Je viens de lire votre article sur le Prophète, intitulé « Portraits d’Islam (1) : Mahomet, le Conquérant de l’Arabie »
Aussi, je vous répondrai, ici-même sur Agoravox, d’écrivain à écrivain. Avant toute chose, je prends acte de votre intention, que vous formulez abondamment dans ce court papier. Sortir des préjugés, en finir avec les propos de caniveau et les calomnies que de prétendus intellectuels se sont fait un devoir de répandre dans la presse, sur le Prophète. Cette intention, à elle seule, vous honore.
Néanmoins, en dépit ou à cause de cette intention, de profondes réserves s’imposent, quant au contenu de votre article. Plusieurs erreurs et omissions, y figurent. Je tâcherais d’y répondre de manière synthétique.
Votre première erreur, Frédéric, est l’emploi nominal du fondateur de cette religion, que vous présenter sous le nom propre de Mahomet. Mahomet n’est pas le nom du Prophète. Vous le savez et tous le savent. Mohamed ou Muhammad est la transcription phonétiquement correcte du nom du Prophète. J’ajoute que ces transcriptions sont largement employées lorsqu’elles désignent des homonymes contemporains. Ce n’est pas un simple détail. Depuis, le Moyen-âge, les français emploient le nom propre Mahomet, qui est une construction linguistique, une déformation calomnieuse, opérée dans un contexte historique qui s’y prêtait volontiers. Lisez mon article sur le sujet http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/mahomet-est-une-caricature-36569 et vous saisirez les raisons qui ont déterminé cette déformation linguistique, celles précisément qui doivent nous convaincre de laisser au Moyen-âge ce qui lui appartient. Et de rendre à Mohamed, ce qui lui appartient : son identité.
La seconde erreur est votre interprétation des persécutions que le Prophète subit de la part de Qoraysh. Vous les présenter de la manière suivante : “ses prêches lui valent également bon nombre de railleries, puis l’hostilité pure et simple de nombreux habitants de La Mecque, notamment parmi la classe dirigeante qui redoutait sans doute de voir le prédicateur isolé se muer en un chef politique de premier plan. ” .
Vous semblez oublier ou ignorer un célèbre épisode de la vie prophétique (Sira) ou l’un des notables mecqouis, Otba ibn Rabia, vint voir le Prophète, au nom de Qoraysh et lui proposer de renoncer à sa mission prophétique. Il lui proposa l’argent, le pouvoir politique et même la royauté. Le Prophète l’écouta attentivement, refusa ses propositions et en guise de réponse, lui récita la sourate 41, versets 1 à 5. Visiblement touché par cette récitation, Otba s’en revint voir ses compagnons et tenta de les convaincre de renoncer à leurs persécutions. Ce qu’ils refusèrent.
Religion et politique
Concernant vos propos sur le rôle politique du Prophète, en particulier lorsque vous écrivez ceci :
“Chef politique, car il était le seul à pouvoir jouer le rôle d’arbitre, susceptible de garantir l’équilibre entre les différentes composantes de cette communauté : musulmans mecquois chassés de leur ville, bédouins de Yathrib convertis et clans juifs "associés" aux destinées de la nouvelle entité, prémisse de l’État musulman à venir.”,
des réserves s’imposent. De manière générale, le ton que vous donnez à votre article est problématique puisque le tableau que vous peignez semble davantage conforme à l’idée que vous vous en faîtes, qu’à la réalité. Ce qui vous fera comparer Médine à une république du désert1. Si le Prophète a bien été chef de guerre et chef politique (je ne le nie nullement et cela n’est pas, en soi, problématique. Moïse le fut également), il n’a pas été que cela et il n’a pas été, surtout, cela. L’essentiel et la plus grande partie de la réforme religieuse du Prophète Muhammad fut doctrinale (dogmatique), spirituelle et morale. Elle fut également sociale, économique, politique, mais à un autre niveau. Pour revenir à votre passage, l’union entre émigrés mecquois et ansars (médinois) fut un acte d’amour et de fraternité, avant d’être une alliance politique. Cette union fut scellée par un pacte de fraternisation, tout juste antérieur à la Constitution de Médine, qui pour sa part, est bien un document politique régissant les rapports de l’ensemble des médinois.
Les propos suivants : “et cette amertume nourrissait son ambition de reconquérir sa ville natale “ vont dans le même sens et induisent que le Prophète fut un homme belliqueux, dominateur et conquérant, comme vous le titrez maladroitement. Autant d’affirmations qui ne concordent pas avec le portrait et le profil psychologique du Prophète. Ni la violence, ni l’injustice, ni le mépris, ni même l’ambition politique ne furent les ressorts de son âme. Seule la Révélation le guida dans son oeuvre et ses compagnons, qu’il ne cessait de consulter, avant chaque décision. Sa vie entière en témoigne. Encore faut-il avoir la constance et fournir l’effort de lire et d’étudier cette vie, en entier, comme il se doit 2.
Concernant le passage suivant : “ Mahomet se retrouva, effectivement, dans l’obligation d’avoir recours au pillage, dans le double objectif de gêner le commerce des Mecquois et de récupérer une part de leurs profits à son propre avantage” , vous ne restituez pas le contexte historique, ce qui déforme considérablement la présentation des faits. Ces détournements de caravanes correspondaient à deux objectifs. Restituer aux mouhajjirouns (les émigrés mecquois) leurs biens matériels dont les mecquois de Qoraysh s’emparèrent, des biens qu’ils durent laisser derrière-eux, à leur départ et qu’ils perdirent définitivement. Riposter aux politiques d’embargos économiques décrétées par La Mecque. Par conséquent, ces détournements de caravanes étaient légitimes et représentaient la seule alternative de survie, pour la nouvelle communauté de Médine.
Au sujet des relations du Prophète avec les juifs, vous parlez à juste titre, d’une détérioration progressive de ces relations. Hélas, vous évoquez, avec beaucoup de légèreté et sans mentionner de quoi précisément il s’agit, ces propos : “De fait, impitoyable, Mahomet le fut sans aucun doute, et à partir de cette époque le divorce fut consommé entre musulmans et juifs “.
Impitoyable, le Prophète ? Sans pitié, celui que ses prisonniers de guerre, admiraient pour son pardon et venaient grossir les rangs de sa oumma ? Sans pitié celui qui décréta, lors de son retour victorieux et triomphant à La Mecque, après 23 ans d’exil et de souffrances, l’amnistie générale et l’abandon de toutes poursuites contre les fauteurs de troubles, la population mecquoise ?
A la lumière de sa biographie, vos propos résonnent comme une injustice flagrante. Cela dit, je présume, et vous me le confirmerez, que vous faites référence à l’épisode qui a entrainé l’exécution de la tribu juive des Banu Qurayzah. Cet épisode ultime doit être jugé et évalué à la lumière de l’ensemble des relations judéo-musulmanes, de cette époque. De ces relations, on peut dire qu’elles évoluèrent de l’invitation au message divin, de son refus par les tribus juives (Banou Nadir, Kaynouka, Kourayzah), de la signature de pactes de non-agression, trahis pour la plupart d’entre eux par ces tribus qui préfèrent s’allier au puissant voisin mecquois, des multiples tentatives d’assassinats envers le Prophète, qui aboutirent toutes à un pardon de sa part, enfin du combat armé, dont l’une des batailles se solda par un siège et une défaite des Kourayzah. Ce siège fut décidé en réponse à la trahison des tribus juives de Médine qui étaient liés par un pacte d’assistance mutuelle avec les musulmans contre les mecquois, pacte qu’ils trahirent en se retournant contre eux, au moment de la bataille dite du Fossé. Vaincus, le sort des Kourayzah ne fut pas déterminé par le Prophète mais par un arbitre, Sa’d ibn Mu’âdh, d’une tribu allié des Kourayzah. Ces derniers acceptèrent cet arbitrage. Sa’d décida que les juifs de Kourayzah seraient jugés selon leur propre loi, celle du Pentateuque (Deutéronome, XX, 10-14), soit la peine de mort pour les hommes et la captivité des femmes. Le Prophète regretta la sévérité de ce jugement, mais il s’en était remis à cet arbitrage. On voit donc que la vérité historique est plus complexe que les récits simplificateurs qu’on en donne, parfois, dans la presse.
