mardi 18 septembre 2012 - par Giuseppe di Bella

Les « 10 bonnes raisons » contre le mariage et l’adoption pour les couples homos du Cardinal André Vingt-Trois

Le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, ne ménage pas ses efforts pour s’opposer au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Après la prière de l’Assomption, les déclarations homophobes du Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et la lettre de l’évêque des Hauts-de-Seine aux catholiques de son diocèse, le diocèse de Paris vient de publier un argumentaire en 10 points, sans aucune connotation religieuse (sic !), « afin de permettre aux catholiques de faire entendre leur position. »

Une méthode qui ressemble curieusement à celle utilisée par l’institut Civitas, qui a publié une brochure de 28 pages intitulée « La problématique homosexuelle : Guide argumentaire contre le mariage de personnes de même sexe et l’adoption par elles d’enfant » et rédigée par Alain Toulza.

Pour le diocèse de Paris, c’est le Père Matthieu Rougé, directeur du Service pastoral d’Etudes politiques, qui a écrit, à la demande du Cardinal André Vingt-Trois, cet « argumentaire » qui n’apporte rien de nouveau sur la question et qui ne fait que reprendre des arguments dignes des philosophes du dimanche, lorsqu’ils ne vont pas à la messe…

 

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10 bonnes raisons de ne légaliser ni le mariage entre personnes du même sexe, ni l’adoption par des parents du même sexe

Certains affirment que notre législation actuelle du mariage et de l’adoption serait liée à une conception religieuse de la société. On notera qu’en fait, aucun des arguments ici énumérés n’a de connotation religieuse. En revanche, on voit que s’affrontent une vision strictement individualiste et une approche sociale.

1. Le mariage : une forme de vie précise mais pas exclusive

Le mariage est une forme particulière de vie commune. C’est le nom et l’institution juridique correspondant à l’engagement durable d’un homme et d’une femme qui souhaitent fonder une famille. Mais le mariage n’est pas un modèle universel. Il y a des célibataires, des concubins. Respecter vraiment les personnes homosexuelles, c’est les respecter aussi dans le fait de ne pas se plier au seul modèle du mariage, présenté ou perçu comme universel ou dominant.

2. Le mariage n’est pas la reconnaissance publique des sentiments

C’est se tromper sur la nature et la définition du mariage que de le considérer comme la reconnaissance sociale de l’amour, à laquelle pourraient aspirer tous ceux qui s’aiment sincèrement. On ne voit pas bien d’ailleurs l’utilité et la légitimité de la reconnaissance par les pouvoirs publics d’une relation amoureuse, la réalité la plus intime qui soit. Le mariage est en fait l’inscription de la filiation dans une institution stable, notamment pour protéger la mère (matri-monium) : il est en effet présumé que l’enfant d’une femme mariée a son mari pour père, avec les droits et les devoirs qui en découlent.

3. Le statut économique du mariage est lié à sa fonction social

Si le mariage est perçu comme un modèle attractif, c’est en particulier en raison des facilités économiques qui y sont liées. Mais celles-ci ne sont justifiées que par le soutien que la société estime devoir apporter à ceux qui contribuent à son renouvellement par la transmission de la vie et le travail éducatif. Il ne s’agit pas d’une « niche » fiscale et sociale, mais d’une prise en compte de l’apport spécifique de ce mode de vie à l’effort collectif. Détachées de cette justification, les contours économiques du mariage n’ont plus de raison d’être. Les célibataires devraient alors avoir exactement les mêmes droits que les « mariés ».

4. Le mariage entre personnes de même sexe entraînerait en fait la fin du mariage civil

L’orientation sexuelle n’a pas l’objectivité de l’identité sexuelle. L’expérience prouve qu’elle peut changer au cours de la vie et elle n’apparaît pas sur les cartes d’identité. Compte tenu de l’extrême souplesse de fait des obligations juridiques liées au mariage, rien n’empêcherait le cas échéant que deux hommes ou deux femmes totalement hétérosexuels se « marient » pour des raisons fiscales ou en vue d’un « regroupement » professionnel… Le mariage ne serait plus en réalité qu’une association contractuelle d’intérêts privés. On ne serait donc pas passé du PACS au mariage mais on aurait résorbé le mariage, institution sociale, dans le PACS, contrat privé. L’ouverture du mariage aux partenaires de même sexe reviendrait finalement à supprimer le mariage civil.

