mercredi 7 mai 2008 - par Bernard Dugué

Faut-il encore interdire Mein Kampf ?

Après le documentaire d’Arte, diffusé le 6 mai 2008 (un an après… facétieux les Artiens !) consacré à ce livre sulfureux écrit par Hitler et ses collaborateurs, une question se pose. Pourquoi un livre aussi important pour saisir une période cruciale de notre histoire n’est-il pas édité en France et, de plus, interdit ?

Aussi étrange que cela puisse paraître, Mein Kampf, long texte rédigé par Hitler alors qu’il purgeait une peine de prison en 1924, puis remanié par ses collaborateurs, n’est pas disponible en librairie et du reste interdit. Pourtant, il s’agit d’un document d’histoire important, permettant de comprendre dans le texte le cheminement d’une pensée ayant habité un homme, un cercle, puis une nation ; conduisant aux résultats consignés dans les livres d’histoire. Le citoyen ordinaire n’a pas accès à ce texte. Mais il est possible d’en avoir connaissance si on est inscrit dans une bibliothèque universitaire sous réserve qu’il soit au catalogue. Ce qui était le cas à l’université Michel de Montaigne à Bordeaux. Il y a une quinzaine d’années, en remplissant la fiche pour sortir un ouvrage des archives, chose courante, j’ai pu avoir entre les mains un exemplaire de la traduction française parue en 1935 aux Nouvelles Editions latines. Une édition de référence, un « bootleg », fidèlement traduit sans les censures allemandes effectuées dans d’autres langues. Une version piratée à l’initiative d’un éditeur maurassien et anti-hitlérien, un livre pour alerter les Français de la menace. Quand la bibliothécaire n’a informé que le livre ne peut pas être emprunté comme n’importe quel ouvrage je n’ai pas été surpris. De plus, la procédure est très particulière. J’ai dû laisser en échange une pièce d’identité contre la remise de ce livre qu’il m’était possible de consulter sur place uniquement. Bien évidemment, j’aurai pu faire une photocopie, mais, comme ce texte ne m’inspirait aucun intérêt particulier si ce n’est une curiosité d’honnête homme adhérant à la culture de son époque, je l’ai feuilleté une demi-heure avant de le rendre pour récupérer ma carte d’identité. Toute cette procédure me donna le sentiment de manipuler une chose défendue, un peu comme les manuscrits libertins échangés sous le manteau pendant le XVIIIe siècle. Maintenant, Sade est en vente libre dans les supermarchés, mais Mein Kampf reste en accès limité, comme s’il s’agissait de manipuler un stock de dynamite. Ou une lampe qui, si on la frotte, libère l’axe satanique du mal !

Quoi qu’il en soit, accéder à Mein Kampf était déjà un jeu d’enfant bien avant internet ; avec des éditions pirates (l’une éditée en 1998 circulant en Allemagne) uniquement accessibles aux curieux et surtout aux néo-nazis. Fallait-il interdire la publication de Mein Kampf ? En sachant que les individus les plus déterminés et les plus féroces pouvaient accéder à ce texte. Peut-on penser que l’interdiction de ce texte rend son contenu sacré, comme s’il s’agissait d’un secret précieux auquel quelques élus pourraient accéder, alors qu’une édition l’aurait situé comme un document historique permettant de comprendre pourquoi l’Histoire a déraillé. Et ce qui s’est passé dans la tête des nazis, ainsi que le bourrage de crâne infligé à des Allemands qui n’avaient rien demandé, mais se sont vu offrir ce livre à l’occasion d’un mariage. Mein Kampf a été tiré à plus de 10 millions d’exemplaires. Dieu merci, les temps ont changé. Ce qui se diffuse à ce niveau, c’est le catalogue Ikea, ô combien plus utile pour des jeunes mariés que Mein Kampf ou même la Bible !

Faut-il encore interdire Mein Kampf ? Si Voltaire était vivant, il répondrait sans aucune hésitation non, mesurant le contexte actuel. D’ailleurs, ce texte est en libre accès sur internet, lieu de libre expression qu’aurait fort apprécié Voltaire. Il est même étonnant que ce livre soit encore frappé d’interdit alors que la question nazie est enseignée et que la démocratie est devenue presque irréversible. Ce serait même un atout que d’éditer ce livre pour servir d’éducation citoyenne, pour montrer les délires fantasmagoriques d’une élite issue de la culture européenne ayant basculé dans l’irréparable et l’incompréhensible. Mais maintenant que ce texte est dans le domaine public, peut-on envisager une publication en cette période où on a peur de tout, des OGM, des virus, des étrangers, de la finance, de son voisin, du réchauffement climatique, des mots un peu trop crus ?

Rappelons le contexte. Hitler, emprisonné après une tentative de putsch, rédige un long texte qu’un éditeur futé baptisera Mein Kampf. Un livre motivé comme on s’en doute par un double ressentiment, personnel et par projection, national. Hitler prenant sur lui la défaite de 1918 et l’humiliation du traité de Versailles. Le livre se vend bien. Hitler, jugé inoffensif, est libéré. Puis, avec les bons soins de Rudolf Hess, le livre est complété et le texte définitif est prêt pour une large diffusion. La force de ce texte, c’est de mêler un destin personnel, un destin national et des explications toutes trouvés et pour le moins bricolées. La faute aux Juifs et à une contamination d’une race censée être pure, la race aryenne, avec ses ramifications en Autriche et en Tchécoslovaquie, une race qu’il faut rassembler. Et, là, des solutions toutes trouvées. Le traité de Munich en sera un moment emblématique. La pensée hitlérienne est simple. Elle repose sur une anthropologie de la pureté et de la souillure. L’ensemble justifiant un hyper-nationalisme comme jamais l’humanité n’en a connu. Ce qui justifie l’emploi de la force sur le droit, la légitimité de la puissance, des besoins du peuple allemand, face à la légalité des nations. D’où l’emploi d’une armée destinée à conquérir un territoire vital pour ce peuple qui selon les canons de la légitimité raciale et d’une vocation à asservir les autres races, doit disposer d’une préférence géopolitique. C’est donc le ressort essentiel du nazisme codifié dans Mein Kampf. La légitimité de la race et de la « légalité naturelle » face à l’universalisme abstrait du droit international encore en gestation. Un thème qui en dit long pour les connaisseurs !

