samedi 6 juin - par Sylvain Rakotoarison

Georges Marchais, le comédien un peu oublié du délire communiste

« La cote d’alerte est atteinte. Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. » (Georges Marchais, le 6 janvier 1981).

Georges Marchais

Le regard féroce, le rire carnassier, la voix grave du sergent-chef, Georges Marchais, qui est né il y a 100 ans, le 7 juin 1920, était l’un des personnages les plus importants de la vie politique française des années 1970 et 1980. Les moins de 45 ans ne l’auront pas vraiment connu et, on s’en étonnera, en bien ou en mal, selon les cas, il n’a pas eu la postérité que le temps d’occupation d’antenne et d’articles dans les journaux laissait prévoir.

Grande gueule, je l’avais évoquée à propos d’un documentaire portrait très intéressant diffusé à la télévision française le 1er mai 2008. Georges Marchais faisait partie de cette fameuse "bande des quatre" tant décriée par Jean-Marie Le Pen, qui s’y sentait exclu, bande des quatre avec François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac : PCF, PS, UDF, RPR. Finalement, dès le milieu des années 1980, Jean-Marie Le Pen a repris le rôle de la grande gueule médiatique à au chef d’un parti communiste en voie de disparition (en fait, le PCF existe toujours en 2020, avec un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale et un au Sénat, mais sans doute comme bientôt le PS, il suit la voie du très imposant Parti radical de la Troisième République).

Georges Marchais avait donc 20 ans en 1940, mais, contrairement à certains illustres résistants de son âge, l’ouvrier a travaillé jusqu’à aller à Augsbourg dans les usines de Messerschmitt. La polémique court toujours pour savoir s’il a été contraint et forcé ou s’il était volontaire, et finalement, qu’importe car le résultat est bien le même, il a travaillé pour une usine allemande en pleine guerre, et surtout, il n’a pas résisté. Très loin de suivre l’exemple de Jacques Duclos, son modèle était plutôt le stalinien Maurice Thorez (1900-1964). C’est grâce à lui que, permanent de la CGT, il a grimpé rapidement dans l’appareil du PCF, d’autant plus vite que Maurice Thorez s’est dépêché de purger la vieille garde avant d’être purgé lui-même avec le vent de rénovation khrouchtchevienne.

Bombardé en 1961 secrétaire à l’organisation, il a commencé à avoir une influence interne décisive au sein du PCF. Georges Marchais était le bras droit de Maurice Thorez pour veiller au maintien des "orthodoxes" contre les "rénovateurs". La santé très faible du secrétaire général en titre du PCF, Waldeck Rochet (1905-1983) a fait que Georges Marchais a dirigé ce parti du 9 juin 1969 au 29 janvier 1994 (officiellement secrétaire général adjoint le 8 février 1970 et secrétaire général le 17 décembre 1972). Il y a eu une rivalité interne entre lui et Roland Leroy pour prendre la succession de Waldeck Rochet. Gaston Plissonnier fut l’un des partisans internes les plus efficaces de Georges Marchais.

Pas encore à la tête du PCF, Georges Marchais a écrit une tribune mémorable dans le journal "L’Humanité" du 3 mai 1968 pour s’en prendre aux mouvements gauchistes et trotskistes, ainsi qu’à "l’anarchiste allemand" Daniel Cohn-Bendit : « Comme toujours lorsque progresse l’union des forces ouvrières et démocratiques, les groupuscules gauchistes s’agitent dans tous les milieux. Ils sont particulièrement actifs parmi les étudiants. (…) Non satisfaits de l’agitation qu’ils mènent dans les milieux étudiants, agitation qui va l’encontre des intérêts de la masse des étudiants et favorise les provocations fascistes, voilà que ces pseudo-révolutionnaires émettent maintenant la prétention de donner des leçons au mouvement ouvrier. (…) Ces faux révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes. ».

Dans cette diatribe, ce qui est "mignon", c’est l’association récurrente entre le pouvoir en place et l’intérêt des "capitalistes". Or, à cette époque, le pouvoir, c’était De Gaulle. Avec Emmanuel Macron, cela n’a pas vraiment changé, sans beaucoup plus d’effet d’ailleurs, à cela près que certains qui continuent dans l’anticapitalisme osent aujourd’hui se réclamer de …De Gaulle et du gaullisme ! Mémoire courte, allez comprendre !…

Georges Marchais a eu une carrière électorale dans le Val-de-Marne, élu député de Créteil puis de Villejuif de mars 1973 jusqu’à la dissolution du 21 avril 1997. Il fut également élu député européen de juin 1979 à juin 1989. Mais bien entendu, l’épopée médiatique de Georges Marchais n’avait rien d’une trajectoire parlementaire, elle était celle d’un présidentiable qui, auparavant, était le partenaire privilégié d’un ancien décoré de la francisque…

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En effet, le programme commun d’union de la gauche a été négocié puis adopté le 27 juin 1972 et signé le 12 juillet 1972 à l’hôtel Continental par trois chefs de parti : François Mitterrand, devenu premier secrétaire du PS en 1971, Robert Fabre, président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), parti minoritaire du parti radical acceptant l’alliance avec les communistes, et enfin, Georges Marchais, secrétaire général du PCF, qui, à l’époque, était le parti, de ces trois partis, le plus fort électoralement puisque la dernière consultation électorale nationale fut le premier tour de l’élection présidentielle du 1er juin 1969 avec le candidat communiste placé en troisième position avec 21,3% des voix (derrière Georges Pompidou et Alain Poher).