5. Conséquences logiques d’une déstructuration du mariage

Pourquoi le mariage unit-il deux personnes ? Parce qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, en vue notamment de la procréation. Si l’on sort de ce modèle, pourquoi limiter à deux le nombre de partenaires ? C’est ainsi qu’un mariage à trois a été célébré au Danemark récemment. Dans le contexte français, la polygamie est devenue une question sociale sensible. Elle fait partie de l’expérience culturelle de certaines populations immigrées. Mais elle est aussi paradoxalement, certes sous une forme non juridique, le mode de vie assumé d’une frange de la population qui revendique ce droit aux partenaires multiples et simultanés. Le cas échéant, quels seraient donc les arguments probants qui permettraient de restreindre les ouvertures d’un « mariage » désormais détaché de son lien objectif avec la procréation ? Se posent d’ailleurs non seulement la question des partenaires multiples mais aussi celle des relations intrafamiliales ou intergénérationnelles.

6. Le mariage entre personnes de même sexe aggraverait le communautarisme

Le tout nouveau « code de la laïcité et de la liberté religieuse » justifie l’obligation de ne marier religieusement que ceux qui se sont mariés civilement par un souci d’ « intégration dans l’espace public ». Si le mariage civil devenait totalement équivoque par rapport à ce que l’ensemble des religions entendent par mariage, cette lourde obligation du code pénal leur deviendrait inacceptable et elles demanderaient vraisemblablement sa suppression. Dans le contexte sensible de la montée des communautarismes en France, il y aurait là un facteur de désintégration sociale.

7. Privilégier les droits « de » l’enfant plutôt que le droit « à » l’enfant

L’adoption consiste fondamentalement à donner des parents à des enfants qui en sont dépourvus et non l’inverse. Ce qui est premier dans ce processus n’est donc pas le désir des parents mais le besoin des enfants. Faire en sorte que leurs parents adoptifs remplacent au plus près leurs parents biologiques est donc une priorité.

8. L’adoption par les célibataires : un faux argument

La possibilité de l’adoption par des célibataires remonte aux lendemains de la guerre et s’explique au départ par un déficit de partenaires masculins pour les femmes et par une recrudescence du nombre des orphelins. On dira aujourd’hui que permettre l’adoption par le partenaire de même sexe d’un parent adoptif, c’est « sortir de l’hypocrisie ». En réalité, même si un parent adoptif a un partenaire de même sexe, le désigner comme un deuxième père ou une deuxième mère ne correspond pas à la réalité et constitue donc un mensonge. Il peut être légitime et opératoire en revanche d’établir un dispositif circonscrit de « délégation de l’autorité parentale pour les actes de la vie courante ».

9. Le mariage entre personnes de même sexe fragiliserait l’adoption internationale

On dira souvent qu’il vaut mieux qu’un enfant soit adopté par des partenaires de même sexe plutôt que de ne pas être adopté de tout. Chacun sait qu’en réalité cette question ne se pose pas puisque le nombre d’enfants adoptables est moins important que les demandes de parents adoptifs. En revanche, comme l’évoque un film récent, un certain nombre de pays refusent que leurs ressortissants soient adoptés par des parents provenant de pays où l’adoption par des partenaires de même sexe est autorisée. S’il y avait une légalisation en France, un grand nombre de pays interrompraient l’adoption internationale vers notre pays, ce qui diminuerait considérablement les possibilités d’adoption pour les familles françaises.

10. Le recours à la GPA largement identifié comme une atteinte à la dignité des femmes

L’aide médicale à la procréation peut sembler changer les règles de la parenté. Mais qu’on le veuille ou non, tout enfant, même s’il est né grâce à une insémination artificielle ou une fécondation in vitro, n’a pas deux pères ou deux mères : il a un père et une mère biologiques. Certains hommes vivant avec un partenaire de même sexe souhaiteraient, pour adopter des enfants, recourir à la gestation pour autrui. Celle-ci est actuellement rejetée et par la majorité (position du Gouvernement pendant la révision de la loi de bioéthique) et par l’opposition (vote du Conseil National du PS en décembre 2010) comme gravement attentatoire à la dignité des femmes. La coïncidence des revendications appelle en retour une cohérence du discernement.

 

Si c’est avec de tels « arguments » que l’Eglise catholique espère faire entendre sa voie dans le débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, les personnes LGBT, qui attendent avec impatience que la loi soit votée, n’ont rien à craindre… D’ailleurs, craignent-elles vraiment les vociférations incessantes de l’épiscopat français qui joue un jeu dangereux à vouloir trop en faire sur une question qui ne le regarde pas ? Messieurs les cardinaux, archevêques et évêques, la coupe de l’ignorance crasse est pleine ! Inutile d’en rajouter encore !



