mercredi 1er septembre - par Sylvain Rakotoarison

Bernard Tapie et « choisir sa mort »

« Exister n’est pas utile. Vivre, c’est utile. » (Bernard Tapie, le 8 juillet 2021 sur LCI).



Depuis plusieurs années, Bernard Tapie se bat contre la maladie. Une double maladie, de la saloperie (désolé pour le mot). Deux cancers. J’ai toujours apprécié Bernard Tapie. Certes, je n’aimais pas le symbole des années 80, celui des "années fric", l’arrivée de l’argent en France (c’est bien de cela qu’il s’agit), celui qui corrompt, qui assouvit, qui rend dingue. La frime, la vie au-dessus de ses moyens, l’oubli de son origine modeste. Tout cela, je n’ai pas apprécié chez Bernard Tapie.

En revanche, j’ai beaucoup admiré sa fascinante énergie. Son refus de la fatalité. Ses répliques contre Jean-Marie Le Pen, et au corps à corps, le Narnard, il gagnait à la télé contre l’ancien d’Algérie ! Cette audace, ce courage aussi, de dire les quatre vérités. Évidemment, ça ne faisait pas plaisir à tout le monde.

Son arrivée dans le monde politique a créé un grand malaise. Déjà au sein du parti qui a dû l’accueillir. Certes, Bernard Tapie n’a jamais été socialiste (il n’a été que "radical de gauche"), mais quand même, c’était François Mitterrand qui l’avait installé non seulement au Palais-Bourbon en 1988, mais carrément au conseil des ministres, au sommet suprême, en 1992. Mais partout il faisait peur, car il n’était pas "contrôlable" et l’on s’inquiétait qu’il participât à une élection présidentielle.

Il n’en a pas eu le temps, les affaires judiciaires pleuvaient sur sa carrière écourtée. Probablement qu’il a commis des erreurs, peut-être des fautes, des infractions voire des délits vis-à-vis de la loi, je ne suis pas juge de ses éventuelles élasticités avec la loi, et de toute façon, quand on dirige des entreprises, vu le nombre de décisions à prendre, dont la loi parfois donne un aperçu flou, on peut rapidement être dans le rouge du gendarme. C’est Emmanuel Macron qui a apporté le droit à l’erreur face à l’administration. Ne pas être coupable a priori.

Je n’écris pas cela pour l’excuser, mais sur l’affaire Adidas, il paraît quand même dans la position plus de la victime d’une banque géante dirigée par l’État que du prédateur calculateur. Une telle affaire, qui dure depuis si longtemps, est si complexe qu’il n’est pas sûr que quelque chienne juriste que ce soit y retrouve ses chiots, surtout quand on sait que des personnalités comme Pierre Mazeaud, ancien Président du Conseil Constitutionnel et juriste au-dessus de tout soupçon, ont des implications tortueuses dans celle-là.

Cette énergie, Bernard Tapie la déploie maintenant contre la maladie et c’est impressionnant, émouvant même, au même titre, mais d’une bien autre manière, que le professeur Axel Kahn qui avait joyeusement tiré sa révérence au début de l’été. Il est des personnalités fortes et qui impressionnent. Ils en font partie, tous les deux.

Comble du manque d'humanité d’une justice qui interroge, le procès en appel d’un module de cette affaire (écrirais-je) s’est fait sans le principal prévenu le 26 mai 2021 pour cause de …maladie. En effet, Bernard Tapie a vécu le mois qui a suivi de manière particulièrement difficile. Il a beaucoup souffert.

C’est avec une voix quasi-inaudible qu’il s’est confié au journaliste Darius Rochebin le 8 juillet 2021 sur la chaîne LCI : « J’ai vécu un mois de douleurs très intenses (…). Je suis dans une phase un peu moins douloureuse. Mais j’ai été pendant un mois à souffrir le martyre du matin au soir, à ne pas pouvoir me lever, manger. Vous vous battez contre cette volonté d’y mettre un terme. ».

