lundi 12 août - par Sylvain Rakotoarison

Napoléon, pour ou contre ?

« Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas. » (Napoléon, 2 décembre 1804).



Il y a 250 ans, le 15 août 1769, à Ajaccio, est né Napoléon Bonaparte (dans sa forme francisée), devenu Napoléon 1er, que j’appellerai simplement Napoléon pour plus de facilité. Napoléon, il n’y a aucun doute, est connu de tout le monde. Dans la hiérarchie des célébrités, il se place au sommet, à l’égal de Louis XIV, de Jeanne d’Arc, de Charlemagne et de Jules César. On peut même dire qu’il supplante dans la mythologie nationale De Gaulle, Vercingétorix, Hugues Capet, Henri IV, Richelieu, Thiers, Gambetta et Clemenceau.

Éclatante démonstration de la grandeur, les restes de Napoléon reposent depuis le 15 décembre 1840 (règne de Louis-Philippe) sous le dôme des Invalides, à Paris, en quelques sortes, à la place la plus prestigieuse possible (l’équivalent du mausolée sur la Place Rouge à Moscou). Ce fait dans la mémoire collective est paradoxalement associé à un élément étonnant : à quelques exceptions près, il n’existe pas de rue, d’avenue, de boulevard, de place, ni même de bâtiment public qui porte son nom. Seulement la "route Napoléon" qui vient plus d’un rappel à l’histoire (le retour de Napoléon par Nice et les Cent-Jours) que pour honorer l’homme lui-même.

Ce paradoxe est multiple et récurrent chez Napoléon qu’on pourrait résumer par deux mots : génial et sanguinaire. Le sommet de son existence fut certainement son sacre comme empereur des Français le 2 décembre 1804 vers midi. Un sacre interminable qui dura trois heures ! Sommet de gloire personnelle qui rejaillit, étonnamment sur la gloire de la France et même, sur la gloire de la Révolution. Paradoxe encore : la Révolution française n’a jamais été une parenthèse de l’histoire de France que grâce à Napoléon qui a pourtant écrasé la République.

_yartiNapoleonI05

Pas vraiment étonnant en fait, car pour lui, il était un empereur de la République. D’ailleurs, la main droite posée sur la Bible, il a prononcé ce serment (tandis que le pape avait déjà quitté les lieux) : « Je jure de maintenir l’intégrité du territoire de la République, de respecter et de faire respecter les lois du Concordat et de la liberté des cultes ; de respecter et de faire respecter l’égalité des droits, la liberté politique et civile, l’irrévocabilité des ventes des biens nationaux ; de ne lever aucun impôt, de n’établir aucune taxe qu’en vertu de la loi ; de maintenir l’institution de la Légion d’honneur ; de gouverner dans la seule vue de l’intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français. ».

Ce sacre a montré toute l’ambivalence de Napoléon. Il a singé tous les aristocrates et dignitaires monarchistes dont il se moquait, au point de faire le "clown", avec l’idée que plus c’était gros, plus ça passait (il a créé sa propre cour, il a gratifié de nombreuses personnes de nombreux titres bidons), et en même temps, il était très sérieux, il voulait être pris très sérieusement, au point de dominer toute l’Europe. Ce sacre avait la même saveur que le sacre de Bokassa, un mélange d’imposture et de vanité démesurée, et pourtant, il était nettement plus "conséquent" que celui de l’empereur du Centrafrique. Du sublime au ridicule…

Napoléon Bonaparte a eu une enfance plutôt frustrante, et avait déjà pour modèles Alexandre le Grand, Jules César, Auguste, Charlemagne, et son besoin de faire renaître l’empire romain n’était donc pas anodin. Il était militaire de formation et il a rapidement pris du galon : lieutenant d’artillerie à 18 ans, capitaine à 23 ans. Rallié à la Révolution, il s’est distingué au siège de Toulon en décembre 1793 et fut nommé général en chef de l’armée de l’intérieur en octobre 1795 : il n’avait alors que… 26 ans ! En mars 1796, général en chef de l’armée d’Italie, à la tête de près de 40 000 hommes, il a fait la campagne d’Italie contre l’Autriche jusqu’en décembre 1797. Ce furent ses premières victoires : Lodi, Arcole, Rivoli…

_yartiNapoleonI02

Le Directoire, s’inquiétant de sa trop grande influence, l’envoya en Égypte. En expédition en Égypte et en Syrie entre mai 1798 et octobre 1799, Napoléon batailla contre les Anglais (mais Nelson l’a vaincu sur mer), et contre l’armée turco-égyptienne. Ce fut à partir de cette campagne que Napoléon envoya de nombreux archéologues étudier la civilisation égyptienne avec la découverte de la pierre de Rosette (il y a eu son fameux mot aux soldats le 23 juillet 1798 : « Songez que du haut de ces monuments, quarante siècles vous contemplent ! »), et l’Égypte fut ainsi la première destination touristique.

