samedi 21 janvier - par LATOUILLE

La grève ça gêne !

« Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes, pendant quelques jours. Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. »

Simone Weil, La vie et la grève des ouvrières métallos, paru dans la révolution prolétarienne, numéro 224, 10 juin 1936. Sous le pseudonyme de S. Galois.

 Depuis l’annonce par les syndicats, pour une fois rassemblés et unanimes, d’une journée (au moins) de grève et de manifestation le 19 janvier 2022 pour dire leur opposition au projet de réforme du système de retraite, les médias télévisuels ont enfilé leur habit de croquemitaine : effrayer les quidams, terrifier les grévistes, pourfendre les syndicats et louer gouvernement et économistes néolibéraux. Une stratégie d’attaque contre les plus humbles de notre société qui s’effiloche à mesure que s’affirme le mouvement contestataire ; les reportages sur la gêne qu’occasionnera la grève -notamment dans les transports en commun- fait petit à petit place à des interviews de chercheurs et surtout le panel des quidams interrogés est plus étendu et comprend de potentiels grévistes. Au prétexte de coller à la réalité, les médias laissent fuser leur crainte. Pour autant il n’est pas question d’appuyer là où ça fait mal : aux grévistes comme aux quidams ; la grève ça gêne !

La grève ça gêne est le leitmotiv des médias et il faut à tout prix -à n’importe quel prix- le montrer quitte à créer une véritable fracture entre les citoyens. Ainsi, les rappels historiques de grèves qui n’ont pas abouti, la stigmatisation de celles qui entravent les départs en vacances et -pire- qui compliquent les déplacements vers le lieu de travail s’ajoutent aux plaintes d’usagers sélectionnés pour illustrer le phénomène y compris en assénant que les grèves ne servent à rien.

 

C’est comme ça depuis toujours. Déjà en 1865, Émile Delon, manufacturier à Saint‑Jean‑en‑Royans dans la Drôme, dans un livre intitulé LA GRÈVE, il écrivait : « La question des grèves est une question qui a le rare privilège d'être toujours actuelle. Depuis la promulgation de la loi sur les coalitions (25 mai 1864), il ne s'est pas passé deux jours qu'il n'est vu éclater une grève entre les ouvriers et les patrons. Hier encore c'était le tour des ouvriers chapeliers de Paris. En Angleterre une grève terrible, qui semble vouloir rappeler les horreurs des grèves de Manchester et de Preston… »

Il fallait donc par tous les moyens : discrédit, force armée, lois… empêcher les grèves. Déjà, François Ier avait interdit en 1539 les assemblées de maîtres, compagnons et serviteurs, à la suite d’une grève des typographes lyonnais. La loi Le Chapelier de 1791 interdit toutes formes de coalition, ce qui supprimait les anciennes corporations et interdisait toutes formes d’association dans la sphère du travail donc toute grève. La loi fut, cependant, impuissante à empêcher les grèves qui émaillèrent tout le 19e siècle : grève des ouvriers des Forges de la Loire contre l’introduction des machines dans les années 1830, grèves des canuts de Lyon en 1831, mais elles restaient illégales et furent parfois réprimées par la force, la violence et la mort. Émile Zola, entre autres, s’en est fait le chroniqueur. Malgré la loi de nombreux métiers créèrent des sociétés de secours mutuel qui, même en cas de conflits, permirent aux ouvriers de tenir financièrement, mais ces formes de coalition restaient illégales, même si elles étaient tolérées. Pendant ce temps-là, en Angleterre, premier pays industriel, droits de grève et d’association ouvrière existaient. En France il fallut attendre la loi Ollivier du 25 mai 1864 pour que soit supprimé le délit de coalition instauré par la loi Le Chapelier, toutefois elle n’autorisait pas explicitement le droit de coalition qui n’est écrit que par la négative (la suppression d’un délit). Mais la loi Ollivier reconnaît le droit de grève, à condition qu’il n’y ait ni délit d’entrave (au travail des autres), ni violences. À partir de cette loi, les chambres syndicales furent tolérées. Cette loi constitue donc la première amorce de droit syndical.

