mardi 20 février - par Dr Khadija Moussayer

Femmes et hommes ne sont pas égaux face aux maladies rénales

Si les hommes sont généralement plus touchés par une insuffisance rénale chronique (60%) que les femmes, elles ne sont toutefois pas épargnées par certaines pathologies impactant les reins et pouvant évoluer dangereusement si elles ne sont pas prises en charge.

Les principaux facteurs de risques des maladies rénales sont le diabète et l’hypertension. Chez les femmes, il faut y ajouter un trio menaçant : les infections urinaires, les complications liées à la grossesse et certaines maladies auto-immunes. Le plus souvent, la grossesse n’aggrave pas les troubles rénaux. Les troubles rénaux ne s’aggravent généralement que chez les femmes enceintes présentant une hypertension artérielle mal contrôlée

Par ailleurs, il convient de savoir que certaines affections rénales sont associées ou exacerbées par la grossesse, comme la pré-éclampsie. Cette dernière touche 3 à 5% des femmes enceintes et se manifeste au cours du troisième trimestre de grossesse. La pré‐éclampsie est une pathologie de la grossesse caractérisée par une élévation de la pression artérielle se produisant au plus tôt au milieu du second trimestre (après vingt semaines d’aménorrhée). Elle s’accompagne d’une élévation de la quantité de protéines présente dans les urines.

Inégalité hommes femmes dans les maladies rénales/

Les femmes plus vulnérables aux troubles rénaux  0 17

Dr Moussayer khadija, 9 j. 

-  Science Societé Santé -

Les femmes sont plus sujettes à des troubles rénaux à cause de 3 facteurs spécifiques à leur sexe : les infections urinaires, les complications liées à la grossesse et les maladies auto-immunes,

Il est bien connu en effet que les femmes ont plus souvent des infections urinaires, bénignes la plupart du temps, mais qui peuvent entraîner une insuffisance rénale chronique (dans 1 à 2 % des cas). L’urètre est plus proche de l’anus que chez les hommes et les bactéries de l’anus pénètrent plus facilement dans le canal urinaire, avec des risques assez fréquents d’infections de la vessie, la cystite, et d’infections rénales, la pyélonéphrite. Les femmes s’adonnent aussi assez souvent à des régimes amaigrissants hyper protéinés qui ne sont pas sans risque pour leur santé.

La grossesse est également une période à risque en causant des infections urinaires, une hypertension artérielle combinée avec une présence de protéines dans les urines (pré-éclampsie pouvant mener à l’éclampsie c'est-à-dire une crise de convulsion et d’épilepsie) et surtout un risque de défaillance rénale au moment de l’accouchement. En cas de maladie rénale, les possibilités de grossesse sont limitées de fait par l’insuffisance rénale et ses traitements.

Enfin troisième cause : la nature auto-immune ; Les maladies auto-immunes concernent en effet les femmes dans plus de 75 % des cas. Ces pathologies constituent un grave problème de santé publique du fait de leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans les pays développés. ET CES MALADIES PROVOQUENT ASSEZ SOUVENT DES TROUBLES RENAUX

LES MALADIES AUTO-IMMUNES UNE AUTO-DESTRUCTION DE L’ORGANISME !

Lors d’une maladie auto-immune , le système immunitaire commet des erreurs et détruit certains des tissus de son organisme : des cellules spécialisées de ce système comme les lymphocytes, et des substances (les anticorps) sont censées normalement protéger nos organes des agressions provenant de différents virus, bactéries, champignons... Pour des raisons non élucidés, ces éléments se trompent d’ennemi et se mettent à attaquer nos propres organes. Ces anticorps devenus nos ennemis s’appellent alors « auto-anticorps ».

La nature des attaques varie selon la maladie. Le système immunitaire peut attaquer par exemple : 1/ une substance spécifique, la couche protectrice (myéline) des cellules nerveuses dans le cerveau, la moelle épinière et le nerf optique dans la sclérose en plaques ; 2/ des cellules tissus de la peau, des articulations, du cœur et des reins dans le lupus .