De retour en France, Napoléon participa au coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) pour renverser le Directoire et y installer le Consulat. Rien que ce nom rappelait la république romaine. Le 13 décembre 1799, il fut nommé Premier Consul, associé à deux autres consuls, Cambacérès et Charles-François Lebrun. La Constitution fut rédigée par Sieyès, approuvée par référendum et appliquée au 25 décembre 1799. Le pouvoir de Napoléon commença à cette date. Après un premier plébiscite, Napoléon fut proclamé le 2 août 1802 Premier Consul à vie. La voie impériale s’ouvrait alors très naturellement. Avant même le plébiscite, avec le sénatus-consulte organique du 27 floréal an XII (18 mai 1804), il fut proclamé empereur des Français par le Président du Sénat Cambacérès. Proclamation ratifiée par un nouveau plébiscite dont le dépouillement s’acheva le 2 août 1804 : 3 521 675 de "oui" et 2 579 "non". L’affaire était pliée.

Le sacre en 1804, par le pape Pie VII, mille ans (et quatre ans) après celui de Charlemagne par le papé Léon III, fut une cérémonie très préparée, et Napoléon prit lui-même la couronne impériale qu’il se posa sur la tête avant de faire de même pour son épouse. Il a d’ailleurs affirmé au pape le jour de son sacre : « Je n’ai pas succédé à Louis XVI mais à Charlemagne. ».


Thierry Sarmant, conservateur en chef du patrimoine au Service historique de la Défense, dans son article sur le sujet dans "Histoire mondiale de la France" (janvier 2017, éd. Point Seuil), explique ainsi la raison du sacre : « Comme Voltaire, Napoléon pense qu’il faut de la religion pour le peuple. Il prend le titre d’empereur, car il est "plus grand" que celui de roi, "un peu inexplicable et impressionne l’imagination". L’idée du sacre vient du même désir d’envelopper le pouvoir d’une aura de mystère. La raison des gouvernants consiste à flatter la déraison des gouvernés. (…) La transformation du Premier Consul en empereur satisfait d’abord le goût effréné du principal intéressé pour le pouvoir, pour son exercice, évidemment, mais aussi pour les avantages matériels qu’il procure et les satisfactions symboliques qui l’accompagnent. ».

Napoléon a effectivement déclaré, aux curés de Milan le 5 juin 1800 : « Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole : un vaisseau dans cet état ne peut ni s’assurer de la sa route, ni espérer d’entrer au port. ».

Et Thierry Sarmant a aussi expliqué le titre même d’empereur : « Le choix du titre d’empereur plutôt que celui de roi, la référence à Charlemagne et les fastes du sacre annoncent, au-delà de "l’Empire français", le "Grand Empire" des années 1806 et suivantes. La France impériale a d’abord vocation à remplacer le Saint Empire Romain Germanique (…). Napoléon ne met pas de bornes à ses ambitions : il s’imagine aussi bien maître de l’Europe ou du monde que souverain de la France. (…) Avec le temps, Napoléon, succombant à la démesure, en vint à croire à sa quasi-légitimité de droit divin, à imaginer sa dynastie comme une quatrième "race royale", après les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens. ».

Napoléon envoya l’armée française (appelée en 1803 la "Grande Armée" qui donna le nom de la suite des Champs-Élysées entre la Place de l’Étoile et la Porte Maillot à Paris) dans toute l’Europe et fut maître de l’Europe. La Grande Armée était efficace et surtout, toujours fidèle. Avec 130 départements en 1811, soit 44 millions de Français pour 167 millions d’Européens, jamais le territoire de la France ne fut aussi vaste et la population française aussi importante par rapport à l’ensemble de l’Europe.

Ce fut d’abord des victoires : Marengo le 14 juin 1800, Austerlitz le 2 décembre 1805, Iéna le 14 octobre 1806, Eylau le 8 février 1807, Wagram le 1809, etc. jusqu’à entrer à Moscou le 14 septembre 1812. À partir du 19 octobre 1812, ce fut le repli (et la traversée de la Bérézina qui tua des centaines de milliers d’hommes). La campagne de Russie fut le début de la fin de l’aventure napoléonienne.