 

Désormais, faute de pouvoir interdire les grèves le patronat chercha tout moyen pour y mettre un frein et en minimiser les effets, à l’instar d’Émile Delon : « En présence d'un mal qui tend à devenir chronique dans notre pays, il importe de rechercher si n'existerait pas un remède, non pour empêcher complètement l'explosion des grèves, mais pour les rendre plus rares et plus difficiles à se produire. Nous croyons que ce remède existe, et l'union entière de tous les chefs d'industrie nous semble le meilleur moyen pour parer aux éventualités des grèves qui nous menacent... il faut donc chercher à tout prix à réaliser cette union, et cela dans l'intérêt des ouvriers comme des maîtres, car il est une chose sur laquelle tout le monde soit d'accord, c'est que les grèves, et les tarifs imposés, n'ont jamais rien promis de profitable, ni pour les mettre, ni pour les ouvriers. » On ne manquera pas de remarquer au passage comment le manufacturier drômois marque l’effet néfaste de la grève pour les grévistes : « c'est que les grèves n'ont jamais rien promis de profitable pour les ouvriers. » Pourtant quelques pages après il apporte une contradiction à ce que les grèves n’apporteraient rien aux grévistes : « Peu de temps après le vote de la loi une grève à laquelle plusieurs industries prenaient part éclatait à Nîmes ; à Lyon les ouvriers tailleurs se coalisaient et imposaient à leur patron un tarif nouveau. » Aujourd’hui il est encore des gens qui affichent que la grève ne sert à rien bien que de très nombreux exemples prouvent le contraire. À l’automne 2000 les secrétaires d’une clinique privée à Saint-Romain en Gal proche de Vienne en Isère, excédées par les salaires de misères qui leur étaient versés se mirent en grève ; 5 jours suffirent pour que la direction et les actionnaires de la clinique trouvent, au fond d’un coffre, l’argent nécessaire à l’amélioration des salaires. Rappelons les grèves de 1936 et leurs résultats, celles de 1968 qui aboutirent aux « accords » de Grenelle, conclus le 27 mai 1968 à l'hôtel du Châtelet, qui aboutirent essentiellement à une augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % en moyenne, pour les autres salaires, et plus près de nous Fashion United relate : « En ce lundi 3 octobre 2022, les employés de l’usine Parfums Christian Dior ont planté un piquet de grève devant leur site de Saint-Jean-de-Braye. Ils demandaient à la direction de revoir la hausse des salaires négociée début 2022, pour pallier la flambée des prix due à l’inflation. Selon le syndicat Force Ouvrière (FO), 300 salariés étaient en grève, sur les 2 500 que compte ce site où sont produits les parfums Christian Dior. Jeudi 6 octobre 2022, après quatre jours de grève, un accord a finalement été trouvé avec la direction. Ces “artisans au savoir-faire unique” ont obtenu  : “ une prime versée à tous en deux fois  ; la revalorisation des plus bas salaires sur cette fin d’année  ; une négociation Annuelle Obligatoire (NAO) 2023 à 4,3 pour cent minimum au premier janvier avec une clause de revoyure en cours d’année si l’inflation était trop importante”, selon FO. » Citons encore la grève des contrôleurs dans les trains… Les grèves qui sont une stratégie ou une « arme » de négociation entre le patronat et les salariés aboutissent en faveur de l’un ou de l’autre, mais il est stupide autant que faux d’avancer qu’elles échouent toujours, les exemples cités montrent que le monde des salariés a souvent tiré avantage des actions de grève, avantages dont d’ailleurs bénéficient aussi les non-grévistes et, pire, ceux qui dénigrent la grève.

On voit bien que pour être efficace la grève doit gêner, perturber soit le « monde économique » soit des personnes qu’elles soient « clients dans le privé » ou « usagers dans le public ». Le poids de la gêne est un élément extrêmement important, si ce n’est le plus important, pour déterminer le sens du bras de fer ; l’exemple des grèves « symboliques » dans les services de santé illustre bien cela : les soignants affichent sur leur blouse qu’ils sont en grève mais continuent à assurer leur service, ils n’obtiennent que rarement gain de cause ; ce n'est que quand ils défilent « en masse » dans la rue, certains ayant déserté leur service, qu’ils obtiennent d’être entendus…