Les élections législatives de mars 1973 furent les premières élections nationales d’après la signature de l’union de la gauche (et aussi d’après la désignation officielle de Georges Marchais à la tête du PCF). La mousse médiatique avait tellement pris que l’hypothèse d’une victoire de la gauche était dans tous les esprits. Il était alors question de laisser le Président. François Mitterrand a effectivement lancé : « Pompidou, on le gardera. ». Et dans sa conférence de presse du 11 janvier 1973, Georges Marchais a confirmé, mi-agacé mi-amusé : « Ben quoi, ce sont des élections législatives, et pas des élections présidentielles ! ».

Dans ses "Cahiers secrets", la journaliste Michèle Cotta a confié qu’elle s’était amusée avec Maurice Faure (radical de gauche) le 18 janvier 1973 sur la composition du gouvernement en cas de victoire de l’union de la gauche. Il n’y a évidemment rien d’officiel, juste les idées des deux joueurs, mais cela pouvait donner l’état d’esprit des rapports de force entre les différentes personnalités de gauche : « Mitterrand, bien sûr, est à Matignon. Nous nommons deux ministres d’État : Guy Mollet (Justice) et Georges Marchais. [Maurice] Faure parle de Duclos comme troisième. Je le récuse : trop vieux. Gaston Defferre, nous le mettons aux Finances, Robert Fabre à l’Intérieur, Roland Leroy à l’Éducation nationale, un communiste à l’Équipement, Robert Pontillon secrétaire d’État aux Affaires étrangères, et Pierre Mauroy à la Défense. Jean-Pierre Chevènement, Pierre Joxe et Claude Estier sont secrétaire d’État. ».

Au premier tour du 3 mars 1973, les communistes ont gardé leur avance sur les socialistes, avec respectivement 21,3% des voix (celles de Jacques Duclos) et 18,9%, mais ont perdu du terrain au second tour en sièges, avec 73 députés communistes, 89 députés socialistes et 12 députés radicaux de gauche. Ce n’était pas encore très clair, mais le PS reprenait de l’avance sur le PCF, ce qui était le début d’une tendance historique durable et irréversible.

Finalement, à l’issue du second tour du 11 mars 1973, malgré une perte de 101 sièges (de la chambre introuvable de l’après-mai 68), la majorité gaullo-centriste a conservé la majorité absolue avec 281 sièges sur 488. Le Premier Ministre sortant Pierre Messmer fut reconduit à Matignon pour former son deuxième gouvernement le 2 avril 1973. Le candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle de 1974, François Mitterrand, a échoué, mais le résultat était très serré puisque cela s’est joué à moins de 400 000 voix près en faveur de Valéry Giscard d’Estaing (50,81%) au second tour du 19 mai 1974.

Après la victoire de l’union de la gauche aux élections municipales de mars 1977, on pouvait imaginer que les élections législatives suivantes, en mars 1978, allaient donner un avantage à cette dynamique politique encore inédite sous la Cinquième République, au point que, dans son discours à Verdun-sur-le-Doubs le 27 janvier 1978, le Président Valéry Giscard d’Estaing a envisagé l’éventualité de la défaite et son acceptation d’une cohabitation, lui-même s’exilant au château de Rambouillet pour laisser le gouvernement gouverner : « Vous pouvez choisir l’application du programme commun. C’est votre droit. Mais si vous le choisissez, il sera appliqué. Ne croyez pas que le Président de la République ait, dans la Constitution, les moyens de s’y opposer. J’aurais manqué à mon devoir si je ne vous avais pas mis en garde. ».

La perspective d’une victoire de la gauche était donc très forte. Mais six mois avant le scrutin, coup de théâtre : le PS et le PCF ne se sont pas mis d’accord sur la "réactualisation" du programme commun (qui datait de 1972). Et un point d’achoppement essentiel fut la dissuasion nucléaire. Le PS n’avait alors pas de doctrine sur le sujet alors que les sondages le donnaient gagnant en mars 1978. François Mitterrand a tenté timidement de proposer un référendum sur la question le 26 juillet 1977, et le lendemain, au journal télévisé de 13 heures sur TF1, il a mis en doute la dissuasion nucléaire. Or, le PCF avait évolué sur la question avec le rapport Kanapa qui, en mai 1977, soutenait la force de dissuasion.

En écoutant François Mitterrand parler à la télévision, Georges Marchais, qui était en vacances en Corse avec sa famille, fut surpris et furieux par ces propos. Le leader communiste a contre-attaqué dans le journal d’Antenne 2 le 28 juillet 1977 : « On ne peut pas s’en remettre à un référendum pour résoudre le problème de la défense… La force de frappe française doit être indépendante. ».


Ce ne fut que le 21 janvier 1980, alors qu’il allait se présenter à l’élection présidentielle de 1981, que Georges Marchais avait donné sa version de cette rupture durant l’été 1977. Il a en effet déclaré sur le plateau de "Cartes sur table", la célèbre émission politique de Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel : « Quand j’ai entendu François Mitterrand refuser de s’engager sur l’existence d’une défense nationale indépendante, j’ai dit à ma femme : "François Mitterrand a décidé d’abandonner le programme commun de la gauche ! Fais les valises, on rentre à Paris ! ».

Concrètement, ils sont retournés à Paris trois jours plus tard, et Georges Marchais devait de toute façon assister à un bureau politique le 3 août 1977. Par ailleurs, la rupture de l’union de la gauche a eu lieu en septembre 1977.

Cette phrase (considérée comme misogyne jusque dans la rédaction de "L’Humanité" qui changea la phrase en "On fait les valises et on rentre à Paris") a été une pépite des imitateurs, notamment de Thierry Le Luron en y ajoutant le prénom de la femme : "Liliane, fais les valises, on rentre à Paris !".