Ce fut ensuite des défaites qui amenèrent Napoléon à abdiquer deux fois, le 6 avril 1814 à Fontainebleau, puis, après son exil à l’Île d’Elbe du 4 mai 1814 au 26 février 1815 et son retour au pouvoir le 20 mars 1815 (avec une nouvelle Constitution rédigée par Benjamin Constant), il a abdiqué le 22 juin 1815 à l’Élysée, à la suite de la défaite de Waterloo le 18 juin 1815 (en plein Congrès de Vienne). Il partit en octobre 1815 en exil, définitif, à l’Île de Sainte-Hélène, très éloignée (dans l’Atlantique Sud, à 1 863 kilomètres des côtes africaines et 3 562 kilomètres des côtes brésiliennes), et il y est mort le 5 mai 1821, probablement d’un cancer de l’estomac.

La mégalomanie de Napoléon a mis l’Europe à feu et à sang. Le bilan humain fut très sévère. Au moins 900 000 soldats français (sur 1,6 million d’hommes recrutés en 17 levées) ont péri dans les guerres napoléoniennes. À ceux-là, il faut rajouter les pertes des adversaires. Mais sans ces offensives européennes, jamais les idées révolutionnaires de liberté et d’égalité n’auraient pu envahir l’Europe (ce qui créa d’autres problèmes à partir de 1848, avec le nationalisme).

_yartiNapoleonI03

Pour ou contre Napoléon ?

Le contre, il est évident, c’est l’aspect très belliciste et mégalomaniaque de Napoléon qui a coûté la vie à plus d’un million de personnes (probablement bien plus). C’est aussi le retour de l’esclavage qui avait été aboli par la Révolution. C’est enfin le cynisme de sa gouvernance, où seule la fidélité comptait avant tout autre critère, faute de quoi l’on risquait une mort brutale.

Un exemple de ce cynisme sanguinaire, avec la lettre de Napoléon à son frère Joseph devenu roi de Naples, le 30 juillet 1806 : « Souvenez-vous bien de ce que je vous dis : le destin de votre règne dépend de votre conduite à votre retour dans la Calabre. Ne pardonnez pas. Faites passer par les armes au moins 600 des révoltés. Ils m’ont égorgé un plus grand nombre de soldats. Faites brûler les maisons de trente des principaux des chefs de villages, et distribuez leurs propriétés à l’armée. Désarmez tous les habitants et faites piller cinq ou six gros villages de ceux qui se sont le plus mal comportés (…). Puisque vous comparez les Napolitains aux Corses, souvenez-vous que, lorsqu’on entra dans le Niolo, quarante rebelles furent pendus aux arbres, et que la terreur fut telle que personne ne remua plus. Plaisance s’était insurgée, à mon retour de la Grande Armée, j’y envoyai Junot, qui prétendait que le pays ne s’était pas insurgé (…) : je lui ai envoyé l’ordre de faire brûler deux villages et de faire fusiller les chefs de la révolte, parmi lesquels étaient six prêtres. Cela fut fait et le pays fut soumis, et le sera pour longtemps. ». On imagine mal de jours un tel cynique capable d’écrire de telles consignes au risque du scandale ultérieur voire posthume. Mais à l’époque, la terreur n’est pas considérée comme scandaleuse.

Le pour, c’est évidemment toutes ses réalisations, et elles sont nombreuses et protéiformes. Napoléon était un maître du travail et de l’organisation. D’ailleurs, il ne pouvait s’empêcher d’organiser, au point que lors de son exil sur l’Île d’Elbe, il permit aux habitants de produire eux-mêmes leur nourriture, organisa un service d’éboueurs, fit construire des routes et des ponts, installer des réverbères, etc.

Beaucoup de réalisations, qui sont pour certaines encore actuelles, datent du Consulat : création du Conseil d’État le 25 décembre 1799, création de la Banque de France le 13 février 1800 (avec monopole d’émission de monnaie), création d’une nouvelle monnaie, le franc germinal, le 7 avril 1803, qui dura plus d’un siècle (jusqu’en 1914), création des préfectures et du corps préfectoral le 17 février 1800, création de la Légion d’honneur le 19 mai 1802 avec premières remises le 15 juillet 1804 aux Invalides, élaboration du Code civil le 21 mars 1804 (qui a beaucoup évolué en deux siècles, notamment sur le regard porté sur les femmes, Napoléon était très macho), signature du Concordat avec le Vatican (Pie VII) le 15 juillet 1801, réorganisation de la justice avec création de cours d’appel et, le 18 mars 1806, la création du premier conseil de prud’hommes (à Lyon), etc. En deux ans, Napoléon a redressé l’économie française en rétablissant l’ordre et la sécurité, en réduisant la misère, en développant l’industrie (surtout tissage, chimie et armements), en restaurant la pratique religieuse.