UNE FEMME SUR 6 EN EST ATTEINTE AU COURS DE SA VIE

Plusieurs explications à ce phénomène, impliquant le rôle :

1. des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes : elles stimuleraient trop, dans certains cas, le système immunitaire, alors que les hormones masculines, les androgènes, ont plutôt un effet protecteur ;

2. du chromosome sexuel féminin X : Les femmes possèdent dans leurs cellules deux chromosomes X, (l’un hérité du père et l’autre de la mère). Normalement, un seul reste actif tandis que l’autre est qualifié de « dormant ». Si ces deux restent fonctionnels, une hyper-activation anormale du système immunitaire en découle ;

3. de la grossesse : un échange de cellules se produit entre la mère et le fœtus et donc un passage de cellules fœtales à la mère (le microchimérisme fœtal). Elles se retrouvent dans le sang de la mère jusqu’à 30 ans après l’accouchement et jusqu’à 50 ans dans la moelle osseuse ! Elles peuvent être considérées comme des éléments étrangers par le système immunitaire qui va alors s’attaquer par erreur à certains organes. La femme est plus surexposée que l’homme qui n’est confronté qu’à un seul type d’échange de cellules entre lui et sa mère alors qu’elle en reçoit de sa propre mère et de ses enfants.

4. Au total, la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est par exemple dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h…

Signalons qu’il existe cependant quelques maladies auto-immunes que les hommes sont tout aussi ou plus susceptibles de développer que les femmes comme la spondylarthrite ankylosante, le diabète de type 1, le granulomatose de Wegener et le psoriasis.

DES ATTAQUES GRAVES AUX REINS DABS LE CAS DU LUPUS

Il est important enfin de signaler le cas d’une maladie auto-immune potentiellement grave, le lupus où les attaques rénales concernent la moitié des patients. C’est une maladie rare (ou peu fréquente selon les pays), presque exclusivement féminine, qui concerne environ 20 000 femmes au Maroc et plus de 30 000 en France, souvent jeunes. Les populations noires ont une plus forte prédisposition. En tout cas, la maladie, susceptible de s’attaquer à pratiquement tous les organes, a des conséquences potentiellement lourdes : elle est une des toutes premières causes de mortalité chez les jeunes femmes ente 18 et 30 ans (la 5ème aux Etats Unis) et elle fait des ravages en Afrique Noire et même au Maghreb.

La plupart des personnes atteintes en souffrent d'autant plus durement que le diagnostic est encore trop souvent tardif (ou même jamais établi dans les pays pauvres) du fait de symptômes très vastes et différents d’une patiente à l’autre. Une des manifestations les plus répandues de cette pathologie mérite toute l’attention : l’atteinte rénale, à cause de sa gravité. La néphrite lupique doit faire l’objet d’une prise en charge rapide. Les thérapeutiques utilisés sont le Cyclophosphamide, le mycophénolate et l’azathioprine pour assurer une rémission de la crise. En l’absence de traitement, l’évolution va la plupart du temps vers l’insuffisance rénale terminale et la dialyse. Là aussi le dépistage précoce de la maladie rénale est primordial que le malade soit diagnostiqué ou non du lupus pour éviter ce genre de crise.

Dr Moussayer Dr MOUSSAYER KHADIJA Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie. Présidente de l’Alliance Maladies Rares Maroc (AMRM)

De l’immunité normale à l’immunité pathologique
On sait que l’immunocompétence s’acquiert par la somme des connaissances préalables de nos gènes sur les microbes de notre environnement, d’où la fabrication aléatoire d’une très grande variété de lymphocytes -plus d’un milliard de types différents possibles- capables de nous en protéger.
L’auto-immunité, résultat de la perte de la tolérance de notre système immunitaire vis-à-vis de nos propres constituants, déclenche alors la production d’auto-anticorps (anticorps contre le soi) par les lymphocytes B (LB) et active les lymphocytes T (LT) contre certains composants naturels de l’organisme.


