jeudi 7 novembre - par Orélien Péréol

Il nous faut nous parler

Nous allons lentement mais avec constance et droiture vers un territoire où le terrorisme devient devient l’ordinaire des relations humaines.

C’est une pathologie sociale qui tend à se valoriser elle-même par la répétition et la banalisation, mais aussi par le discours (l’abondance et la force des mots en « phobe »).

J’appelle terrorisme le fait de vouloir gagner le combat d’idées par la violence et non pas la raison et ses raisonnements. Le terrorisme n’a pas de loi. Il fait peur à ceux qui ne sont pas pareils, ne pensent pas pareils, il les insulte, les menace, il les agresse, éventuellement dans des simulacres d’agressions, juste pour faire peur, mais les agressés ne savent jamais si l’agression va être feinte ou si elle va aller loin, le terrorisme casse les biens des autres, empêche leur travail s’il le peut, détruit ou abime leurs habitations, il blesse les « autres », il les emprisonne s’il en a le pouvoir, et il les tue éventuellement, cela arrive.

Il y a bien sûr toujours un peu de terrorisme dans les échanges. Il y a les grandes gueules qui intimident les petites gueules, même sans rien faire. Il y a des zones où le débat pacifique et respectueux et l’odieux terrorisme se touchent, mais d’une manière générale ce sont deux mondes séparés, étanches et reconnaissables.

Dans l’idée démocratique des relations humaines, la différence de point de vue est une proposition de progrès. Il ne faut pas rêver, ça ne se fait pas facilement. Cependant, la civilisation occidentale est arrivée à donner suffisamment de place au négatif (à la critique), à la faire travailler à l’amélioration de l’existant.

Un discours se développe en ce moment qui fait de l’occident une voyoucratie qui a dissimulé sa mauvaiseté sous de grands principes, les droits de l’homme, dont elle se fichait pas mal au fond. C’est un déni de réel. L’occident a trouvé sa force dans un (certain) respect de l’opposition et de l’opposant, dans l’intégration de son propos, considéré comme une demande, au flot commun. L’occident n’a pas eu cette vision de résolutions des différends et des conflits pour avoir la force, l’occident a eu cette vision que les humains étant mortels, se devaient une protection mutuelle, et cela leur a donné beaucoup de force. Ce paradigme est plus adapté à la résolution des problèmes et à l’amélioration de la condition humaine que les systèmes figés et globalisants. Cette disposition, intellectuellement possible et préférable aux autres, n’a pas été stable et permanente : les occidentaux ont été violents et sanguinaires entre eux et avec les autres de nombreuses fois.

Cependant, ils ont su créer du nouveau en considérant la contestation de l’ancien comme un acquis susceptible d’être bénéfique à tous. En science, c’est inappréciable : la science n’est pas le certain, elle est la possibilité toujours ouverte de réfuter le « déjà-trouvé ».

L’idée démocratique des relations humaines est la résolution des différends et des différences par la parole argumentée. Je vais le redire : il y a beaucoup d’à peu-près, d’imprécisions, de ratés, et même quelques échanges de coups. Mais cela fonctionne assez bien, pour beaucoup de choses.

Nous quittons ce paradigme pour celui du terrorisme : « ce que tu dis blesse mon identité, ce que tu penses blesse ma sensibilité (religieuse par exemple), je suis donc en droit de te faire du mal si tu t’obstines à dire que tu vois les choses comme tu les vois ».

La définition du terrorisme que je donne étend considérablement les phénomènes susceptibles d’en faire partie : l’intention « tous les moyens pour te faire taire » est terroriste, dans ma définition.

Je me place dans le paradigme connu et admis de « qui vole un œuf vole un bœuf », c’est-à-dire que l’acte vaut en lui-même et ne dépend pas de l’importance de l’objet et du préjudice infligé à autrui. Un terrorisme faible, éparpillé, sans armes est en train de trouver une légitimité, en l’absence de débat sur ce qu’il est : des groupes ont agressé des agriculteurs pendant leur travail, des groupes ont agressé des bouchers… Le dernier en date, à ma connaissance, est l’empêchement pour Sylviane Agacinski de tenir une conférence sur « l’être humain à l’heure de sa reproductibilité technique ». Une association écrit : « Nous mettrons tout en œuvre pour que cette conférence n’ait pas lieu » et elle n’a pas eu lieu.

