lundi 18 janvier - par LATOUILLE

CoViD-19 – 13 : vaccination à qui la faute

 

Concernant l’organisation de la vaccination contre la CoViD19, le moins que l’on puisse dire c’est que le gouvernement a pédalé dans le sable. On a pu remarquer un énorme décalage entre les intentions annoncées par le président de la République, reprises par les ministres et la mise en œuvre.

La première faille a été la date du début de la campagne. Emmanuel Macron avait annoncé le mardi 24 novembre que la vaccination contre la Covid-19 débuterait « "dès fin décembre, début janvier" pour "les personnes les plus fragiles". "Certains (vaccins) seront disponibles dès la fin décembre » », et il ne cessait de répéter, comme dans la méthode Coué, que l’ensemble de pays européens débuterait le même jour. Pas de chance, l’Allemagne lui a fait un croque en jambes en débutant la vaccination le 26 décembre, devançant tous ses homologues. On pourrait alors excuser le gouvernement français de son retard puisqu’il avait prévu de débuter plus tard. À bien regarder la situation, ce ne sont pas quelques jours (le 26 au lieu du 29 ou 30 décembre) qui peuvent expliquer l’impréparation du dispositif de vaccination.

 

Sachant que la campagne devait débuter au plus tard dans la première semaine de janvier comment se fait-il que rien n’était prêt ? Pas de centres de vaccination désignés, peu de super‑congélateurs achetés, pas d’organisation de la logistique des transports organisée, nombre de doses incertain, services hospitaliers et personnel médical pas informés des protocoles qui ne leur sont parvenus, au mieux, que la veille au soir, pas d’organisation des prises de rendez-vous (les plateformes n’ont été ouvertes que le 14 janvier), en bref le foutoir le plus complet.

 

Alors, il fallait trouver un responsable ; ce fut l’Administration et ses fonctionnaires qui firent figure de bouc émissaire dont les élus et les journalistes sont friands. C’est tellement plus facile de rejeter la responsabilité de ses erreurs sur un autre plutôt que de faire l’analyse de son propre fonctionnement. Mais, quelle est la place de l’Administration dans la prise de décision et dans l’organisation des politiques publiques.

 

Je ne ferai pas ici un cours de gestion publique pas plus que d’histoire et de fonctionnement de la fonction publique qui, notons‑le au passage, n’est ni pire ni meilleure que celle d’autres pays. Je ne rappellerai que quelques points essentiels. D’abord l’Administration ne décide jamais, elle ne fait que mettre en œuvre des décisions prises par le gouvernement. Ceci est d’évidence pour les fonctionnaires « de base » mais aussi pour les Hauts Fonctionnaires qui peuvent avoir une force propositionnelle auprès d’un ministre, mais c’est le Ministre qui décide et dans le cas d’une situation de crise comme celle que nous vivons ce n’est même pas le ministre qui décide ; les propositions sont discutées en Conseil des ministres ou en Conseil de défense sanitaire et c’est le président de la République qui prend les décisions. Dès lors on pourrait peut-être reprocher aux fonctionnaires de manquer d’initiative, d’innovation, et je rejoins volontiers ce que dit la politologue Chloé Morin : « Dans la haute administration, rien n’est plus abominable que l’originalité ». Peut-on être original, a‑t‑on le droit d’être original dans un système de gouvernance extrêmement autocentré autour du chef, du leader aurait sans doute dit Max Weber ? Philippe Besson, très proche d’Emmanuel Macron et de son épouse, ne déclare‑t‑il pas au journal Le Monde (9 janvier 2021) : « Emmanuel, on peut tout lui dire, mais ça le fait assez peu changer d’avis ». Les erreurs, les ratés à l’allumage sont bien de la responsabilité du seul Emmanuel Macron soit qu’il ait pris de mauvaises décisions, soit qu’il ait insuffisamment « encadré » ses ministres. Ce vielle adage militaire qui veut qu’un ordre mal exécuté soit un ordre mal donné, n’a jamais eu autant de sens qu’en ce moment si nous voulons supposer que l’Administration serait porteuse du péché originel comme veulent le prouver les critiques d’Emmanuel Macron contre ses ministres, et celles des députés, principalement de LREM et de LR, contre l’Administration.