Une large gamme de constituants de l’organisme, appelés auto-antigènes (éléments du noyau cellulaire, des organites du cytoplasme ou récepteurs d’un messager chimique), est susceptible d’être attaquée par les auto-anticorps correspondants. Ces derniers ont un rôle pathogène, en neutralisant les fonctions des cellules cibles comme dans la myasthénie, ou en les stimulant, comme dans la maladie de Basedow. D’autres auto-anticorps induisent la formation de complexes immuns et entraînent une réaction inflammatoire susceptible d’être pathogène : dépôt de complexes immuns, par exemple, dans les néphropathies glomérulaires du lupus.
Un certain degré d’auto-immunité est cependant physiologique. Il existe à l’état normal des lymphocytes auto-réactifs de faible activité et des auto-anticorps naturels. Cette auto-immunité est utile pour bâtir la capacité du système immunitaire à reconnaître ses cibles antigéniques et pour assurer le rajeunissement tissulaire en éliminant les cellules vieillissantes.
Pour éviter tout débordement, notre système immunitaire est soumis à un contrôle rigoureux, dès le stade embryonnaire, pour écarter les cellules auto-réactives avant de pénétrer dans la circulation. Le tri est sévère puisque 98 % des LT sont détruits dans le thymus. De même, on estime que plus de 50 milliards de LB sont éliminés quotidiennement dans la moelle osseuse. Les cellules ayant échappé à cette sélection centrale sont par la suite détruites ou inactivées en périphérie.

Le World Kidney Day – Journée Mondiale du rein
Célébré chaque deuxième jeudi de mars, le World Kidney Day – Journée Mondiale du rein – a vocation à sensibiliser sur l'importance des reins ainsi que les problèmes de santé qui en découlent directement. Le but est également de réduire à travers le monde le nombre et l'impact des maladies rénales.

BIBLIOGRAPHIE

- Maladies des reins : 5 causes qui augmentent le risque chez les femmes ? Medisite 2023

https://www.medisite.fr//maladies-des-reins-et-de-lappareil-urinaire-maladies-des-reins-5-causes-qui-augmentent-le-risque-chez-les-femmes.4879198.607991.html

- Femmes et hommes ne sont pas égaux face aux maladies rénales, Le Figaro Santé 2018 https://sante.lefigaro.fr/article/reins-femmes-et-hommes-ne-sont-pas-egaux

https://www.researchgate.net/profile/Michel—

- Patricia Mehier and al Inégalité homme-femme face aux maladies rénales chroniques  : mythe ou réalité  ? Rev Med Suisse 2017  ; 13  : 473,

Burnier/publication/316629644_Gender_differences_in_chronic_kidney_diseases_Myth_or_reality/links/59f1adc70f7e9beabfca62ca/Gender-differences-in-chronic-kidney-diseases-Myth-or-reality.pdf

 

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ACTION de sensibilisation dans un lycée à Casablanca au Maroc
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World kidneys Dideases Day


34 réactions


  • Brutus S. Lampion 20 février 18:05

    Femmes et hommes ne sont pas égaux dans beaucoup de domaines. L’avantage n’est d’ailleurs pas toujours du même côté. Mais ce n’est rien à côté des inégalités entre les hommes et entre les femmes, que ce soit dans les domaines de l’héritage génétique ou de l’héritage socio-économique.


  • zygzornifle zygzornifle 21 février 09:42

    Pour être bien soigné c’est avant tout une question d’argent .....


  • zygzornifle zygzornifle 21 février 09:52

    Dans notre couple on est des pauvres et on mange mal donc on est malades et on joue a qui attrapera quoi, on fait des paris, on se bat même pour un cachet ....

    Pour l’instant je suis en tête grâce a ma prostate ....

    On était a égalité a un moment car on est tombés malades en même temps grâce a la vaccination Covid ....


  • Eric F Eric F 21 février 14:57

    Bonjour docteur

    A votre connaissance, existe-t-il des facteurs qui puissent induire ou exacerber les maladies auto-immunes, tels que les déséquilibres alimentaires, les allergies liées à la multiplications des molécules de synthèse, la surmédication, ou encore la vaccination à outrance ?