Liliane, née Grelot, épouse Garcia puis Marchais, était, depuis février 1977, la seconde épouse de Georges Marchais. Elle est morte récemment du covid-19, le 9 avril 2020 à l’âge de 84 ans (née le 24 août 1935). Elle était loin d’être la femme soumise à son mari comme la phrase impérative semblait la décrire. Au contraire, elle fut une responsable et militante communiste très active (c’est par ce militantisme qu’ils se sont rencontrés). Elle fut la dirigeante de la puissante fédération du PCF du Val-de-Marne de 1961 à 1976.

Le 11 avril 2020, Emmanuel Macron a rendu hommage à Liliane Marchais ainsi : « Son nom ne doit pas nous tromper : elle était une femme politique bien avant, puis tout autant, que la femme d’un homme politique. (…) Loin d’être une épouse aux ordres, elle avait d’ailleurs dit à son mari qu’il les ferait lui-même désormais, ses valises, Liliane Marchais avait ses propres opinions sur tout : militante de toujours, elle s’était engagée en politique bien avant de rencontrer Georges Marchais, donc, et elle s’était battue pour la place des femmes dans la société en général, et pour leur place en politique tout particulièrement. ».

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Il faut ajouter, pour compléter le tableau, que Georges Marchais, loin d’être un père ou un mari inaccessible à causse de ses activités nationales, a vécu une vie familiale paisible (bien que multi-recomposée) dans son pavillon de Champigny-sur-Marne, s’occupant beaucoup de l’éducation du fils du couple.

Revenons aux élections législatives de mars 1978 : finalement, la gauche a encore échoué, de très près. Au premier tour le 12 mars 1978, les candidats de la majorité présidentielle ont totalisé 46,5% des voix et ceux de la gauche 45,2%, un très faible écart. En voix, le PS était à 22,8%, devant le PCF à 20,6%. Au second tour du 19 mars 1978, malgré quelques pertes de siège, la majorité UDF-RPR a préservé 287 sièges sur 491, reconduisant Raymond Barre à Matignon.

La différence avec 1973, c’était que la gauche était en processus de rupture et pas d’union. À l’intérieur du PS, Michel Rocard a pris beaucoup d’importance sur François Mitterrand (même si le congrès de Metz en avril 1979 l’a remis à sa place), et le PCF était décidé à faire cavalier seul aux prochaines échéances, avec quelques déclarations qui ont marqué la postérité de Georges Marchais.

Ainsi, dans "L’Humanité" du 13 février 1979, Georges Marchais a parlé d’un « bilan globalement positif en URSS », une expression malheureuse qui lui resta collé comme le sparadrap du capitaine Haddock, surtout après l’invasion de l’URSS en Afghanistan qu’il a approuvée en décembre 1979.

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Tête de la liste du PCF aux premières élections européennes du 10 juin 1979, Georges Marchais s’est retrouvée en troisième position avec 20,5%, derrière la liste socialiste menée par François Mitterrand avec 23,5%. Cette nouvelle confirmation de la plus grande importance du PS sur le PCF (en 1978 et en 1979) a sans doute eu un effet à l’élection présidentielle de 1981, celui de rassurer des électeurs modérés qui craignaient que François Mitterrand fût l’otage des communistes. Or, ce ne fut pas le cas, car le PCF commençait son lent déclin.

Georges Marchais fut donc candidat à l’élection présidentielle de 1981, et avec sa gouaille, sa candidature fit le bonheur des humoristes et imitateurs. Il est d’ailleurs très intéressant de revoir ses prises de positions durant cette campagne présidentielle, car elles furent parfois reprises par …Jean-Marie Le Pen, si bien qu’il ne fallait pas s’étonner que le Front national s’accaparât plus tard des voix des ouvriers aux dépens du PCF.

Ainsi, Georges Marchais s’est exprimé sur l’immigration dans "L’Humanité" du 6 janvier 1981 : « En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. La cote d’alerte est atteinte. Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Se trouvent entassées dans des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. ». Le populaire est devenu populiste.

Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle du 26 avril 1981 a été terrible pour Georges Marchais, relégué en quatrième position de la "bande des quatre", avec 15,3% des voix (Jacques Chirac, qui était parti de très bas dans cette compétition, l’a doublé à 18,0%). Mais le pire pour lui, ce fut le 10 mai 1981 avec l’élection de François Mitterrand. La gauche devenait majoritaire mais les socialistes avaient seuls tous les leviers. Les communistes, revenus au gouvernement avec ses quatre ministres nommés le 23 juin 1981, Charles Fiterman, Jack Ralite, Marcel Rigout et Anicet Le Pors (présentés à l’Élysée lors du conseil des ministres du 25 juin 1981, le même jour que la venue du Vice-Président américain Georges HW Bush), sont devenus des supplétifs des socialistes au gouvernement : de juin 1981 à juillet 1984 et de juin 1997 à mai 2002.

La suite ne fut qu’une lente descente électorale, érosion, effritement, avec le point de singularité aux élections européennes du 17 juin 1984, premier scrutin national depuis les élections de 1981. Georges Marchais était encore la tête de la liste du PCF et a obtenu 11,2% des voix, certes en troisième position (grâce à la grande liste d’union UDF-RPR menée par Simone Veil qui a obtenu 43,1% !), mais il fut talonné de très près par la liste du FN menée par Jean-Marie Le Pen qui a atteint 11,0%. Le pari de ce dernier était gagné, puisqu’il voulait faire jeu égal avec les communistes, ce qui fut acquis en nombre de sièges obtenus : 10 pour le PCF, 10 pour le FN. Georges Marchais avait trouvé plus fort que lui sur le marché du populisme.