Enfin, concernant le changement d’orientation de prière, de Jérusalem à la Mecque, il intervint antérieurement, quelques années avant ces évènements (dix-sept mois après l’hégire) et n’est donc pas la conséquence de cette évolution négative. Il correspond lui-même à un changement de paradigme spirituel, révolutionnaire, au sens ou il fait retour à la foi d’Abraham, qui construisit la Kaaba. J’ajoute que le monothéisme n’est pas une invention israélite mais est beaucoup plus ancienne, que les fils d’Israël. Ni Noé, Ni Enoch, ni Abraham, pour ne citer qu’eux n’étaient juifs. Le monothéisme n’a pas commencé, ni ne s’est terminé avec le judaïsme.
Le dernier des monothéismes
Vous dites encore que “moins de dix ans furent donc nécessaires à Mahomet pour imposer l’Islam à l’Arabie tout entière” et qu’il fut le “créateur d’une nouvelle religion”.
Rien n’est moins vrai que cela et je regrette de vous dire, Frédéric, que l’expression imposer l’islam est en tout point étrangère à la philosophie religieuse de l’islam qui considère que la contrainte annule la foi, qu’elle ne peut produire que de l’hypocrisie religieuse, ce qui la condamne, aux yeux des textes sacrés, plus encore que l’athéisme. Si elle est étrangère à cette philosophie, elle l’est aussi en la personne de son Messager. Je vous renvoie encore, à ce sujet, aux références et aux sources biographiques.
L’islam n’est pas une nouvelle religion, ni le Prophète un innovateur. L’islam se présente dans le Coran lui-même comme la confirmation des Ecritures précédentes, un retour vers le monothéisme abrahamique. Seules quelques prescriptions légales et rituelles en forment la caractéristique, dont l’universalité de son statut.
Dernier point que je vous conteste, Frédéric, vos affirmations selon lesquelles, “le refus de la séparation du spirituel et du temporel fut, du temps de Mahomet, davantage le fruit des faits et de la situation politique arabe, puis après sa mort, de la pratique, notamment avec l’instauration du califat, que la conséquence délibérée d’un Islam "englobant", véritable idéologie à tendance totalitaire”.
Si les circonstances historiques jouent toujours un rôle majeur dans le destin d’un homme ou d’une religion3, elles ne déterminent pas tout et n’éludent en rien les choix, les décisions et les orientations de ces acteurs privilégiés de l’histoire.
La dimension politique du Prophète est un fait. Le califat qui fut établi par le Prophète lui-même est une invention politique, une institution, qui n’existait pas auparavant. Elle fait donc partie de l’héritage et de la réforme prophétique au même titre que l’ensemble de son oeuvre, quoi qu’à un niveau de moindre importance sur l’échelle des valeurs.
Cette globalité du message coranique, que l’on nomme shumuliyya l islam, n’infère en rien un totalitarisme, comme vous le dites. Le totalitarisme est avant toute chose un système bureaucratique , technologique et politique qui obéit à une volonté de contrôle absolu des individus. Il n’est pas déterminée fondamentalement en amont, dans une idéologie. Toute idée qu’elle soit politique, économique, religieuse ou philosophique, peut mener à ce totalitarisme. D’ailleurs, pensez-vous Frédéric, que ce n’est pas déjà le cas, au vu du fichage et du flicage permanent que nous subissons en Europe même ? Et, en dehors d’Agoravox, où aurions-nous pu mener ce débat, franc et courtois ?
1- Si votre comparaison part d’un bon sentiment et est dans son esprit positif, elle ne convient pas à la nature, ni idéologique, ni historique de l’islam. Elle traduit, en outre, un ethnocentrisme courant qui tend à projeter sur l’islam, la relation et le rapport au christianisme et de manière générale, à l’histoire européenne. Les choses ne sont pas vraiment comparables.
2- Il existe de nombreuses biographies écrites sur le Prophète. Voir “Le Prophète de l’islam, sa vie, son oeuvre”, en deux volumes du professeur Muhammad Hamidullah ou encore “La vie de Muhammad”, d’Etienne Dinet, pour en citer deux, parmi les plus prestigieuses.
3- Les circonstances historiques de la Révélation (asbab-an nuzul) représentent un département d’étude à part, dans les sciences du Coran, preuve qu’elles sont intégrées dans sa compréhension.
Il faut arreter toute cette publicité autour de ces délires de religieux.
Ces vieilles croyances, dignes du père Noel, font pitié à voir. De meme, votre vision des choses est faussée par votre attachement à ces dogmes.
"celui que ses prisonniers de guerre, admiraient pour son
pardon et venaient grossir les rangs de sa oumma ?« »Sans pitié celui qui
décréta,...., l’amnistie générale et l’abandon de
toutes poursuites contre les fauteurs de troubles, la population
mecquoise ?"
Traduction : - les prisonniers de guerre avaient le choix entre s’enroler ou la tete coupée ! - mohammed regne par la peur, il propose à une population entiere le pardon plutot que la mort.
Je n’appele pas cela un homme tolérant (si jamais il a existé), mais un tyran.
@ auteur pourquoi ne pas avoir apporté cette contradiction sur l’article même de Frédéric Alexandroff ? La rubrique « ajouter une réaction » est faite pour cela
Toujours les mêmes réactions de « nos modernes » dont le sectarisme est la fermeture d’esprit n’est plus à démontrer,quelle belle conception de la tolérance et de la liberté d’expression,un dialogue a sens unique qui refuse les orientations intellectuelles de ce qui est étranger ,de ceux qui pensent différemment ,la laïcité mère fouettarde que voudrez nous imposer nos amis n’est rien d’autre qu’un diktat de la pensée unique,l’uniformisation des modes de vie et de pensée pour atteindre le bonheur de supermarché n’est pas finalité de tout être ,il faudrait peut être sortir de ces schémas binaires ,nous atteignons vraiment le degrè zéro de l’intelligence,quelques chiffonniers de la pensée se débattent désormais dans leur profonde ignorance ,leur inculture et leur contradiction.
Il me semble que la laicité ne s’oppose point aux religions et qu’au contraire elle empeche leur instrumentalisation par les pouvoirs, je ne comprends pas, ou alors vous ne comprenez pas le vrai sens de la laicité.
@Léon et oui je sais ça vous dépasse mais il existe en effet des savants de l’islam, tel le professeur Mohamed Arkoun et qui sont bien loin mais bien loin de reproduire les caricatures dans lesquelles vous tentez de les enfermer. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammed_Arkoun
"Il vous expliquera que c’était un grand moraliste, un non-violent, un
laïc dans l’âme, un grand progressiste sur le statut de femmes et un
protecteur des juifs et des chrétiens..."
Mais Léon, c’est tout à fait ce qu’écrit Alexandroff. A ceci près qu’il concède que Mahomet fut un guerrier, mais que s’il le fut, ce fut la faute à ceux qui refusèrent de l’entendre, ne lui laissant d’autre choix que la vengeance sanguinaire. Donc, pas de problème ! Frédéric Alexandroff nous dit en effet que le Coran, contemporain du prophète, élabore une morale sociétale, est laïc (cf. réponse à Péripate), progressiste avec les femmes et tolérant...
@Léon votre laïcité n’est qu’un petit concept Français sans importance et significations au regard des traditions mentales et intellectuelles d’autres contrées,votre provincialisme d’esprit vous enferme dans votre petit pré carré Français comme si les traditions intellectuelles Françaises et les manières de penser l’existence avait encore une quelconque résonance dans le monde,la colonisation est terminée mon ami,l’universalisme chauvin Jacobin n’a plus qu’a s’exercer sur ses sous prolétaires intérieurs discriminés. Ce n’est surement pas avec des types comme BHl le nouveau phare de la pensée Française,que le rayonnement de la culture intellectuelle risque de reprendre sa place.
Oui Léon, comme vous dites, « un peu » (mais si peu) de « perspective » « historique »... Sans toutefois mettre en cause les qualités ajointes développées par le présent auteur.
La grippe ? Fièvre, fatigue, fébrilité, courbatures. La mienne est toute classique, je me désole de n’avoir rien d’exceptionnel à en dire. La prochaine, peut-être
Bien vu, Léon. Comme quand Ramadan s’en réfère aux « savants » pour « défendre un islam en phase avec le monde moderne », sans jamais préciser que les « savants » en question sont des « docteurs en foi islamique ».
J’ai lu l’excellent article que vous avez proposé en lien, hier. Il résume tout ce que je pense et m’échine à répéter ici depuis trois ans. Je le conserve en archives, merci. (Et d’ailleurs, il explicite aussi ce que j’écrivais à Alexandroff sur l’historicité du Coran et l’importance qu’il y a à la reconnaître, ce qui n’est pas une question de forme mais de fond.)