En Allemagne, le livre est interdit de réimpression, pour des raisons apparemment évidentes. Par respect pour les victimes dit le chargé de communication de l’Etat de Bavière, titulaire des copyrights. Le documentaire d’Arte nous offre une chute surprenante. Un Juif interrogé se demande si justement, par respect pour les victimes, il ne faudrait pas donner ce livre comme objet d’étude et de discussion pour éviter d’autres génocides. Les Allemands ont peur de ce livre. On peut les comprendre. Mais nous, Français, pourquoi n’osons-nous pas affronter avec courage cet enjeu, pour montrer et affirmer que nous ne craignons plus rien, que nous n’avons pas les vieux démons dans nos âmes ? C’est d’ailleurs cette position que défend l’interlocuteur d’Arte, arguant qu’on ne devient pas assassin en lisant les mémoires d’un serial killer. La peur n’a jamais fait grandir l’humanité. Ne pas laisser ce livre être édité est un signe de lâcheté. On ne bâtit pas une société solide en fermant les yeux sur le passé, dût-il être le plus sordide. Le passé s’est produit. Il y a eu des forces pour le produire. Ayons le courage de comprendre pourquoi, non pas dans les yeux des assassins, mais dans ce feu pensant et virulent qui à travers les lignes de Mein Kampf, nous transperce l’âme en nous renvoyant à l’expérience du mal tel qu’il fut pensé et qui nous est donné à penser pour qu’on puisse le conjurer.

Mais qui sait, ce texte livre d’autres connivences. Souhaitez-vous en savoir plus ? Auquel cas, j’aviserai en étudiant quelques passages assez édifiants, lus en diagonale par mes soins. Lisez le chapitre sur l’opinion et la race par exemple.



250 réactions


  • gecko gecko 7 mai 2008 10:05

    intéressant article, par contre les commentaires a la mord moi le noeud vont pleuvoir je le sens...


  • LE CHAT LE CHAT 7 mai 2008 10:12

    interdire mein Kampf est aussi idiot que de vouloir réécrire Tintin au Congo , ce sont des documents historiques . Comme le dit le gecko , les commentaires à la con avec le parrallèle avec la bible , le coran et CIE vont pleuvoir !


  • La Taverne des Poètes 7 mai 2008 10:27

    "rédigé par Hitler alors qu’il purgeait une peine de prison en 1924, puis remanié par ses collaborateurs" Il y a décidément des collabos très précoces !


    • La Taverne des Poètes 7 mai 2008 10:31

      Que le livre soit interdit empêche les éditeurs de se faire de se faire de l’argent dessus et cette idée me convient car on a beau dire que l’argent n’a pas d’odeur.... Il est de toute façon acessible gratuitement sur la toile.

       


  • tvargentine.com lerma 7 mai 2008 10:29

    Oui ,car il évite de banaliser un criminel qui aura mis à exécution son programme

    Banaliser HITLER en autorisant la vente de son livre c’est banaliser le nazisme et tout les crimes qui ont été commis en son nom (des dizaines de millions de morts)

    Oui,il doit etre interdit comme sont interdit la vente d’images touchant aux enfants et si les fous veulent l’acheter sur internet ils prennent la responsabilité de leur démarche personnel

     


    • gecko gecko 7 mai 2008 10:34

      qu’es ce que je disais ! non mein kampf ne doit pas être interdit par contre ça oui (poupée d’hitler) : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/hitler-vendu-comme-poupee/920/0/240176


    • Zalka Zalka 7 mai 2008 10:38

      Bonne idée Lerma ! Prenons la décision qui facilitera l’oubli. Une fois Mein Kampf oublié, nul doute qu’il sera plus facile de refaire les mêmes erreurs.


    • quen_tin 7 mai 2008 11:23

      @lerma

       > Oui ,car il évite de banaliser un criminel qui aura mis à exécution son programme

      Pour moi Hitler est déjà banalisé, pour la jeune génération. On en rigole (tu sais comment il est mort ? il s’est suicidé en voyant la note de gaz...) mais ça ne nous concerne pas vraiment. Pour la plupart d’entre nous l’horeur du nazisme est une espece de lieu commun qu’on a vu en cours d’histoire.

      Je pense que si le livre est correctement préfacé, ça permettrait au contraire de dé-banaliser le nazisme. Ainsi les lecteurs pourraient comprendre la réalité de la pensée nazi, la dangerosité du discours d’Hitler mais aussi son actualité, car de tels discours existent toujours aujourd’hui, et faire le paralèlle avec la politique actuelle, s’apercevoir que ce n’est pas parceque ça c’est produit dans le passé qu’on en est à l’abri aujourd’hui.

      Aujourd’hui le livre attire aussi parcequ’il est interdit. De ce fait il est lu sans explications de texte, comme quelquechose de mystique, et fascine certaines personnes, qui peuvent se dire que c’est interdit parceque le "système" en a peur, et donc croire tout ce qui s’y trouve. Avec une bonne préface, on n’aurait pas ce problème.

      Généralement il vaut mieux afronter les choses que les cacher.


    • katalizeur 9 mai 2008 10:04

      @ lerma et a la DOXA mediaticosioniste

      banaliser buche et tous les autres neocons en les autorisant a deblaterer sur nos radios ,télés,,et journaux c’est banaliser aussi le" neonazisionisme"et tous les crimes qu’ils commetent (des centaines de millers de morts)oui tu as raison ils faut les .....blabla bla........

      ce qui est valable pour l’un et valable pour les autres il faut en finir avec le deux poids et quanrante mesures

       


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 10:32

    Mein Kampf , mon combat en Français ,

    il voulait être architecte peintre ou un truc comme ça , comme il a pas réussi il s’ est vengé en tuant 50 millions ? de personnes , rancunier le gars , non ?


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 10:40

      Première victime Zalka : coma frénétique


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 10:43

      achetez dans l’ édition originale Mein Ségolène sa bravitude et sa Poitounité ...


    • Zalka Zalka 7 mai 2008 10:43

      Pour le moment, la seule victime, c’est l’art.


    • roOl roOl 7 mai 2008 10:50

      Extrait de mein kampf :

      "les etres genetiquement superieurs devront avoir le tein pale, les yeux bleus, le cheveux blond, la carure athletique OU avoir une ptite moustache bien cool"

      Tout ca pasque les grandes blondes ont toujours refuser de sortir avec lui...

      Haaaa la frustration...


    • 5A3N5D 7 mai 2008 10:58

      @ Rocla,

      il voulait être architecte peintre ou un truc comme ça , comme il a pas réussi il s’ est vengé en tuant 50 millions ? de personnes , rancunier le gars , non ?