Oui, la souffrance est horrible et je ne me la souhaite pas, ni à personne d’ailleurs. Je souhaite à Bernard Tapie tout le courage nécessaire à son combat. Ce qui m’a paru scandaleux, c’est que ses déclarations personnelles ont été tout de suite "récupérées" par les zélateurs de l’euthanasie pour tous. Ce qui est d’un fort mauvais goût lorsqu’on est en pleine pandémie et qu’on cherche à sauver des vies humaines, y compris dans les services de réanimation.

Je ne peux pas m’empêcher de rappeler cette réflexion de Pierre Mazeaud sur l’intérêt général : « Il y a donc pour moi une démission du politique, donc affaiblissement de l’État, pour ne satisfaire que des intérêts catégoriels et bruyants face au seul intérêt général combien plus éminent mais plus diffus. En réalité, la politique est devenue plus compassionnelle que rationnelle. L’individu, en effet, tel un électron libre, tente de trouver refuge dans le communautarisme dont les exigences contribuent à dissoudre la conception et la détermination de l’intérêt général. Un État digne de ce nom doit s’opposer à de telles dérives, sauf à y perdre son autorité. Ne laissons pas "un véritable droit à l’autonomie pour tous". Que penser de cette dernière proposition de loi d’un député UMP tendant à la reconnaissance d’un droit à la sexualité pour les [personnes handicapées] ? » (le 7 février 2011).

Personne n’a rappelé que la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 était déjà suffisante dans sa situation : d’abord, basée massivement sur les soins palliatifs, c’est-à-dire des soins de confort dont le but est qu’ils réduisent sinon suppriment les douleurs, au risque d’abréger la vie (mais je crois, je n’en suis pas sûr, que Bernard Tapie n’en est pas encore là puisque, si j’ai bien compris, il a reçu des traitements pour combattre sa maladie), ensuite, si l’épreuve est trop insupportable, le patient en fin de vie peut choisir la sédation profonde et continue, en d’autres termes, choisir de s’endormir définitivement et sans douleur, ce qu’a choisi le professeur Axel Kahn, qui était un opposant résolu à l’euthanasie.

Du reste, Bernard Tapie est bien conscient de cette possibilité de la loi, puisqu’il a poursuivi l’entretien avec le journaliste par ce qu’il disait à son épouse : « Je lui disais : "que penses-tu si, à un moment donné, je ne peux plus supporter les douleurs au point d’être mis dans un état comateux, d’anticiper le rendez-vous définitif ?". Et elle m’a répondu : "moi, non". ». Les lobbyistes de la culture de la mort se sont bien gardé de retranscrire cette partie-là de la confession de Bernard Tapie. Aujourd’hui, la loi permet d’abréger si c’est trop épouvantable. Elle permet de résoudre la quasi-totalité des situations des personnes en fin de vie.

Cette loi a pris des années, quasiment onze à douze ans, pour être rédigée avec précision, en pesant chaque mot, et surtout, pour être adoptée avec un consensus, car sur ces sujets-là, il y a un besoin évident de consensus, il faut en finir avec ceux qui vendent les valeurs de la vie au rabais, et il y en a beaucoup tant dans la majorité que dans les oppositions.

Qu’on laisse au moins le temps d’évaluer la loi avant d’en soumettre une autre, qu’on poursuive voire étende le développement des soins palliatifs (c’est ce qu’a annoncé le ministre Olivier Véran le 8 avril 2021), en particulier en unités mobiles pour de la médecine ambulatoire, pour permettre aux patients en fin de vie de vivre leurs derniers instants chez eux. Mais arrêtons de penser que pour supprimer le mal, il faut supprimer le malade au lieu de supprimer la maladie !

C’est sûr que les propos de Bernard Tapie pouvaient être ambigus quand il a lâché : « Faut arrêter de nous faire chier à vouloir nous faire vivre comme eux l’ont décidé. (…) Est-ce que moi, je vais m’occuper de la manière dont va mourir tel ou tel ministre ? ». Cette phrase en elle-même résonne de vie et de vigueur car les propos expriment de la colère, une colère un peu démago mais on ne s’y arrêtera pas car il n’a plus rien à vendre.

