L’Espagne la prude
Ça ne va pas fort en Espagne.
Avec la révision de la loi sur l’avortement, on est en droit de se demander, mais que pasa ?
Il paraitrait également, qu’une nouvelle loi, interdisant la masturbation, soit proposée.
Pardon ?
Oui oui, exactement.
Cette nouvelle m’a sciée.
L’Espagne, la tentatrice, l’Espagne la chaude, l’Espagne la libre !
J’y ai passé mes étés, d’Ibiza à Madrid, Barcelone et Alicante. Les nuits en club jusqu’à pas d’heure, les voyages linguistiques et les premiers émois avec Pedro, Cristobal et compagnie, les tapas, el Corte Ingles et Zara…
Impossible !
Je suis allée jeter un œil sur internet, et rien de concret encore, ouf, mais l’idée est bien là, la rumeur gronde.
Paraitrait-il que la branlette serait considérée comme une forme d’avortement.
Sans déconner ?
Oui, puisqu’elle tue les spermatozoïdes. Les spermatozoïdes représentant l’éventuelle probabilité d’être de futurs embryons pourvus d’une âme, et qu’en conséquence, s’il y a âme, il y a crime.
Obscur argument …
C’est en tout cas ce que le groupe Provida, à l’origine de la révision de loi sur l’avortement, veut amener à faire reconnaitre par l’Eglise Catholique.
C’est gros, c’est énorme, c’est insensé.
Parce que la masturbation, comme l’affaire Hollande/Gayet, reste du domaine de l’intime, du privé.
Ce n’est pas nécessairement un truc qu’on aime partager, qu’on relate le lundi matin à la machine à café.
Alors la question que l’on est en droit de se poser c’est :
Mais enfin, mais comment donc envisagent-ils de traquer les palucheurs ?
Est-ce que les parents d’adolescents brancheront dans la chambre de leurs gamins obsédés des caméras de vidéosurveillance ?
Est-ce qu’une milice anti-masturbation va être créée ?
Est-ce que des campagnes choc de prévention seront diffusées à la télévision ? : « L’onanisme tue ! »
Même s’il y a fort à parier que ce « projet » ne puisse avoir aucune véritable suite, de par sa démentielle absurdité, suivons de près les prochaines frasques espagnoles et ouvrons l’œil.
Un retour aux sources, quand on parle d’un weekend à la campagne, c’est chouette, mais quand il s’agit de revenir sur certaines libertés durement acquises, ça a un petit côté angoissant.