C’est regrettable. Nous devons imaginer nous battre aussi pour maintenir la possibilité du respect de l’opposition. Sans quoi, les violents gagneront à chaque fois et nous aurons une société divisée dans laquelle des groupes luttent pour imposer leur vue à tous, pour substituer leur intérêt groupal à l’intérêt général.

Des protestations nombreuses évoquent « la liberté d’expression ». Ce qui est en cause est plus vaste que ce droit individuel, c’est notre civilisation, la démocratie. Nous allons vers le heurt physique des identités blessés, nous y sommes peut-être déjà, nous ne devons pas nous laisser terroriser.



31 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 novembre 10:02

     

    L’inflation sémantique n’a jamais permis de clarifier les réalités, au contraire.

    Intituler « terrorisme » toute forme de « violence » aboutit à ne plus comprendre de quoi on parle.

    Le « terrorisme » est une tactique d’emploi de la violence (sabotages, attentats, assassinats, enlèvements, prise d’otages ...) à des fins politiques, pour déstabiliser et frapper massivement l’opinion publique et les états concernés. Il peut être le fait d’individus ou de groupes non-étatiques en lutte contre un régime politique, mais également constituer un mode de gouvernement par la terreur ; il s’agit alors de terrorisme d’état. Dans ce cas, ce sont souvent les intéressés qui accusent les autres de « terroristes » en assimilant ce qualificatif à l’ »axe du mal ».

    Tout emploi du mot « terrorisme » pose la question de la violence légitime et du droit à la résistance d’une part, et de l’illégitimité de la violence étatique de l’autre. L’appellation « terroriste » utilisée par les états, les institutions ou les partis politiques est toujours péjorative et contestée par ceux qu’elle désigne ainsi comme ennemis.

    Utiliser les mêmes excès de langage sur le plan individuel ne contribue pas davantage à faciliter les échanges que cela n’est le cas pour les relations internationales.


    • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 16:03

      @Séraphin Lampion
      L’idée que j’étendrais tellement le concept de terrorisme qu’il deviendrait brumeux ne sort pas d’une lecture de mon texte. Le mot terrorisme tel que je le définis est tout à fait clair, le champ est étendu, mais l’objet nettement dessiné.

      Votre appréciation morale sur la légitimité, violence légitime contre violence illégitime (terrorisme) est une acception du mot terrorisme ; ce n’est pas la mienne dans cet article.

      La définition que je donne et que j’utilise ne dilate pas la concept jusqu’à le rendre inopérant. C’est une impression que vous avez.


  • rogal 7 novembre 10:16

    D’accord avec Séraphin Lampion pour la critique des extensions de sens des mots qui risquent de produire une pensée brumeuse. C’est la direction inverse qu’il faut prendre, celle de la précision.

    À ce titre, d’ailleurs, disons stop à toutes les pdeuso-« phobies ». JBP se permet d’insister : Alceste n’est pas anthropophobe.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 novembre 10:58

      @rogal

      Est-ce que dire : « Les femmes ne savent pas lire une carte. » ou « Ce n’est pas une femme qui va m’apprendre à conduire. » ou « Elle ferait mieux de rester chez elle à garder ses enfants. » ou « Elle est mal baisée celle-là ! » c’est être gynophobe ou machocrate ?


    • rogal 7 novembre 11:41

      @Séraphin Lampion
      Androphilie ? Andromanie ?


    • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 16:09

      @rogal C’est paresse de l’esprit que d’écrire, à propos de mon article, que l’extension des mots risque de produire une pensée brumeuse. Je définis tout-à-fait le mot, j’en étends le champ.
      Sur les phobes, j’ai écrit :  https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/trucophobe-et-trucophile-sont-dans-181572

      et aussi

      https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-antis-et-les-phobes-203741


    • rogal 7 novembre 17:32

      @Orélien Péréol
      Recevable tant que le débat reste dans le cadre de votre article, encore qu’un autre mot aurait sûrement pu convenir. Mais faut-il s’y enfermer ?