C’est justement parce qu’il n’y a pas eu de loi sur l’euthanasie que Bernard Tapie a pu exprimer sa colère. Parce que ce qu’il raconte, son témoignage, c’est qu’il a lutté entre plusieurs forces, celles du renoncement, de l’abandon, de la mort, et celle de la vie, de la combativité, de l’énergie. Dans la douleur, je n’imagine pas autrement mes pensées qu’une succession d’impressions opposées, des oscillations du doute à la certitude.

La plupart des médecins qui suivent les patients en fin de vie peuvent attester qu’en dehors de cas très limités, parfois militants, ceux qui réclament l’euthanasie, ce sont des personnes en bonne santé pour un avenir dont ils ne connaissent rien. Ceux en mauvaise santé, en dépendance, ils ont revu leurs ambitions à la baisse, ils se disent qu’ils peuvent encore vivre, avoir des émotions, rire, pleurer, être en colère comme Bernard Tapie, et cela même diminuées, même sans pouvoir plus jamais marcher, même sans voir, etc.

Quant à la douleur, elle a été déjà mise hors-la-loi dès 2002, et il est temps que chaque patient qui en formule le besoin puisse en bénéficier immédiatement. C’est dans la loi mais c’est la loi de finances qui compte pour le coup (pour le coût). À l’exception de très rares situations médicales, on est aujourd’hui capable de combattre les douleurs. Ne perdons pas de vue les raisons d’un combat. La vie, elle persiste parfois au-delà de nos propres espérances, et c’est ce qui la rend si belle. Assez des vautours de la morgue, préférons l’espérance de la vie !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (29 août 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Axel Kahn : chronique d’une mort annoncée.
Euthanasie : soigner ou tuer ?
Bernard Tapie et "choisir sa mort".
Éric de Montgolfier, les pieds dans le Tapie.
Le combattant Bernard Tapie.
Bernard Tapie : faut-il encore s’acharner sur cet homme ?
Aquarius : 630 vies humaines et les sales eaux.
Grandeur et décadence de Bernard Tapie.
"Un jour, un destin" rediffusée le 4 janvier 2011 sur France 2.
Bernard Tapie, victime ?

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23 réactions


  • Clocel Clocel 1er septembre 13:04

    Waiter please more pasta !


  • ZenZoe ZenZoe 1er septembre 14:07

    Ce qui m’a paru scandaleux, c’est que ses déclarations personnelles ont été tout de suite « récupérées » par les zélateurs de l’euthanasie pour tous.

    Oui, et vous, qu’est-ce que vous faites ?


  • Jeekes Jeekes 1er septembre 16:36

    Pas encore crevé le nanard ?

    Qu’est-ce que ça a la peau dure, les rapaces.

     

    Fait chier, moi j’ai du champ au frais, y pourrait s’magnier un peu le cul ! 

    Il était plus rapide quand il s’agissait de foutre les sans-dents dans la merde pour se faire un max de pognon.

     

    Au fait, quelqu’un lui a dit que tout ce blé qu’il a amassé au long de sa vie de crevure, ben il pourra pas l’emporter dans son cercueil ? 

     

    Là, ça doit le faire chier grave...

     


    • microf 1er septembre 22:49

      @Jeekes

      " Au fait, quelqu’un lui a dit que tout ce blé qu’il a amassé au long de sa vie de crevure, ben il pourra pas l’emporter dans son cercueil ? "
      Bien dit.

      Voici une histoire á l´enterrement d´un riche.
      Un jour, un homme très riche meurt.
      Le jour de son enterrement pendant que le Prêtre lisait la Messe dans la chapelle, arrive un fou qui va vers la tombe de ce riche.
      Le fou prend une pioche et se met á creuser, á creuser et á creuser, jusqu´au moment oú le cortège funèbre arrive devant la tombe et trouve ce fou toujours entrain de creuser.
      Alors, les membres de la famille du défunt étonnés lui demandent qui lui a donné l´autorisation de creuser.
      Il répond, mais je voulais vous aider car j´ai constaté que vous avez creusé une petite tombe, et je voulais l´agrandir, car le défunt a passé sa vie á amasser tellement d´argent, et au moment de partir vous lui creusez une petite tombe, est-ce que tout l´argent qu´il a amassé et toutes les autres richesses qu´il a passé le temps á accumuler vont suffire dans ce petite tombe ? Alors il le fou continua á creuser, peut être que jusqu´á aujourd´á hui il continue toujours á crueser car le défunt était très riche et le fou voulait une tombe très grande qui pourrait contenir toutes les richesses du riche.