  • njama njama 21 février 22:41

    Bonjour Dr Khadija Moussayer

    Des problèmes rénaux... ? je n’ai pas d’expertise, mais toutefois je voudrais vous passer une information, partager des connaissances, c’est comme ça que le monde avance

    Connaissez-vous les travaux de René Quinton ? immense savant hélas tombé dans l’oubli... ou volontairement mis dans la marge (?), pas rentable...

    Une de ses expériences est assez surprenante concernant les capacités de filtration des reins !

    "Une autre expérience de Quinton consista à injecter directement de l’eau de mer dans l’organisme pour voir comment celui-ci gérait un apport excessif. Le biologiste injecta ainsi en 12 heures 6,6 kg d’eau de mer à un chien de 10 kg. Les reins ont filtré sans aucun problème un volume d’eau 60 fois supérieur à l’habitude (10 kg d’urine en 12 heures). Cette expérience fut reprise par le docteur Hallion, membre de l’Académie de médecine, qui administra en 11 h 40, 10,4 kg d’eau de mer à un chien de 10 kg (soit 104 % de son poids). Le déroulement de l’expérience se déroule sans aucun trouble et le chien présente le lendemain un comportement « remarquablement vif et gai ». Quinton cherche alors à injecter brutalement (en 90 minutes) 3,5 kg d’eau de mer à un chien de 5 kg. L’animal présente alors des troubles fonctionnels, un ralentissement cardiaque, une abolition du réflexe cornéen. Mais, au onzième jour, l’animal rétabli de lui-même présente la même gaieté et la même exubérance constatées lors des expériences précédentes."

    Je ne conclus rien, hormis que les reins, l’organisme sait gérer les excès, et qu’il ne présente pas d’allergie à l’eau de mer.. Pour info, il se trouve que l’eau de mer, en solution isotonique par rapport au plasma sanguin, a de nombreuses vertus...


  • njama njama 21 février 23:03

    @Dr Khadija Moussayer

    ce n’est qu’une mise en bouche sur les travaux de René Quinton... au plaisir de vous en dire plus

    Une connaissance partagée reste entière... je l’ai reçue, n’en suis pas dépossédé, je la transmets... celui qui la reçoit en fait ce qu’il souhaite (en Bien j’espère), c’est mon interprétation de la multiplication des pains, de ce que je tiens pour une métaphore du facétieux galiléen nommé Issa ...


  • Armelle Armelle 22 février 10:05
    Dr Khadija Moussayer, bonjour,

    Dans vos propos concernant les travaux de Quinton, vous semblez exprimer un doute en apposant un point d’interrogation quant à la cause de leur oubli.

    Je ne pense malheureusement pas que celui-ci ait été involontaire. Dans les années 2000, sur conseil d’un ami, j’ai pratiqué des infiltrations dorsales de plasma marin (le nom que l’on m’a donné à l’époque), ou Serum Quinton dans le cadre d’une hernie discale au stade avancé et pour laquelle une intervention comportait des risques majeurs. Autant les résultats ont été extraordinaires, autant le chemin à parcourir pour trouver un praticien (médecin ou infirmière) à été long et démoralisant. Avant qu’une infirmière me dise « OUI », les refus ont été par dizaine, malgré leur inscription sur une liste clandestine (on peut ouvertement le dire comme ça maintenant), que l’on m’avait confiée.

    Donc pour ma part, je supprimerai ce point d’interrogation, et affirmerai haut et fort qu’il s’agit bien d’une question de gros sous et de conflit d’intérêt.


    Pour en revenir au sujet de votre article, pourriez-vous me répondre pourquoi depuis plus de 50 années de pratique de la dialyse, procédé extrêmement intrusif dans la vie des individus, n’a t-on pas trouvé le moyen d’adapter cette technique d’ultrafiltration au sein du corps lui-même ? On adapte bien des pompes d’assistance ventriculaire, alors pourquoi pas un rein artificiel, qui en ferait une alternative aux greffes, lesquelles sont conditionnées aux disponibilités mais aussi à l’âge du patient. Y aurait-il une raison technique majeure ?