141 réactions


  • crazycaze 18 septembre 2012 17:54

    C’est toujours avec un grand plaisir que j’entends les hommes d’Eglise prendre la défense de l’enfant et défendre le mariage hétérosexuel... Eux qui ont couvert pendant des années un nombre effarant d’abus sexuels sur enfant par autorité, eux qui continuent à refuser le mariage hétérosexuel des prêtres, obligeant certaines d’entre eux à vivre dans le péché, eux dont les couvents recèlent dans leurs sous-sols nombre de petits cadavres d’avortements réalisés pour sauver la face de nobles ayant commis l’adultère, eux dont certains déclarent que lorsqu’il y a eu viol et qu’il ya grossesse, c’est que ce n’était pas vraiment un viol... Ce pourrait êre amusant si ce n’était pas si écoeurant d’hypocrisie... Et je n’épiloguerai pas sur le nombre important d’affaires de moeurs les concernant, ni sur le fait que la prêtrise fut un choix par contrainte de nombreux homosexuels quand la société considérait que c’était un délit.


    • nobody 19 septembre 2012 00:31

      @crazycaze

      Quelques chiffres sur les abus sexuels pédophiles : pas moins de 10 000 personnes ont été condamnées en France pour un délit (8 200) ou un crime à caractère sexuel (1 800). Soit une augmentation de 100% par rapport à 1984.

      La majorité des crimes pédophiles commis dans la société sont liés à l’inceste et ont pour auteurs des membres de la famille de l’enfant ou des proches. Ainsi, un rapport publié en 2008 par le Réseau irlandais de crise sur les viols (RCNI), relève que 50,8 % des agresseurs sont des parents, 34 % des voisins et amis et 6,3 % des figures d’autorité (prêtre, instituteur...).

      Il y a actuellement en France 9 prêtres emprisonnés pour des faits de pédophilie (sur 19640 prêtres en exercice).

      Une circulaire sur les violences sexuelles, diffusée par le ministère de l’éducation nationale le 4 septembre 1997 rappelait au personnel enseignant l’obligation légale de dénoncer les cas d’abus sexuels dont il avait connaissance. Dans les 4 mois qui ont suivi, plus de 345 cas ont été signalés. Ces abus concernaient des professeurs et surtout des familles (inceste et maltraitance). Auparavant, les affaires concernant les éducateurs étaient souvent traitées en interne, et se traduisaient par des blâmes ou des mutations.

      La pédophilie est un phénomène qui concerne toute la société.


    • crazycaze 19 septembre 2012 01:28

      Absolument !! Je ne dis pas autre chose (cf : voir mes commentaires sur le même sujet à propos de l’article de spagnolo dit papy). Je vous ferai néanmoins remarqué que les chiffes établis ne concernent que ce qu’on sait, pas ce qui est... mais je ne peux qu’être d’accord avec vous !


  • rakosky rakosky 18 septembre 2012 19:22

    Giuseppe Di Bella 


    Monsieur ,vous concluez votre article en parlant de ’vociférations’ et d’ignorance crasse’,mais je n’en vois la trace nulle part ailleurs que dans vos propos.
    Le texte épiscopal que vous citez est sans doute discutable,mais il n’est pas le monument d’intolérance ou d’ignorance que vous prétendez
    Comme laïc et athée il ne me parait pas scandaleux ou choquant que l’Eglise puisse exprimer son point de vue ,comme il ne me parait pas raisonnable ni très démocratique de taxer d’homophobie toute position ne relevant pas de l’idée que vous vous faites de la morale.
    J’ai lu avec beaucoup d’attention le texte que vous citez et si beaucoup de ces points méritent une large discussion,il exprime les préoccupations de beaucoup de français,y compris non catholiques et ne peut être balayé avec ce mépris et cette morgue qui est la marque de beaucoup de vos articles


    • Romain Desbois 18 septembre 2012 19:30

      Tout simplement parce que le mariage civil ne concerne pas l’Eglise et que personne oblige les pratiquants à changer leur façon de faire.


    • G. Anthony 18 septembre 2012 22:00

      Vous plaisantez Monsieur ? Dire que le mariage et l’adoption ouvrira la voie à l’inceste, vous trouvez cela juste « discutable » ? Je trouve cela condamnable, et ce, sans appel, et sans discussion possible.


    • Giuseppe di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 22:27

      Monsieur Gianni Ferrara, vous avez très bien résumé, de façon humoristique, les propos tenus par le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, vendredi dernier.


    • Romain Desbois 18 septembre 2012 21:09

      Et vous en tant que chrétien vous souhaitez que l’on s’attaque aux autres religions.

      Vous devriez être content que l’on se préoccupe plus des cathos , ca signifiance qu’ils o,t plus de poids que les autres. Non ?


    • Giuseppe di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 21:35

      Pourquoi ne citer que l’Islam et le judaïsme ? On peut rajouter : les Témoins de Jéhovah, la Scientologie, les Mormons,... La liste est longue !

      La religion : nuit gravement à la démocratie.


    • Giuseppe di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 22:28

      Je rejoins donc tout à fait votre point de vue. Stricte séparation de l’Eglise et de l’Etat !