      Le 8 octobre 1908, Adolf Hitler était recalé à l’Ecole des beaux-arts de Vienne (comme si’il y avait des laids-arts ?) Blessé pendant la 1ere Guerre Mondiale, il ne digèrera jamais le Traité de Versailles. 

      Oui, c’était un frustré qui en arriva à développer une véritable maladie mentale. Il rêvait de grandes choses. On aurait peut-être dû le laisser peindre. 


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 15:06

      si il était accepté il serait là , banane ...


    • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 19:04

      Attention ro0l, Adolf a eu un très gros succès auprès des femmes, mais il a eu une déception et était très occupé par le militantisme et la politique.

       


    • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 19:16

      5A3N5D

       

      - Les anglais et les américains non plus n’ont pas digéré le traité de Versailles !

      - Les conditions françaises étaient dégradantes et disproportionnées pour un peuple qui n’avait pas été vaincu, ses lignes de défense n’ayant jamais été percées.

      - Elles l’auraient probablement été, mais ce ne fut pas le cas. Ce ne sont même pas les chefs de guerre qui ont négocié la reddition allemande.

      - La France a servi sur un plateau à Hitler (et à ceux qui l’ont soutenu, y compris des juifs) les éléments de la naissance du nazisme.

      - Alors, faut pas trop qu’on joue les malins.

       


    • 5A3N5D 7 mai 2008 20:46

      Je suis d’accord avec vous pour dire que "l’odieux Traité de Versailles" ne donnait satisfaction à aucun des protagonistes, à l’Ouest comme à l’Est (l’Allemagne et l’URSS n’étaient même pas représentées lors de la conférence qui le précéda.)

      Il ne faut pas perdre de vue toutefois que l’Allemagne se retrouvait amputée de nombreux territoires avec la reconnaissance de l’état polonais et le rattachement des Sudètes à la Tchécoslovaquie (qu’Hitler s’empressera de reconquérir.)

      Enfin, l’Allemagne, reconnue entièrement responsable des conséquences de la guerre, tenue de payer les dommages, obligée de désarmer, était privée de ses colonies, à un moment où la France et l’Angleterre restaient des puissances fortement coloniales. 

      Toutes ces circonstances, correctement exploitées par un orateur de seconde zone suffisaient à créer en Allemagne un sentiment de frustration au sein d’une population qui serait plus facilement poussée à faire bloc contre l’adversité. La crise économique ne fit qu’apporter de l’eau au moulin des "revanchards" et des justifications à leurs "théories".

      Peut-être qu’une Allemagne, pas vraiment vaincue, comme vous le notez, ne méritait-elle pas d’être étranglée de la sorte. Peut-être. On ne refait pas l’histoire.


    • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 23:10

      C’est une certitude. La France a été odieuse dans ses demandes d’indemnisations, d’arrestations etc...

      - Clémenceau a une lourde responsabilité envers l’histoire.

      - Les américains avaient compris que trop de rigueur aménerait les allemands à réagir par patriotisme.

      - Un écrivain comme Raymond Cartier l’avait très bien expliqué.

      - Au début de son engagement politique, Hitler n’avait pas les convictions qui l’ont amené où il en est arrivé.


    • ASINUS 9 mai 2008 15:04

       exact ce que vous dites sur le comprtement de la France en 18

      pour hitler je ne sais , mais pour l etat d esprit de l allemagne vous avez raison

      il suffit de relire Junger ou Von Salomon

       


  • Gasty Gasty 7 mai 2008 10:36

    J’attend impatienment la sortie du livre " Mein Präsident" de notre auteur lerma .


    • jako jako 7 mai 2008 10:41


    • Gasty Gasty 7 mai 2008 10:43

      J’ai évité la bible et le coran " LE CHAT" 


    • LE CHAT LE CHAT 7 mai 2008 10:51

      @ GASTY

      veux tu que nous lisions 

       Ensemble le bouquin du führer de Lerma ?


    • gecko gecko 7 mai 2008 10:52

      vous avez fait dans le sarko, pas vraiment mieux !lol


    • Zalka Zalka 7 mai 2008 10:54

      Lerma en 1933 : "Non au TSH extrèmiste ! Le chancelier est un homme courageux qui va lancer de vrais réformes ! Il a d’ailleurs déjà grandement amélioré l’image de l’Allemagne en se mettant en ménage avec Eva Brown ! Non à l’assistanat gauchiste qui ne profite plus aux honnêtes travailleurs aryens mais uniquement aux parasites untermensch !"

      Je sais, j’abuse. Mais ça défoule.


    • Gasty Gasty 7 mai 2008 11:21

      @ LE CHAT

       

      A préciser d’ailleur que ce livre a inspiré le réalisateur San Cunningham pour son film (actuellement à l’affiche ), film d’horreur, interdit au moins aux Socialo, Modemo, 68tard, fêtards, ecolos, sans partis, Dugué, la taverne, morice etc...

       


    • Yannick J. Yannick J. 7 mai 2008 12:13

      @ zalka :

      Oui mais à cette époque il s’appelait lermacht....


  • Dominique Larchey-Wendling 7 mai 2008 10:53

    Il me semble que la question est : de quelle manière combat-on le plus efficacement la propagation des idées nazies, en particuliers celles qui sont exposées dans ce livre ? Est-ce en les cachant ou au contraire en les exposant à la critique.

    Et là deux conceptions s’opposent fondamentalement. Ceux qui font confiance au jugement de la majorité pour rejeter les idées du livre ou au contraire ceux qui suspectent une partie de la population non négligeable d’être capable d’adhérer à ces idées si elle s’y trouve exposée.

    Pour ma part, j’ai tendance à penser que ce n’est pas en cachant ces idées qu’on les empêchent de réemerger "par elles mêmes" : comme on peut souvent le constater sur les forums d’AV, le racisme est bel et bien présent aujourd’hui même s’il a tendance à plutôt cibler d’autres populations que les juifs sur ces forums.

    Le racisme est malheureusement un travers profondément humain et vouloir l’éradiquer définitivement est aussi illusoire que vouloir éradiquer la jalousie, la convoitise, etc. Pour les humanistes, la lutte contre le racisme est hélas un combat nécessaire et éternel. Je ne pense pas que cacher ou travestir l’Histoire contribue positivement à ce combat. Je pense même qu’il lui nuit : j’ai l’impression d’observer une espèce d’effet cocotte minute.