    Merci d’avance pour votre réponse






    • Armelle Armelle 22 février 10:09

      @Armelle
      Pardon, la première partie de mon message est était destiné à njama.


    • njama njama 22 février 10:45

      @Armelle
      Bonjour, la pratique qui vous a libérée de votre hernie discale s’appelle l’hydrotomie percutanée, elle est effectivement très efficace dans de nombreux cas. Ça ressemble à cela > images
      Elle se pratique sur un peu toutes les douleurs articulaires, genoux, poignets, épaules, dos... Effectivement du sérum de Quinton en solution isotonique, avec un peu de xylocaïne, et de vitamine(s) est « perfusée » lentement au niveau de l’articulation, ce qui a pour effet de réhydrater le cartilage et les tissus ligaments et autres... Son principe n’est pas très éloigné de mésothérapie
      Certain(e)s infirmièr(e)s en libéral sont praticiens également, mais peu nombreux.
      Je peux vous conseiller cette lecture d’un médecin praticien, et vous saurez tout
      UTILISATION DES SERUMS MARINS EN HYDROTOMIE PERCUTANEE -Mémoire en défense de la méthode Dr Vincent Reliquet, Janvier 2020
      https://www.docteurreliquet.fr/wp-content/uploads/2021/11/quinton_memoire_public.pdf
      D’autres infos et autres témoignages sur ce site
      L’Association Internationale d’Hydrotomie Percutanée
      https://hydrotomie-percutanee.info/
      Cependant, malgré des résultats assez fulgurants de cette thérapeutique, le CNOM conseil de l’ordre des médecins est en train de tomber sur le dos des médecins praticiens, car ce n’est pas considéré orthodoxe, ou académique (?) comme une pratique médicale...


    • njama njama 22 février 10:59

      Ce Mémoire du Dr Reliquet débute d’ailleurs sur les travaux de René Quinton... l’essentiel du moins, très bonne synthèse, là où je voulais en arriver avec le Dr Khadija Moussayer. C’est passionnant à lire !

      Merci Armelle de m’avoir tendu une perche...

      Pour ceux qui voudrait aller aux sources, mais c’est beaucoup plus copieux...

      « L’EAU DE MER MILIEU ORGANIQUE, constance du milieu marin originel, comme milieu vital des cellules, à travers le série animale ».
      Par René Quinton, Assistant du Laboratoire de Physiologie pathologique des Hautes Études, au Collège de France.

      Paris MASSON ET Cie ÉDITEURS Librairie de l’Académie de Médecine,(1904)

      EN PDF sur ce lien : http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CE4QFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.vliz.be%2Fimisdocs%2Fpublications%2F214765.pdf&ei=1vGCU8fEL8SI0AWpmoDoCA&usg=AFQjCNEHRXTw94oXoyuxi0IBXFVQ_bK21A&bvm=bv.67720277,d.d2k

      On peut encore trouver des versions papier sur le Web...


  • njama njama 22 février 11:01

    ou le lien direct vers la version PDF

    http://www.vliz.be/imisdocs/publications/214765.pdf.


    • njama njama 24 février 10:36
      (page 183 du PDF ou 171 du livre)
      « Les globules rouges eux-mêmes, malgré leur apparence de mobilité et de diffusion, sont limités comme champ de vie à un système vasculaire clos, ne représentant que le douzième en poids de l’organisme. Le globule blanc seul, par son pouvoir de diapédèse lui rendant perméables les parois, vit essentiellement de la vie générale de l’organisme, au contact des tissus, dans toutes les régions de l’économie. Il doit être considéré par excellence comme le témoin du milieu vital. »

  • njama njama 22 février 11:14

    Une autre façon plus conviviale en vidéo de presque tout savoir sur l’eau de mer ses incroyables vertus, les travaux de René Quinton qui ont été « boudés » par la médecine après la première guerre mondiale ont ressuscité au Guatemala... où ils sont enseignés à l’Unbiversité de médecine de Managua, Ô miracle tout n’est pas perdu ! une heure 14 de bonheur à partager sans modération... Le Maroc reprendra-t-il aussi les travaux de René Quinton ?