Parmi les autres réalisations napoléoniennes, il y a eu la création des lycées, et de l’École Saint-Cyr le 1er mai 1802, de Normale Sup. le 17 mars 1808, création de la Cour des Comptes le 16 septembre 1807, du Code pénal le 12 février 1810. Napoléon a rétabli l’université le 10 mai 1806, créé le baccalauréat le 17 mars 1808, etc.

Aussi des grands travaux : le canal du Rhône au Rhin, le canal de Nantes à Brest, le canal de Saint-Quentin, l’aménagement des ports d’Anvers, Brest et Cherbourg, la construction de plus cols ou tunnels pour traverser les Alpes. Également, le Fort Napoléon à La Seyne-sur-Mer, l’aménagement de la Place Bellecour à Lyon, etc.

À Paris, cela a donné la rue de Rivoli, l’église de la Madeleine, le Palais Brongniart (Bourse de Paris), le Palais d’Orsay (Conseil d’État), la colonne Vendôme (fondue dans le bronze des 1 200 canons pris à l’ennemi), deux arcs de triomphe (place du Carrousel et à l’Étoile), la construction de deux ponts sur la Seine (Austerlitz et Iéna), l’aménagement de trois cimetières dont le Père-Lachaise et du Jardin des Plantes, la construction du canal de l’Ourcq, du canal Saint-Martin et du canal Saint-Denis, le numérotage des rues, l’éclairage au gaz, la construction de trottoirs avec des caniveaux, etc.

Alors, pour ou contre Napoléon ? Question évidemment sans intérêt puisque c’est le passé et que Napoléon n’est aujourd’hui candidat à rien. Faut-il alors le considérer comme la Révolution française selon Clemenceau, c’est-à-dire comme un bloc à prendre ou à laisser ? Probablement. Et probablement à prendre, comme la Révolution elle-même. Malgré toute l’hécatombe humaine, qui pourrait presque s’expliquer par cette phrase prononcée en 1791 à Lyon : « Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle. ».


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (03 août 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Napoléon Ier.
Le 18 juin de Napoléon.
Le Congrès de Vienne (1815).
Napoléon III.
Henri VI, comte de Paris, ou l’impossible retour du roi.

_yartiNapoleonI04
 



61 réactions


  • Laconique Laconique 12 août 11:09

    L’historien Henri Guillemin a consacré tout un cycle d’émissions à l’œuvre et à la personne de Napoléon. On peut dire qu’il a tranché la question de manière irréfutable et définitive.


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 12:53

      @Laconique
      L’historien Henri Guillemin

      il a écrit des histoires, c’est sûr mais je dirais plutôt pamphlétaire et conspirationniste qu’écrivain


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 12:54

      @nono le simplet
      qu’écrivain

      qu’historien, bien sûr ...


    • Aristide Aristide 12 août 13:23

      @nono le simplet

      Je partage votre avis, à vouloir trop démolir le personnage de Napoléon qui sur bien des sujets le mérite, son discours quoique très ... bien illustré, en devient vite lassant, caricatural, excessif, ...

      Napoleon est le pur produit de la révolution, un dictateur de son époque, impérialiste et fou d’orgueil, ... Il n’est pas l’ignare inculte que décrit Guillemin, au contraire une intelligence certaine mise au seul services de SES ambitions.


    • San Jose 12 août 14:24

      @Laconique
      .
      nono jeune (on ne peut pas voir l’aigle sur le dos) :
      .
      https://www.youtube.com/watch?v=09_1dSDfe1c


    • San Jose 12 août 14:40

      @San Jose
      .
      en particulier à 13 mn 40


    • Laconique Laconique 12 août 14:47

      @San Jose

      J’avais vu cette vidéo contre Guillemin. Je ne suis pas d’accord avec l’intervenant. Les moeurs privées d’un homme public ça compte aussi, ça renseigne sur le personnage. Guillemin était agrégé de lettres, il s’intéressait aux tréfonds de l’âme humaine, c’est tout à son honneur. Si on s’était un peu plus intéressé à la personnalité de nos hommes politiques, la catastrophe de 2007 ou celle de 2012 n’auraient jamais eu lieu.