     


  • Internaute Internaute 7 mai 2008 11:02

    Ce point de vue est intéressant. L’émission d’Arte est un chef d’oeuvre de propagande. Le journaliste nous balance son point de vue et ses jugements en montrant ce qui lui convient, en cachant ce qu’il ne veut pas qu’on sache et en mentant quand c’est nécessaire. Exemple : ce n’est pas l’Allemagne qui a commencé la guerre avec la France mais l’inverse. Le pacte d’assistance militaire entre la France et la Pologne a provoqué la déclaration de guerre conjointe (avec l’Angleterre) contre l’Allemagne. De toute manière l’issue de l’histoire aurait été la même mais il me semble qu’un reportage doit contenir un minimum de neutralité et d’honnêteté pour être crédible. Celui-ci ne l’était pas. La deuxième partie de l’émission sur les Protocoles était de la manipulation permanente et tellement grossière qu’elle en devenait ridicule. Le biais pro-sémite est malheureusement une tare permanente d’Arte qui par ailleurs fait de bonnes émissions.

    Si vous voulez une histoire dépassionée et à peu prés complète du 3° Reich, trouvez le livre de l’historien américain John Toland, le 3° Reich, publié en 1975 aux éditions Double Day aux USA, couverture blanche.

    Ce qui devrait nous interpeller dans cette histoire est le traitement réservé aux livres communistes. Voilà une idéologie contemporaine du nazisme qui a généré bien plus d’horreurs. Tous les reproches que l’on peut faire au nazisme aujourd’hui peuvent tout aussi bien s’appliquer au communisme. Les tortionnaires comme Trotsky, Lenine, Bela Kuhn ou Kurt Eisner n’ont rien à envier aux dignitaires nazis dans le domaine de l’horreur. Cependant ils ne sont jamais dénoncés, le devoir de mémoire ne les concerne pas, les livres idéologiques qui les ont inspiré sont non seulement en vente libre mais en plus glorifiés par les universitaires et les hommes politiques sans aucune gêne, sans aucune peur. Il y a même un parti qui se dit communiste et qui est autorisé.

    A partir du moment où l’on interdit des livres, où l’on ose se poser la question de savoir s’il faudrait les publier avec un commentaire explicatif pour le petit peuple ignare, où l’interprétation de l’histoire est gravée dans la loi, où ceux qui se posent des questions sont pourchassés et perdent leur emploi, il n’y a plus de discussion possible et nous ne pouvons plus nous prévaloir d’un Etat libre. Lorsque la liberté de lecture n’existe pas, je ne vois pas trop ce qui nous différencie des régimes totalitaires à part l’étendue de ce qu’il est interdit de lire.


    • Zalka Zalka 7 mai 2008 11:13

      Le Chat : tu avais prédis l’arrivée de commentaires sur la bible ou le coran, mais tu avais oublié "le capital" ! Ceci dit, le dogmatisme des cocos fait que le "capital" est probablement très proche des livres religieux.

      @l’internaute : biais pro sémite ? Propagande ? le nazisme mieux que le communisme ? L’interprétation gravée dans la loi ? Vous ne vous sentez peut être pas libre d’applaudir Hitler comme il se doit. Oui, rééditons d’urgence Mein Kampf car l’internaute n’a plus rien sur quoi se branler.

       

      Je vais probablement me faire décerner un point godwyn, mais un type qui critique la propagande sémite dans un sujet sur Hitler est nécessairement un vrai nazillon.


    • 1984 7 mai 2008 13:02

      Il y a une différence essentielle en tre le communisme et le nazisme ;

      Le communisme était à son origine porteur d’un espoir en une unité des peuples (même si il à vite été dévoyé par ces salaud de lénine et trotsky).

      Le nazisme lui était bati sur la haine de l’autre !


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 13:25

      Oui, il y a une différence dans l’intention, sinon dans les effets. En d’autres termes : les idées communistes ont été dévoyées, c’est ce qui a conduit aux dérives du système soviétique. Pour le nazisme, tout s’est passé comme les nazis le voulaient. Ce n’est pas une dérive quelconque qui a conduit aux camps de la mort.


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 14:35

      Si on va par là, un mort est toujours mort.


    • Mrbap 7 mai 2008 15:20

      "Tous les reproches que l’on peut faire au nazisme aujourd’hui peuvent tout aussi bien s’appliquer au communisme."

      "Staline" est aussi un documentaire passé sur Arte ....à voir d’urgence par tous..


    • Nobody knows me Nobody knows me 7 mai 2008 15:34

      Loin de moi l’idée de défendre qq système politique, on peut tout de même dire que la dérive du système communiste a fait énormément de victimes, alors que le système national-socialiste développé par l’Allemagne dans les années 30-40, a fait énormément de victimes de par sa nature. En même temps, j’ai l’impression que le terme nazional-sozialism est bien éloigné des préceptes évoqués dans Mein Kampf.


    • Internaute Internaute 7 mai 2008 15:51

      @1984

      Je suis assez d’accord avec ce point de vue. Cependant, comme l’indique un autre commentaire, il n’y a pas beaucoup de différence pour ceux qui sont morts et de toute manière ce n’est pas une explication suffisante pour l’oubli collectif à ce sujet. Il y a peut-être une autre explication. Dans les atrocitées nazies les juifs sont du côté des victimes tandis que dans les atrocités communistes ils sont du côté du pouvoir comme l’explique si bien Henry Ford dans son livre.


    • debase 7 mai 2008 16:12

      @internaute

      Alors là, vous frappez très très dur...

      J’attends les commentaires avec intérêt !


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 17:03

      Pour une fois qu’on a réellement un commentaire antisémite, pas de Thierry Jacob à l’horizon...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 17:07

      surtout si de battre son coeur s’ est arrêté ...


    • debase 7 mai 2008 17:43

      @internaute

      Je parlais de l’hypothèse concernant la position relativement clémente de l’’opinion’ vis à vis des crimes du communisme (réponse à 1984) comparés à ceux du nazisme.

      Le grand public ignore complètement que la grande majorité des cadres révolutionnaires (y compris Lenine semble-t-il) à l’origine du communisme étaient juifs...

      C’est très curieux, les médias n’en parlent jamais ????


    • Philou017 Philou017 8 mai 2008 03:03

      Le socialisme est une belle idée que les communistes ont dévoyé.

      Je suis toujours surpris par cet anti-communisme primaire. Le communisme est né dans des conditions tres difficiles, par la révolution et contre les pouvoirs financiers en place dans le monde. D’une certaine maniere, il ne pouvait que mal tourner. Les manipulateurs-exploiteurs de ce monde que sont les banquiers et tous les chefs d’eglise, de parti et autres spheres de pouvoir ne pouvaient supporter l’émergence d’une idéologie placant le peuple au centre du pouvoir(au moins dans les mots).