Malade, il abandonna le secrétariat général du PCF au 28e congrès du PCF à Saint-Ouen le 29 janvier 1994 à un parfait inconnu du grand public, Robert Hue, avant de mourir le 16 novembre 1997 à 77 ans. Si le vingtième anniversaire de la mort de Georges Marchais fut l’occasion d’une exposition, le centenaire de sa naissance ne semble pas être célébré par ceux qui sont aujourd’hui ses héritiers (à ma connaissance). En tout cas, il ne passionne pas les foules. Sans doute parce qu’il fait partie d’une période complètement révolue, celle d’un communisme qui se croyait encore triomphant…

Dans ses "Cahiers secrets", Michèle Cotta avait noté le 25 janvier 1994 : « Reste Marchais avec sa gouaille, sa maîtrise naturelle de la communication, sa façon d’écorcher la langue française, son accent parigot, ses rires sonores et ses grosses colères. Je garde plusieurs images de lui, plus ou moins glorieuses. L’une à Berlin-Est, en plein congrès de l’eurocommunisme, où il a fait mine de baisser son pantalon en disant au journaliste qui l’interviewait : "Est-ce que je vous demande la couleur de votre slip ? ". (…) Je le revois aussi dans les meetings, les réunions, les congrès, parlant d’une voix forte, alternant menaces et rires. ».


Et Michèle Cotta d’évoquer son successeur : « Je crois bien avoir été la première à avoir entendu prononcer son nom. C’était à la fête de "L’Humanité", l’année dernière. Leroy m’avait laissé entendre ce jour-là que Marchais allait passer la main. (…) C’est la femme de Leroy qui me cita en confidence le nom de Robert Hue comme étant l’homme auquel Leroy et Marchais avaient ensemble décidé de laisser les clefs du PC. Pour tout dire, sur l’instant, je ne l’ai pas cru, tant je trouvais extravagante l’idée de laisser le parti à un inconnu. (…) Voilà comment j’ai raté un scoop, l’année dernière. Je n’avais même pas jugé bon de le noter dans ces cahiers. Pourquoi cette proposition a-t-elle été faite d’un commun accord avec Leroy ? Parce que Marchais savait bien que si Roland Leroy ne pouvait plus occuper sa place pour des raisons d’âge ou d’énergie, nul ne la prendrait sans obtenir sa neutralité bienveillante. Je crains que les deux ne se soient mis d’accord sur quelqu’un qui ne ferait d’ombre ni au trop populaire Marchais, ni au trop intellectuel Leroy. » (25 janvier 1994).

Connu pour avoir expulsé en février 1981 une famille d’immigrés au bulldozer dans la ville de Montigny-lès-Cormeilles dont il était le maire, Robert Hue (né le 19 octobre 1946) dirigea le PCF jusqu’au 28 octobre 2001. Lui ont ensuite succédé : Marie-George Buffet (ministre), Pierre Laurent le 20 juin 2010 et Fabien Roussel depuis le 25 novembre 2018. Aux dernières élections nationales, à savoir, aux élections européennes du 26 mai 2019, le PCF n’a obtenu que …2,5%, en dixième position, talonné par le parti animaliste. Anecdote finale : Robert Hue a quitté le PCF en 2009, a soutenu (le 12 avril 2012) la candidature de François Hollande à l’élection présidentielle de 2012, a même failli devenir un de ses ministres, a rejoint au Sénat un groupe centriste en septembre 2012, et a soutenu (le 10 mars 2017) au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 la candidature d’Emmanuel Macron. Rideau !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (06 juin 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Georges Marchais.
Fais les valises, on rentre à Paris !
Gaston Plissonnier.
Jean Ferrat.
Roland Leroy.
Georges Séguy.
Le communisme peut-il être démocratique ?
Karl Marx.
Claude Cabanes.
Michel Naudy.
Paul Vaillant-Couturier.
La Révolution russe de 1917.
Jacques Duclos.
Staline.
Front populaire.
Jean Jaurès.
Léon Blum.

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56 réactions


  • Parrhesia Parrhesia 6 juin 12:42

    >>> Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. » (Georges Marchais, le 6 janvier 1981). <<<

    Et voilà pourquoi les forces mondialistes déjà à l’œuvre à l’époque ont immédiatement entrepris une campagne de propagande afin de présenter le camarade Marchais comme un neuneu  !!!

    In Memoriam ...


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 juin 12:52

    Décidément, ça ne s’arrange pas, du côté du collectif rakotiste !

    Qui délire ?


    • xana 6 juin 13:13

      @Séraphin Lampion
      Ca ne s’arrange pas.
      Qui donc le paye pour nous bourrer le mou sur ce site ?


    • oncle archibald 6 juin 16:18

      @Séraphin Lampion

      Un délire ? Sylvain Rakotoarison ne fait que rappeler l’histoire du PCF entre les années 60 et aujourd’hui. Un long déclin avec un épisode de bravoure en 1981 quand ils se font carrément utiliser par le rusé socialiste Mitterand qui les a poussés vers le banc de touche à peine arrivé au pouvoir grâce à eux. Rien de délirant, une page d’histoire de France plutôt bien racontée.


    • Laconique Laconique 6 juin 16:22

      @oncle archibald

      Malheureusement l’idéologie chez Séraphin occulte souvent l’objectivité.


    • machin 6 juin 16:42

      @xana

      "Qui donc le paye pour nous bourrer le mou sur ce site ?

      "
      .
      Vu le style littéraire, je penserai plutôt, que c’est du gratos bâclé.
      Juste par sottise et désir d’exister.
      On dirait presque du BHV, pardon je voulais dire du BHL.