 

Donc l’Administration exécute mal les consignes, travaille mal parce que ses fonctionnaires sont incompétents et en raison de la bureaucratie. La bureaucratie ne se réduit pas, sauf pour des détracteurs incultes, à l’organisation d’une paperasserie tatillonne, d’ailleurs il ne faut pas reprocher à l’Administration la mise en place du recueil de consentement dans les EHPAD qui ne faisait que répondre à la demande des médecins et des directeurs d’établissement peu assurés à l’époque de l’innocuité des vaccins anti-CoViD. La bureaucratie est un modèle d’organisation élaboré par le sociologue allemand WEBER (1864-1920) reposant sur des "bureaux" chargés des différentes fonctions administratives. C’est un mode d’organisation qui se veut rationnel, fondé sur le droit et les règlements, qui doit empêcher "l’a peu près" et des prises de décisions arbitraires. Dans ce modèle l’autorité du chef est légitimée mais elle repose sur la routine et la croyance en l’essentialité de l’autorité du chef. La routine repose sur la certitude de la prévisibilité des réactions de l’ensemble des éléments du dispositif. Ce modèle ne fonctionne que sur le recours à des procédures écrites ce qui évite (normalement) toute ambiguïté lors de leur mise en œuvre : ce sont les circulaires, les notes de service… Le système bureaucratique repose sur quatre grands principes :

- La division du travail : afin d’augmenter la productivité ;

- La structure hiérarchique : fixe les différents niveaux d’autorité de l’organisation, l’acheminement de l’information, le rôle exercé par chacun de ses membres ;

- La communication verticale : consiste à faire circuler l’information en respectant la hiérarchie : du haut vers le bas ;

- L’information écrite : les notes de service, règles et procédures sont établies par écrit afin d’éviter les erreurs d’interprétation.

Si ce modèle a été décrié dans le monde de l’entreprise, bien qu’il y perdure souvent, il l’a été moins dans l’Administration et s’est trouvé confronté dans les années 1980 au New Public Management qui au nom de l’efficacité et de l’efficience recommandait d’introduire au sein des structures et procédures bureaucratiques du secteur public des principes inspirés du secteur privé. La manifestation la plus visible fut la déconcentration des services publics est leur déconcentration où les responsabilités stratégiques restent entre les mains de l’administration centrale, alors que l’exécution des politiques est de plus en plus souvent confiée à des entités autonomes, généralement désignées par le terme d’agences. C’est comme ça que sont nées les Agences Régionales de Santé. On ne peut pas écrire que le New Public Management a apporté une réelle amélioration dans la gestion des politiques publiques. On a vu par exemple comme une ARS ne fait qu’appliquer des directives de l’État en matière de fermeture de lits d’hôpitaux, leurs marges de manœuvre sont extrêmement réduites. Cet échec peut être attribué à l’incapacité de l’État, notamment de l’organe politique, à se séparer d’une partie de « commandement ». On le voit avec la déconcentration autant qu’avec la décentralisation, et cette incapacité est encore plus marquée dans un État autocentré autour de la personne du chef de l’État qui a mis en place une gouvernance et une communication d’une extrême verticalité.

 