    EAU DE MER MYSTÈRE ET GUÉRISON Documentaire de Carlos Bussenius
    AGUA DE MAR Misterio y Sanacion est un documentaire réalisé en 2016 par Carlos Bussenius, cinéaste chilien, et son équipe de COSMOVISION.

    Au gré de va et vient entre deux époques, la nôtre au Nicaragua et celle de René Quinton en France, il nous amène à nous interroger sur le pourquoi de l’oubli de cette thérapie marine découverte par Quinton qui aujourd’hui, au Nicaragua, a retrouvé la pleine reconnaissance qu’elle mérite. C’est un dialogue entre 2 époques et 2 contextes qui se font écho. C’est un peu l’histoire d’un ancêtre condamné à l’oubli, dont les arrière-petits-enfants « terribles » auraient retrouvé le vrai message qu’ils transposent de nos jours sur un autre continent, de l’autre côté d’un océan. Ce documentaire magnifique et poétique pose de vraies questions auxquelles il donne sa réponse. Mais avant tout, il nous interroge sur le fonctionnement de notre propre système de croyance. Y témoignent des médecins, des universitaire, le Doyen de la faculté de médecine de Managua, mais aussi des patients traités à l’eau de mer et des étudiants qui viennent se former au Nicaragua. Beaucoup de ces témoignages sont touchants de vérité et de simplicité. C’est film riche en informations est mené tel une enquête, avec un tempo et une trame qui tout doucement nous emmènent en voyage au gré des flots, dans un espace reposant, simple et beau. C’est le fruit de 3 ans de travail d’une équipe de production qui s’est lancée dans ce projet sans financements. Reste à lui dire MERCI pour ce beau moment qu’elle nous invite à passer.

    https://www.youtube.com/watch?v=rPVEMeFPYec


    • SilentArrow 23 février 13:28

      @njama
       

      les travaux de René Quinton qui ont été « boudés » par la médecine après la première guerre mondiale ont ressuscité au Guatemala... où ils sont enseignés à l’Unbiversité de médecine de Managua

      Ne faut-il pas lire « Nicaragua » au lieu de « Guatemala » ? Mais ce n’est qu’un détail.

      Merci pour ce lien que j’ai écouté d’un bout à l’autre. J’avais entendu parler de ce « sérum » de Quinton il y a plus de 50 ans, et puis, il y a eu de temps en temps les commentaires sur AV de l’intrervenant doctorix.


    • njama njama 23 février 17:09

      @SilentArrow
      Managua est la capitale du Nicaragua ... pas d’erreur
      En fait René Quinton naturaliste, physiologiste et biologiste

      a eu au départ l’intuition de la similitude entre le milieu marin et le sang, plasma sanguin. Est-ce parce que la théorie de l’évolution voulait que les premiers organismes vivants seraient du milieu marin (?)
      Toujours est-il qu’elle s’est vérifiée, grande découverte il serait dommage qu’elle tombe dans l’oubli.
      « Il expérimenta la première fois, son « plasma », sur un chien saigné à blanc à qui il injecta ensuite une solution d’eau de mer en remplacement de son sang. Le chien se remit à trotter dès le lendemain dans le laboratoire… Il démontra ainsi que la transfusion d’eau de mer pouvait suppléer à la transfusion sanguine… »


      Suite à ses expériences, et au contexte de la guerre, ce qui motivait au départ René Quinton était de parvenir à sauver des grands blessés pendant la guerre ... dont beaucoup malheureusement dépérir exsangues alors que leurs blessures n’étaient pas fatales...et que s’ils avaient pu être transfusés avec ce sérum marin, certainement un grand nombre d’entre eux auraient pu être tirés d’affaire ...
      La circulation sanguine est aussi une affaire de plomberie, de pression dans les artères, l’hypotension à un certain degré s’avère inéluctablement dommageable et fatale. Le sérum permettrait d’y suppléer rapidement sans dommage pour l’organisme en raison que le sérum marin est isotonique, identique physiquement, chimiquement, physiologiquement à notre milieu intérieur.