      Il n’empêche que nombre de communistes étaient des braves gens, idéalistes et plein d’espoir. Le socialisme est une vision neuve , qui n’a que deux siecles d’existence. Normal que dans le contexte de notre époque, elle périclite. Le capitalisme dure depuis des millienaires et est toujours aussi lamentable.

      Les dérives de l’empire communiste ont été terribles, mais pas tellement pire que celles d’autres empires.

      Pourquoi cette haine ?

      Surtout quand on voit que l’on vit dans une des pires sociétés capitalistes qui soit. Chomage, pauvreté, destruction des droits sociaux, manipulation par les médias détenus par les financiers, pollution, prévalence de l’avidité et de l’individualisme.

      Société libre ? en apparence. Vous êtes libres d’aller à l’ecole pendant des années ingurgiter des tas choses qui ne vous serviront à rien, travailler pour engraisser des actionnaires en vivant dans la peur du chomage, vivre dans l’apologogie d’une société de consommation vide de sens, bouffer des ogm dangereux pour la nature et pour l’homme et j’en passe...

      La machine de propagande des médias a bien travaillé. Il fallait décridibiliser toute tentative de bâtir une société basée sur l’égalité et la fraternité pour faire accepter un systeme fou basé sur les intérêts financiers de quelques minorités et rempli de reperes aussi creux qu’insipides.

      Quand les gens vont apprendre à réfléchir par eux-mêmes ?

       


    • sjperrin 8 mai 2008 09:40

      Tous les dirigeants communistes que tu cites sont, comme par hasard, d’origine juive...

      Mais AUCUN n’était juif pratiquant : TOUS étaient athées, je pense que c’est cela qui les caractérise, et non le fait d’avoir eu des ancêtres juifs...

      Cela dit, on n’est même pas sûr que Hitler lui-même n’ai pas un ancêtre juif...

      Pourquoi a-t-il fait détruire les registres paroissiaux du village d’origine de sa mère ???

      Cela dit, comparer Sarko et Hitler est infâme et indigne d’un "démocrate"...


    • Gazi BORAT 8 mai 2008 12:53

      @ internaute

      "comme l’explique si bien Henry Ford dans son livre. ."

      Vous validez la thèsede Ford dans son ouvrage "Le Juif International" ?

      Rappelons tout de même que ce livre, composé àpartir des articles antisémites que diffusa H. Ford dans son journal, le "Dearborn Independant" lui valu d’être décoré de la Grand-Croix de l’Ordre de l4aigle Allemand, la plus haute décoration du Troisième Reich que puisse recevoir un étranger..

      Dans ce livre figure, entra autre, une apologie du "Protocole des Sages de Sion"

      gAZi bORAt


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 mai 2008 21:28

      @ internaute

      Ford est américain. On croit donc qu’il est du "bon côté". Il ne l’est pas. Il est celui qui, avec d’autres grosses corporations US (IBM, AT&T, GM, etc.) a proprement créé le phénomène Hitler en lui donnant les moyens de son action. Ils l’ont armé en lui faisant "crédit" à tous les sens du terme, c’est-à-dire en adhérant à son discours ouvertement anti-bolchévique. La peur des USA, à l’époque, c’était déjà le communisme, pas la dictature. Ils ont toujours soutenu les dictatures, pourvu qu’elles ne soient pas communistes. Lisez le très bon livre de Jacques Pauwels : "Le mythe de la bonne guerre" et vous comprendrez pourquoi Hitler est "made in USA", comme Ben Laden.

      Ford était un antisémite notoire. Tout le monde le sait, mais il faut le redire encore semble-t-il.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 mai 2008 11:13

      Les laisons dangereuses de Laclos est un livre amoral pour les uns, interdisons-le !

      Madame Bovary aussi ! Lolita de Nabokov aussi !


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 13:12

      Vous parliez de morale, pas de politique, dans votre message initial.


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 14:38

      Pas seulement. Et ce présupposé n’apparaissait nulle part dans votre commentaire. Comme le disait donc celui qui vous a répondu : si on veut interdire tous les livres immoraux (et non amoraux, ce qui veut dire complètement autre chose), on n’a pas fini.


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 11:10

    La non-liberté d’ expression est la porte ouverte à toutes les fenêtres :

     

    Paroles d’ un grand philosof qui peut : Gad Elmaleh ..


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 11:14

      La partie supérieure du corps humain est munie d’ un cerveau devant faire office de facultés mentales ayant possibilité de faire quelque chose , ceux qui veulent interdire un livre pensent sans-doute qu’ils doivent réfléchir pour les autres ? un genre de supériorité ( tiens ça sonne curieux dans ce contexte )


    • 5A3N5D 7 mai 2008 12:02

      @Roca,

      ceux qui veulent interdire un livre pensent sans-doute qu’ils doivent réfléchir pour les autres ?

      Je ne pense pas qu’ils aient cette ambition de trancher définitivement le débat comme vous le faites. L’article proposé n’a pour but que de proposer une réflexion sur le sujet.

      Comme sur bon nombre de sujets, à mon avis, on n’arrivera pas à mettre tout le monde d’accord. Votre opinion est respectable. Il en existe d’autres qui le sont tout autant.

      A titre personnel, je pense qu’il faut autoriser ce torchon, mais qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains. On pourrait envisager, par exemple, son étude, dans le cadre de l’enseignement de l’histoire ou de la philosophie, dans les grandes classes. Ainsi, on mettrait en parallèle une "pensée" et ses conséquences.

      Lire ce livre hors de son contexte historique est, je le pense, dangereux.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 12:18

      5a et la suite ,

       

      Sans doute ,

       

      Ajourd’hui on voit ce Fourniret à la télé , cet autre Autri- chien qui a sequestré sa fille , faudrait filtrer les infos pour pas donner d’ mauvaises idées aux gens ?


    • 5A3N5D 7 mai 2008 12:46

      A une autre époque, il y a eu des Dr.Petiot et des Landru. Les informations sur ces affaires ont été "libres" et elles le sont encore.

      Des Fourniret, il y en aura un dans chaque décennie. Oser même prétendre que "cela ne se reproduira plus", c’est se leurrer sur la nature humaine.