  • arobase 18 septembre 2012 20:08

    te laisse pas faire Giuseppe ! moi , hétéro qui adore les jolies femmes, je respecte ceux qui ont d’autres tendances sexuelles dans la mesure où ils ne forcent personne à être comme eux et ne commettent aucun acte répréhensible..


    de plus, tous les homos que je connais sont d’une gentillesse rare, ce qui change un peu de la bêtise crasse de certains matchos toujours prêt à taper sur tout ce qui bouge, y compris leur épouses .
    un hétéro qui viole un femme mériterait-il plus de considération sous prétexte que sa sexualité est « normale » ?

    • Giuseppe di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 22:51

      @ arobase

      Ma vie a été faite de combats. Je baisse les bras très rarement. Les gays et les lesbiennes n’aspirent qu’à vivre comme tout le monde, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits.

      Je ne vis pas dans le Marais. Je vis dans un quartier très populaire de Lille, Fives pour ceux qui connaissent. Alors qu’on ne vient pas me dire que tout les homos sont des bobos qui vivent dans le Marais et qui gagnent plus de 5 000 € par mois.

      Vous avez raison, sur l’ensemble de votre commentaire.


  • jjwaDal jjwaDal 18 septembre 2012 20:52

    Un enfant n’est pas une marchandise et a des droits élémentaires en particulier le droit à l’adoption par un couple substitut du couple biologique qui l’a engendré et à défaut (si les couples hétéros venaient à manquer, uniquement) de parents. Les chiens ne faisant pas des chats, nos amis homos ou lesbiennes devraient logiquement être privé du droit à l’adoption, car le droit à l’adoption existe pour l’enfant mais sûrement pas pour les adultes. Après qu’ils puissent se marier ou non franchement c’est bien le dernier des problèmes que la société a à résoudre.


    • Romain Desbois 18 septembre 2012 22:25

      Jusqu’à plus ample informé ce sont bien les hétéros qui font des homos.


    • jjwaDal jjwaDal 19 septembre 2012 05:38

      Romain....
      Evidemment puisque si le modèle animal (rat/souris) est basiquement pertinent pour notre espèce on sait que c’est une altération du sexe normal du cerveau du futur individu à un stade embryonnaire précis qui décide de l’orientation sexuelle basique et pas les attributs physiques. L’hétérosexualité n’est pas un choix comme l’homosexualité à la base.


  • Pakete 18 septembre 2012 20:54

    Bon, il y a des tas de choses à dire sur cette fumisterie des « arguments », je me contenterais de quelques uns piochés ici ou là (attention, mon listing n’a pas de rapport avec le listing des « arguments » exposés) :

    1) Dans l’introduction, il est dit entre autre : « On notera qu’en fait, aucun des arguments ici énumérés n’a de connotation religieuse (...) », or au cinquième argument il dit « Pourquoi le mariage unit-il deux personnes ? Parce qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, en vue notamment de la procréation.(...) ».

    Ah, ce n’est pas « religieux » ça ? Pourtant, c’est écrit noir sur blanc dans le catéchisme de l’église catholique (III, 2366) que "(...) La fécondité est un don, une fin du mariage, car l’amour conjugal tend naturellement à être fécond.« 

    Il n’y a rien de plus »connoté« religieusement que de réciter des dogmes tirées de la doctrine en elle même...

    Il y a également l’argument 5 où il est écrit » désormais détaché de son lien objectif [SIC] avec la procréation ?« et l’argument 6 qui dit, entre autre, crânement : »Si le mariage civil devenait totalement équivoque par rapport à ce que l’ensemble des religions entendent par mariage (...)« .

    Hein, quoi, j’croyais qu’il n’y avait pas d’argument religieux smiley ?

    2) le premier argument dit entre autre chose : »Respecter vraiment les personnes homosexuelles, c’est les respecter aussi dans le fait de ne pas se plier au seul modèle du mariage, présenté ou perçu comme universel ou dominant.« 

    Donc, »respecter une personne« c’est décidé à sa place de se plier, ou non, à des dispositions en place.

    De la rhétorique en carton, infantilisante (en gros, tous les homosexuels sont incapables de décider pour eux mêmes de ce qui est bon ou non) qu’on nous sert pour l’IVG, pour l’euthanasie, et maintenant pour le mariage homo, domaines dans lesquels la personne est forcément trop irresponsable pour décider par elle même smiley

    Il y a peut être des homosexuels qui ne voudront pas se marier, mais d’autres oui, ce seront à eux de »se plier« ou non aux institutions en place... Personne ne force personne, c’est juste l’établissement d’un cadre, point final.

    3) L’argument 5 sur la »destructuration du mariage« montre non seulement à quel point cela reste surtout une préoccupation religieuse, mais ne démontre rien qui puisse conclure à une »destructuration« quelconque...