@Léon vous êtes limité par votre petit périmètre intellectuel et vos petites certitudes , votre conception plus que fermée ce qu’on appelle l’intéllectualité et la connaissance.Vos prétentions à la vérité ne sont qu’illusions.
Voici quelques courts extraits de son oeuvre nommée « La crise du monde moderne ».
Le chaos social.
(...) Cela peut sembler paradoxal à une époque de « spécialisation »
à outrance, et pourtant il en est bien ainsi, surtout dans l’ordre
politique ; si la compétence des « spécialistes » est souvent fort
illusoire, et en tous cas limitée à un domaine très étroit, la croyance
à cette compétence est cependant un fait, et l’on peut se demander
comment il se fait que cette croyance ne joue plus aucun rôle quant il
s’agit de la carrière des hommes politiques, où l’incompétence la plus
complète est rarement un obstacle. Pourtant, si l’on y réfléchit, on
s’aperçoit aisément qu’il n’y a là rien dont on doive s’étonner, et que
ce n’est en somme qu’un résultat très naturel de la conception
« démocratique », en vertu de laquelle le pouvoir vient d’en bas et
s’appuie essentiellement sur la majorité, ce qui a nécessairement pour
corollaire l’exclusion de toute véritable compétence, parce que la
compétence est toujours une supériorité au moins relative et ne peut
être que l’apanage d’une minorité.
(...) Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes
en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi
des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir
que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté
des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple
qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant
plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable
de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour
créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est
l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont
on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on
peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide
de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou
tel sens déterminé : nous ne savons plus qui a parlé de "fabriquer
l’opinion", et cette expression est tout à fait juste, bien qu’il
faille dire, d’ailleurs, que ce ne sont pas toujours les dirigeants
apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires
pour obtenir ce résultat. Cette dernière remarque donne sans doute la
raison pour laquelle l’incompétence des politiciens les plus « en vue »
semble n’avoir qu’une importance très relative ; mais, comme il ne
s’agit pas ici de démonter les rouages de ce qu’on pourrait appeler la
« machine à gouverner », nous nous bornerons à signaler que cette
incompétence même offre l’avantage d’entretenir l’illusion dont nous
venons de parler : c’est seulement dans ces conditions, en effet, que
les politiciens en question peuvent apparaître comme l’émanation de la
majorité, sur n’importe quel sujet qu’elle soit appelée à donner son
avis, est toujours constituée par les incompétents, dont le nombre est
incomparablement plus grand que celui des hommes qui sont capables de
se prononcer en parfaite connaissance de cause.
Une civilisation matérielle.
(...) On dira que ces hommes sont peu nombreux aujourd’hui, et on
se croira autorisé par là à les tenir pour quantité négligeable ; là
comme dans le domaine politique, la majorité s’arroge le droit
d’écraser les minorités, qui, à ses yeux, ont évidemment tort
d’exister, puisque cette existence même va à l’encontre de la manie
« égalitaire » de l’uniformité. Mais, si l’on considère l’ensemble de
l’humanité au lieu de se borner au monde occidental, la question change
d’aspect : la majorité de tout à l’heure ne va-t-elle pas devenir une
minorité ? Aussi n’est-ce plus le même argument qu’on fait valoir dans
ce cas, et, par une étrange contradiction, c’est au nom de leur
« supériorité » que ces « égalitaires » veulent imposer leur civilisation
au reste du monde, et qu’ils vont porter le trouble chez des gens qui
ne leur demandaient rien ; et, comme cette « supériorité » n’existe qu’au
point de vue matériel, il est tout naturel qu’elle s’impose par les
moyens les plus brutaux. Qu’on ne s’y méprenne pas d’ailleurs : si le
grand public adopte de bonne foi ces prétextes de « civilisation », il en
est certains pour qui ce n’est qu’une simple hypocrisie « moraliste », un
masque de l’esprit de conquête et des intérêts économiques : mais
quelle singulière époque que celle où tant d’hommes se laisse persuader
qu’on fait le bonheur d’un peuple en l’asservissant, en lui enlevant ce
qu’il a de plus précieux, c’est-à-dire sa propre civilisation, en
l’obligeant à adopter des moeurs et des institutions qui sont faites
pour une autre race, et en l’astreignant aux travaux les plus pénibles
pour lui faire acquérir des choses qui lui sont de la plus parfaite
inutilité ! Car c’est ainsi : l’Occident moderne ne peut tolérer que
des hommes préfèrent travailler moins et se contenter de peu pour vivre
; comme la quantité seule compte, et comme ce qui ne tombe pas sous le
sens est d’ailleurs tenu pour inexistant, il est admis que celui qui ne
s’agite pas et qui ne produit pas matériellement ne peut être qu’un
« paresseux » ; sans même parler à cet égard des appréciations portées
couramment sur les peuples orientaux, il n’y a qu’à voir comment sont
jugés les ordres contemplatifs, et cela jusque dans les milieux
soi-disant religieux. Dans un tel monde, il n’y a plus de place pour
l’intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car se sont
là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni
ne se pèsent : il n’y a de place que pour l’action extérieure sous
toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute
signification. Aussi ne faut-il pas s’étonner que la manie
anglo-saxonne du « sport » gagne chaque jour du terrain : l’idéal de ce
monde, c’est l’« animal humain » qui a développé au maximum sa force
musculaire ; ses héros, ce sont les athlètes, fussent-ils des brutes ;
ce sont ceux-là qui suscitent l’enthousiasme populaire, c’est pour
leurs exploits que les foules se passionnent ; un monde où l’on voit de
telles choses est vraiment tombé bien bas et semble bien près de sa
fin. (...)
Notre « petit concept français de laïcité », dixit Abdelkader, est un trésor national qu’il convient de choyer parce qu’il garantit la concorde versus la fragmentation confessionnelle façon Liban.
Mais Abdel abomine la laïcité comme il abomine les valeurs qu’il juge « sionistes » et « impérialistes », espérant que la gauche française finira par s’en remettre à l’islam politique et social en lutte contre le capitalisme mondial. Rengaine...
@Cosmic Vous faite preuve de bien peu d’intelligence pour atteindre les bas fonds voir le caniveau ,la laïcité est un concept Français rien de plus,qui n’est pas universellement transposable. Pourquoi voulez me diriger vers les sentiers de l’impérialisme et du sionisme est ce que j’en ai fais mention ?je ne suis aussi stupide que vous , je sais encore faire la part des choses.
Ce qui est curieux, concernant le Liban, c’est que sa constitution fut élaborée du temps d’un mandat sur le pays d’une puissance coloniale très laïque..
Les responsabilités politiques étaient ainsi réparties selon l’appartenance confessionnelle..
Vérité d’un côté de la Méditerranée, erreur en deçà ?
« Vous n’avez qu’à considérer l’état pitoyable de la pensée dans les pays musulmans pour vous en convaincre. » Est ce que l’islam est responsable de l’autoritarisme des potentats du monde arabe ? Des sociétés ou la pluralité n’existent pas, ou les courants de pensée divergents,discordants contradictoires sont exclus voir réprimés par le pouvoir,ou les associations sont interdites ou le seul lieu de contestation radical est la mosquée. Ce n’est l’islam qu’il faut incriminer mais ces politiques erratiques, faites de népotisme et de corruption,vous cédez aux modes intellectuelles aux représentations dominantes et convenues de l’orient ,vous ne faite que véhiculer le mythe du choc des civilisations. Il ne suffit d’aller chercher l’échec des sociétés dans la culture et la religion, c’est trop simpliste, c’est une marque de confort intellectuel rien de plus et que faite vous donc du critère déterminant de l’économie ?
« la laïcité est un concept Français rien de plus, »
Non, la laïcité est un concept universel, bien que d’apparition tardive et d’expression limitée Il est une condition indépassable du vivre ensemble, de la coexistence pacifique des croyances variées, pour les contenir dans l’espace privé, la tolérance mutuelle Ne pas confondre concept (idéal) et réalité (culturelle) Les deux peuvent entrer en conflit
L’Italie se voit sommée aijourd’hui par le Conseil de l’Europe de retirer les crucifix de ses salles de classes et d’abroger le décret loi de 1924 stipulant que doivent être arboré sur l’établissement le drapeau italien.. et à l’intérieur des salles crucifix et effigie du roi..
la laicité est francaise ? elle a surement du etre miose en application a différrentes periodes de l’histoire evite de te mentir a toi meme l’ethnocentrisme peut etre temporel...
non je ne crois pas que les british lorgnent du coté du systeme francais...ni les americains quand aux scandinaves encore moins c’est plutot la France qui devrait apprendre d’eux...et ce sur bien des points parfois c’est bien de remettre les gens a leur place...