      Mais quel rapport entre ces faits divers et une hécatombe programmée, planifiée à une telle échelle ? Il manque aux affaires criminelles que vous citez une dimension politique, qui est présente dans le torchon hitlérien : c’est un outil de propagande qui réveille et encourage les instincts les plus bas de tout un peuple et même davantage. C’est une incitation et une invitation mondiale au crime raciste.

      On ne peut pas soutenir la comparaison que vous faites entre un crime de droit commun et un crime contre l’humanité.


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 13:19

      @5A3N5D : Vous repandez des idées plutôt dangereuses, limite nihilistes.

      "Votre opinion est respectable. Il en existe d’autres qui le sont tout autant" : Toutes les idées ne se valent pas, et certaines choses ne sont pas une question d’opinion. Cet manière de penser que toutes les opinions sont également valables est vraiment une dérive de la pensée qui conduit finalement à ôter toute valeur aux idées.

      "Des Fourniret, il y en aura un dans chaque décennie" : Ah, et bien même pas la peine de chercher à faire de la prévention, ni même de punir les criminels, puisque c’est la fatalité. Asseyons-nous dans un coin et attendons que la mort vienne... Je vais peut-être vous étonner, mais nous sommes encore quelques uns à penser que l’Homme a une emprise sur le réel.


    • 5A3N5D 7 mai 2008 13:55

      @ Traroth,

      Je pense que vous feriez bien de reprendre le fil de la discussion avant d’émettre un jugement.

      Ainsi quand je dis "Votre opinion est respectable. Il en existe d’autres qui le sont tout autant", je parle évidemment de l’opinion de Rocla, qui est favorable à la diffusion de l’ouvrage d’Hitler. Je ne parlais évidemment pas des idées contenues dans cet ouvrage. Bien sûr que toutes les idées ne se valent pas et je n’ai jamais affirmé que les opinions d’Hitler étaient respectables (ce qui serait un comble de la part du fils de deux déportés de guerre !)

      Apprenez à lire et revenez-nous quand cela sera fait.

       

       

       


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 14:03

      Oui, j’ai bien compris ce que vous disiez. Ca ne change rien. Vous confondez liberté d’expression et qualité du raisonnement.

      Quant à vos propos pontifiants, je vous les conseille en suppositoire. Ecrire à quelqu’un qu’il doit apprendre à lire... Comment vous dire...


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 14:06

      J’imagine d’ailleurs que votre réponse est simplement une manière de noyer le poisson et de tuer le débat. Vous simulez la méprise (j’avoue qu’elle ne m’avait même pas traversé l’esprit. Vous avez vraiment une imagination débordante) et on oublie l’ineptie de vos idées.


    • 5A3N5D 7 mai 2008 14:23

      Oui, j’ai bien compris ce que vous disiez. Ca ne change rien.

      Bien sûr ! Confondre les opinions d’un commentateur et celle d’Hitler, quoi de plus anodin ? "Ca ne change rien" = c’est du pareil au même !

      On se demande qui cherche à noyer le poisson ! Vous n’avez strictement rien compris à ce que j’ai écrit, et vous essayez de vous raccrocher aux branches.

      Quant aux crimes de droit commun cités par Rocla, j’ai moi aussi la faiblesse de penser que, dans un temps que je n’ai pas le pouvoir de prédire, la science, la médecine pourront en éviter la réitération. Mais il en va dans ce domaine comme dans celui des accidents d’origine humaine : à chaque événement, on prend les mesures nécessaires et l’événement suivant prouve qu’elles ont été insuffisantes ou inadaptées. 


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 14:42

      Vous racontez n’importe quoi. Je n’ai pas pensé que vous défendiez les idées de Hitler, ni confondu vos idées avec les siennes, je ne l’ai pas écrit et je n’ai pas écrit non plus quoi que ce soit qu’on puisse interpreter dans ce sens. Le fait que vous cherchez absolument à mal comprendre montre bien que vous n’avez pas d’argument. Point final pour moi, mais ne voius genez pas pour continuer dans cette veine, je pense que tout le monde a compris votre manège.


    • 5A3N5D 7 mai 2008 16:46

      C’est cela. Continuez à confondre "idée" et "opinion".


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 17:05

      Vu.


  • Anto 7 mai 2008 11:17

    pas besoin de remonter jusqu’à Mein kampf. Les caricature de mahomet, des groupes de rap ou meme "Hexagone" de Renaud, les caricature anti polices, les témoignages de la guerre d’algérie : Censurés. Les motifs : incitation au racisme ,à la haine, etc...

    Peu importe. Entre les divers fanatismes religieux, l’obscurantisme ambiant, le regain de formes des dictatures, les hystéries débiles autour du pouvoir d’achat de l’insécurité, etc, le climat actuel me semble peu propice aux lumieres. Je vois mal dans ces conditions ou est la pertinence dans une éducation au travers de Mein Kampf


  • Yannick Harrel Yannick Harrel 7 mai 2008 11:32

    Bonjour,

    Très juste interrogation au sein de cet article. Son interdiction a-t-elle d’ailleurs permis d’endiguer racisme, antisémitisme et tutti quanti ? Je ne pense pas... Par contre, son interdiction un peu anachronique c’est peut-être bien cacher le fruit défendu et attiser de ce fait les soupçons d’une vérité que l’on tente de dissimuler : or l’on sait très bien ce qu’il advint de la pomme de la connaissance du Jardin d’Eden...

    Alors oui, personnellement je suis favorable à banaliser (dans le bon sens du terme) Mein Kampf au lieu d’en faire hypocritement un Saint Graal à consulter comme détenteur d’un secret trop lourd pour le commun des mortels.

    De toute façon, qui oserait encore croire une seule seconde que l’on se précipiterait en librairie pour acheter un tel bouquin si celui-ci devait être en réédité ?

    Cordialement


  • Marc P 7 mai 2008 11:34

    Bonjour,

    Bernard, n’oublions pas, je sais que vous ne les ignorez pas les probables inspirateurs Français et Britanniques, entre autres sans doute, de A. Hitler et Hesse :

    Gobineau et Chamberlain...

    Et si on accepte les témoignages de C. RIBBE, un certain Napoléon fut son modèle sans doute jusque dans le sméthodes d’exterminations racistes...

    http://www.afcam.org/Doc_illustration/Racisme/Lesdoctrinesracistes.htm

    "Dans son Essai sur l’inégalité des races humaines (1853 - 1855), Joseph-Arthur de Gobineau explique parla dégénérescence des caractères dominants que les multiples croisements tendent à diluer, et distingue trois races principales : blanche (dominée parles Germains), noire et jaune. Houston Stewart Chamberlain introduit une dimension psychologique au racisme : dans Les fondements du XIXe siècle (1899), il préconise le croisement limité aux familles voisines de la race (principe endogénique) dans une perspective d’enrichissement et d’ennoblissement de celle-là."