    • rogal 7 novembre 17:33

      @rogal
      Eurêka : gynomise.


    • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 18:02

      @rogal
      Cependant, c’est le sens qu’a ce mot pour moi depuis que j’ai passé le bac. Le terrorisme est l’idée d’avoir raison par la souffrance des corps de ceux qui ont une autre pensée, l’idée d’avoir raison par la peur (crier est déjà une forme de terrorisme, faible mais caractérisée).
      Le terrorisme comme condamnation morale-politique de la violence de l’autre découle de ce sens du mot terrorisme.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 18:51

      @Orélien Péréol

      Il me semble que votre définition correspond plutôt au harcèlement.
      Le but du harcèlement est de détruire l’autre.

      "Le harcèlement moral est une conduite abusive qui par des gestes, paroles, comportements, attitudes répétés ou systématiques vise ou conduit à dégrader les conditions de vie et/ou conditions de travail d’une personne (la victime du harceleur).

      Ces pratiques peuvent causer des troubles psychiques ou physiques mettant en danger la santé de la victime (homme ou femme). Le harcèlement moral est une technique de destruction ; il n’est pas un syndrome clinique. Ce thème est situé au croisement de plusieurs domaines : médical, socioéconomique, sociopsychologique, judiciaire, éthique et spirituel, il touche au monde du travail comme au milieu scolaire ou au couple."

      Le terrorisme relève d’une autre définition, qui introduit l’idée d’ordre public :

      le « terrorisme » est défini dans l’article 421-1 du Code pénal :

      « Constituent des actes de terrorisme, lorsqu’elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, les infractions suivantes (…) »

      Ainsi, on retient « terrorisme » lorsque est commis un acte lié à une action individuelle ou collective qui a pour but de troubler gravement la paix publique par l’intimidation ou la terreur.


    • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 19:18

      @Fifi Brind_acier Le terrorisme est un harcèlement, c’est certain. Le terrorisme vise la domination politique. C’est une forme de guerre, il y a dedans les armes de la guerre, les vraies armes et la menace. L’action terroriste vis à mettre tout le monde de l’avis des terroristes.

      Le harcèlement psychologique dont vous parlez n’a pas forcément de but. Il peut aboutir à la destruction de l’autre, ce qui ne veut pas dire que c’est son but.


  • Buzzcocks 7 novembre 11:27

    Le hic, c’est qu’avec 20% des voix, un homme et son parti ont tous les pouvoirs en France, et se sentent légitime pour tout gouverner alors qu’en fait ils ne sont pas représentatifs. Le type ensuite se croit Jupiterien, et fait comme si il était soutenu par la majorité de la population. 

    Il lance une loi contestée, sa seule réponse est « les français m’ont élu pour appliquer mon programme ».

    Du coup, comment faire comprendre à cet individu, que non, sa loi, son projet de société, sa vision, elle ne plait pas à l’immense majorité du pays ?

    Alors, certains vont effectivement sortir les bidons d’essence, péter des radars automatiques, des péages, bruler des parlements régionaux, bloquer des routes/voies de communication. Et souvent obtenir des concessions.

    La gréviste aux urgences, qui manifeste en allant bosser avec un brassard « en grève », elle n’obtiendra que dalle, par contre.

    Et donc hélas, tout s’obtient de nos jours par la violence (ou la corruption).


    • Buzzcocks 7 novembre 12:00

      @Buzzcocks
      J’ajoute que quand le peuple s’exprime pacifiquement (referendum ou pétitions (contre la cession d’aéroport de Paris, par exemple)), la réponse est souvent du mépris, le peuple est trop con pour savoir (bon, c’est vrai qu’il y a pas mal de cons mais quand même). 
      A partir de là, comment empêcher que certains soient un peu énervés ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 12:35

      @Buzzcocks
      A partir de là, comment empêcher que certains soient un peu énervés ?