      .
      Qui donc paierait une si mauvaise plume, de surcroît totalement contre-productive ?


    • Ouallonsnous ? 6 juin 20:01

      @xana

      Poser la question, c’est y répondre, regardez du coté du refuge de Foutriquet 1er  !


    • xana 7 juin 21:47

      @machin
      C’est vrai. Mais tout de même il faut être un sacré bourrin pour nous faire une ou deux fois par semaine son pensum publicitaire pour le pouvoir (quel qu’il soit, car je suis certain que si par hasard le PC revenait au pouvoir, Sylvain écrirait sans honte dans la Pravda). Donc non, je ne pense pas à du gratos : Rakoko fait son étron si régulièrement qu’il a forcément une paye en fin de mois. Et en plus, nos adversaires ne sont pas dégoûtés, ils occupent les places disponibles, même si des gens comme nous conspuent les minables auteurs à leurs gages.
      En fait je ne me demande pas s’il y a des gens qui le payent, je me demande seulement QUI à Agoravox a intérêt à accepter ces étrons sur le site ?


    • oncle archibald 7 juin 22:46

      @xana

      « Même si des gens comme vous conspuent les minables auteurs à gages »

      J’adore ! Tout est dit ! La « race » supérieure à parlé !


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 juin 13:23

    Les cocos m’ont toujours fait rire jaune façon Mao ,mais Marchais avait un vrai talent ,faut l’avouer.


  • Rincevent Rincevent 6 juin 13:47

    Ah, Marchais… Toute une époque !

    Cette histoire chez Messerschmitt lui a longtemps collé au basques et Thierry le Luron en avait fait ses choux gras dans un sketch (tu me sert Schmitt ?). Ça n’a jamais été vraiment résolu : https://www.liberation.fr/evenement/1997/11/17/1940-1944-une-zone-d-ombre-jamais-eclaircie_219944

    “Il n’a pas résisté“
    . Il faudrait rappeler aussi que le PCF n’est entré en résistance qu’au moment de l’invasion de l’URSS en 1941. Avant, le Parti était allé jusqu’à solliciter des autorités allemandes d’occupation une autorisation de faire reparaitre l’Humanité, interdite à la suite du pacte germano-soviétique de 1939 (décrets Daladier). Ceux qui avaient commencé à résister avant (c.a.d. contre les directives du Parti) finiront par être virés dans les années d’après-guerre…

    Sur Cohn-Bendit : quand on voit où il en est rendu aujourd’hui, finalement Marchais ne s’était pas trompé, non ? Pour finir, il est particulièrement délectable de voir notre auteur centriste défendre un “Dany le Rouge“, mais bon, quand on a déjà accueilli Robert Hue dans la famille, on n’en est plus à ça près…


    • mursili mursili 6 juin 15:37

      @Rincevent

      Ah dis-donc, les communistes français (dont le parti était interdit depuis septembre 1939) ne sont entrés en résistance qu’après Barbarossa...tu te rends compte ! Alors que la France entière résistait déjà et que les résistants se comptaient par centaines de milliers, voire par millions...


    • machin 6 juin 16:45

      @Rincevent

      Ça n’a jamais été vraiment résolu :

      mais cela à tout de même fait infiniment plus de bruit que Mitterrand le collabo notoire...

      On se demande bien pourquoi....


    • Rincevent Rincevent 6 juin 18:21

      @mursili et machin

      Ah dis-donc, les communistes français (dont le parti était interdit depuis septembre 1939) ne sont entrés en résistance qu’après Barbarossa. Hé oui, quand le “grand frère“ a été attaqué. Jusque là, c’était plutôt la cohabitation et ce, pour deux raisons :

      - 1) le pacte germano-soviétique est en vigueur. On n’agresse pas l’autre ou ses protégés, chacun sachant que ça ne pourra pas durer éternellement…

      - 2) le PC, effectivement interdit, pense jouer les Allemands contre un gouvernement français qui lui est hostile (j’ai bien mentionné les décrets Daladier) et ce n’est pas de l’arrivée de Pétain au pouvoir que le Parti pourra espérer une amélioration. Un exemple ? Pour la reparution de l’Humanité, la Propaganda Staffel dit oui puis la police française arrête les militants chargés de la publication. Les Allemands les feront libérer…

      La France qui résiste, à cette époque, c’est effectivement peu de monde au départ (l’appel du 18 juin aurait été peu entendu ce jour-là). Le pays est comme assommé et le “sauveur“ annonce assez rapidement (24 octobre 1940) son intention de collaborer. Son prestige est grand, les anciens de 14/18 le suivent.

      Il faudra les premiers revers militaires de la Wehrmacht (débarquement des alliés en Afrique du Nord en novembre 42, El Alamein et surtout Stalingrad en février 43) pour que l’opinion publique évolue. En 1943, même une partie des pétainistes est en contact avec la Résistance (les fameux vichysto-résistants, un oxymore ?). Mitterrand en a été une bonne illustration…


    • CN46400 CN46400 7 juin 08:09

      @mursili
      Georges Marchais qui, à l’époque logeait avec sa mère, bonne à tout faire dans le 16°, n’était alors pas politisé. Il n’a adhéré au PCF qu’en 47, a juste cru qu’en Allemagne, comme on le promettait, son salaire serait meilleur. Pour fabriquer des moteurs de Messersmith, il lui aurait suffi de frapper, avenue Kellerman (13°) à la porte de l’entreprise « Ghone-Rhone » (future SNECMA), qui employait, alors, plusieurs centaines d’ouvriers parisiens....