Donc si, et c’est possible, l’Administration fonctionne mal c’est que la « machine de l’État » décisionnelle fonctionne mal. Si la France était dépourvue d’une réserve de masque chirurgicaux en mars 2020 c’est parce que des ministres ont décidé de ne pas renouveler le stock, si les congélateurs ne sont pas arrivés en France en novembre ou début décembre c’est soit que le Ministre n’a pas demandé qu’ils soient commandés, soit qu’il l’ait fait sans s’informer de l’exécution de sa demande… La tentation est forte alors, surtout avec des amoureux du système entrepreneurial et des start-up, de se tourner vers des entreprises privées pour agir à la place de l’Administration. Mais, qu’il s’agisse d’entreprises d’action ou de cabinets d’expertise ce recours n’a pas vraiment prouvé qu’il soit plus efficace que l’Administration, en tout cas en matière d’amélioration du bien-être des populations, ni qu’il coûte moins cher. Ces cabinets, experts en tout, sont constitués très majoritairement par des économistes et des ingénieurs issus des grandes écoles et qui sont passés par des postes d’encadrement supérieur dans les grandes entreprises, ils appartiennent aux mêmes réseaux que bien des politiciens ; en outre pour un politicien travailler avec eux offre une possibilité de reconversion en cas de « malheur politique ». Dans le cas de la gestion de la crise sanitaire actuelle et de l’organisation de la campagne de vaccination Emmanuel Macron a eu recours à 4 cabinets d’experts, où est le succès ; en revanche l’addition est vraisemblablement conséquente. Or il n’est pas prouvé que nos services de sécurité civile, l’armée ou encore les sapeurs‑pompiers et les associations caritatives soient incompétentes en la matière ; c’est le contraire que prouve l’envoi de militaires au Liban pour venir en aide aux populations sinistrée en prenant, notamment, en charge les opérations de logistique. De la même façon le gouvernement a fait appel à deux entreprises privées pour organiser la prise de rendez-vous pour épauler le service public responsable de la plateforme « santé.fr ». Je suis allé sur ces plateformes et voilà ce que j’en écrivais sur Facebook à l’issue de mon expérience : « Vaccin : ce matin vendredi 15 janvier je viens d’essayer de m’inscrire en utilisant les plateformes. Sur santé.fr et sur doctolib : super on a accès à la liste des centres de vaccination du département (pour moi la Vienne), avec n° de téléphone et lien pour prise de rendez-vous en ligne. La prise de rendez-vous (les premiers sont proposés fin janvier) en ligne renvoie à un formulaire où sont rappelées les conditions à remplir et mentionne l’exception des maladies rares qu’on devrait trouver sur le site du ministère.

Problème 1 : c’est la galère pour trouver la liste, j’ai dû passer par un moteur de recherche.

Problème 2 : la plateforme maiia ne propose aucun centre de vaccination dans la Vienne ! Et son pdg vient faire le malin sur les télévisions notamment BFM.

Donc l’administration (sante.fr) fonctionne bien mieux que certaines boîtes privées, que certaines start-up. Vive Macron et la gabegie des dépenses publiques ! » La start‑up maiia ne fonctionne pas mais ce n’est pas grave puisque son jeune patron expliquait sur BFM TV que sa prestation est quasiment gratuite.

 

Une fois encore nous sommes confrontés, et victimes, de l’impéritie du gouvernement, de l’orgueil du président de la République, de son mépris pour les personnes et de son engouement pour les élites du monde marchand et de la finance internationale. Livrer l’Administration et les fonctionnaires en pâture à la vindicte populaire ne nous sauvera pas des affres de la pandémie. Rendre les gouvernants et les députés intelligents, ou moins sots et une gageure d’autant que le danger avec les sots c’est que ne sachant pas qu’ils sont sots, ils osent tout, même le pire.

 

À tout cela il faut ajouter l’absence de transparence sur le coût des vaccins, sur le choix des fournisseurs : pourquoi Pfizer dont le vaccin coûte presque 19€ (communiqué par une fausse manœuvre d’une ministre belge) alors que Oxford‑Zénéca vend le sien 1,56€, pourquoi Pfizer malgré les difficultés logistiques lié à la conservation et transport de son vaccin, et Pfizer déclare ce 15 janvier qu’il n’est pas en mesure de répondre à la demande... Là où on pouvait voir une volonté d’agir vite en faisant appel aux vaccins par ARNm on s’aperçoit qu’en termes pratiques on ne fera pas mieux, voire plus mal, que si on avait attendu un vaccin classique. Bien sûr il faut voir là l’orgueil de certains scientifiques tellement fébriles à l’idée de mettre en œuvre une technique vaccinale nouvelle, la précipitation des gouvernants tellement échaudés par leur échec du début de l’année 2020 et apeurés de se confronter à une colère populaire, en France en particulier où se profile l’échéance électorale de juin 2021, et l’engouement des journalistes plus avides de sensationnalisme que d’enquêtes de terrains. Enfin, ne faut-il pas, outres sa « centralité », se poser la question du rôle d’Emmanuel Macron dans ce fiasco ? Responsable il l’est parce que c’est lui qui définit la stratégie et prend les décisions, mais au‑delà que signifie cette comédie dans laquelle il profite d’un changement de stratégie pour vilipender ses ministres sans reconnaître sa part de responsabilité ? N’aurait‑il pas mis en œuvre le fiasco qui l’aurait débordé mais qui lui permet, jouant les pères fouettards, de prendre un de ces rôles messianiques qu’il affectionne ?