      Ils seront de plus en plus énervés, puisque le gouvernement ne tient aucun compte de ce qu’ils souhaitent, mais applique des politiques décidées ailleurs, et qui ne conviennent pas aux Français...


    • exol 7 novembre 12:42

      @Buzzcocks
      Et les législatives , tu les passes en perte et profit ??? Majorité écrasante au parlement , et LFI 17 misérables sièges , tu as un sens de la démocratie particulier.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 12:45

      @Buzzcocks
      et se sentent légitime pour tout gouverner alors qu’en fait ils ne sont pas représentatifs.

      Depuis des dizaines d’années, les électeurs se retrouvent piégés par le Front National qui joue les épouvantails à moineaux . Les électeurs votent, non pas pour un candidat, mais contre le FN. 

      Ils choisissent... entre la peste et le choléra. Mais se serait pareil avec d’autres Partis politiques, ils sont tous européistes. Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, arrivés au pouvoir, ils auront la même feuille de route à appliquer.



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 12:53

      @exol
      Macron est un usurpateur vendu à coups de marketing, comme un SUV ou une marque de lessive.

      Il a été élu grâce à un coup d’état médiatique, tous les journaux, tous les magazines, toutes les radios, les télés et les sondages, faisaient de la pub exclusivement pour Macron !

      « Comment les médias ont fabriqué le candidat Macron ? »

      Même une chèvre serait élue dans ces conditions là !


    • exol 7 novembre 12:59

      @Fifi
      Et les candidats des législatives aussi ???? Tu prends les gens pour des demeurés . Combien de voix aux législatives le Gourou ??? Que dalle.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 18:55

      @exol
      Les électeurs ont eu droit au même matraquage aux Législatives.

      Si Asselineau avait disposé du quart des temps de parole de Macron, les résultats auraient été bien différents !

      « L’incroyable corrélation entre les temps de parole et les résultats électoraux »


    • foufouille foufouille 7 novembre 19:08

      @Fifi Brind_acier

      oui ton dieu aurait eu 1% au lieu de 0.7% tellement il est nul


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 08:17

      @foufouille
      Le quart des temps de parole de Macron, ou du FN, ou du PS, ou des Républicains, par exemple....

      « Les résultats électoraux pour les Nuls »
      qui ont la comprenette un peu ensablée.

      Article 4 de la Constitution :

      "La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation." 


  • JL JL 7 novembre 11:42

    ’’ Nous allons lentement mais avec constance et droiture vers un territoire où le terrorisme devient devient l’ordinaire des relations humaines. ’’

     

     Où l’on voit la différence entre le terrorisme et le fascisme : le fascisme est relatif aux relations entre le pouvoir et les individus. En somme, le fascisme c’est le terrorisme légalisé par la force.

     

    « Sans doute, l’égalité des biens est juste ; mais ne pouvant faire qu’il soit force d’obéir à la justice, on a fait qu’il soit juste d’obéir à la force ; ne pouvant fortifier la justice on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien. Pensées, Pascal, [299-81], p. 137

     


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 12:33

    C’est sympa de défendre la liberté d’expression...

    Il n’y a pas que la liberté d’expression qui soit passée à la trappe, il y a aussi la démocratie, les industries, les emplois, les services publics...

    Les électeurs se demandent bien à quoi ça sert de voter, puisqu’à chaque fois, ils ont les mêmes politiques...., et bien, c’est que nous vivons, non plus en appliquant la Constitution française, mais sous le régime de la Constitution européenne, issue du Traité de Lisbonne, et ça change tout.

    « Mais où est passée la République française ? »


  • ETTORE ETTORE 7 novembre 14:17

    Ce que je constate surtout :

    On les combats chez eux.....Ils nous haïssent pour cela !

    Ils nous combattent chez nous.......Nous les protégeons !

    Pas la peine de chercher midi a quatorze heures !

    Le reste est à l’avenant !


  • HELIOS HELIOS 7 novembre 21:03

    .... bonjour,

    Je ne sais pas si j’ai bien tout saisi du texte de l’auteur.

    J’ai un peu peur d’etre á coté du sujet, mais en me référent au titre, je peu vous dire qu’il est devenu quasiment impossible de se parler, comme le souhaite l’auteur.