    • sls0 sls0 7 juin 16:33

      @mursili
      A la fin de la guerre les résistants c’était 0,3% de la population.
      60% de pertes où était mon père, pas l’endroit le plus attirant pour monsieur tout le monde.


    • xana 7 juin 21:52

      @sls0
      Exact.
      Mais ca ne faisait pas terrible dans les réceptions mondaines, aussi on a réécrit l’histoire :
      Aujourd’hui on considère que la France était peuplée de résistants (gaullistes), avec quelques brebis galeuses collaborationistes ou communistes.
      Ca fait plus classe.


    • oncle archibald 7 juin 22:51

      @xana

      Ala fin de la guerre il y avait chez mes parents une cuisinière italienne.

      Mon père se faisait du souci. Céline votre frère était pour Mussolini, il va être embêté ...

      Réponse : Pourquoi ? Il l’est plus ! Il est pas si con !


    • machin 8 juin 07:22

      @Rincevent

      Mitterrand de gauche, c’est déjà comique....
      Mitterrand résistant, là c’est carrément désopilant.

      C’était un jean foutre, supérieurement intelligent certes, mais tout simplement vulgairement opportuniste et sans aucune morale ni éthique.

      Collabo, ministre de l’intérieur dans un gouvernement de droite qui envoie le contingent en Algérie, pour finir Président « de gauche » ami des nazis survivants...

      A part Mussolini qui fut aussi grand sachem des socialos italiens, je ne vois pas d’autres équivalences....

      .


    • JulietFox 8 juin 09:05

      @Rincevent
      Pas une généralité.
      Des militants, ont prix le maquis dès 1940
      LIre par exemple « Cinq ans de lutte sur le sol Limousin » de Georges Guingouin, qui désobéissant à notrrre parrrrrrti, a évité à Limoges le sort de Tulle.
      Le PCF leur a envoyé des tueurs, pour...les ramener à l’ordre.
      Thorez, pas plutôt revenu de sa planque en Russie, a ordonné à la classe ouvrière : « Retroussez vous les manches » comme un vulgaire Macron.


    • chantecler chantecler 8 juin 09:24

      @JulietFox
      Tu parles d’une histoire !
      M. Thorez est parti pour échapper à la répression voire à la mort .
      Il n’est pas le seul à avoir quitté le pays .
      En 1940 il ne faisait pas bon être dirigeant communiste face aux fascistes qui pensaient avoir atteint le sommet pour un bon out de temps .
      Ah oui vous allez nous reparler du pacte germano soviétique ...
      Ben oui, nous l’avons eu dans le c.l .
      Les choses ne se sont pas passées comme l’espéraient nos dirigeants de démocraties....
      Adolf avait un compte à régler à l’ouest .
      C’est pas faute de lui avoir fait des courbettes .


    • Rincevent Rincevent 8 juin 23:28

      @machin

      Ou avez-vous vu, dans mes posts, que je créditais Mitterrand d’être de gauche ? Quant à sa qualité de résistant, je répète que, comme pas mal d’autres, il a pris le virage définitivement en 1943 en se rapprochant de l’ORA (organisation de résistance de l’armée, classée bien à droite). A partir de là il deviendra Morand dans la clandestinité.

      “ministre de l’intérieur dans un gouvernement de droite“ Non, dans le gouvernement de Pierre Mendès France, qui était ce qu’on avait de plus à gauche (hors communistes) à cette époque.


    • Rincevent Rincevent 8 juin 23:38

      @JulietFox

      Relisez-moi plus lentement et vous verrez que je ne dis pas autre chose que vous. A cette époque et jusqu’aux années 50, il ne faisait pas bon avoir eu raison contre le Parti, on y risquait sa peau, Gingouin en a su quelque chose.

      Petit “détail“ : quand le Parti envoyait des émissaires à son maquis, ils étaient conduits à lui les yeux bandés pour la fin du trajet. La confiance régnait déjà...


    • chantecler chantecler 9 juin 07:55

      @Rincevent
      Tu parles d’un argument .
      Les maquis étaient dénoncéz , surveillés par la Gestapo, la milice et quand elle tombaient chez eux ça faisait des hécatombes , des meurtres , des tortures etc .
      Ce n’était pas une question de confiance mais de prudence , de survie .
      Vous auriez fait un sacré résistant , vous !
      Encore qu’au départ les maquis ont été créés par des gens qui refusaient le STO et fuyaient le rattachement de la zone libre à l’administration policière et militaire de la zone occupée allemandes


    • CN46400 CN46400 9 juin 17:00

      @JulietFox
      « Des militants, ont prix le maquis dès 1940 »
       
      Ce n’est pas juste, les maquis c’est surtout à partir du STO (Fevrier43), mais a partir de l’interdiction du PC (septembre 39) des militants deviennent clandestins, cibles de la police et de la gendarmerie....


  • 77777 6 juin 14:44

    Rakoko, tu mérite uns Messerschmitt dans ton anus.


  • ETTORE ETTORE 6 juin 19:03


    Rakoto

    "Georges Marchais avait donc 20 ans en 1940, mais, contrairement à certains illustres résistants de son âge, l’ouvrier a travaillé jusqu’à aller à Augsbourg dans les usines de Messerschmitt. La polémique court toujours pour savoir s’il a été contraint et forcé ou s’il était volontaire, et finalement, qu’importe car le résultat est bien le même, il a travaillé pour une usine allemande en pleine guerre, et surtout, il n’a pas résisté."

    Un simple conseil pour votre intégrité physique, Rakoto....

    Evitez l’Alsace de votre vivant, vous risqueriez de finir sous les fondations de l’usine Messerschmitt à Strasbourg.

    Vous volez vraiment trop bas, sûrement alourdi par vos obscénités, que vous avez du mal à lâcher sur la bonne cible.


