’engendre et qui la nourrit, de le rassurer sur sa capacité à tout savoir, à comprendre rapidement et à se positionner fièrement et souverainement, le positionnement faisant l’opinion...


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