    Pourquoi ? Pour au moins deux raisons :

    d’abord,... pour se parler, il faut que ceux qui se parlent aient envie de faire converger leur point de vue. Comme dans toute société, les plus anciens servent de référence aux plus jeunes. En exportant l’idée les plus récents arrivés devraient faire référence à ceux déjà installés depuis longtemps....Et ce n’est pas le cas actuellement dans notre société, les plus récents veulent changer l’histoire des plus anciens.

    ensuite,... pour se parler, il faut que les échanges soient destinés a faire émerger un consensus. Nous voyons bien que si une des deux parties, fonde sont discours sur un dogme (c’est la parole, sainte, c’est écrit dans le livre... etc) aucun échange n’est possible puisque la parole de dieu ne se discute pas, pas plus que ses commandements.... Et ce n’est pas le cas actuellement dans notre société car ceux qui exigent les aménagements sociaux culturels sont dans le dogme. 

    Qu’en conclure ?... que se parler, hormis pour des détails sans importance n’est pas possible, il y a toujours un vainqueur et un vaincu, la solution gagnante-gagnante n’est jamais possible.

    Le mieux est de cesser au plus tôt possible, le jeu de dupe, laissant entendre que les uns et les autres peuvent être modérés alors qu’on sait tous qu’un dogme ni se discute, ni se modifie... jusqu’à ce que dieu lui-même ne le fasse.

    Il n’y a pas de vivre ensemble possible sous un dogme à moins de se soumettre.


    bien à vous, Allahu akbar.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 08:25

      @HELIOS
      Et ce n’est pas le cas de ceux qui ont la comprenette un peu ensablée et qui font croire aux incultes que l’islam est monolithique.

      C’est comme si je disais que les Orthodoxes, les Evangélistes ou les Protestants ne sont pas des chrétiens, sous prétexte qu’ils ne sont pas Catholiques.

      "Le sunnisme se découpe en trois tendances : quiétiste, politique - très peu présente dans l’Hexagone - et révolutionnaire, qui prône l’action armée.
      "En France, la très grande majorité est composée de salafistes quiétistes.

      Ceux-ci ont une sainte horreur des activités politiques faites au nom de l’islam, comme le font les Frères musulmans, et des actions violentes.
      L’Etat islamique et Al-Qaida sont considérés comme des chiens de l’enfer."


    • HELIOS HELIOS 8 novembre 19:37

      @Fifi Brind_acier
      J’aime bien vous répondre...
      Voyez vous, l’universalité ne m’ínteresse qu’avec modération, je préfère la diversité, comme vous la défendez vous même sur le terrain politique a travers notre souveraineté. Cela dit : ...

      Disons donc que la perception de la raison, du bien, du mal ne s’interprète qu’a partir de la situation dans laquelle on se trouve.
      Moi, mon histoire, ce n’est pas l’islam, mais la civilisation occidentale depuis la Grèce etc...

      Donc, ma notion d’égalité, à travers mon point de vue, peut me permettre de défendre un musulman, même salafiste, s’il a parfaitement raison face a quiconque.

      Mais lorsque ma perception, comme je viens de vous l’expliquer, est en faveur de mon monde, peu importe que le musulman -le meilleur soit-il- soit lui de son propre point de vue, dans son droit.... voyez vous, je défendrai mon monde.

      Actuellement, il y a trés, trés peu de musulmans de mon coté et le fait même qu’ils soient là m’oblige a déformer mon histoire pour leur faire une place au détriment de cette histoire et des valeurs que toute la lignée d’ancêtres jusqu’à moi avons définies, édifiés, défendues, trés souvent en y laissant la peau.

      Il n’a a donc pas protestants, evangélistes etc, comme vous le dites, il y a une vraie civilisation de chretiens à défendre... qui se veut la meilleure possible, (de mon point de vue), qui inclue les athées, mais qui a une limite dans l’acceptation
       
      - Les musulmans ne sont pas différents de nous sur ce point là et vouloir interpréter les nuances comme vous le faites n’est pas correct : il n’existe pas de musulman modéré, acceptant un modèle que leur dieu n’accepte pas... ou bien, ce ne sont déjà plus des musulmans... sans doutes pour cela qu’ils sont traités comme vous l’écrivez par les vrais musulmans.