    • JulietFox 8 juin 09:07

      @ETTORE
      Georges Brassens aussi a travaillé chez Bramo (moteurs d’avions ME 323)
      Ca a fait de lui un lâche ?


  • jjwaDal jjwaDal 6 juin 20:04

    « Le comédien un peu oublié du délire communiste... ».
    Oui vous avez bien raison. Le communisme qui a colonisé la terre entière au 19ième siècle, inventé l’esclavage de masse et la traite des nègres, génocidé le peuple qui peuplait les actuels USA, déclenché deux guerres mondiales, inventé les chambres à gaz et causé d’innombrables crises économiques qui ont ravagées le niveau de vie de centaines de millions de personnes. Ne parlons même pas des dizaines de guerres illégitimes ou de changements de régimes, déclenchés depuis la fin de la seconde guerre mondiale sur toute la planète...
    Comment un tel système a-t’il pu survivre à une tel chapelet de preuves de son inanité me laisse sans bras.
    Avec des amis de votre genre, les peuples n’ont nul besoin d’ennemis. Continuez à nous faire rire. Les temps sont si troublés.


    • JulietFox 8 juin 09:09

      @jjwaDal
      Tout est dit. Bravo.
      Taisez vous El Kabasch ( qui est toujours le thuriféraire des gens en place.
      En inox le vieux.


  • rita rita 7 juin 10:09

    Georges « Marchait » vers son destin de bouffon du PC Français !

    On se marre bien avec les Russes !

     smiley


  • Désintox Désintox 7 juin 14:48

    « Le regard féroce, le rire carnassier, la voix grave du sergent-chef... »

    Vous oubliez « le couteau entre les dents » !

     smiley smiley smiley


  • xana 7 juin 21:55

    Rakoto, le nègre de maison. La voix de son maîmaître...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 juin 22:05

      @xana

      Propos d’un racisme crasse .


    • oncle archibald 7 juin 22:57

      @Aita Pea Pea

      Oui, je partage. Mais Ici il y a les avis « autorisés » et les autres. Xana fait partie de « la cour » tandis que vous me paraissez faire partie « des autres » ....


    • xana 8 juin 09:56

      @Aita Pea Pea
      Je ne sais pas pourquoi mais j’étais sûr que ce serait toi qui ferait cette réponse. Vous êtes trop prévisibles...


    • rita rita 8 juin 10:11

      @Aita Pea Pea
      Bonjour, c’est hélas le lot de beaucoup de trou du cul du site un fond de racisme accepté par la censure qui regarde ailleurs !
       smiley


    • rita rita 8 juin 10:13

      @oncle archibald..Le bon sens sur agoravox, autant comparer la merde et la crème fraiche ?


    • oncle archibald 8 juin 15:06

      @rita ;

      il fut un temps lointain où il était possible sur Agoravox d’avoir des discussions fructueuses et argumentées ..

      Ce bon temps est fini, celui de l’invective l’a remplacé .... et le nombre de « pratiquants » d’AV réduit comme peau de chagrin, et il ne va pas tarder le moment ou il y en aura encore un de moins, moi !


    • rita rita 8 juin 16:40

      @oncle archibald
      Espérons que non, vous êtes plein de bon sens, et ça manque terriblement sur le site !


    • jocelyne 8 juin 17:25

      @Aita Pea Pea
      sais-tu ce qu’est un nègre dans le jargon rédactionnel ?


  • julius 1ER 8 juin 10:15

    voulait faire jeu égal avec les communistes, ce qui fut acquis en nombre de sièges obtenus : 10 pour le PCF, 10 pour le FN. Georges Marchais avait trouvé plus fort que lui sur le marché du populisme.

    @ Ratko,

    Drôle que vous définissiez le PC ou Marchais comme populiste ????

    L’histoire que vous racontez sur le PCF est assez juste sauf qu’il y a des manques et parfois un peu trop de caricatures ..... notamment sur l’interdiction du PCF décidée par Dalladier suite au Pacte Germano-soviétique .... il faut rappeler qu’un Parti clandestin ne peut pas être considéré comme responsable des actes de certains qui vivent en pleine lumière, en 1939 les militants communistes sont en plein désarroi car ils ne comprennent pas la pseudo-alliance entre Hitler et Staline et cela continuera très longtemps (l’épisode Guingoin est assez explicite de ce que traverse le PCF tiraillé entre résister aux Nazis et ne pas attirer trop les représailles sur les civils ..... mais aussi vivre en clandestinité ne peut se faire sans argent, beaucoup d’argent .....car il faut des circuits organisés et des armes et çà c’est difficile à trouver ?????

    Pour Thorez c’est toujours amusant de le vilipender même avec le recul car objectivement le fait d’être une figure connue, il ne pouvait pas survivre en France

    car il aurait été arrêté et emprisonné dès l’interdiction du PC et ensuite certainement livré aux Nazis dès l’invasion de la France ..... aussi je ne vois pas quel choix il avait hormis trouver un pays d’accueil et à l’époque pour un Coco c’était plutôt limité comme choix !!!

    parfois il faut revenir à des choses assez basiques pour bien comprendre certains phénomènes historiques !!!


  • julius 1ER 8 juin 10:30

    Dans cette diatribe, ce qui est « mignon », c’est l’association récurrente entre le pouvoir en place et l’intérêt des « capitalistes ». Or, à cette époque, le pouvoir, c’était De Gaulle. Avec Emmanuel Macron, cela n’a pas vraiment changé, sans beaucoup plus d’effet d’ailleurs, à cela près que certains qui continuent dans l’anticapitalisme osent aujourd’hui se réclamer de …De Gaulle et du gaullisme ! Mémoire courte, allez comprendre !