@Léon Ne prenez pas le mauvais exemple de bédouins « rigoristes » assis sur des puits de pétrole. L’exemple de la Tunisie est très éclairant des modes de représentation occidentales,régime montré en occident comme l’exemple même de l’accession à la modernité en fait un travestissement pur et simple d’une réalité donnée.
alors si vous etes français pourquoi écrire : « »votre laïcité n’est qu’un petit concept Français« il suffisait d’écrire »« votre laïcité n’est qu’un petit concept » mais, dans votre critique, vous avez éprouvé le besoin de le qualifier de « Français »
révélateur, n’est-ce pas ? les lecteurs apprécieront
@JPS pourquoi c’est interdit ? les fines déductions de notre ami JPS,qu’ils apprécient ou pas je m’en tape comme de ma première chemise avec les saloperies déversées ici je devrais en plus faire allégeance à votre chapelle, faut pas pousser le bouchon l’ami.
« Mais Léon, c’est tout à fait ce qu’écrit Alexandroff. A ceci près qu’il concède que Mahomet fut un guerrier, mais que s’il le fut, ce fut la faute à ceux qui refusèrent de l’entendre, ne lui laissant d’autre choix que la vengeance sanguinaire. Donc, pas de problème ! Frédéric Alexandroff nous dit en effet que le Coran, contemporain du prophète, élabore une morale sociétale, est laïc (cf. réponse à Péripate), progressiste avec les femmes et tolérant... »
Preuve s’il en fallait une que Cosmic n’a pas lu mon article, ou l’a lu à la lumière de ses préjugés.
ah leon , vous citez les émirats et l’arabie séoudite avec leurs « esclaves » qui viennent du bengladesh , de l’inde et ailleurs pour construire des tours de « babel » , dans des conditions de tfavail « très humaines » par 50° à l’ombre ! pendant ce temps ces « cultivés » d’émirs s’achètent comme jouets des roll - royces de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel . UN PIB n’est pas le porte-drapeau d’une « démocratie » , que nenni ! votre commentaire est nul et non avenu , surtout avec votre « suffisance » et vos « connaissances » . Un peu d’humilité ne ferait pas de mal en ce site . Hasta la victoria siempre ! RA
@Léon je sens que vous étes pris de panique quand Abdelkader dit la vérité pour corriger des mensonges intentionnés .Avez vous lu un écrit honnéte sur le Coran ou le Prophète Mohamed non ? ou bien c’est l’influence de certains malades politiciens ou journalistes en quéte de reconnaissances par les médias et les urnes.
Je pense que vous êtes athée et que si vous subodorez que les religions viendraient à disparaître, il se pourrait que les mouvements sectaires prendraient le dessus. Sectes moins faciles à surveiller ....
laicité+ français =le monde, non ,la colonisation ideologique capitalo-occidentale sa marche pas le monde grandis mais sans vos connerie vous allez vous faire bouffé par d’autre que les musulman plus sournois plus nombreux et qui eus seront dangereux pour la france est oui vous préférer parler des musulman pour ne pas voir ce qui va arriver ce voilé la face pour ne pas faire dans sont froc mais ils avance avance dans l’ombre doucement mais surement allez pecnot ciao et ci tu veut savoir qui cherche tous seule au lieu d’avoir des réactions qui sont vide de sens du moins pour un esprit éclairé ils n’y a que les petit nazillon qui doivent aimer tes réactions
J’ajoute que le monothéisme n’est pas une invention israélite mais est beaucoup plus ancienne, que les fils d’Israël. Ni Noé, Ni Enoch, ni Abraham, pour ne citer qu’eux n’étaient juifs. Le monothéisme n’a pas commencé, ni ne s’est terminé avec le judaïsme.
On peut en dire autant de l’Hindouisme souvent présenté comme un polythéisme ce qui est une idiotie, puisque le principe suprême s’appelle le Brahman et qu’il est unique.
En fait, l’hindouisme est à la fois un monothéisme, dans le fond, et un polythéisme, dans la forme. Il n’y a quasiment pas de rites ou de croyances autour de Brahman, qui n’a de valeur que par son principe originel et la transmission des Vedas au travers des mystiques (rishis). Krishna, Shiva, Ganesh, etc. sont, par contre, quotidiennement vénérés au travers d’un grand nombre de rites.
A amipb : oui, cela est vrai. Mais on a un peu la même chose dans le Christianisme où les gens ont une dévotion pour tel ou tel saint, le Christ ou la Vierge.. Ce polythéisme est plus le fait du peuple que des élites. Il correspond aussi au fait que l’Hindouisme respecte plus les diversités avec une pluralité de voies d’approche du divin.. Mais une fois arrivé au sommet, le Libéré Vivant ne connaît plus que l’Un.
Cette accusation de polythéisme par nos élites occidentales n’est d’ailleurs pas innocente. Elle consiste à discréditer l’Hindouisme dans l’esprit des gens afin de faire du monde judéo-chrétien le seul « inventeur » du monothéisme. Les Églises chrétiennes ne supportant pas la concurrence dans ce domaine. Et nos universitaires agnostiques préférant faire accroire à une évolution progressive allant du polythéisme au monothéisme, de façon à faire accroire à une pure invention intellectuelle de toutes les choses religieuses...
Judaisme, Christianisme, Islam... toutes ces religions ont 50, 20, 15 siècles. Des livres ont été écrits, souvent avec retard, par des auteurs plus ou moins bienveillants, soucieux de vérité ou de transformation, traduits, re-re-traduits ... et ne rapportent plus grand chose de ce qui s’est réellement passé.
La plupart d’entre nous, avons vécu à l’école primaire l’expérience d’aligner un groupe d’enfants, de donner une information au premier et de lui demander de faire passer... Le message rapporté par le dernier n’avait plus qu’un lointain rapport avec la première mouture.
Comment peut on, tout de temps passé, se disputer sur des mots, des interprétations, des « compréhensions » ?
Diviser pour régner. Nos « maitres » sont contents.
alpo tu m’as coupé la parole. Ceci dit, il est essentiel de le dire et le répéter encore.
Dans une ligne de conduite dédié à des analphabètes il y a 13 siècles, il y a forcément « quelques » remises en question et critiques à soulever. Je m’adresse aux gens doués de raison bien entendu.
bof y a aujourd’hui autant d’avis sur le prophète qu’il y a d’interprétations du Coran. Et me parlez pas de vérité historique quand il s’agit d’une période où moins de 5 % de la population sait lire et écrire, ceux qui sont au pouvoir et qui tiennent à y rester bien entendu. Ce qui fait qu’aujourd’hui, c’est du vent qui n’a pas plus de consistance qu’un conte au coin du feu.
Nous sommes d’accord sur le principe , sinon que vous semblez attribuer cette difficulté uniquement à l’Islam, alors que le Judaisme a 56 (?) et le Christianisme 20 siècles d’existence. Toutes ces religions ont été « révélées » dans des contextes de très faible éducation, et largement rapportées de bouche à oreille avant d’être transcrites.
« L’islam n’est pas une nouvelle religion, ni le Prophète un innovateur. L’islam se présente dans le Coran lui-même comme la confirmation des Ecritures précédentes, un retour vers le monothéisme abrahamique. Seules quelques prescriptions légales et rituelles en forment la caractéristique, dont l’universalité de son statut. »
Ce n’est pas parce que le Coran l’affirme qu’il dit vrai ! Le parti pris de l’auteur est ici manifeste. Il ne faut pas être docteur en théologie pour savoir que l’essence même de la révélation coranique n’a pas du tout la configuration de la révélation juive ou chrétienne. La notion même de « prophète » diffère fondamentalement. D’où la nécessité de présenter les Juifs et les chrétiens comme des falsificateurs, afin d’amalgamer le tout et de se présenter comme la révélation authentique.
Je m’amuse assez de cette dispute (polie et courtoise) entre un tenant classique de l’orthodoxie musulmane (si j’ai bien compris) et un intellectuel pour qui certaines versions de l’Islam pourrait être un socialisme de rechange (je m’aventure peut-être un peu, j’attends les autres portraits).