    Sinon je suis assez pour une diffusion limitée aux experts de Mein Kampf car pour beaucoup la lecture doit être acciompagnée ou encadrée...

    Il suffit de quelques esprits malveillants... on le sait trop...

    Cordialement.

    Marc P


  • Dominique Larchey-Wendling 7 mai 2008 11:41

    @ l’auteur

    "Il est même étonnant que ce livre soit encore frappé d’interdit alors que la question nazie est enseignée et que la démocratie est devenue presque irréversible."

    La démocratie est devenue presque irréversible ... est-ce de l’ironie de votre part ? J’ose l’espérer ...


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 11:49

    ne pas oulblier : on est con AVANT de savoir lire , c ’est dans les eugènes


  • perditadeblanc perditadeblanc 7 mai 2008 11:51

     la question n’est pas de savoir s’il faut publier ce brûlot raciste ou pas,, ?la question est.. pourquoi maintenant ? La théorie dHITLER n’était t’elle pas assez claire ?

    c’est tout de même étonnant que ce soit les mêmes victimes d’hier qui réclament ce qui les a punis et les à conduit pour certains aux portes du désastre.Ne parlent t’on pas assez des juifs ???la SCHOA n’est pas assez médiatisée ?? les actes "anti-sémites ne sont t’ils pas assez retransmis ???,e parle t’on pas assez des juifs ???personne ne peut envisagez la moindre critique sans se retrouvez banni.. ! il n’est pas une communauté en France qui monopolise autant les médias,,,nous avons tous pleurés sur leur sort bien aidés par Lanzmann et la pleureuse de service Élie Wiesel... les juifs ne vont pas t’ils pas être bernés par l’allemand ???le khazar à la réputation d’être intelligent,mais son maître est aryen.tout ça ne présage rien de bon... !

     

     

     


  • quen_tin 7 mai 2008 11:53

    L’article est intéressant, par contre j’ai regardé le documentaire hier et il me semble avoir entendu dire que Mein Kempf était autorisé à la vente en France (on voyait même quelques images des libraires sur les quais de seine avec le livre) ?

    Après consultation de wikipedia : En France, la Cour d’appel de Paris a décidé, dans un arrêt du 11 juillet1979[8], d’autoriser la vente du livre, compte-tenu de son intérêt historique et documentaire, mais assortissant cette autorisation de l’insertion en tête d’ouvrage, juste après la couverture et avant les pages de garde, d’un texte de huit pages mettant en garde le lecteur, notamment en rappelant par quels aspects l’ouvrage « tombe sous le coup » de la loi du 29 juillet 1881 modifiée par la loi du 3 juillet 1972 et notamment de ce qui était à l’époque son article 23, l’alinéa 5 de l’article 24, l’alinéa 2 de l’article 32 et l’alinéa 3 de l’article 33 et en faisant suivre ce rappel des dispositions légales par un survol historique des méfaits du Troisième Reich.

    Ils expliquaient qu’un organisme allemand essayait en vain de le faire interdir partour...


  • Sébastien Sébastien 7 mai 2008 11:55

    Plutot que de s’interroger sur continuer ou non a l’interdire, demandons-nous plutot ce que ca apporterait de la publier ? Personnellement je n’en vois pas l’interet. Ce n’est pas parce qu’on aura lu ce torchon que le nazisme ou d’autres idees similaires s’arreteront.

    D’ailleurs les pays ou ce livre est en vente sont les plus antisemites donc bon...


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 12:00

    Une nouveauté chez Manufrance : invention du Cyclon Q pour faire du vélo et lire Mein Krampf en même temps ...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 12:03

      ceux qui interdisent la lecture de certains bouquins sont les mêmes qui interdisent le préservatif dans le cadre de la lutte contre le sida ...

       

      mongolito pas mort ...


  • Lisa SION 2 Lisa SION 7 mai 2008 12:06

     

    On peut comprendre l’engouement des dirigeants allemands pour le territoire français, siège de si riches architectures chargées de tant d’histoire, pays tempéré aux reliefs variés, et donnant sur la méditerrannée...enfin le réve, quoi.


     

    D’ailleurs, les officiers allemands raffolaient d’arpenter notre territoire dans nos célèbres Traction Avant Citroën...


     

    La pornographie, encore taboue à l’époque, s’échangeait sous le manteau, comme « mein kamps » d’ailleurs, entre membres de l’élite des notables, alors qu’on la trouve partout aujourd’hui. Mais, l’hédonisme était bien plus libre chez eux qu’en nos pays latins.


     

    Je pense qu’en notre civilisation des droits de l’homme et selon l’adage écrit en gros sur toutes nos mairies, on devrait bientôt tout voir autoriser, dans les limites de notre constitution... européenne...enfin, heu, non française...enfin, je ne sais plus je l’ai pas lue... !


    • Lisa SION 2 Lisa SION 9 mai 2008 01:10

      Ceci dit,

      Si Mein kampf rique d’être le catalyseur d’une nouvelle guerre, dans le climat social difficile de l’époque que l’on vit... il vaut mieux l’oublier voire l’enterrer . Si l’idée de remettre ce livre sur la table sert juste à faire renaitre les sentiments anti français...nein !

      La France est un pays merveilleux que le monde entier colonise sans histoire. Dans chaque petit village vit dix, vingt, ou cinquante % d’habitants d’origine européenne voire mondiale, et cela sans aucun conflit quelconque. Pour que la paix perdure, j’irai jusqu’à me battre...sur Internet. 

       


  • barrere 7 mai 2008 12:32

    moi j’aurais aimé qu’il écrive ses mémoires ( en prison d’accord) on aurait appris beaucoup de choses intéressantes notamment sur ceux qui l’ont aidé à accéder au pouvoir........car il faut beaucoup d’argent, il faut aussi beaucoup de minerais de cuivre pour faire des obus...........


    • 1984 7 mai 2008 13:12

      Prescott bush, IG farben, le comité des forges, etc... bref les banquiers et le patronat !


    • 5A3N5D 7 mai 2008 13:58

      Prescott bush, IG farben, le comité des forges, etc... bref les banquiers et le patronat !

      Auxquels on peut ajouter également Staline (jusqu’au printemps 1941.)