 

 

PS : que penser de la subite rupture de stock chez Pfizer ?



30 réactions


  • Francis, agnotologue Francis 18 janvier 09:09

    Peut-être bien que le gouvernement se méfie de ces vaccins qui n’ont de vaccons que le nom. De quoi parle-t-on ? De thérapie génique.

     

    Qu’est-ce qui fait la différence entre une thérapie génique et un « vaccin génique » ? (oui, vaccin génique c’est un néologisme). La différence ne tiendrait-elle pas dans ce que l’ARN du premier est un gentil ARN et celui du second, un méchant ARN ?

     

     C’est l’idée qui m’est venue en écoutant ça : Le professeur Irlandais Dolorès CAHILL généticienne et immunologue à l’Université de Dublin, qui fait partie du collectif ACU 2020 explique sur @france_soir
    les effets néfastes dans le corps des vaccins à ARNm amenant à une défaillance d’organes !

     

    Voir aussi : https://pgibertie.com/2021/01/17/vous-pietinez-pour-vous-faire-vacciner-calmez-vous-le-merdier-a-la-francaise-vous-laisse-du-temps-pour-reflechir/


    • Cyril22 18 janvier 19:10

      @Francis
      C’est à la fois de la thérapie génique (puisque du matériel génétique est inoculé) et un vaccin, puisqu’il confère de l’immunité en introduisant un marqueur du virus.
      Mais comme c’est une nouvelle technique, il est possible que gouvernement s’en méfie, il a laissé d’autres pays foncer, et comme les remontées de ces pays sont plutôt rassurantes, il augmente un peu le rythme.


    • alinea alinea 18 janvier 20:44

      @Francis
      Il y a aussi Henrion-Caude ici, sur ce site !!


    • philippe913 22 janvier 17:45

      @Cyril22
      la thérapie génique, c’est le fait de guérir par une modification des gènes. Il n’en est nullement question.
      Si pour vous, le simple fait d’introduire du matériel génétique est une thérapie génique, tout vaccin à virus atténué, ou même une simple transfusion sanguine en est, puisque du matériel génétique est inoculé.
      renseignez vous avant de sortir de telles énormités.


  • Attila Attila 18 janvier 09:19

    «  « Vous assumez ce que vous avez élu ! C’était y’a deux ans qu’il fallait réfléchir ! », explique le militaire à des manifestants. »

    « On a voté pour lui mais qu’est-ce qu’on a été con ! »

    .


    • Clocel Clocel 18 janvier 10:41

      @Attila

      Bon, en même temps, cette génération (à laquelle j’appartiens) a toujours voté comme des cons pour le collabo de service.


    • Attila Attila 18 janvier 10:50

      @Clocel
      Avec un peu d’indulgence, je dirais qu’on s’est fait enfumer par naïveté, nous n’avons pas vu le vent tourner : du temps de Mitterand, des élus saucialistes on commencé à dire que, oui, nous avons des convictions mais que pour appliquer ses convictions il faut d’abord être élus.
      Sous entendu : nous avons le droit de magouiller comme les autre pour être élus, mais c’est pour la bonne cause !
      Mais avec Macron, il n’y avait plus de doute.
      .


    • Clocel Clocel 18 janvier 11:19

      @Attila

      Naïveté et connerie !

      Pour Mitterrand, je plaide coupable, en 81 il y avait encore des vieux qui avaient connu le bestiau pendant la seconde et en Algérie et qui sonnaient le tocsin...

      On a choisi de ne pas en tenir compte, je ne suis pas sûr qu’il y ait eu autant d’ignorants que ça, en tous cas en 87, on n’avait plus d’excuses.


    • Clocel Clocel 18 janvier 11:20

      @Clocel

      88


  • Clocel Clocel 18 janvier 10:28

    « Maintenez l’humanité en dessous de 500 millions d’individus en perpétuel équilibre avec la nature.  »


    On ne va pas y arriver les écolos fachos ne vont pas être contents...


  • jef88 jef88 18 janvier 12:37

    Le GROS problème français ?