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 14:55

      @Laconique
      Les moeurs privées d’un homme public ça compte aussi

      il vaut mieux alors lire le Napoléon de Max Gallo en 4 volumes, par exemple ...


    • Laconique Laconique 12 août 14:57

      @nono le simplet

      Je le note, merci.


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 15:30

      @Laconique
      je rajoute que Gallo est loin, très loin d’être tendre avec Napoléon ... son regard est sévère mais juste comme sur l’esclavage ... après avoir lu une cinquantaine d’ouvrages sur Napoléon je suis resté stupéfait d’y apprendre tant de choses ... sur Napoléon, Guillemain est un falsificateur comme le dit l’intervenant de la vidéo proposée par @Don Jose ... 
      je connaissais aussi son interprétation frauduleuse de la bataille de Valmy ...


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 15:32

      @nono le simplet
       ... @Don Jose ...
      @San Jose bien sûr lol


    • J.MAY J.MAY 18 août 11:19

      @Laconique

      Je partage assez votre avis.
      cf. dans site https://www.kalinka-machja.com/
      « Les 3 carrières de Charles André Pozzo Di Borgo, »le Corse du Tsar"

      Références à Guillemin et Caratini.


    • J.MAY J.MAY 18 août 11:32

      @nono le simplet

      A propos de Guillemin

      Pamphlétaire : certes.
      Historien contesté  : assurément.
      Historien contestable : cela est moins évident.
      Antidote contre la Napoléomania : c’est l’un de ses mérites.


  • nono le simplet nono le simplet 12 août 11:11

    Napoléon participa au coup d’État du 18 brumaire an VIII

    Sieyes, plus perspicace, dit ce jour là « Messieurs nous avons un maître »


  • Raymond75 12 août 11:16

    CONTRE bien sur :

    Napoléon a rétabli l’esclavage, aboli par la Révolution. Ce crime contre l’humanité le déshonore pour toujours devant l’histoire.

    Dictateur, il a ensanglanté toute l’Europe pour ses ambitions, multipliant crimes de guerre et pillages.

    Auto-proclamé empereur en 1804, et il laissé en 1815 une France ruinée et occupée par toutes les armées européennes.

    Seul point positif : il a poursuivi l’œuvre de réforme administrative commencée sous la Révolution et stabilisé l’état de droit (mais pas la démocratie).


  • Raymond75 12 août 11:23

    On peut ajouter un point à l’horreur du personnage : après la défaite de Moscou, il a abandonné ’sa’ Grande Armée car il avait mieux à faire en France ...

    La retraite de Russie fut une hécatombe : soldats morts par le harcèlement continuel sur les arrières, traversée de la Bérézina, morts d’épuisement, de froid, de maladie, de faim ...

    Honte à ce dictateur !


    • mmbbb 13 août 10:49

      @Raymond75 les grognards etaient pres a le servir et a le suivre .

      Quant a sa prise de pouvoir , la revolution francaise avait detruite la societe francaise , il etait la au bon moment bien que le 18 brumaire faillit tourner court .

      Il s agit d un enchainement d évènements dont l histoire est souvent coutumiere . 

      Quant a Moscou il trouva son maitre Alexandre 1 er qui avait bien etudie la strategie de Napoleon tout comme Arminius qui sut vaincre les legions romaines.

      Et pourtant Napoleon s inspira de l organisation des armees romaines «  corps d armee » mais n evalua pas les faiblesses

      Quoi qu il en soit moralite de l Histoire , Napoelon , Hitler , in ne faut pas faire chier les Russes .


    • Agafia Agafia 18 août 13:47

      @Raymond75

      Parmi toute la tragédie et la somme de souffrances que les soldats et civils de la grande Armée ont enduré durant la retraite de Russie, j’ai une pensée toute particulière pour les pontonniers hollandais du Général Eblé...

      Durant trois jours, les 26, 27 et 28 novembre 1812,les gars ont travaillé dans l’eau glacée de la Bérézina (il fait moins 37 °C) pour construire deux ponts qui seront incendiés sur ordre de Napoléon à l’aube du 29 retardant au maximum l’échéance afin que les retardataires épuisés puissent traverser... En vain... Tous ne passeront pas.