    Noyau quelque peu idéalisé par ailleurs, le type qui a écrit ces idioties est-il au courant de l’existence des familles recomposées, monoparentales, concubins avec/sans enfant(s), colocation, etc ? Ca ne m’a pas l’air, non smiley

    4) L’argument 6, en plus d’être connoté religieusement (comme noté au dessus), je ne vois pas le problème : les religions ne sont pas d’accord ? Et alors ? En plus, c’est faux, toutes les religions font cause commune contre les évolutions de la loi laïque (je précise bien, au fond les principes religieux, et donc la conception du mariage religieuse, qu’est ce qu’on en a foutre dans un pays laïque, hum ?), ce qui contredit grandement les assertions de l’auteur de ces arguments.

    Voilà, je passais juste en coup de vent. Y a très certainement encore des »arguments« à réfuter sur le pouce (pas besoin de forcer), mais j’ai d’autres choses à faire que de me prendre la tête sur des trucs religieux.

    Euh, wait, l’auteur des »arguments" prétendait qu’il n’y avait rien de religieux là dedans smiley


  • tf1Goupie 18 septembre 2012 21:33

    Je me trompe peut-être, mais il me semble que les pays qui ont légalisé le mariage homo sont presque tous (tous ?) des pays d’influence catholique .... salopards de cathos !


    • Pakete 18 septembre 2012 21:45

      Oui, et d’ailleurs il y avait un article (sur ce site ?) qui montrait tout le paradoxe de l’église : une institution où il y a un gros nombre d’homosexuels et qui reste pourtant arquebouté sur des doctrines homophobes.


    • Giuseppe di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 23:11

      Et voici une autre hypocrisie de l’Eglise catholique : l’interdiction de l’homosexualité pour les candidats à la prêtrise depuis 2005 !


    • Romain Desbois 18 septembre 2012 23:21

      Est-ce ça sous-entend que les prêtes hétéros auront le droit de « pratiquer » ou que l’église considère que tous les prêtres pédovioleurs étaient homosexuels ? A moins qu’ils pensent qu’un pédovioleur hétéro c’est moins grave qu’un pédovioleur homo.


  • eric 18 septembre 2012 23:19

    Les cathos restent très diplomates et on les comprends vu comment ils se font taper dessus des qu’ils s’expriment. Cette histoire d’adoption est a mettre en parallèle avec l’affaire Calas. L’Etat savait déjà mieux ce qui était bon pour les gosses. Quand l’Etat, au lieu de défendre en priorité le plus faible, privilégie les désirs des forts. En privilégiant le désir et le droit a l’enfant sur les droits de l’enfant, c’est toute une logique de la loi du plus fort, du plus riche. Une réification de l’enfant qui est un des aspect de la marchandisation sans marche mais sur fonds publics dans laquelle se complaisent les gauches. Sur les autres questions, ce sont la langue française, l’intelligence, l’anthropologie et le lien social qui sont en jeu. Cela va discuter, et puis ce que peut faire une loi gadget, une autre loi ou un referendum peuvent le défaire. Sur cette instrumentalisation des enfants par l’état, son renoncement a son rôle primordial qui est la défense des plus faibles. Sur la renonciation a des principe generaux au benefices d’exceptions qui se vivaient très bien comme cela, ce gouvernement s’attaque aux fondements du pacte républicain et démocratique.
    Je ne sais pas comment cela se passe chez les catho, mais chez beaucoup de protestants, on commence a parler de résistance,de rupture du dialogue.

    Cette mesure est complétement anecdotique dans la perspective de l’adoption homosexuelle. Il n’ y a de toute façon pas d’enfants a adopter. C’est beaucoup plus une attaque frontale contre le lien social, la transmission, l’identité. Il faut en trouver l’origine, beaucoup plus dans le désir socialisant de « détruire l’homme ancien pour construire un avenir radieux », que comme une volonte de faire progresser la cause des homosexuels. Ceux ci sont ici largement un pretexte. C’est une attaque délibéré contre la famille comme structure élémentaire de la société et refuge de la personne face a des bureaucraties sans âme.