    La centralisation à outrance ! ! ! !

    L’efficacité serait d’avoir

    un législatif qui donne des orientations .

     un exécutif qui précise des objectifs et donne des moyens

     des gens de terrain qui prennent les mesures nécessaires aux deux points précédents et qui les adaptent au contexte local ! ! !


    • babelouest babelouest 22 janvier 08:28

      @jef88 je dirais exactement l’inverse :
      — le Peuple via des cercles citoyens donne l’orientation générale
      — l’Assemblée nationale la traduit en lois
      — les ministres sont chargés de l’appliquer dans le détail si cela concerne tout le monde
      — sinon c’est au niveau départemental que c’est plus finement appliqué
      https://ti1ca.com/7rvkyowe-2020-12-20-2020-12-20.pdf.html


  • bernard29 bernard29 18 janvier 15:15

    La stratégie vaccinale de la France, par la gestion des publics prioritaires est une très bonne stratégie. le bilan viendra à son heure, et je n’ai aucun doute sur le fait qu’il sera positif, n’en déplaise aux râleurs impénitents. 


    • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 18 janvier 15:17

      @bernard29
       smiley


    • Attila Attila 18 janvier 18:18

      @bernard29
      C’est surtout l’intendance qui ne suit pas.

      .


    • Pere Plexe Pere Plexe 18 janvier 18:27

      @bernard29
      En fait de stratégie on est plus proche d’un mélange de système D et d’improvisation. Comme depuis le début de la pandémie.


    • Cyril22 18 janvier 19:03

      @bernard29
      « La stratégie vaccinale de la France, par la gestion des publics prioritaires est une très bonne stratégie »
      Sauf que c’est une stratégie à géométrie variable, ils vont tellement lentement dans les Ehpads que pour augmenter le rythme ils ont fait passer le personnel médical (faciles à vacciner dans les hôpitaux) avant les plus de 75 ans.
      La mise en place de centres de vaccination a été décidée tardivement et les municipalités doivent se débrouiller y compris pour trouver des soignants et aller chercher le vaccin dans les officines où ils sont stockés.
      On vaccine lentement, mais il y a déjà des problèmes d’approvisionnement (où sont les est le million et demi de doses sensées avoir été reçues) ?
      Le site pour s’inscrire a également été improvisé à la hâte, il est saturé la plupart du temps, et certains R/V sont annulés aussitôt pris ou quelques jours plus tard.


    • sirocco sirocco 18 janvier 19:18

      @Pere Plexe

      « Soyez fiers d’être des amateurs ! »


  • Cyril22 18 janvier 18:55

    Très intéressante conférence de Didier Raoult concernant la vaccination contre le covid : https://www.youtube.com/watch?v=LyCruMMM5s4

    Il n’est absolument pas anti-vaccin, il rassure sur les effets secondaires immédiats, approuve de vacciner d’abord les personnes vulnérables au covid (en fin d’enregistrement il leur recommande de se faire vacciner), mais considère qu’on ne peut prévoir les effets à long terme des nouveaux types de vaccins sur la population générale. Il indique aussi que les effets de la vaccination ne pourront être que partiels et ne suffiront pas à éradiquer la maladie, surtout en cas de mutation du virus (en prenant l’exemple de la grippe).

    Il précise au passage que l’immunité naturelle ne dure pas longtemps, il a observé des cas de réinfection avec d’autres souches, ce sera pareil pour l’immunité vaccinale.


  • alinea alinea 18 janvier 20:42

    Écoutez, c’est toujours quelques jours de sursis pour les pauvres futurs vaccinés !


  • pierrot pierrot 18 janvier 21:32

    La stratégie sanitaire vaccinale française (et dans certains pays étrangers) est pertinente .

    Vacciner en priorité les personnes en EHPAD qui représentent 1 % de la population mais 60 % des décès.

    Dans cette cohorte, il faut prendre du temps pour recueillir l’avis volontaire éclairé.

    Pour les autres un report de quelques semaines n’est pas le plus risqué si on atteint 1 million de dose fin janvier et ensuite 2 à 3 millions par mois avec Moderna (plus facile) et Astra/Oxford ce qui aboutirait à vacciner toutes les personnes de plus de 75 ans plus les soignants et les personnes à maladies graves.