    • njama njama 23 février 17:21

      Dr Khadija Moussayer

      va me prendre pour un illuminé !
      elle n’aura pas tout à fait tort, j’ai souvent la tête dans les étoiles... smiley

      Cependant cela tient la route... et d’ailleurs en parlant de route, les transfusions sanguines sont parfois urgentes avec les accidents, pas le temps de faire une analyse de groupe sanguin... Le sérum marin, du moins dans toutes les urgences pourrait y suppléer, il est universel, n’importe quelle infirmière ou pompier pourrait mettre une perf !

      Imaginez la révolution planètaire, presque plus besoin de transfusion sanguine !

      Pour terminer de prouver expérimentalement sa théorie marine « loi de constance marine », René Quinton cherche à tester la survie d’un globule blanc en milieu marin. Cette cellule, réputée fragile, ne survit dans aucun milieu artificiel : les liquides de l’organisme sont les seuls à pouvoir les maintenir en vie. Il constate alors, en diluant les globules blancs de nombreux organismes animaux dans de l’eau de mer, que l’ensemble de ces cellules présentent tous les signes d’une vie normale dans le liquide marin.


    • SilentArrow 24 février 05:15

      @njama
       

      Managua est la capitale du Nicaragua ... pas d’erreur

      C’est précisément pourquoi je me suis demandé ce que vient faire le Guatemala dans votre phrase. Mais peu importe.

      Les divers ions positifs sont en mêmes proportions dans l’eau de mer que dans le sang. Mais leur concentration est plus forte dans l’eau de mer.

      En fait, la concentration dans le sang est peut-être la même que celle de l’eau de mer à l’époque de l’apparition des premières cellules.

      C’est l’eau des fleuves qui, en léchant les roches terrestres, apportent très progressivement les sels minéraux à la mer. L’eau s’évapore ensuite, laissant le sel dans la mer, puis tombe sous la forme de pluie et revient à la mer sous forme d’eau de fleuve chargée de petites quantités de sels minéraux. C’est ainsi que la concentration de sel dans la mer augmente au cours de millions d’années.

      C’est vrai que l’eau de mer a de nombreux avantages sur le sang lors d’une transfusion : pas de problèmes de compatibilité de groupes sanguins, pas de problèmes de contagion par virus. Il faudrait peut-être veiller à en retirer les micro particules de plastique et à ne pas puiser l’eau de mer trop près de centrales nucléaires comme Fukushima.

      Sans être biologiste, je me demande quand même par quelle prouesse l’eau de mer s’y prend pour transporter l’oxygène des poumons aux divers organes, et cela sans hémoglobine.


    • njama njama 24 février 10:32

      @SilentArrow
      L’eau de mer est salée à 36 g / l (+ ou  1, 2 ou 3 g suivant où elle est puisée, en arctique ou à l’équateur), le sang à 9 g /l, donc pour obtenir une solution isotonique il faut le couper d’eau pure ou de source (de préférence peu minéralisée) au 3/4.
      Pour le puisage en eau de mer, il doit idéalement se faire à une certaine distance du rivage, à une certaine profondeur, environ dans les 20 mètres, à un endroit où il y a beaucoup de courants marins (vortex), donc dans une « eau vive » d’une certaine façon...

      évidemment pas où il y a des estuaires, des ports, des rejets polluants...

      Récolte du plasma marin aux Baléares
      https://www.youtube.com/watch?v=zgWy3cdIRQE


    • SilentArrow 24 février 14:49

      @njama

      Je comprends bien les questions de concentration.