La grève est donc un élément essentiel de la vie sociale et semble organiser le dialogue social en France ; toutefois elle demeure souvent incomprise et, notamment quand il s’agit des services publics, décriée. Ainsi, Simone Weil écrivait en 1936 : « Des bourgeois intelligents ont cru que la grève avait été provoquée par les communistes pour gêner le nouveau gouvernement. J’ai entendu moi-même un ouvrier intelligent dire qu’au début la grève avait sans doute été provoquée par les patrons pour gêner ce même gouvernement. » […] Le public, et les patrons, et Léon Blum lui-même, et tous ceux qui sont étrangers à cette vie d’esclave sont incapables de comprendre ce qui a été décisif dans cette affaire. C’est que dans ce mouvement il s’agit de bien autre chose que de telle ou telle revendication particulière, si importante soit-elle. » […] Enfin, on respire ! C’est la grève chez les métallos. Le public qui voit tout ça de loin ne comprend guère. Qu’est-ce que c’est ? Un mouvement révolutionnaire ? Mais tout est calme un mouvement revendicatif ? Mais pourquoi si profond, si général, si fort, et si soudain ? », signifiant par là qu’on cherche des causes rassurantes qui semblent rationnelles mais qui ne sont pas celles à l’origine du problème qui génère la grève. Si on comprend bien les oppositions à la grève qui se manifeste chez les gouvernants et les patrons, on appréhende moins facilement les réticences qu’elle génère chez les autres citoyens à part que dans certains cas elle peut leur compliquer « la vie ». C’est que la grève se fonde dans un mouvement paradoxal pour lequel le philosophe Alain eut des formules fortes pour traduire ce jeu paradoxal que représente la grève : « Il me semble que faire grève c’est prendre le parti de forcer ? … Conclusion… que tout essai de liberté, en quelque genre que ce soit, est un essai de force et une sorte de combat… » La grève est un outil de revendication qui s’est installé dans la société et qui marque les négociations entre partenaires (ou leur absence) sociaux. Pourrait-on dire que la grève est consubstantielle au dialogue social ? Emile Delon (en 1865) suggère fortement dans son livre que la grève pourrait s’institutionnaliser. En 2002, soit 137 ans après Emile Delon, Stéphane Sirot dans son livre « La Grève en France, Une histoire sociale (XIXe-XXe siècle) » montre combien la grève est un fait social majeur en France : « La France, patrie européenne de la grève ? Le pays du syndicalisme révolutionnaire, de la grève générale et des grandes fièvres sociales est souvent associé à l’image d’une confrontation permanente qui serait la marque de fabrique de ses rapports sociaux. D’abord interdite et réprimée, la grève a fini par irriguer l’usine et le bureau pour devenir un fait social reconnu par la Constitution. À travers la grève, c’est l’histoire de la société française qui se donne en spectacle. »

 

C’est dans ce contexte historique et social qu’advient, le 19 janvier 2023, une grève qui génère les commentaires habituels de la part de journalistes, des politiciens réactionnaires, du patronat et de la part « molle » des salariés. On y trouve pêle-mêle la critique de la grève qui serait une atteinte au droit de travailler et au droit de circuler ; ce à quoi Jack London, dans sa nouvelle Le Rêve de Debs (1909), objecte : « J’en ai assez de vos variations ineptes sur le sacro-saint droit de travailler. Vous avez accablé la classe ouvrière, et vous l’avez truandée tant et plus, et la classe ouvrière vous rend aujourd’hui la monnaie de sa pièce et vous accable à son tour, voilà tout... Et vous, vous poussez les hauts cris, vous couinez comme des cochons qu’on égorge ! » Dans cette nouvelle Jack London ranime le spectre de la grève générale et en montre la force et la puissance ainsi que l’utilité. Un matin, les notables de San Francisco s’éveillent et n’ont plus ni chauffeur, ni cuisinier, ni femme de ménage... À l’appel du syndicat, les ouvriers ont déclenché une grève interprofessionnelle illimitée. Bientôt, les vivres manquent et la détresse des possédants progresse. »

 

La grève gêne, mais sans elle combien d’avancées sociales n’auraient pas vu le jour, illustrant ainsi les propos de Simone Weil : « Allons‑nous enfin assister à une amélioration effective et durable des conditions du travail industriel ? L’avenir le dira ; mais cet avenir, il ne faut pas l’attendre, il faut le faire. » Ceux qui prompts à dénoncer la grève pourraient-ils prendre des congés, aller au ski … s’il n’y avait pas eu des grèves pour améliorer les conditions de travail et de vie ? Aujourd’hui les gouvernants ne devraient pas oublier cette phrase que Martin Luther King prononça en 1967 à Stanford : « au bout du compte, l’émeute est le langage de ceux qui ne sont pas entendus ».