      De ces 400 braves pontonniers, le capitaine commandant, un sergent major et 6 hommes seront les seuls survivants de cette épreuve.


    • Aimable 18 août 19:22

      @Agafia
      Une chose est certaine , toutes ces tragédies sont dues a la faute de Louis v qui a acheté la Corse aux génois ( pas d’achat pas de Napoléon ) .


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 12 août 11:57

    il est mort, on s’en fout ^^


  • San Jose 12 août 13:19

    Aujourd’hui c’est nono qui dit pas les bêtises ? 


  • San Jose 12 août 13:31

    Les hommes et les femmes qui se font tuer à la guerre y sont allés en sachant où ils allaient. En revanche on parle trop rarement des cinq cent mille chevaux innocents éventrés sur les champs de bataille pour la gloire de cet aventurier parti, ses forfaits consommés, en retraite dans les mers du Sud. 


  • San Jose 12 août 13:35

    M. Rakotoaraison, dans un autre article je vous priais de nous donner les biographies de Louis Ducatel et de Marcel Barbu. 

    Remarquez, il y a aussi Wikipedia, mais c’est tellement mieux quand c’est vous qui racontez. Pensez donc à la télé ; Alain Decaux est mort et la place est libre. Et l’Académie ? Non ? 

    Bon, Napoléon, côté inspiration c’est un jour sans, hein. 


  • Aristide Aristide 12 août 13:50

    Un fait historique assez mal connu et peu enseigné qui met à mal la qualité politique de visionnaire de Napoléon. La vente de la Louisiane aux Etats-Unis, le tiers du territoire actuel au centre des Etats Unis, de la frontière du Canada aux cotes du golfe du Mexique. 

    Une trace parmi de tres nombreuses de cette présence française, le surnom de l’Etat du Minnesota « L’Etoile du Nord ». Toujours présent dans le drapeau de l’Etat.


    • San Jose 12 août 14:06

      @Aristide
      .
      Alors que si on ne l’avait pas vendue, les Etasuniens dans le respect le plus scrupuleux du droit international se résigneraient depuis deux siècles à avoir un pays coupé en deux avec la France au milieu. 


    • mmbbb 13 août 10:55

      @Aristide Il me semble que les USA ont aussi rachete des terres aux Mexique

      La LOUISIANE garde encore les réminiscences de la culture francaise Chant moeurs et m^me cuisine 

      Le nom d une ville Baton Rouge 


    • Aristide Aristide 14 août 12:39

      @mmbbb

      Vous avez raison, mais votre analyse est facile à posteriori, annoncer le résultat après la course ... A cette époque, la France, malgré sa puissance, aurait surement subi le même sort que les anglais, mais voilà ....

      C’est vrai que 50 ans après, toute velléité d’organiser un Etat au Sud sur d’autres bases que celle du Nord a été réglée par la « Civil War ». Idem pour récupérer le Texas au mexicains. Il est à parier qu’il en aurait été de même si un tel Etat avait voulu se mettre en place. 

      Mais peut être que cette vente a permis d’accélérer l’abandon de toute présence française. Les Acadiens avaient déjà subi leur déportation. Un ou plusieurs Etats sous la forme du Quebec ? Pas impossible mais .... 


  • nono le simplet nono le simplet 12 août 15:40

    travaillant sur les chouans et les vendéens en ce moment, on ajouter à son actif ses deux proclamations en 1799 et 1800 qui ont apaisé le Grand Ouest ... il a même reçu Cadoudal, seul, sans protection ...


    • BERNARD BERNARD 12 août 17:08

      @nono le simplet
      Salut vous, j’adore vos réflexions, mais si nous avions le choix actuellement entre notre président et le retour de Napoléon, que feriez vous ? Moi en ma qualité de nouveau le choix serait vite fait. Vous êtes tout sauf « simplet » bien pour l’humour et pas l’amour aux écrivaines ? merci


    • San Jose 12 août 17:48

      @nono le simplet
      .
      Figurez-vous que tandis que mon supermarché le plus habituel vend la marque de lait le petit Vendéen, l’épicière de mon village vend le lait Lescure. N’est-ce pas étonnant ?


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 17:57

      @BERNARD
      mais si nous avions le choix actuellement entre notre président et le retour de Napoléon, que feriez vous ?

      merci Bernard, pour le reste comme dirait JM Ribes
      sinon, entre Napoléon et Macron, je me risquerais pas à faire un choix, comme entre Castaner et Fouché ...