    @ l’auteur,

    pour tout dire je ne comprend pas le sens de ce texte et ses références ?????

    « certains qui continuent dans l’anti-capitalisme osent se réclamer de De Gaulle et du Gaullisme »

    vous devriez expliciter un peu mieux cette phrase car si vous pensez à la personne à laquelle je pense ..... il y a comme un Hic .... se revendiquez ou s’approprier De Gaulle et son héritage ...c’est déjà osé et totalement « malfaiteur en bande organisé » mais ensuite se prétendre anti-capitaliste c’est carrément de l’escroquerie intellectuelle !!!!!

    Comme on dit : « il n’y a pas d’amour, mais que des preuves d’amour » .... et là avec MLP je cherche encore ?????


  • julius 1ER 8 juin 10:44

    Marchais le comédien oublié du délire communiste ....

    dans ce titre il y a 2 aspects qui sont totalement antinomiques ..... c’est comédien avec ce que cela sous-tend avec une vision de la politique Comedia dell’arte !!!

    et délire communiste .... donc pour vous des gens qui ont cru en un idéal et voulu transformer une société en un modèle plus juste et plus égalitaire .... c’est juste du délire alors allez dire çà au 1, 5 milliards de chinois qu’ils vivent en plein délire !!!

    là Ratko vous vous affichez comme le Guillaume Roquette de AVOX, votre logiciel a buggé à la chute du mur car la Chine est communiste même si elle n’en a retenu que le pire cad la caricature stalinienne !!!!


    • oncle archibald 8 juin 12:18

      @julius 1ER : "transformer une société en un modèle plus juste et plus égalitaire .... c’est juste du délire, alors allez dire çà au 1, 5 milliards de chinois qu’ils vivent en plein délire !!!"

      Plus juste et plus égalitaire la société chinoise actuelle ? Sachant que Porsche Ferrari Jaguar & Cie font leurs meilleures ventes en Chine je présume que tous les chinois roulent en 911 S ou en Testarossa ! Exactement comme tous les Russes du temps de Staline avaient une datcha au bord de la mer noire.


    • julius 1ER 9 juin 08:23

      @oncle archibald
      c’est bien ce que je dis la Chine n’a retenu du communisme que le modèle stalinien qui est pour moi un anti-modèle et le total opposé d’un communisme démocratique !!
      en d’autres termes la verticalité contre l’horizontalité...
      ou encore pour être plus précis le fameux débat du choix entre centralisme démocratique qui inclus un système pyramidal (ou soit disant la gouvernance vient autant du bas que du haut mais où il s’est avéré partout que la fameuse dictature du prolétariat n’a existé que dans le sens premier( cad la dictature) c’est le débat entre bolchevik et menchevik 

      l’histoire donne raison à ceux qui veulent des tendances dans un Parti ou dans un groupe et non pas un système pyramidal ou le haut de la pyramide impose sa Loi à la base !!!
      car le système pyramidal impose presque toujours tous les excès du haut de la pyramide !!!!


    • CN46400 CN46400 9 juin 12:09

      @julius 1ER
      « la Chine n’a retenu du communisme que le modèle stalinien » Rien n’est plus faux.
       Le système stalinien, c’est le complexe militaro-industriel, et industrie lourde, avant tout, pour faire face à toute attaque militaire de la bourgeoisie internationale. Et ce, jusqu’avec du travail gratuit (goulag) forcé, au dépend de la production de produits manufacturé civils. La haute technologie est soit volée (espionnage), soit achetée plein tarif sur étagère, soit développée en autarcie. 
       Le système Deng Xiao Ping, c’est la captation de la haute technologie en intéressant les capitalistes occidentaux au développement tous azimuths du pays. Beaucoup plus de domestique et beaucoup moins de militaire. Et un progrès social imcomparable. Deng a repris la NEP de Lénine à son compte alors que Staline l’avait abandonnée.
       A l’arrivée il n’y a pas photo....


    • julius 1ER 9 juin 15:16

      @CN46400
      tu joues sur les mots camarade quand je parle du modèle stalinien c’est surtout pour signifier le régime politique stalinien même si la NEP au niveau économique a été adoptée .... preuve que les chinois ont analysé l’expérience soviétique !!!!!
       
      et toi camarade as -tu enfin compris le rôle néfaste et comme accélérateur qu’ a pu jouer Staline dans la mort du communisme ?????


    • CN46400 CN46400 9 juin 16:48

      @julius 1ER
       Un individu, même le pire, est incapable de tuer un mode de production, qu’il soit communiste, capitaliste, féodal ou asiatique. Lesquels ne divergent les uns par rapport aux autres qu’en fonction du degré de sociabilité revendiqué.
       C’est parce que la Chine a pu, grâce aux choix politiques du PCC, se sociabiliser progressivement depuis 1980, qu’elle survit facilement alors que l’URSS, entravée par la course militaire, et ce, malgré la victoire de 1945, a dû disparaître.
       Un régime politique ne vaut que par les avantages concrets qu’il procure au peuple, à tout le peuple. Tous les jours, les chinois vivent mieux que la veille, et moins bien que le lendemain. A partir des années 60, les soviétiques n’ont plus constaté de progrès, les dirigeants ont été incapable de sortir, par le haut, du stalinisme économique, c’était fini ! En choisissant le communisme, les soviétiques n’avaient pas choisi les pénuries, et depuis 60 ou 70, c’est pourtant cela qui les occupait le plus souvent.....


  • simplesanstete 8 juin 19:44

    En bref ON devient radical en fin de carrière, avant c’est la lutte des places....


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