    Et si demain on nous parle d’un « désir de sexe, d’un droit au sexe, a l’homme ou a la femme et d’une egalite des droits de ceux qui y ont un acces facile avec ceux pour lesquels c’est difficile, qu’est ce qu’on fait, un corps de prostitue(e) fonctionnarise (e)s pour éviter la dictature du marche ? Apres tout, l’inegalite qui touche le celibataire moche vieux et pauvre est elle plus supportable que celle qui touche le jeune beau et riche homo ? C’est cette logique qui est a l’œuvre dans ce projet de loi. Sauf que la c’est pire parce qu’il s’agit des gosses. Utilises sans scrupules pour satisfaire des desirs d’adulte. L’etat decide qu’il est indifferent pour un orphelin qu’il puisse avoir le droit de pouvoir dire un jour papa et maman. Cette inégalité avec la plus part des enfants n’a pas l’air de trop les défriser. Toi, tu aurais pu, comme la plus part des gosses, d’autant qu’il y a excès de volontaires, mais il y a un fonctionnaire qui a décidé que cela ferait tellement plaisir a ce charmant jeune couple homo, qu’apres tout, rien ne prouvait que tu ne serait pas aussi heureux sans maman ou sans papa. Et quand les ecolos nous auront impose l’allaitement maternel ecolobiodurable contre le lait maternise des multinationales ultraliberales, qu’on aura elargit les »droits’ au meres porteuses pour les homos male, on trouvera bien des sous prolétaires du tiers monde prêtes a allaiter les nourrissons contre espèces sonnantes et trébuchantes jusqu’a leur première dent. A moins que fatigues de faire joujou, comme les gens qui s’achetent des animaux de compagnie pour distraire leur solitude, ils ne trouvent plus confortable de s’en débarrasser pendant les vacances.

    On en discute encore entre nous. Ça commence a prendre forme. Les rois, qui avaient une certaine expérience de la chose, savaient que quand la république democratique protestante commence a lire sa bible, remettre son chapeau et tutoyer le roi, il avaient du souci a se faire.

    Je doute que nos ministres « dans le vent », au sens ou le sont les feuilles mortes aient une telle mémoire historique. Avec de l’ordre de 500 000 adultes pratiquant et cotisant, représentant une nébuleuse de deux millions de personnes, le protestantisme, dans ses diversités sans fin, même sur cette question, présente quand même en pratique la seconde religion de France. ( les musulmans pratiquant sont très peu nombreux). Une position se dessine progressivement, au moins pour une large partie d’entre nous. Avec, aux cotes notamment de nos frères catholiques, je pense qu’il est temps que nous montrions aux 11 000 verts a jours de leurs cotisations, aux 100 000 socialistes officiellement encartes, aux quelques centaines de lobbyistes des genres, ou est la société civile civique citoyenne. la vraie. Seront les bienvenu aussi les républicains sincères et attaches aux principes de notre république laïque.

    Ce n’est pas une question religieuse qui est en jeu, mais la dignité et la liberté de l’individu au sein de notre société, a travers les priorites qu’elle se donne.


    • Romain Desbois 18 septembre 2012 23:33

      j’apporte ma réponse dans cet article :

      Le droit à l’enfant est désormais la règle


    • Pakete 18 septembre 2012 23:40

      Moi, je me marre toujours quand je lis les types qui expriment des trucs à la place des autres.

      Qu’est ce que vous en savez de leur réaction ? Vous avez fait le tour du monde et interrogé tous les enfants de la Terre en en tirant un avis unanime pour que vous puissiez vous permettre d’avancer que les enfants veulent forcément ce que vous, vous voulez (c.a.d. adoption uniquement par « un papa et une maman » de sexe correspondant) ?

      Faut bien comprendre (ce que ne font pas les religieux d’ailleurs) que le processus de l’adoption prend déjà en compte le choix de l’enfant, puisque quel que ce soit le demandeur il y a un délai pendant lequel on évalue son intégration au sein de la famille.

      Se prendre pour le « porte parole » de personnes qui n’ont pas forcément la même vision étriquée que la votre n’est pas un argument recevable, désolé.


    • eric 19 septembre 2012 09:33

      Pakete : en gros oui.... (avez vous fait le tour du monde pour ...) Nous avons une œuvre d’adoption dans la famille et la règle très générale est qu’à une période de leur vie, la plus part des enfants adoptés se posent des questions de fond sur leurs origines, sur les causes et raisons de leur « orphelinat » notamment. Sur les motivation des adoptants aussi. C’est parfois douloureux, parfois insurmontable, parfois cela se passe très bien. Beaucoup de cas compliqués quand même. Cela permet de voir avec une acuité particulière un phénomène général : non seulement l’importance d’être élevé par deux personnes de sexe différents, mais aussi, les déséquilibres qu’entraine la l’absence de cette dualité. On connait tous des filles dont le père divorcé s’est barré et qui toute une partie de leur vie au moins, passent leur temps à chercher des pères de substitution etc... Il y en a plein les cabinets de Psy.

      Je disais en gros oui,parce que je reste dans votre logique genre OSS 117 « tous les allemands ne sont pas des Nazis monsieur, Je connais cette théorie... » . Dans les procès enfants battus inceste and co, en général, les enfants sont très attachés à leur parents. C’est assez bien rendu dans le film, la vie est un long fleuve tranquille. Un peu de drogue, un peu de prostitution un peu de vol, un peu de coups, beaucoup d’absentéisme scolaire. Il y a un stade auquel l’état fait passer l’avenir de l’enfant avant l’éventuelle qualité des affections familiales.

