Ecole : Transmission des connaissances et pédagogie
Quand un mauvais coup se prépare contre l’Ecole, les articles instillés dans les médias « chargent » l’école…comme cela a été fait pour l’Hôpital. Car le problème du gouvernement est que les Français sont attachés à leurs services publics.
Pourtant de brillants pédagogues passionnés par leur travail ont de tout temps su réussir, chacun de manière différente. Et autrefois on savait les former, et on le faisait
Après avoir tout fait pour casser l’école : augmentation des effectifs des classes, nombre insuffisant d’enseignants, ce qui rend impossible d’assurer tous les cours pourtant obligatoires, semaine de 4 jours…terrible pour les enfants, bénéfique pour les parents qui se payent des longs week ends, bénéfiques pour les marchands de loisirs…voilà qu’on nous ressort l’histoire de la méthode globale, qui a disparu depuis les années 1950 à l’école élémentaire, et que les enseignants refusaient d’appliquer à la lettre, car ils étaient bien placés pour voir que ça ne marchait pas. Cette méthode a laissé un « plus » sous forme de méthode mixte : avant on en était au ba ba et au seul « par cœur" type école coranique.
De nos jours, tout le monde, à commencer par les parents, conteste tout, et se prétend spécialiste de la pédagogie…C’est sans doute pourquoi SARKOZY a supprimé la formation des enseignants. Ferait on de même pour un pilote d’avion ? une infirmière ? D’un autre côté ne devient on pas Ministre et spécialiste de n’importe quoi instantanément ?
L'enseignement français souffre d'un trop grand intellectualisme (et rate son affaire). Les enfants qui réussiraient y compris dans l'abstraction en s’appuyant sur leur réussite dans des disciplines manuelles, sensibles, musicales, sont sacrifiés, et ces disciplines là manquent aussi à ceux pour lesquels l’abstraction est le point fort.
L’enseignement souffre d'une trop grande importance donnée aux vacances. Les rythmes scolaires sont infernaux, et les cassures des vacances à tout moment sont dévastatrices. Les enseignants se mobilisent beaucoup pour obtenir tel "pont", telle disposition prévue dans la marge de manoeuvre de l'établissement. Il faut lire les rapports des conseils d'administration et la longueur des débats sur ce sujet par rapport aux autres points de l’ordre du jour ! On en arrive à se demander si notre Ecole n’est pas celle de la paresse, et si de nombreux maîtres ne choisissent pas cette voie plus en raison des vacances qu’en raison de l’intérêt du travail.
Les très nombreux enseignants de valeur modifient sans cesse leur pédagogie pour améliorer l'efficacité de leur classe. C'est ainsi que sont nés les mouvements pédagogiques. Il n'y a pas de mauvaise méthode ni de méthode parfaite, celle-ci relève du "terrain", et un enseignant digne de ce nom évolue toute sa carrière. Beaucoup ont été victimes d'inspecteurs (souvent des gens qui ne réussissaient pas à enseigner) qui imposent leurs manies...et leur livre (ça rapporte) et s’opposent aux adaptations ! De tout temps ce sont ceux qui ne savaient pas enseigner qui souvent expliquaient aux autres comment il fallait le faire. Il convient de ne pas généraliser cependant.
Tous les enseignants ne sont pas en même temps des éducateurs nés. Ils ont choisi les lettres, les math…parce qu’ils les aimaient. Ils ont du mal à comprendre que tous les enfants ne sont pas passionnés par toutes les disciplines, en particulier la leur…Il leur arrive de ne pas s’intéresser aux élèves, mais seulement à leur « matière »…et les élèves le leur font payer. Une classe a une forte dynamique de groupe. La maîtrise d’un groupe s’apprend, ce n’est ni des lettres, ni des math...etc.
Les méthodes d'éducation active sont là pour éviter la passivité ! Dans apprendre il y a "prendre". Les enseignants du Technique étaient très bien formés dans les ENNA 'Ecoles Normales nationales d'apprentissage).
Le but de l'enseignement est de faire sien un savoir, pour cela il faut se mobiliser, faire un effort, créer. Ce n'est pas parce qu'un professeur a été brillant à l'université qu'il est capable d'enseigner. Une formation pédagogique de deux ans, alternée, est nécessaire...on l'a supprimée. Les IUFM, il est vrai, n'étaient pas bons, trop théoriques. Les Ecoles Normales d'Instituteurs étaient excellentes : Leurs professeurs prenaient une classe en main pour "garder la main", l'élève maître de même, dès 17 ans...sous contrôle..
Je proposerais bien déjà que le nombre d'heures nécessaire pour accéder à la classe supérieure soit contractualisé pour les élèves...que les objectifs en termes de savoir (qui dépasse le savoir répéter) soient évalués un par un....
Mais il y a le problème de nos effectifs de classes bien sûr...
Le petit nombre ne réglant bien sûr pas tout !
Voici une vue pas autant utopique qu’on pourrait le penser : Voir ici,
« Pédagogie des méthodes actives, le lycée de demain ? »
http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=198
J'ai eu la chance de faire de la recherche pédagogique appliquée, et surtout de travailler en établissements scolaires avec des équipes qui assuraient d’excellentes formations de manière active, à l’école, au collège, au lycée.
Je sais que les citoyens s’intéressent au sujet, et qu’ils ont su faire remonter des propositions …pour rien hélas.
.Voir « Avenir de l’école, que fait on de la consultation nationale ?