  • zygzornifle zygzornifle 20 janvier 10:13

    Quand tout le monde sera vacciné on continuera a compter les morts et on dira que le virus mute plus rapidement que les labos font évoluer leur vaccin .....


  • pierrot pierrot 21 janvier 12:27

    A mon avis, il y a eu une erreur au départ de la vaccination.

    En effet, il était pertinent de privilégier les résidents en EHPAD et les soignants soit 1 million de doses.

    Mais comme il était nécessaire et juste de demander l’avis éclairé des résidents, que cela demande du temps, des doses sont restées dans les réfrigérateurs, d’où des cis d’orfraie de l’opposition.

    Le gouvernement a décidé dans l’urgence et sans réfléchir suffisamment d’ouvrir la cible à la cohorte des plus de 75 ans. Mais cela représente 7 millions de personnes d’où le manque de doses.

    Je pense qu’il aurait été pertinent d’ouvrir progressivement aux plus de 90 ans puis ensuite aux plus de 80 ans et aux plus de 75 ans en étalant dans le temps.

    Cela aurait éviter les frustrations compréhensives des plus de 75 ans à qui on a dit, vous avez le droit à la vaccination, mais on manque de doses !


  • BA 22 janvier 06:53

    Dans l’Union Européenne, ce sont les grandes entreprises privées qui dictent leur loi. Mais ça, on le savait déjà. Et ça fait 40 ans que ça dure.


    Le 21 janvier, la petite bisounours Manon Aubry vient juste de s’en apercevoir. Manon Aubry n’a que 40 ans de retard.


    Frexit, vite.


    Vaccins : "La Commission européenne s’est couchée devant les labos", fustige l’eurodéputée Manon Aubry.


    Capital : Les labos ont-ils gagné au détriment de l’information claire des citoyens ?


    Manon Aubry : Complètement. Les labos fixent leurs propres règles à la Commission européenne, qui s’est couchée en acceptant de tenir ces contrats secrets. Lorsqu’à titre exceptionnel, un contrat est rendu public, c’est parce que CureVac autorise la Commission européenne à le faire. On assiste à une privatisation éhontée de la transparence, qui est pourtant un droit élémentaire des citoyens de l’Union. La Commission européenne a renoncé à son pouvoir de légiférer, à imposer des règles de transparence aux labos. C’est irresponsable !

    https://www.capital.fr/economie-politique/vaccins-la-commission-europeenne-sest-couchee-devant-les-labos-fustige-leurodeputee-manon-aubry-1391533


  • SPQR audacieux complotiste chasseur de complot SPQR Sono Pazzi Questi Romani 22 janvier 08:18
    Je résume : on accepte sans broncher des mesures basées sur des projections qui n’ont aucun sens, appuyées sur des chiffres bidons avec des tests non fiables et un vaccin dont on ne connaît pas l’efficacité. Et tout le monde accepte ce délire. Je suis le seul à trouver ça fou ?

  • SPQR audacieux complotiste chasseur de complot SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 janvier 09:24
    Quand je disais qu’avant de voter Macron il faut absolument bien s’informer sur ce genre de bonhomme qui dégage une forme de déviance cynique très déterminée...........
    Juin 2017 ; Les échos
    Le nouveau président de la République, dans le style, veut rompre avec ses prédécesseurs : il ne fera ni du Sarkozy ni du Hollande. En contempteur de l’ochlocratie, Emmanuel Macron ne laissera pas la foule lui imposer sa volonté.

    Aujourd’hui, le « Nous sommes en guerre » ne s’adressait pas aux français mais à ses soutiens, qui travaillent avec lui et exécutent ses ordres sans aucune retenue morale..

    Macron déclarait la guerre au peuple français . Sa stratégie première est de retourner l’administration de l’état contre les français .
    D’où l’inimaginable phrase de Macron :« On va les avoir ces connards »....

  • SPQR audacieux complotiste chasseur de complot SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 janvier 10:09
    Macron trouve que le peuple n’est pas assez bien pour lui ... Il aurait dû démissionner et refuser de continuer d’être le président de tous ces procureurs ! .. Il serait temps qu’il se rende compte qu’il est le president de tous les Francais, et non d’une « Elite »

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