43 réactions


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 21 janvier 18:35

    "La grève est donc un élément essentiel de la vie sociale et semble organiser le dialogue social en France

    "

    ce que vous écrivez semble exact, et c’est bien triste ..

    pourquoi sommes nous aussi stupides ?


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 21 janvier 18:42

      @lecoindubonsens

      Parce qu’on formate une bonne part de la population, on vous donne même un numéro ^^


    • Rinbeau Rinbeau 21 janvier 20:03

      @lecoindubonsens

      Heu ! le bon sens.. Vous l’avez laissé dans un coin ?


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 22 janvier 08:18

      @Rinbeau
      Heu ! le bon sens.. Vous l’avez laissé dans un coin ?

      vous avez le sens de la répartie, bien
      mais sur le fond ... quid ?
      ras le bol de ces grèves et manifs à répétitions qui sont des prises d’otages innocents et sans pouvoir d’action.
      Alors qu’avec un peu d’intelligence de part et d’autre, il y a tant d’autres moyens de trouver des solutions, sans violence, sans détruire, sans perturber, ...


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 14:04

      @lecoindubonsens
      Sortir la guillotine de la cave par exemple ! smiley


  • Rinbeau Rinbeau 21 janvier 19:56

    Les grèves étaient efficaces lorsque les monnaies étaient indexées sur l’or ! Elément limité ! Aujourd’hui où l’on se créer autant d’argent papier chiotte que l’on veut on peut se permettre que l’administration d’un pays laisse à désirer ! Rien à foutre, qu’ils se démerdent ! La mort d’un peuple, c’est d’utiliser mécaniquement les mêmes recettes à une cuisine qui change radicalement !

    https://www.youtube.com/watch?v=1c13nk0cdTs


  • chat maigre chat maigre 21 janvier 22:29

    @l’auteur

    merci pour cet article qui met le doigt sur cette manipulation constante et continuelle, je viens de passé quelques mois à l’étranger coupé de tout ça et en rentrant tout ça m’est insupportable !!!

    c’est tellement voyant cette manipulation que ça en devient affligeant pour ceux qui continu à vouloir ne rien voir !!!


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 14:11

      @chat maigre
      C’est dire à quel point le bobo lobotomisé va bientôt faire de l’ombre aux derviches-tourneurs tellement ils boivent pour oublier ce que le cerveau ne peut ingurgiter en toute quiétude smiley


  • Durand Durand 22 janvier 08:41

    Les rédacteurs des traités européens ont fait mentir Lacordaire lorsqu’il déclarait :

    « Sachent donc ceux qui l’ignorent, sachent les ennemis de Dieu et du genre humain, quelque nom qu’ils prennent, qu’entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. »

    Henri LACORDAIRE (1802-1861), Sermon à la chaire de Notre-Dame (1848)

    En effet, l’ensemble des traités européens constituent, depuis celui de Maastricht, un véritable putsch législatif et depuis celui de Lisbonne, un putsch constitutionnel... De ce fait, c’est la loi qui s’est faite tyrannie et qui opprime. Les peuples de l’UE ne disposent désormais plus d’aucun moyen légal de la changer, autrement que par la violence car, contrairement à l’URSS, qui était un véritable état constitué, l’UE ne saurait disposer d’un Gorbatchev pour la réformer ou y mettre fin.

    Aux peuples d’Europe, il ne reste plus que la rue...

    ..


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 22 janvier 09:17

      @Durand
       
       merci pour le rappel : 

      ’’« Sachent donc ceux qui l’ignorent, sachent les ennemis de Dieu et du genre humain, quelque nom qu’ils prennent, qu’entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » (Lacordaire) ’’

      >

      Et vous avez raison : si la loi protège le faible, trop de lois l’oppriment.