    • Lisa SION 2 Lisa SION 9 mai 2008 14:24

      en résumé, cela veut dire que les élites économiques usent de leurs pauvres pouvoirs pour déclencher l’auto-destruction de la planète, seule issue à détruire, effacer, embrouiller leur folle paranoïa emballée dans leurs triste conscience...


    • Gazi BORAT 7 mai 2008 13:03

      @ AEGIDIUS REX

      "Qui possèdent la quasi-totalité des richesses, qui s’approprient tout comme des cinglés en profitant du fait qu’ils font réseau ?"

      J’ai peur de comprendre.. Vous nous préparez une réédition du Protocole des Sages de Sion ?

      gAZi bORAt


    • 1984 7 mai 2008 13:14

      Prescott bush, IG farben, le comité des forges, etc... bref les banquiers et le patronat ! Again !!!


    • 1984 7 mai 2008 13:16

      pardon rectification ; Georges Bush, Bayer, Basf, Monsanto, le medef,etc...


    • Gazi BORAT 7 mai 2008 13:20

      à 1984

       Au secours ! J’avais donc mal compris... Aegidius Rex serait un adorateur du..... http://posuto.blog.lemonde.fr/files/2007/05/257_staline.1179607144.jpg ...Diable ?

      GazI BORat

       


    • 1984 7 mai 2008 14:14

      Ben ton lien marche pas donc je peux pas répondre, de plus je ne connais pas Aegidius Rex mais mon commentaire avait pour but de démontré que par "réseaux" on entend pas forcément "protocole des sages de sion" !


    • Zalka Zalka 7 mai 2008 14:15

      Je demandais hier ce qu’attendait la modération pour dégager Rexounet d’agoravox. Je crois que même avec cette apologie du nazisme cela n’arrivera pas.

      @rocla : vous souvenez vous de ce que j’ai dit à propos de votre ami DW (et de vous même) me reprochant un langage vulgaire alors que j’insultais Rexounet ? Etes vous toujours sûr que je vaux moins que ce nazillon assumé uniquement parce qu’il use d’un langage chatié et moi de vulgarité scatologique ? Acceptez vous le fond de sa pensée parce que la forme est impeccable ? Refusez vous le fond de ma pensée parce que je ne l’exprime pas comme un académicien ?


    • Traroth Traroth 7 mai 2008 15:07

      Excellente illustration de mon propos plus bas : Il faut laisser Aegidius Rex s’exprimer. Quiconque lit son message saura à quoi s’en tenir sur son compte.


    • claude claude 7 mai 2008 17:25

      re-bonjour gazi,

      mein-rex a écrit : "Qui possèdent la quasi-totalité des richesses, qui s’approprient tout comme des cinglés en profitant du fait qu’ils font réseau ?"

      dans son esprits "ils" sont tellement nombreux qu’il a mis le verbe au pluriel...

      dans un autre fil, je vous parlais des auvergnats... l’âne royal a découvert que la mafia auvergnate a pris le pouvoir de manière obscure en france... en plus, ils détiennent la majorité des bistrots parisiens, c’est à dire qu’ils contrôlent le marché du pinard, de la bière et du café- calva !!!


    • Gazi BORAT 7 mai 2008 18:21

      @ claude

      Concernant la main mise de la limonade parisienne, deux communautés s’en disputent la prééminence :

      Les Auvergnats, qui de porteurs d’eau saisonniers accumulèrent le capital qui leur permit d’investir dans les "café-charbon" puis les grandes brasseries et... les Kabyles !

      Ceux ci, avantagés par les politiques de l’époque dans l’attribution de "visas intérieurs" leur permettant de travailler en métropole, constituèrent, dès le début du XX° siècle, la première vague d’immigrants venus du Maghreb.

      Ils investirent dans des cafés dortoirs "à la ficelle" et grâce à leur antériorité d’installation, servirent d’intermédiaires et de médiateurs pour les vagues suivantes qui arrivèrent d’Algérie. Aujourd’hui, certaines familles sont en concurrence avesc les Auvergnats dans l’achat des grandes brasseries parisiennes..

      L’histoire de la limonade parisienne est passionnante !

      gAZi bORAt

      PS : à titre de curiosité, amusez vous à compter les bars à l’enseigne "La Kahina" sur la région parisienne (en baisse constante cependant)..


    • Gazi BORAT 7 mai 2008 18:21

      @ leon

      gAZi bORAt


    • claude claude 7 mai 2008 21:21

      @ gazi,

      je chahute les auvergnats, mais je n’ai rien contre eux smiley

      on pourrait parler de bretons, d’alsaciens ou de provençaux...

      je ne savais pas que les kabyles étaient limonadiers

      étant originaire de l’aveyron, j’ai toujours entendu que les auvergnats et les rouerguats se partageaient la majorité des bistrots. l’installation des jeunes se faisait sans prêt bancaire : c’était la communauté qui les aidaient à démarrer. même de nos jours cette solidarité perdure.

      et surtout, ils ne sont pas chauvins pour un sou ! www.aveyron.com/accueil/somport.html


  • Gazi BORAT 7 mai 2008 13:01

    Je possède deux exemplaires dudit ouvrage.

    L’un en allemand, daté de 1941, et offert à un ménage allemand au moment de son mariage comme c’était l’usage à l’époque. Il s’agit de l’édition "de luxe" avec dos relié en cuir. Je l’ai trouvé chez un antiquaire à Lubeck.

    L’autre est en français, édition de 1935, achetée sans difficulté aucune chez un bouquiniste des quais parisiens.Il porte en exergue une phrase du Maréchal Lyautey :

    • "Tout français doit lire ce livre"

    J’ai donc suivi son conseil. C’est édifiant !

    Aucune structure, un galimatias sorti du cerveau d’un raté, marqué par sa rancoeur et ses obsessions. On peut par contre y trouver traces des évènements qui bouleversèrent l’Europe quelques années plus tard.

    L’autre livre essentiel de la pensée nazie "Le mythe du vingtième siècle" d’Alfred Rosenberg ...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mythe_du_vingti%C3%A8me_si%C3%A8cle

    ... est, parait-il illisible. Ce fut l’opinion même de dignitaires nazis qui affirmèrent n’avoir jamais pu le terminer.

    Il a fait l’objet d’éditions en français et ne me semble pas avoir été interdit, pas plus que l’ouvrage d’Henry Ford "Le Juif International" qu’apprécia beaucoup le führer.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/LOWY/14601

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Ford

    gAZi bORAt

     


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