      Le cas général, cliniquement constaté, est que l ’absence, réelle ou symbolique d’un des « deux »genre« dans l’éducation d’un enfant est très souvent sources de toutes sortes de difficultés psychologiques. Il est va de même avec l’adoption. Décider de faire cumuler à des enfants ces deux difficultés, alors même qu’on manque d’enfants à adopter, mais qu’on croule sous les dossiers de parents présentant plus que toutes les qualités habituellement requises, c’est ce que propose cette loi.

      L’état, en décidant que la »nécessaire égalité entre les différents types de pratiques sexuelles" l’emporte sur tous ce que l’on sait des conditions de base les plus favorables pour un gosse en général et un orphelin en particulier, tranche en faveur de désir d’adultes contre l’intérêt de l’enfant.

      Maintenant, pour revenir a votre argument massue, je ne vous demanderai pas d’aller interviewer tous les enfants du monde, mais seulement vous même. Tant qu’a choisir, dans l’absolue, vous préfèreriez avoir eu une maman et un papa ou en gros cela vous aurait été sincèrement égal ?


    • Pakete 19 septembre 2012 18:14

      Qu’ils se posent des questions sur leur origine ne veut pas dire qu’ils vont entrés dans cette vision qui consiste à penser que pour leur éducation, si ils n’ont pas reçu l’éducation d’un père et d’un mère de sexe correspondant, c’est forcément un échec.

      Et puis c’est complètement fallacieux comme argument : une grosse majorité d’enfants adoptés recherchent leurs origines, et cela même si ils ont été éduqués par un couple hétérosexuel.

      Ce qui est responsable de la « quête des origines » de l’enfant n’est pas l’adoption/éducation par une famille (quelle que soit sa nature), mais son abandon.

      Ce sont donc des arguments complètement à côté de la plaque, puisque décrivant des situations indépendantes de la nature familiale adoptante.

      Ah oui, pour votre « voyage autour du monde », j’espère qu’il a été complet - en somme pas de « en gros » qui compte, et que vous avez interrogé tous les enfants. Il suffirait d’un qui dise le contraire de ce que vous avancez pour réfuter votre affirmation.


    • Pakete 19 septembre 2012 18:41

      Le « cas général » que vous supposez a été déjà réfuté depuis des lustres (Voir toutes les études, notemment Bos). Il faudrait autre chose que cette affirmation, qui frise presque la diffamation tant que vous ne comprenez pas qu’il faut autre chose que des affirmations gratuites pour soutenir votre cher, tendre et tant espéré « cas général » smiley


    • eric 19 septembre 2012 22:43

      je ne vois rien qui m’intéresse dans vos commentaires. Vous m’excuserez donc de ne pas les commenter. Ah si, une loi, c’est fait pour une société, C’est le juge et le roi (regalien) qui sont la pour prendre en compte les exceptions. SI vous n’avez pas compris cela, vous n’avez sans doute qu’une vison partielle de ce qu’est une république. Vous tombez dans ce que dénonce l’eglise catholique, l’individualisme forecene destructeur du lien social et du vivre ensemble. Et puis vous ne répondez pas a ma question. Pour vous, personnellement, cela eu-t-ete pareil ?


    • Pakete 19 septembre 2012 22:46

      Ah merde, moi qui voulait voir de plus près les études qui devait soutenir ce fameux « cas général ».

      Mais je vous en prie, fuyez smiley !


    • eric 19 septembre 2012 22:47

      Archibald, merci pour les compliments. On se demande souvent ce qui l’emporte du cynisme ou de l’incompetence dans les idees de ces gens. Sur ces questions « societales », il me semble qu’il tiennent la balance egale entre les deux.


    • Pakete 19 septembre 2012 22:52

      ... Et répondre à votre question serait être d’accord avec votre postulat de départ (le fameux « cas général »), ce qui est loin d’être le cas smiley


  • louphi 19 septembre 2012 00:08

    Giuseppe Di Bella

    C’est vrai que l’homosexualité militante a toujours pataugé et pataugera toujours dans des contradictions inextricables. L’homosexualité en soi est une cause indéfendable sur le plan sociétal. Sur le plan politique, c’est une cause qui a déjà historiquement fait ses preuves dan un environnement esclavagiste, façon gréco-romaine. Aujourd’hui, l’homosexualité sert à bâtir des oligarchies financières. Les partis politiques clientélistes essentiellement de gauche, les socialistes, le Front de Gauche, les écologistes, en tête, sont les porte-voix politiques de ces oligarchies homosexuelles. Seulement, cela menace le monopole de l’oligarchie mastodonte féodal-impérialiste abrahamique plus que deux fois millénaire. Si le monothéisme abrahamique vient au secours de l’institution du mariage civile, ce n’est pas pour sauver le mariage civil comme il est présenté dans les dix arguments de l’épiscopat. C’est avant tout pour garantir son exclusivité sur le marché du mariage. On n’est donc pas dupe. Le monothéisme abrahamique, première oligarchie de l’impérialisme mondial, vient défendre le mariage civil contre le militantisme homosexuel pour redorer son blason.