En tout état de cause ils partagent tous les deux la même absence de critique des textes sources de la vie de Mahomet . Les sources les plus anciennes datent quand même de un siècle et demi après la date supposée de sa mort ! Aucune critique de l’historicité de ces textes, qui reflètent certainement plus les enjeux du moment où ils ont été rédigé sur l’appropriation de la mémoire du prophète par un clan, une école, contre une autre. La moindre précaution méthodologique consiste à ne pas croire à l’historicité des ces textes.
Pour ce que l’on en sait Mahomet est un homme de papier.
« Certaines versions de l’Islam pourraient être un socialisme de rechange »
On trouve la même controverse au sein du Christianisme, entre ceux qui révèrent la pauvreté et le partage qui, parait-il, existait au sein de la communauté des premiers compagnons du Christ.
Les courants « libéraux » de l’Eglise lancèrent des discussions interminables pour savoir si le Christ possédait ou non sa tunique..
Oui, ça manquait, ça, une bonne couche de relativisme bien épaisse, complétée avec deux « Chiffons Rouges » (libéral et catholique), plus un« Homme de Paille »(je suis libéral donc etc...). J’aime beaucoup vos interventions Gazi. Une bonne économie dans les moyens. Vous avez déjà rédigé des tracts, sans doute ?
Tout à fait ! J’ai tendance à mettre les trois monothéismes proche orientaux sur le même plan..
Sur l’Islam : deux classes sociales : les riches marchands de la Mecque, plus proches d’un proto capitalisme.. et les Bédouins, sorte de prolétaires qui assurent le déplacement des marchandises et plus égalitaristes dans leur fonctionnement.
Le Prophète eut à compter sur le soutien de ces deux catégories sociales.. et l’on retrouve dans le Coran des versets qui pourraient amener à un projet socialiste et d’autres qui sont une exaltation du mercantilisme..
J’aime beaucoup votre lecture marxiste du Coran. Mais il y a un hic. Cette riche cité de la Mecque, centre du commerce caravaniers, n’est attestée nul part au VII eme siècle hors les références arabes tardives. Il semble qu’elle n’existait simplement pas. Comment, des marchands et des voyageurs qui n’auraient laissé aucune trace d’une ville nommée la Mecque !
En fait, il s’agissait surement plus de se fabriquer un passé présentable, et surtout de faire oublier l’origine bien plus au nord de l’hérésie nazaréenne source de l’Islam.
Tous les gentils (non-juifs) doivent être tuer selon le talmud ?
Erubin 21b. « Quiconque désobéit aux rabbins mérite la mort et brûlera en enfer dans des excréments bouillants. »
Moed Kattan 17a . « Si un Juif est tenté de faire le mal, il doit aller
dans une cité où il n’est pas connu et y faire le mal. »
Baba Mezia 114a-114b. « Seuls les Juifs sont des hommes. »
Sanhedrin 58b. “ Si un Gentil frappe un Juif, il doit être tué. Frapper
un Juif est la même chose que frapper Dieu.”
Sanhedrin 55b . « Un Juif peut marier une fillette de trois ans et un
jour. »
Sanhedrin 54b . « Un Juif peut avoir du sexe avec un enfant à condition que l’enfant ait moins de neuf ans. »
.Sanhedrin 57a . “Un Juif n’a pas à payer un Gentil le salaire du pour
son travail. »
Sanhedrin 57a . « Quand un Juif tue un Gentil, il n’y a pas de peine de
mort. Ce qu’un Juif vole à un Gentil, il peut le garder. »
Baba Kamma 113a. « Les Juifs peuvent user de subterfuges pour
circonvenir un Gentil »
Yebamoth 98a. “Tous les fils des Gentils sont des animaux. »
Abodah Zarah 36b . « Les filles de Gentils sont souillées depuis la
naissance. »
Sanhedrin 43a . Jesus (les notes precisent “le nazaréen”) a été
exécuté parce qu’il pratiquait la sorcellerie.
Gittin 57a . dit que “ Jesus est en train de bouillir dans des
excréments bouillonnants »
Rosh Hashanah 17a . « Ceux qui rejettent le Talmud iront en enfer et
seront punis pour des générations à venir.”
Shabbath 116a (p. 569). “Les Juifs doivent détruire les livres des
chrétiens”…
Ces « extraits » du Talmud, Abdelkader, courent sur internet depuis 2006 (première occurrence) puis 2007, et sont repris sur seulement quatre pages google, ce hoax n’ayant encore pas investi le monde numérique au point où d’autres légendes urbaines sur le sionisme et les Juifs en sont arrivés en quelques courtes années.
Je note qu’en copiant n’importe quelle phrase de cette citation très probalement tronquée, je me retrouve sur des sujets relatifs au « sionisme ». Question : l’antisionisme concerne-t-il Israël, la politique israélienne et depuis quand, le judaïsme, les Juifs ?
Bref.
Quoi qu’il en soit, personnellement ces « citations » ne m’intéressent pas plus que les sempiternelles sourates régulièrement dégurgitées sur ce site par l’imam Vanessa (copyright Snoopy).
Et je suis lasse de devoir subir ces extraits réels pour certains et faussés pour d’autres en guise d’arguments de fond. Donc si nos aimables exégètes pouvaient trouver autre chose pour exprimer leurs idées, je leur en serais reconnaissante.
@Cosmic Quand il s’agit de défendre les intérêts communautaires c’est toujours tronqué,par contre répandre des insanités sur l’islam doit faire office de vérité.
Lorsque, Shaw-Shaw, je copie-colle, je ne me contente pas de cela. J’explicite, je précise, j’argumente, bien souvent. En outre, il s’agit toujours d’extraits d’ouvrages ou d’entretiens publics dont il est aisé de trouver les sources, que j’indique systématiquement Allez Shaw-Shaw, bonne et passionnante journée.
Conformément au judaïsme,
le meurtre d’un juif est un crime capital et l’un des trois péchés
abominables avec l’idolâtrie et l’adultère. Mais tout change
lorsque la victime est un goy. Le juif qui tue un goy se rend coupable
d’un péché contre « La Loi divine » uniquement,
non punissable par un tribunal. Le juif qui cause indirectement la mort
d’un goy ne se rend coupable d’aucun péché. (En Israël,
l’objection de conscience est interdite).
D’après la juridiction juive,
un goy meurtrier doit être exécuté, que la victime
soit juive ou non. Cependant, si la victime est un goy et le meurtrier
juif ou converti au judaïsme, ce dernier n’est pas puni. En 1973,
révèle Shahak, le Commandement de la Région centrale
de l’armée israélienne distribue aux soldats une brochure
qui mentionne : « Lorsque nos forces rencontrent des civils en temps
de guerre ou lors d’une poursuite ou d’un raid, tant qu’il n’y a aucune
certitude que ces civils sont dans l’impossibilité de nuire à
nos troupes, alors, conformément à la Halakha, ils peuvent
et doivent être tués. En aucun cas on ne peut se fier
à un Arabe, même s’il donne l’impression d’être civilisé.
En temps de guerre, nos troupes donnant l’assaut sont non seulement autorisées
mais tenues par la Halakha de tuer même les civils paisibles, c’est-à-dire
les civils paisibles en apparence ».
La brochure a été
retirée depuis mais il n’empêche que ceux qui la mettent en
pratique ne sont jamais punis. Dans tous les cas où les juifs ont
assassiné des Arabes non-combattants dans un contexte militaire
ou paramilitaire, comme celui de Kafr Qasim en 1956, un massacre en masse,
les meurtriers ont été libérés immédiatement
ou ont reçu des peines extrêmement légères ou
encore ont bénéficié de remises de peine qui ont réduit
leur condamnation à presque rien. Shmu’el Lahis, responsable du
massacre de cinquante ou soixante-quinze paysans arabes emprisonnés
dans une mosquée après l’occupation de leur village par l’armée
israélienne pendant la guerre de 1948-49, a bénéficié
d’une amnistie complète grâce à l’intercession de Ben-Gourion.