  • devphil30 devphil30 1er septembre 17:11

    Tellement pressé de faire les nécrologies qu’il veux les euthanasier 

    Un vrai dictateur comme son maître adoré


  • ETTORE ETTORE 1er septembre 17:15

    Ben alors le nanard ?

    Plus de jus, dans ses batteries WONDER ?

    Vous vous rappelez, l’image du gars qui caracolait en tête ?

    Sabrant une entreprise par là, vendant un autre par ci ?

    Menant une vie de « ministre de la cité »......En bateau.....

    Il a écrasé tellement de monde, éliminé tellement de personnes sans sourciller...

    payé grassement ( il n’y a pas si longtemps, avec des arrangements, concédés par une tête de coton tige )

    Et vous voudriez que l’on compatisse à sa fin ?

    Dites RâKoto, faudrait pas pousser quand même ! Que vous fassiez du racolage, pour votre fée du logis Elyséen, passe encore....( ...depuis le temps, vous en êtes devenu le swiffer attitré)

    Mais pousser encore plus, vers les bas fond.......

    Vous savez quoi.., ?  Allez vous y noyer tout seul !

    J’ai comme un doute là.... ?

    C’est pas le deuxième nartic que vous faites pour cet individu ?


  • Fergus Fergus 1er septembre 19:08

    Bonsoir, Sylvain

    « Ceux en mauvaise santé, en dépendance, ils ont revu leurs ambitions à la baisse, ils se disent qu’ils peuvent encore vivre, avoir des émotions, rire, pleurer, être en colère comme Bernard Tapie, et cela même diminuées, même sans pouvoir plus jamais marcher, même sans voir »


    Une affirmation mensongère !

    En témoignent les cas d’Anne Bert, d’Alain Cocq ou de Marie-Guitte Dufay, tous trois décédés d’un suicide assisté pour fuir les intolérables souffrances physiques mais également psychologiques intolérables qu’ils enduraient !!! 


    • chantecler chantecler 2 septembre 06:53

      @Fergus
      Oui !
      Mais pour un catho la souffrance des autres ne compte pas .
      Jésus a tellement souffert ....
      Le problème c’est qu’ils ont été des dizaines de milliers à subir ce même supplice cf Spartacus et ses compagnons mais pas que !


  • devphil30 devphil30 2 septembre 06:36

    "Exister n’est pas utile. Vivre, c’est utile

    C’est ce qu’on penser les innombrables personnes mise à la rue après leurs licenciements par ce type dans les années 80-90 notamment.

    Des restructurations de sociétés appuyés par des fonds publics pour préserver l’emploi dont les fonds ont été perdu pour l’emploi mais pas pour lui , des sociétés achetés à 1 Frs symbolique et revendu à la découpe

    Ces personnes mises dehors ont existé après leur licenciement mais ont arrêté de vivre car sans ressources

    Voilà qu’il prend conscience pour sa petite personnage du mal qu’il a fait aux autres , on paye toujours pour ce que l’on fait, c’(est l’heure de payer et tant mieux si la note est salée et douloureuse ... !


    • microf 2 septembre 10:39

      @devphil30

      C´est vrai, ce type a fait beaucoup de mal.

      Peu de personnes savent que sa fortune vient d´Afrique, particulièrement de la République Centrafricaine, oú...


    • Occitan Occitan 6 septembre 06:39

      @devphil30
      « Les conneries c’est comme les impôts, un jour ou l’autre on les paye »
      Michel Audiard.


  • Ruut Ruut 2 septembre 07:18

    Exister n’est pas utile. Vivre, c’est utile.