       

      Cette phrase de Lacordaire est à lire dans le même esprit que cette autre : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.  » (Jeans Jaurès)


    • Durand Durand 22 janvier 18:27

      @Francis, agnotologue

      « si la loi protège le faible, trop de lois l’oppriment. »

      Oui, nous sommes dans une configuration où ceux qui oppriment le faible s’en sont désormais donné le pouvoir, à la fois légal et médiatique et donc, perpétuel ! Enfin théoriquement...

      ..


    • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 10:20

      @Durand

      La dictature parfaite est celle qui arrive a te faire croire que tu vis en démocratie ....

    • Depassage 23 janvier 11:53

      @Durand
      Effectivement Juncker ancien Président de la Commission Européenne avait déclaré ! : « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés ».


    • Durand Durand 23 janvier 14:20

      @Depassage

      Exact... J’ai souvent répété, ici et ailleurs, qu’après le traite de Lisbonne, il n’y aurait plus aucun projet de nouveau traité européen et pour cause : ce dernier traité a légalisé et constitutionnalisé une dictature parfaite au sein-mème de la constitution de chaque état membre.

      ..


    • Durand Durand 23 janvier 19:39

      @zygzornifle

      Exact également... Cette dictature 2.0 procède du Droit constitutionnel public d’une part et d’autre part, du monopole médiatique privé pour formater l’opinion et faire croire à une majorité qu’elle est toujours en démocratie. Ainsi, le dictateur peut se prévaloir d’une légitimité démocratique, ce qui, légalement, est inattaquable. C’est ainsi que Macron justifie la réforme des retraites : elle était dans son programme présidentiel l’année dernière, pardi !

      Il n’y a désormais personne qui tienne plus à la démocratie que les dictateurs 2.0... Et partout, en Irak, au Yémen, en Libye, en Syrie, au Qatar – oups, non, pas au qatar (un pays qui finance aussi généreusement le Parlement Européen est forcément démocratique ! ) et désormais en Ukraine, partout il se battent pour instaurer la démocratie... ^^

      ..


    • Durand Durand 23 janvier 19:55

      ...je sens que j’vais finir par avoir des emmerdes... ! ^^

      ..


    • Durand Durand 23 janvier 20:17

      @Depassage

      ... Le traité de Lisbonne a mis en place la forme définitive de la construction européenne.

      ..


  • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 10:19

    Le gouvernement se fiche de la gueule de tout le monde et n’en fait qu’a sa tête, voila le résultat ....

    La grève ne sera hélas pas suffisante pour faire reculer le gouvernement qui tablera sur sur son essoufflement et sur ses 160 000 flics amateurs de gnons et de couilles arrachées et qui sont dressés comme des chiens d’attaque, il faudra donc passer a l’échelon supérieur a moins qu’il nous balance un covid qui cloitrera tout le monde dans sa tanière .... 


    • chapoutier 23 janvier 10:24

      @zygzornifle
      de couilles arrachées

      ils ont innové, arracher les yeux c’est trop basique et trop visible.


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 12:07

      @zygzornifle
      Ce qui est bizarre dans ce monde là c’est qu’au plus il y a de flics au plus la drogue circule ! smiley selon moi et connaissant l’histoire de cette RANCE corrompue jusqu’à la moelle, le hasard n’a pas sa place dans ce monde de rapaces en bandes organisées via les plus hautes sphères d’un état le pif dans le pot de miel jusqu’à plus soif et faim smiley


    • chapoutier 23 janvier 12:21

      @charlyposte
      Ce qui est bizarre dans ce monde là c’est qu’au plus il y a de flics au plus la drogue circule

      c’est pourquoi on disait qu’un flic c’est un voyou qui a mal tourné
      blague mise de coté
      anecdote vécu en 74/75 à Gennevilliers à la cité du Luth, j’avais 15ans en 74
      il n’y avait pas de dealeurs à cette époque.
      et ils sont arrivés vers 74 !
      spontanément nous les chassions à coup de barres à mine et de manches de pioche de nos halls !
      Tous les gamins de la cités !
      dans tous les halls, on avait des manches de pioches cachés sous les escaliers du sous sol.
      dès qu’un inconnu se pointait il était suivi, s’il revenait en bande il était accueillis militairement.
      les dealeurs ne pouvaient pas s’installer.
      et vers 75 c’est les flics qui sont arrivés, cars de crs de l’époque, chiens policiers lâchés contre les ados, j’ai encore la cicatrice d’une morsure.
      et les dealeurs se sont installés. à chaque fois que nous leur faisions la chasse, les argousins se pointaient .
      et c’est nous les gamins qui étions poursuivis par la flicaille.
      mes parents ont du venir me récupérer au commissariat 2 fois.
      les dealeurs se sont installés et nous nous avons fermé nos g.