Le personnage devint un juriste réputé et, en 1970, fut nommé
directeur général de l’Agence juive (Bureau exécutif
du mouvement sioniste). En 1978, les faits concernant son passé
ont été discutés dans la presse israélienne,
mais aucune autorité rabbinique n’a contesté son amnistie
ni l’opportunité de sa nomination. http://library.flawlesslogic.com/shahak_fr.htm Israel SHAHAK Histoire juive/religion juive http://www.codeig.net/SHAHrelig.pdf
Pas plus le Talmud que le Coran que les Evangiles, dont la lecture est certes instructive mais uniquement, pour moi, du point de vue historique. M’intéressent également les interprétations spirituelles, mais uniquement quand elles n’ont pas pour but de vouloir me convaincre d’adhérer (ce que ne fait pas le judaïsme, d’ailleurs, qui exige plutôt de longues études à priori).
En outre, je me contrefiche des interprétations littéralistes d’où qu’elles viennent ; ce sont des plaies et c’est en leur nom que les exégètes dogmatiques promulguent leurs propres lois. C’est pourquoi il m’est toujours pénible de lire des sourates et des versets en guise d’argument. Tu comprends ?
@Cosmic Lorsque l’on vous met face à vos propres contradictions vous usez de subterfuges d’ échappatoirs ,ça fait un bout de temps que vous dégueulez tous sur l’islam en particulier la frange d’extrémistes sionistes,attitude visant à pourrir systématiquement tout débat raisonnable, tout le monde pourra se rendre des travers de vos propres idéologies ce qui est soigneusement masquer sous un torrent d’hypocrisie et de mensonges.
ABDELKADER En lisant les talmuds on comprend mieux pouquoi ces gens detestent le bien, la justice, la vérité. Ca bombarde des populations sans défense, des ambulances, des hopitaux,des écoles et ils se considèrent comme les meilleurs des hommes Vraiment la plus grande erreur de l’ homme c’ est de se croire au dessus des autres, ça me rapelle quelqu’ un
Abdel vient de faire fort, allez chercher ses références sur un site qui affiche en grand « Magna Europa est patria nostra », pour un fils ou petit-fils de « colonisés », fallait oser. http://library.flawlesslogic.com/
Vous semblez oublier ou ignorer un célèbre épisode de la vie prophétique (Sira) ou l’un des notables mecqouis, Otba ibn Rabia, vint voir le Prophète, au nom de Qoraysh et lui proposer de renoncer à sa mission prophétique. Il lui proposa l’argent, le pouvoir politique et même la royauté. Le Prophète l’écouta attentivement, refusa ses propositions et en guise de réponse, lui récita la sourate 41, versets 1 à 5. Visiblement touché par cette récitation, Otba s’en revint voir ses compagnons et tenta de les convaincre de renoncer à leurs persécutions. Ce qu’ils refusèrent.
Voici un exemple de croyance qui ne craint pas la contradiction : la sourate 41 n’existait pas à cette époque, le Coran ayant été écrit bien après cette période. L’argumentation de la croyance a de ces naïvetés infantiles obstinées qui demandent beaucoup d’indulgence. Ce n’est pas à l’obscurité d’aller vers la lumière mais à la lumière d’aller vers l’obscurité. Cependant, quand l’obscurité ferme sa porte, la lumière n’entre pas. Quand on a décidé de croire, que cette croyance est assimilée à une identité, il n’y a plus à discuter. Chacun choisit la légende qui le rassure et est prêt à faire la guerre pour la défendre. Le croyant défend le groupe de sa croyance ; l’homme de foi n’appartient à personne. En cela, l’athée et l’homme de foi sont frères, mais le croyant est l’ennemi des deux. Comme dit ma concierge : « Des fois on croit et c’est pas vrai ». Une vraie prophète cette concierge ! A.C
le sieur RAMADAN possède une « culture » et une diatribe qui sont à mille lieues de tes diatribes le « monstre » - BLACK... watercloset ! HASTA LA VISTA ! RA
Difficile d’arrêter la supercherie
quand elle est lancée, un auteur précédent nous avait lubrifié le
rectum avec un pacifiste désintéressé contraint par les
circonstances (sic) au pillage et à la destruction, l’auteur suivant
sort le phallus grand format, Mahomet serait un « robin des
bois » altruiste qui n’aurai jamais volé que les riches pour
habiller les pauvres.
Aïe aïe aïe, serrez vos sphincters,
car il va falloir y accepter 800 juifs décapités par amour de la
vie, 50 guerres menées par amour de la paix, un butin de pillage
astronomique obtenu par le désintérêt du lucre, des esclaves
sexuels en nombre incalculable suscités par la chasteté.
Ouïe ouïe ouïe, quelqu’un aurait de
la préparation H, j’ai tout à coup une violente douleur au bas du
dos quand je m’assieds.
c’est vrai pourquoi ce prophete etait violent ????
bah oui quoi nous vivons bien dans un monde de bisounours non-violent ???
La violence que tant d’entres vous decrient est NORMAL dans notre monde proner un pacfisime irrationnel est un message erroné je ne vois pas en quoi se defendre est un tort...
C’est vrai, cela, Samir. Mais peut-être mettrez-vous de l’eau dans votre vin quand cette violence vous touchera, directement ou indirectement.
Pour citer l’Exode :
20.13
Tu ne commettras point d’assassinat.
20.14
Tu ne commettras point d’adultère.
20.15
Tu ne déroberas point.
20.16
Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
20.17
Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne
convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa
servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à
ton prochain.
« Quiconque a tué un être humain, à
l’exception en punition d’un meurtre ou d’autres crimes odieux, doit
être considéré comme ayant tué toute l’humanité ; et quiconque a sauvé
une vie humaine doit être considéré comme ayant sauvé toute
l’humanité. »
Le Coran atteste de la création et sur la problematique de la violence fait preuve de franchise en reconnaissant qu’elle fait partie integrante de notre monde
Les cyclistes en danseuse devraient veiller avant de s’assoir à ceux que la selle de leur vélo ne soit pas tombée.
Tout comme les psychiatres auto-proclamés devraient vérifier que leurs internements soviétoïdes ne leur sont pas applicable à eux qui remplace tout débat par la diffamation, la diversion et la censure.
Encore dans ce débat sur l’islam et
les valeurs de son prophète, le débat revient sur la laïcité et
des illusionnistes vous comparent allègrement toutes les religions
en soulignant leur équivalente nocivité contre la laïcité. Je
vous propose d’analyser cette prétendue équivalence.
Les « born again » ou
évangéliste sont les pires extrémistes des rangs chrétiens qui
sont souvent dénoncés au même titre que les islamistes. Examinons
le fondamentalisme qu’il y aurait à reprocher aux « born again » qui
comme tout lobby religieux influence par voie démocratique pour obtenir
:
- L’enseignement de l’intelligent
Design dans les écoles et université.
- Un meilleur contrôle voire une
prohibition de l’avortement.
Voyez vous même si c’est comparable à
l’extrémisme musulman qui explose au 4 coins du globe des dizaines
et des centaines de milliers de civils, émet des arrêts de mort
contre des philosophes ou quiconque leur déplait, provoque des morts
pour des simples caricatures, assassinent des hommes politiques pour
leurs opinions, confisquent des pans entiers de territoires en
interdisant à toute autre population d’y enter, incitent leurs
ouailles à massacrer des civils et faire régner la terreur.
Toute la supercherie est là : comparer
la peste bubonique à un bouton d’impétigo. Par cette escroquerie
intellectuelle, on associe par équivalence des chrétiens dont les
actions sont moins extrêmes que celle des musulmans les plus
modérés, aux islamistes les plus extrémistes.
Ce tour de passe passe sémantique,
dont les illusionnistes usent et abusent s’accompagne toujours des
duperies associées pour crédibiliser l’escroquerie : parler des
horreurs commises il y a plusieurs siècles (inquisition, croisade)
pour les comparer avec des horreurs actuelles (meurtre de masse des
civils, djihad), minimiser les horreurs commises par les uns (Al
Husseini et le nazisme actif) et surgonfler les horreurs faites par
les autres (Pie 12 et la collaboration passive).
Bien sûr les illusionnistes qui vous
bernent avec ce numéro de cirque, vous assureront de leur
impartialité, de leur lutte égale contre tout obscurantisme, vous
diront que s’ils ne vous parlent que de l’extrémisme le moins
extrême, c’est parce que le plus extrême est sur-gonflé et a déjà
été dénoncé, que tous les extrémismes se valent mais que
certains sont plus excusables que d’autres car justifiés par la
misère et le racisme.