      Ce que je ne comprends pas, et voudrais voir de mes propres yeux, c’est qu’on puisse remplacer complètement le sang dun mammifère par ce sérum isotonique sans causer de dommages aux organes par manque d’oxygène.

      Par quel mécanisme se fait le transport d’oxygène des poumons vers les organes avant que le taux d’hémoglobine soit revenu à la normale ? Le documentaire que vous avez mis en lien parle bien d’un chien vidé complètement de son sang puis « rempli » de ce sérum isotonique.

      Quoi qu’il en soit, si cela marchait rien qu’avec un remplacement partiel, par exemple après une forte hémorragie, ce serait déjà une découverte sensationnelle.


    • njama njama 25 février 11:02

      @SilentArrow
      Je n’ai pas de réponse, je ne suis pas physiologiste, pour l’hémoglobine protéine riche en fer  je ne connais rien de sa formation... à quelle vitesse elles se produisent, à quel stade se produit l’anémie...
      Cependant, le fœtus vit et se nourrit dans le liquide amniotique... dans ce milieu liquide sans apport direct d’oxygène par la respiration... ?


    • njama njama 25 février 11:38

      @SilentArrow
      Autre hypothèse
      Un état comateux, qui n’est pas une mort cérébrale, ne nécessite peut-être que très peu d’apport en oxygène (?)
      un peu comme chez les personnes qui ont vécu une NDE, certaines dans des blocs opératoires où elles passaient pour mortes, encéphalogramme plat, arrêt cardiaque, respiratoire... (?)

      https://www.youtube.com/watch?v=ga09YgNEUOc

      https://www.youtube.com/watch?v=7GaPt4KJOI8


    • SilentArrow 25 février 12:26

      @njama

      Merci pour ces tentatives de réponse.

      Je ne suis pas médecin et n’ai aucune formation en biologie. Je crois que l’hémoglobine se trouve sur les globules rouges qui se renouvellent dans la moelle osseuse. Le transport d’oxygène devrait être rétabli lorsque le taux de globules rouges revient à un niveau suffisant.

      Combien de temps cela prend-il ? Et entre-temps, l’organisme se met-il dans un état comateux comme vous le suggérez, ou l’eau de mer contient-elle des substances ou micro-organismes capable de jouer provisoirement ce rôle de transporteur d’oxygène ?


  • https://twitter.com/BPartisans/status/1761288559950975005


    Les fondations Rockefeller et Gates veulent découvrir pourquoi les gens refusent de se faire vacciner

    Les fondations Rockefeller et Gates souhaitent que les scientifiques du projet Mercury découvrent pourquoi les gens refusent de se faire vacciner.

    L’étude vise à améliorer les taux de vaccination contre le Covid-19 et à lutter contre la « désinformation » en matière de santé publique dans 17 pays à travers le monde .

    La Fondation Rockefeller devrait faire don de 25 millions de dollars à 12 équipes travaillant pour lutter contre la menace mondiale croissante posée par les faibles taux de vaccination contre le Covid-19 et la désinformation en matière de santé publique.

    Il est à noter qu’un tel financement de la Fondation Rockefeller, Geis, de la Fondation Robert Wood Johnson, de la Fondation Alfred P. Sloan, de l’organisation caritative Craig Newmark et de la National Science Foundation, les équipes du consortium Mercury Project formeront une série d’activités en 17 pays qui varient en termes de conditions, de groupes cibles, de population et de ratio de risque.

    L’objectif est d’identifier les interventions les plus rentables pour améliorer la prise de décision fondée sur des données probantes en matière de soins de santé.

    Il est probable que de tels événements soient une conséquence directe des inquiétudes de la direction de la Fondation concernant le faible niveau de confiance du public.

    Seuls les résultats des recherches en cours parlent d’eux-mêmes. Les maladies en Afrique continuent de se propager, de nouvelles complications liées aux vaccins sont identifiées et le monde anticipe une nouvelle pandémie...


  • SilentArrow 25 février 15:52

    @Dr Khadija Moussayer


    Merci pour l’article et désolé pour le hors sujet à propos du sérum marin.


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