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 18:03

      @San Jose
      je connaissais les deux marques proches de chez moi mais je n’avais vu le rapprochement possible ...


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 18:06

      @nono le simplet
      de Salgues de Lescure mort pendant la virée de galerne qui marque la fin de l’armée vendéenne


    • San Jose 12 août 18:08

      @nono le simplet
      .
      Ne manquez pas l’Histoire de la Vendée militaire de (votre homonyme ?) Crétineau-Joly. 


    • San Jose 12 août 18:11

      @nono le simplet
      .
      je n’avais pas vu le rapprochement....
      .
      L’épicière non plus. J’ai dû renoncer à lui expliquer. 


    • nono le simplet nono le simplet 12 août 18:44

      @San Jose
      autre bizarrerie mais plus historique, Cathelineau général en chef de la Vendée militaire est mort devant Nantes le 10 Thermidor


    • San Jose 12 août 19:46

      @nono le simplet
      .
      Attention, de Rugy prend les évocations de Thermidor pour des affronts personnels. 
      .
      Il y a aussi Papon et son juge qui sont morts un jour l’un et l’autre le lendemain. 


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 août 20:00

      @San Jose

      Un coup à attirer Mélusine et sa synchronie . Gaffe les gars...lol


    • BERNARD BERNARD 12 août 20:32

      @nono le simplet
      merci Bernard, pour le reste comme dirait JM Ribes
      sinon, entre Napoléon et Macron, je me risquerais pas à faire un choix, comme entre Castaner et Fouché ...
      J’ai du mal m’expliquer mais c’est au plus juste ce que je souhaitais écrire, quant àç Castaner je me demande comment il a fait pour finir provisoirement au poste où il est merci….Fouché c’est du passé…« source » Wikipédia  : Joseph Fouché, dit Fouché de Nantes, duc d’Otrante, comte Fouché, est un homme politique français, né le 21 mai 1759 au Pellerin près de Nantes et mort le 26 décembre 1820 à Trieste. Il est particulièrement connu pour la férocité avec laquelle, durant la Révolution, il réprima l’insurrection lyonnaise en 1793 et pour avoir été ministre de la Police sous le Directoire, le Consulat et l’Empire.


    • nono le simplet nono le simplet 13 août 03:24

      @BERNARD
      contrairement à Carrier, Fouché a bien senti que le vent d’après Thermidor ne lui était pas favorable et a su faire le dos rond, attendant des jours meilleurs ... jours meilleurs obtenus auprès de Barras puis de Bonaparte, le soutenant le 18 Brumaire ... et malgré ses nombreuses trahisons retrouva grâce pendant les 100 jours et même un peu au delà puisqu’il sera ministre de Louis XVIII ... lui un régicide ... et finit sa vie en exil ...


    • nono le simplet nono le simplet 13 août 03:46

      @San Jose
      Ne manquez pas l’Histoire de la Vendée militaire de (votre homonyme ?) Crétineau-Joly. 

      les ouvrages ne manquent pas ... et l’histoire de la Vendée militaire est assez simple à résumer d’autant qu’elle est brève ...
      mon souci c’est la chouannerie ... de de La Rouërie et Cottereau en 1792 jusqu’à Frotté et Cadoudal en 1800-1802 ... en l’état je coince à en faire un résumé court et clair ...


    • nono le simplet nono le simplet 13 août 07:53

      @nono le simplet
      Cathelineau général en chef de la Vendée militaire est mort devant Nantes le 10 Thermidor

      pour des raisons que je ne m’explique pas je confonds régulièrement Cathelineau et Cottereau ... le nom peut être ...
      c’est Jean Cottereau dit Jean Chouan qui est mort le même jour que Robespierre le 28 juillet 1794 ... Cathelineau est mort le 14 juillet 1793


    • nono le simplet nono le simplet 13 août 08:44

      @exol
      Toujours prompt à juger les autres et à te moquer ,
      alors que tu n’es qu’un paysan inculte.
      tes commentaires, même presque tous disparus, ne sont qu’une longue litanie de moqueries, d’insultes et de jugements hâtifs ... alors, poupougne smiley
      même si je m’en fous pas mal, je me pose pas mal de questions sur la réalité de ce que tu racontes ... sur l’évolution du style de tes commentaires ... sur ta vie ... plus je te lis plus je suis dubitatif ... et s’il y a quelque chose que je ne supporte pas ce sont ceux qui s’inventent une vie ... alors restons en là ...