Après cet enfumage méthodique et
longuement matraqué, Tony blair qui n’est pas plus extrémiste que
Dalil Boubaker le modéré recteur de la mosquée de Paris devient
tout à fait comparable à Ben Laden ou à l’Ayatollah Komeini. Après
cet enfumage un crucifix tout au plus comparable à une main de
fatimah ou un trèfle à 4 feuilles, devient le même symbole qu’une
burqa ou qu’une ceinture d’explosif de shahid.
Voilà exposé le modus operandi
typique des falsificateurs qui vous permettra de reconnaître un
authentique laïc, d’un infiltré dont le but est de détourner votre
attention des pires ennemis de la laïcité.
« Bénis soient les bâtisseurs de paix ils seront appelésles enfants de Dieu » Mathieu (5:9)
Le sionisme chrétien est un mouvement politique théologique moderne qui adopte les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, nuisant ainsi à l’établissement d’une paix juste entre la Palestine
et Israël. Le programme chrétien sioniste fournit une vue mondiale où
l’Évangile est identifié avec l’idéologie de l’empire, du colonialisme
et du militarisme. Dans sa forme extrême, il met l’accent sur des
évènements apocalyptiques conduisant à la fin de l’histoire plutôt
qu’au vécu actuel de l’amour du Christ et de la justice.
Nous rejetons catégoriquement les doctrines chrétiennes sionistes comme des enseignements faux qui corrompent le message biblique de paix, de justice et de réconciliation.
De plus, nous rejetons l’alliance contemporaine des dirigeants chrétienssionistes
et d’organisations qui ont des éléments dans le gouvernements d’Israël
et des États-Unis qui imposent actuellement leurs projets de frontières
établies de manière préventives et unilatérales et de domination de la Palestine. Ceci conduit inévitablement à des cycles de violence sans fin qui sapent la sécurité des peuples du Moyen-Orient et du reste du monde.
Nous rejetons les enseignements du sionisme chrétien qui facilite et soutient ces politiques comme elles
prônent l’exclusivité raciale et la guerre perpétuelle plutôt que
l’évangile de l’amour universel, de la rédemption et de la
réconciliation enseignée par Jésus-Christ. Plutôt que de condamner le
monde au destin d’Armageddon, nous appelons chacun à se libérer de ces
idéologies du militarisme, de l’occupation. Au lieu de cela, qu’ils
poursuivent le salut des
nations !
Nous appelons tous leschrétiens de toutes les Églises sur chaque continent à prier pour lespeuplespalestinien et israélien, tous deux souffrant comme victimes de l’occupation et du militarisme. Ces actions discriminantes transforment la Palestine en ghettos paupérisés entourés de colonies exclusivement israéliennes. L’établissement des colonies illégales et la construction du mur de séparation sur des terres palestiniennes confisquées réduit la viabilité d’un État palestinien de même que la paix et la sécurité de toute la région.
Nous appelons toutes les Églises qui restent silencieuses, à rompre leur silence et parler de réconciliation avec justice en Terre sainte.
Par conséquent, nous nous engageons à suivre les principes suivants comme voie alternative :
Nous affirmons que toutes les personnes ont été crées à l’image de Dieu. Elles doivent à leur tour honorer la dignité de chaque être humain et respecter ses droits inaliénables.
Nous affirmons que les Israéliens et lesPalestiniens peuvent vivre ensemble en paix, justice, et sécurité.
Nous affirmons que lesPalestiniens sont un seul peuple, à la fois musulman et chrétien. Nous rejetons toutes les tentatives pour subvertir et fragmenter leur unité.
Nous appelons tous les personnes à rejeter les vues étroites du sionisme chrétien et d’autres idéologies qui privilégient un peuple aux dépends des autres.
Nous nous engageons dans la résistance non-violente comme le moyen
le plus efficace de mettre fin à l’occupation illégale pour obtenir une
paix juste et durable.
Nous mettons en garde dans l’urgence sur le fait que le sionisme
chrétien et ses alliances justifient la colonisation, l’apartheid et la
construction d’un empire.
Dieu demande que justice soit faite. Aucune paix durable, sécurité ou réconciliation n’est possible sans une base de justice. Les
demandes pour la justice ne vont pas disparaître. Le combat pour la
justice doit être poursuivi de manière diligente, et avec persistance,
mais de façon non-violente.
« Homme, on t’a dit ce qui est bien, ce que le Seigneur demande
de toi : rien que de pratiquer la justice, d’aimer la bonté et de
marcher humblement avec ton Dieu « Michée 6:8
C’est là que nous puisons notre position. Nous réclamons la justice.
Nous ne pouvons rien faire d’autre. La justice seule garantit la paix
qui conduira à la réconciliation avec une vie de sécurité et de
prospérité pour tous lespeuples
de notre terre. En se tenant au côté de la justice, nous nous ouvrons
au travail de paix – et travailler pour la paix fait de nous des
enfants de Dieu.
Influence des Sionistes Chrétiens sur la politique américaine
et sur le reste du monde
Les Européens, notamment les Français, connaissent mal sinon pas du
tout la force politico-religieuse que représentent les Sionistes
Chrétiens américains. De ce fait ils n’attribuent pas l’attention
nécessaire à ce mouvement, qui a pesé sur la politique intérieure et
extérieure américaine depuis des décennies.
En France, dans une tradition laïque bien implantée, y compris chez les
catholiques, on n’imagine pas qu’un mouvement qui de l’extérieur
ressemble beaucoup à une secte puisse exercer une influence quelconque
lors des élections, en favorisant des candidats pénétrés de sa doctrine
et décidés à dicter leurs choix aux gouvernements. Si les mouvements
politiques français se méfient des fondamentalismes religieux, c’est
surtout – non sans raisons d’ailleurs – des fondamentalismes
islamiques. De plus, la peur, justifiée par l’histoire, de paraître
favoriser la résurgence de l’antisémitisme, empêche de critiquer des
agitateurs qui, bien que chrétiens (évangélique) affichent ouvertement
leur « amour » d’Israël et leur volonté de défendre par tous les moyens
son existence. Ceci même alors que beaucoup d’Israéliens modérés
souhaiterait se distinguer d’alliés aussi encombrants et aussi
dangereux.
On trouve dans Wikipedia une analyse du phénomène qui nous parait assez
mesurée (bien que sans doute en partie inspirée des idées du réseau
Voltaire de Thierry Meyssan)
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme_chr%C3%A9tien). Reprenons ici le
début de cette présentation, à laquelle nous renvoyons le lecteur. Le
sionisme chrétien est le nom donné à la croyance d’un certain nombre de
chrétiens, en particulier de protestants fondamentalistes, selon
laquelle la création de l’État d’Israël en 1948 est en accord avec les
prophéties bibliques, et prépare ainsi le retour de Jésus sur Terre
comme Christ triomphant de l’Apocalypse.
Cette croyance se distingue du sionisme juif par son ancrage dans une
vision religieuse et non politique du monde. Les sionistes chrétiens
sont persuadés que le retour de Jésus provoquera la conversion des
Juifs. Ce sionisme se marie donc paradoxalement avec une certaine forme
d’antijudaïsme. Cette croyance se distingue aussi du soutien
traditionnel et non-messianique au sionisme de nombreux chrétiens
n’ayant pas volonté de convertir les juifs à terme. Il s’agit pour eux
d’un engagement moral et politique, et non évangélique.
Le terme « Sionisme chrétien » rassemble donc un ensemble de groupes
ultra fondamentalistes, croyant que la judaïsation de la Palestine
historique (Israël et les territoires palestiniens) est une obligation
divine qui ramènera Jésus sur terre, fera définitivement de lui le
Christ ou messie et assurera le triomphe du christianisme lors de
l’apocalypse.
Les racines du sionisme chrétien se trouvent dans plusieurs livres de
la Bible, en particuliers dans les visions apocalyptiques du livre de
Daniel, et du livre d’Ézéchiel, ainsi que dans l’Apocalypse du Nouveau
Testament. Les visions uniquement spirituelles et poétiques pour la
majorité des croyants sont interprétées par ces sionistes chrétiens en
réalité géopolitique.
Comme tous les protestants, ces fondamentalistes accordent une grande
importance à l’Ancien Testament mais en font une lecture littéraliste.
Ils n’admettent pas la critique historique des textes qu’ils lisent,
textes qu’ils interprètent dans une perspective messianique et
apocalyptique. Pour eux, les évènements historiques sont à lire suivant
un scénario qui conduit obligatoirement à la fin des temps et à la
rédemption. Politiquement, ils gèrent des sommes considérables,
mobilisent des millions de fidèles et utilisent systématiquement les
techniques les plus modernes pour hisser les fidèles jusqu’à l’extase
et recruter de nouveaux adeptes dans tous les milieux. Ils n’hésitent
pas à s’immiscer, y compris par la force, dans les pays à l’équilibre
politique fragile, sans crainte de provoquer des séismes qui, comme
indiqué ci-dessus, leur donnent la certitude rassurante qu’ils hâtent
l’Armagedon.