    Une belle conclusion a la folie sanitaire Française actuelle qui enferme et vire des gents pour des raisons injustifiables basées sur des mensonges des instances au pouvoir.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 septembre 08:01

      @Ruut
       
       ’’Exister n’est pas utile. Vivre, c’est utile’’
       
       Le NWO n’aura pas besoin d’individus qui vivent mais d’individus qui servent.
       
      L’ancien monde fondé sur la consommation est moribond.
      Le nouveau monde sera celui de l’utilitarisme.
       
      Seuls les soumis serviront. Et même, il y en aura encore trop.
       
       
      « La crise c’est quand le vieux monde se meurt et que le nouveau monde tarde à apparaître. ».Gramsci
       
      La crise actuelle est financée par les milliardaires.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 septembre 18:41

      @Francis, agnotologue
       
       une personne me demandait aujourd’hui devant un espace réservé aux personnes munies d’un cuèrcode, si nous les sans droits, allions être ttraités longtemps comme du bétail.
       
      En vérité, ce sont les personnes encuèrcodées qui sont traitées comme du bétail ; nous, les autres, serions plutôt traités comme des bêtes sauvages.


  • SamAgora95 SamAgora95 2 septembre 11:54

    « Exister n’est pas utile. Vivre, c’est utile. »

    Rien de plus con que cette phrase.

    La seule chose réelle c’est l’existence, le reste n’est que distractions, un tour de manège totalement indépendant de notre volonté.


    Seule la contemplation nous est permise, car en réalité vous ne faites aucun choix, le libre arbitre étant de toute évidence une illusion.


    Bernard Tapie est un enfant gâté qui s’ignore, il est juste monté sur le manège un peu plus intéressant que les autres mais tous méritent d’être expérimenté.




  • zygzornifle zygzornifle 2 septembre 16:33

    La vie est une longue maladie et il n’y a aucun traitement ....


  • troletbuse troletbuse 2 septembre 18:36

    Oui, on peut choisir sa mort, exactement comme les vieux des EHPAD en 2020 ; sans traitement, interdits d’hôpitaux, interdits de visites mais du Rivotril.

    Quelle chance ils ont eu.


    • serge.wasterlain 5 septembre 18:38

      @troletbuse
      Merci pour votre commentaire, le seul à rappeler que l’on a « aidé » nos vieux à mourir dans les Ehpad à coup de rivotil. J’espère qu’un jour les coupable de ce crime de masse seront jugés...


  • Pascal LANDA Pascal LANDA 6 septembre 13:21

    Sylvain Vous me feriez rire avec vos propos qui détourne le sens même de ceux qui les prononcent Mais le sujet est trop sérieux pour vous classer dans ceux qui parlent pour ne rien dire. Quel est c’est acharnement à vouloir que les autres ne puissent pas vivre comme ils l’entendent ? Pourquoi vouloir que votre vision personnelle de votre fin de vie soit celle des autres ? Vous vous prétendez un observateur conscient de la vérité. Mais que dire alors de l’hypocrisie de la loi Léonetti, ou Léontti-Claye qui condamne les médecins qui oeuvrent pour une fin de vie humaniste, respectant la volonté du malade et qui malgré cette loi réalisent plus de 30 000 euthanasie clandestines du à la mauvaise écriture d’une loi qui défend encore le paternalisme et le tout pouvoir des médecins qui oeuvrent pour la manne que représente les milliards dépensés dans les 6 derniers mois de leurs patients ? (source Observatoire de la fin de vie) Permettez moi de vous dire que ceux qui « meurent debout » sont des personnes impressionnantes qui donnent sens à la vie. Nous avons une société qui préfère que l’individu ne fasse pas FACE à sa fin de vie. Tout comme il ne fait pas face aux abus de pouvoir, aux détournements de fonds, aux pertes de liberté. Réveillons l’esprit de la France en refusant l’hypocrisie ambiante.


  • Samson Samson 8 septembre 20:24

    « Exister n’est pas utile. Vivre, c’est utile. »

    Peut-être suis je sot, mais Je ne comprends même pas ce qu’il veut dire !

    Utile ??? ... mais à quoi donc ?

    Bref, à chacun-e son truc, mais s’il est bien un aspect tant de mon existence que de ma vie qui m’indiffère profondément, c’est bien son « utilité » !


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