    • nono le simplet nono le simplet 13 août 10:22

      @exol
      no comments ... talk to the hand


  • Xenozoid 12 août 21:37

    il a regardé l’emission de tadéi,il a pas mis de filtres cons,,,,bravo roko tu progresse  smiley


  • devphil30 devphil30 13 août 07:56

    "Question évidemment sans intérêt puisque c’est le passé et que Napoléon n’est aujourd’hui candidat à rien

    "

    J’ai un doute , il est mort ou pas Napoléon ???


  • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 13 août 10:40

    POUR ! Parce que je n’ai pas vécu les années 1812 à 1815.

    Napoléon boucher ? Pas plus qu’un Blucher ou un Wellington ! Dans une bataille on est au moins deux. Qui a poussé les coalitions contre lui ?


    • titi 13 août 11:23

      @yapadekkoaqba

      Exactement.
      Dans les guerres révolutionnaires, et les guerres napoléoniennes c’est l’Europe qui se coalise contre la France.


  • titi 13 août 10:45

    Pour bien sûr…

    Napoléon a été belliciste ? l’époque était belliciste.

    Il y a eu les guerres de révolutions, et avant la guerre de 7 ans, la guerre de succession d’Autriche… etc...

    C’est un homme de son temps de ce point de vue, le génie militaire en plus.

    Par contre pour ce qui est de la modernisation de la société y’ a pas photo : il n’était pas de son temps : c’était un visionnaire.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_tradition_civiliste#/media/Fichier:Map_of_the_Legal_systems_of_the_world_(en).png


    • nono le simplet nono le simplet 13 août 10:51

      @titi
      joli commentaire ...
      par contre on peut lui faire un certain nombre de reproches comme la guerre d’Espagne et les 100 jours bien inutiles


  • the clone the clone 13 août 10:45

    Napoléon est un dictateur , il aurait eut a l’époque les moyens d’Hitler il aurait fait pareil 


    • titi 13 août 11:22

      @the clone

      A l’époque…
      si le Roi de Prusse avait eu les moyens d’Hitler il aurait fait pareil..
      si l’Empereur Russe avait eu les moyens d’Hitler il aurait fait pareil..
      si le Roi d’Angleterre avait eu les moyens d’Hitler il aurait fait pareil..

      C’est justement ce qui caractérise « l’époque ».. 
       


    • arthes arthes 18 août 14:06

      @titi

      Je pense pas que ce soit une histoire de moyens.....Hitler était un con, vraiment con.


    • arthes arthes 18 août 14:09

      @arthes
      ps : et l’esprit de l’époque d’ Hitler aussi était aussi vraiment très con.

      ça va pas en s’arrangeant d’ailleurs, mais ça peut s’arranger.


  • anarchiste 13 août 12:10

    asselineau lui il est pour !

    pour ce cynique napoléon qui disait qu’une fête de triomphe à paris valait bien des massacres sur les champs de bataille


  • J.MAY J.MAY 18 août 11:47

    @ l’auteur

    Entre les « laudateurs » excessifs et les pamphlétaires excessifs il est en effet difficile d’établir un juste milieu.

    Chacun répondra donc à votre interrogation en fonction de sa propre idéologie.

    A titre de pamphlétaire partisan je citerai en premier lieu Roger Caratini, (1924 - 2009), corse comme l’empereur.
    Roger Caratini, par ailleurs « rédacteur en chef » des 23 volumes de l’encyclopédie Bordas, a consacré à Napoléon en 2002 un ouvrage incisif (et controversé), intitulé « Napoléon, une imposture » dans lequel il n’a pas hésité à le comparer à Hitler, ce qui a fait quelque bruit dans le Landerneau local et lui a valu l’indignation, voire une sorte d’excommunication de la part des historiens faisant autorité dans le docte cénacle de ses confrères « établis ».
    L’éditeur (Archipel – 2002) présente ainsi l’ouvrage incriminé :
    " La première dictature militaire des temps modernes, la liberté bafouée par une police secrète d’État, la censure de la presse, le rétablissement de l’esclavage aux Antilles, les « décrets infâmes » contre les juifs, la mort de près de deux millions de soldats français, le mensonge du Code civil. [….] Roger Caratini démonte, pièce par pièce, la plus monumentale construction « mythologique » de l’Histoire de France".


  • Clocel Clocel 18 août 14:07

    Les francs-maçons lui doivent tant...

    Napoléon, c’est la mise à mort des Lumières et de son héritage.


Réagir