Nous avons déjà montré que ce catastrophisme apocalyptique a inspiré et
continue d’inspirer nombres de positions diplomatiques et militaires
dont en Europe l’on s’étonne qu’elles puissent être prises par un
gouvernement raisonnable, à la tête d’un grand pays scientifique. Les
erreurs imputées aux néoconservateurs ou à des gouvernants tels Bush et
Cheyney ne sont pas à leurs yeux des erreurs, même la guerre en Irak,
même les provocation à l’égard de l’Iran, de la Russie et de la Chine.
Il s’agit de processus indispensables pour hâter le chaos final.
Relations israëlo-américaines
Mais c’est plus particulièrement dans le cadre des relations
israélo-américaines que le lobby Sioniste Chrétien a fait et continue
de faire le plus de dégâts. S’appuyant sur une majorité d’Israéliens
désespérément à la recherche d’alliés, ils ont pratiquement bloqué
toutes les tentatives de négociations entre les Palestiniens et les
Israéliens. Ils ont également saboté les interventions médiatrices des
Européens ou des Etats arabes modérés. Leur influence ne fait que
croître et on ne voit pas qu’elle puisse diminuer, attisée il est vrai
par les menaces d’Amadinedjab et du Hamas qui prétendent vouloir
détruire Israël.
Nous ne pouvons traiter ici plus en détail la question très importante
de l’influence croissante des Sionistes Chrétiens sur la politique
intérieure et extérieure des Etats-Unis, comme sur l’avenir des
relations entre Israël et les Palestiniens. On trouvera dans le livre
de John Mearsheimer et Stephen Walt, The Israël Lobby and US Foreign
Policy, Farrar, Strauss and Giroux 2007 une analyse détaillée de
l’histoire du lobby juif et de sa composante le lobby Sioniste
Chrétien. Les deux ne se recouvrent pas entièrement mais disposent de
fortes adhérences.
Quoiqu’il en soit, une vidéo qui nous parait acceptable sous réserve
d’un regard critique, précise le rôle politique des Sionistes
Chrétiens (à la date de 2005/2006).
Quelques questions
Sans endosser toutes ces positions, nous nous bornerons ici à poser quelques questions :
- Que sera l’influence du lobby Sioniste Chrétien sur les élections
américaines. Ce lobby aura beaucoup de moyens pour influencer d’abord
les votes et surtout, ensuite, les positions du candidat élu. A cet
égard, comment ses thèses seront-elles reçues par un McCain (on peut
s’en douter) et surtout par Hillary Clinton et Barack Obama ?
- Le lobby Sioniste Chrétien américain contribue-t-il aux
initiatives de Washington destinées à affaiblir l’Europe, empêcher
qu’elle puisse s’unir sur ses propres ressources économiques et
militaires, choisir librement ses alliées et sa politique extérieure.
- Le lobby Sioniste Chrétien influence-t-il, et comment, la
politique de certains Etats européens (la Grande Bretagne ?) ou de
l’Union européenne ? Il agit de l’extérieur, via le Département d’Etat
ou via la représentation américaine à l’Otan. Mais il agit aussi de
l’intérieur, par l’intermédiaire des sympathisants « atlantistes »
recrutés dans tous les Etats européens.
Enfin, pour changer de registre, que peut-on en Europe attendre du
Vatican qui, manifestement, n’apprécie guère les menées conquérantes
des églises évangéliques et de leurs composantes Sionistes
Chrétiennes ? Le Pape ne s’est pas encore semble-t-il clairement engagé
contre elles en son nom propre. Mais il semble que l’affaire inquiète
beaucoup la Curie. On notera que l’Eglise catholique d’Orient, l’Eglise
orthodoxe, l’Eglise épiscopale et l’Eglise évangélique luthérienne, par
la voix de leurs responsables locaux, ont publié le 22 août 2006 un
document œcuménique, la « Déclaration de Jérusalem sur le sionisme
chrétien » rejetant cette doctrine : « Le sionisme chrétien est un
mouvement politique théologique moderne qui adopte les positions
idéologiques les plus extrêmes du sionisme, nuisant ainsi à
l’établissement d’une paix juste entre la Palestine et Israël. [...]
Dans sa forme extrême, il met l’accent sur des évènements
apocalyptiques conduisant à la fin de l’histoire plutôt qu’au vécu
actuel de l’amour du Christ et de la justice »..
@Vilistia Salut ou es donc notre ami MCM pour commenter ces quelques lignes sur ces soi disant amis chrétiens fondamentalistes ,cette description donne toute l’étendue de leur amour pour leur prochain.
Très rapidement, je souhaitais expliquer les raisons qui m’ont amener à rédiger cet article, au lieu d’un commentaire, pour répondre à JPS. Vous remarquerez que l’article de Frédéric Alexandroff a suscité de très très nombreux commentaires. En rédiger d’autres au milieu d’un océan d’opinions, ne me garantissait pas que l’auteur les lirait, étant donné la masse imposante des autres commentaires. Par ailleurs, un commentaire doit être court, pour être lu par le plus grand nombre. Etant donné l’importance du sujet, seul un article de réponse m’a semblé adéquat.
Pour ceux qui n’aiment pas ce type de sujet, et ont exprimé leur ras le bol, je leur conseille une seule chose : ne lisez plus ces articles et épargnez-vous de les commenter. rien ne vous y oblige.
Je précise aussi que je ne suis nullement un savant de l’islam. Ce terme a un sens précis dans le vocabulaire islamique. Il renvoie à des champs de compétences très large (sciences du hadith, sciences coraniques, sira, fiqh (droit), morale) et requière des spécialisations. Au demeurant, il n’est pas nécessaire d’être un savant de l’islam pour répondre aux éléments de la lettre de Frédéric. Il faut tout simplement avoir lu et étudié les fondements de cette religion. Enfin, ceux qui m’ont accusé de prosélytisme ou de refus de considérer l’aspect historique du Prophète, ne sont pas très honnêtes. D’une part, ils n’ont pas exprimer ce reproche à Frédéric qui ne source pas ses affirmations, à la différence de mon papier. D’autre part, une biographie est par définition une étude historique d’un personnage. Il ne s’agit pas d’un roman ou d’une pièce de théâtre. Peut-être que tout simplement certains de nos « amis » agoranautes se contentent d’affirmations ou de propos faux lorsqu’il s’agit de l’islam et n’aiment pas trop les voir réfutés.
Mais non, ce sont les chrétiens qui crucifient les bons musulmans au Soudan. ACTUELLEMENT. J’attends qu’un « bon » musulman condamne sur ce fil ce crime « chrétien » épouvantable.
J’invite aussi les lecteurs à constater par eux mêmes :
Que tous les chrétiens de ce site et d’autres défendent avec vigueur la laïcité, même si par voie démocratique, comme tout lobby religieux ils influencent la politique.
Que tous les musulmans redoublent les coupas de boutoirs contre la laïcité, les dits modérés préconisent son accommodation, les plus extrêmes son abolition.
Que les chrétiens défendent avec vigueur la déclaration universelle des droits de l’homme rédigée par l’ONU, sans même vouloir en changer ne fut-ce qu’une ligne.
Que les musulmans ont mis en place la déclaration islamique des droits de l’homme à l’ONU, laquelle permet le délit de blasphème et introduit sans cesse de nouveaux concepts fascistes dans cette charte.
Mais que malgré cela les illusionnistes continuent de vous rassurer sur la compatibilité de l’islam avec la laïcité et les droits de l’homme et de vous prévenir du danger fasciste que représenterait le christianisme.
Ces illusionnistes qui se présentent souvent comme des anti-fascistes sont en fait les soutiens de la pire forme de fascisme qui soit à l’heure actuelle, celle qui s’attaque directement au mot « universelle » de la déclaration des droit les droits de l’homme pour lui substituer le mot « islamique ».
N’en déplaise à tous les fans du prophète, le seul nom français reconnu par l’Académie est MAHOMET et ses adeptes sont des MAHOMETANS. Tant que l’académie n’aura pas changé cela je continuerai à l’écrire ainsi.