      Je vous laisse réflechir, si ’est possible, car la brume envahi beaucoup de tête... il faut, par exemple, prendre un peu de temps sous la douche et penser à la réalité... un peu d’introspection et d´histoire.....

      Qui a dit : un peuple sans mémoire un peuple sans avenir ?... Aimé Cesaire, peut étre, je n’ai pas trop de temps^pour chercher. C’était un vrai français.


  • Samson Samson 8 novembre 23:47

    « Un discours se développe en ce moment qui fait de l’occident une voyoucratie qui a dissimulé sa mauvaiseté sous de grands principes, les droits de l’homme, dont elle se fichait pas mal au fond. C’est un déni de réel. »

    Si les droits de l’homme, la démocratie et les solidarités fondés sur le dialogue relèvent de fait des valeurs occidentales, la doxa ultra-libérale qui préside à la Pensée Unique en balaye les débris depuis près de 40 ans : TINA. Si le citoyen n’a plus l’option par son suffrage ou par le débat démocratique de modifier les règles du jeu économique définies par l’oligarchie financière à son seul profit, à quoi donc se réduit la démocratie - sinon à son pompeux label délivré par des fondations grassement financées par Georges Soros, Bill Gates et autres Marc Zuckerberg, ... ?

    Quand réduisant à néant toute infrastructure vitale à la survie et au bien-être des populations - énergie, eau, enseignement, santé, logements, ... -, contraignant ces dernières à la mort, la soumission ou l’exil, les aventures militaires occidentales (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, ...) se pratiquent sous prétexte de restauration de la « démocratie » et des « droits de l’homme », quel crédit encore apporter au dévoiement de leurs principes ?

    Quand les mêmes slogans propagandistes débités en boucle par « experts », « philosophes » et autres éditocrates adoubés par une médiacratie qui s’apparente à une gigantesque machine à décérébrer sont incessamment martelés, où donc situez-vous la « liberté d’expression » ?

    Quand dans une République fondatrice des Droits de l’Homme et du Citoyen réduite au rang de « start-up », le droit de « ceux qui ne sont rien » à manifester pour le respect de leur dignité citoyenne et contre le démantèlement de tout service public garant de leur solidarité et de leur sécurité expose au risque de mutilations et d’éborgnements par armes de guerre à « létalité réduite », quand la novlangue de ce régime présente pour « grand débat » l’interminable show narcissique d’un très immature larbin de l’oligarchie, où trouvez-vous encore du « dialogue » ?

    Quand pour mieux discriminer des citoyennes de cette République, s’emparant pour muleta d’un hijab, on prétexte du deuxième principe de la devise républicaine , que reste-t-il de l’« Egalité » ?

    Et de quel déni du réel parlez-vous donc, quand votre studieuse dénonciation ne souffle mot de toutes ces formes de terrorisme institutionnel ci-dessus reprises ???
    Ces valeurs que vous attribuez à l’Occident sont celles même auxquelles il a depuis près de 40 ans renoncé pour s’adonner sans frein au cruel culte de la Sainte-Croissance et à ses sanglants holocaustes.

    « When injustice becomes law, resistance is a duty ! »
    Quand l’injustice devient loi, la résistance est un devoir !
    Thomas Jefferson

    Vous qui prétendez au statut d’intellectuel et d’artiste, dessillez-vous donc les yeux, réveillez-vous, bon sang !!!

    En vous présentant mes respectueuses salutations !


  • Orélien Péréol Orélien Péréol 12 novembre 19:05

    A Lille, il semblerait que des étudiants aient empêché par la force une conférence de François Hollande. La violence progresse, la démocratie recule. Tristesse.

    Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec Hollande, de ne pas l’aimer, posez lui des questions à la fin de sa conférence, donnez des tracts en entrée et en sortie.

    Un jour des plus forts, des plus déterminés que vous viendront vous faire taire, et vous crierez au fascisme.


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