    Le mariage est une institution civile produite par l’hétérosexualité. Le mariage est la marque de fabrique exclusive de l’hétérosexualité. Or, l’hétérosexualité est la valeur qui fonde la société à l’exclusion de toutes les autres valeurs sociétales. Le mariage, institution civile, mérite d’être protégé. Par contre, l’homosexualité est une forme de sexualité, non pas contre-nature, mais biologiquement et socialement préjudiciable à la SOCIETE. Biologiquement préjudiciable par son infécondité. Socialement préjudiciable car reposant sur le principe de la séparation des sexes, l’apartheid sexuel. L’homosexualité est donc un virus qui vit dans le corps de la société. Ce n’est pas un virus biologique même s’il est porté par un corps biologique. C’est un virus comportemental qui peut être porté par un corps biologiquement sain. Il n’y aura probablement pas une substance chimique permettant d’éradiquer un virus comportemental. Faute de pouvoir l’éradiquer, la société peut s’en accommoder autant que faire se peut, tant qu’il reste marginal, épisodique, individuel. Ce virus comportemental peut alors être considéré comme inoffensif. Il n’est pas question de jeter au bûcher les personnes atteintes de ce virus comportemental. Notre société doit pouvoir contenir ce virus comportemental par l’éducation et l’encadrement moral adéquat dès le bas âge. D’autres sociétés ne s’en sont pas si mal sorties.

    Mais, lorsque des individus élaborent des doctrines, s’organisent, se financent, dans le but de propager ce virus comportemental, de l’élever au rang d’une institution de la société, cela s’appelle le militantisme homosexuel ou homosexualité militante. On sort alors du cadre de l’homosexualité. On entre dans le cadre de l’économie, de la morale et surtout de la politique. L’homosexualité militante est une attaque délibérée contre le soubassement de la société. En tant que simple groupement humain, la société moderne ne peut accepter le militantisme homosexuel sans accepter du même coup sa dégénérescence à terme.


    • Pakete 19 septembre 2012 00:18

      « (...) Propager un virus comportemental, de l’élever au rang d’une institution de la société » hein ?

      Déjà , vous avez une drôle de vision de l’homosexualité, et par ailleurs, il s’agit d’accéder aux même droits que tous les autres et non créer une exception législative réservée aux homos.

      Enfin, à force de le répéter ça finira bien par rentrer.


    • Romain Desbois 19 septembre 2012 00:25

      louphi

      Allez jurez nous que vous n’avez jamais eu des pratiques sexuelles infécondes ?

      Pas de masturbation ?
      Pas de fellation ?
      Pas de cunnilingus ?
      Pas de capote ?
      Pas de pilule ?
      Pas de coït interrompu volontairement ?

      Et jurez nous que vous n’avez jamais copulé uniquement par plaisir, par envie et pas dans le but de faire un enfant.

      Répondez cette fois, franchement. Un peu de courage !


    • Pakete 19 septembre 2012 01:00

      @Romain

      Il existe aussi la méthode Billings, hypocrisie ultime : Les partenaires ont un rapport, mais utilisent la « contraception naturelle ».

      Ce qui revient au final à prendre n’importe quel contraceptif, puisque le rapport a bien lieu sans volonté de procréer...


    • Romain Desbois 19 septembre 2012 09:14

      Ho oui et j’ai connu une croyante très pieuse contre la contraception et l’avortement qui enceinte a passé des heures à essayer de provoquer une fausse couche en sautant du haut d’un tabouret.


    • Pakete 19 septembre 2012 18:47

       smiley Non, vraiment ??


  • Giuseppe di Bella Giuseppe Di Bella 19 septembre 2012 00:42

    Internet est un espace de liberté où chacun peut communiquer, découvrir et s’épanouir. Les droits de chacun, quel que soit son âge, son origine ou ses affinités, doivent y être respectés, pour que la « toile » reste un espace d’échanges et de respect.

     

    • La provocation à la haine ou à la violence à l’encontre d’une personne en raison de son orientation sexuelle est punie d’un an d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende (article 24 de la loi du 29 juillet 1881).

    • La diffamation commise à l’encontre des mêmes victimes est punie de la même façon (article 32 de la loi du 29 juillet 1881).

    • Une injure homophobe sera punie de 6 mois d’emprisonnement et de 22.500 € d’amende (article 33 de la loi du 29 juillet 1881).

     

    Ces condamnations peuvent être assorties :

    • d’une publication,
    • d’un affichage ou
    • d’une diffusion de la décision.

     


  • arobase 19 septembre 2012 11:15

    il y a même des anormaus qui se croient normaux smiley


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