    • chapoutier 23 janvier 12:24

      @chapoutier
      on ne va plus dire : les éborgneurs mais les écouilleurs

      bon je sors


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 12:29

      @chapoutier
      Selon moi DAESH, LA DROGUE ET L’ARMEMENT sont les trois mamelles restante via cet occident hors sol qui doit rapidement balayer devant sa porte avant de terminer dans les poussières de l’histoire et c’est très peu de le dire, vraiment smiley


    • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 13:39

      @chapoutier

      Comme quoi le société part en couilles .....


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 13:57

      @zygzornifle
      On me souffle à l’oreille que MAC Macron a déjà les couilles au cul depuis un certain temps !!! à confirmer ou pas selon la censure merdiatique smiley


    • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 13:40

      @charlyposte

       Faut demander a B. Trogneux pour tout ce qui touche l’une sans faire bouger l’autre .... 


  • tashrin 23 janvier 10:43

    Et ca gene qui en fait ?

    Les gouvernants ? non ils s’en foutent ils sirotent des cocktails en espagne, les cognes se chargeant de maintenir l’ordre (ie taper sur les fragiles pour dissuader les autres tout en laissant les casseurs casser pour justifier d’envoyer les cognes...)

    Les patrons ? Meme pas, le gain étant largement supérieur à la perte

    Les syndicats ? ben non, ca leur donne une raison d’exister

    Les salariés ? à part galérer dans les transports, ils savent pertinemment que de toute façon à la fin ils l’auront dans l’os

    Donc en fait c’est une espèce de rite theatralisé, qui ne sert à rien, coute un pognon monstrueux qu’on ferait mieux de mettre ailleurs, surtout si au final, ca se traduit par la réélection du même type contre qui les grevistes se battaient. Pour ensuite re manifester avantde re voter pour le même mec ou un similaire

    Et les shadocks pompaient, pompaient


  • Depassage 23 janvier 11:07

    Bonjour

    100 % d’accord sur le fond comme la forme.

    Entre une manifestation ou des milliers de personnes défilent gentiment une pancarte à la main et qui fait sourire le patronat et le gouvernement en sachant que le lendemain tout ce beau monde reprendra gentiment le chemin du travail et une révolution il y a effectivement une solution intermédiaire, la grève !

    Lors des interviews avant manif beaucoup de gens sont solidaires mais confirment qu’ils ne peuvent pas se permettre de perdre une journée de travail et encore moins de faire la grève et pour beaucoup financièrement c’est vrai.

    Depuis déjà fort longtemps nos décideurs ont bien compris que l’endettement et par conséquence la crainte du chômage était un frein très efficace contre les mouvements sociaux. Je parle évidement d’une grève générale comme celle de 68 que j’ai connu et non pas d’une grève sectorielle ou limitée à un établissement.


  • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 11:09

    Les grèves ont été une arme de choc très efficace par le passé pour faire évoluer tout un pays vers plus de justice sociale et de meilleures conditions pour les ouvriers et les petits employés. A l’époque, c’était simple : on arrêtait le travail, le patron ne pouvait plus rien vendre, perdait de l’argent et cédait bien couvent aux revendications. Aujourd’hui, c’est légèrement plus compliqué : on a soit le patron mondialisé qui n’en a plus à faire des agités locaux, soit le patron-Etat (le contribuable donc) qui casque sans fin pour des salariés protégés jamais satisfaits. Aujourd’hui, les grèves ne servent plus qu’à renforcer les inégalités et détruire encore plus la cohésion sociale et le moral des Français. Bien joué les gars !


  • cétacose2 23 janvier 12:07

    Les syndicats et les associations sont les trois fléaux auxquels nous sommes confrontés....


  • L'apostilleur L’apostilleur 23 janvier 13:32

    @ l’auteur 

    « ...La grève ça gêne est le leitmotiv des médias et il faut à tout prix le montrer quitte à créer une véritable fracture entre les citoyens... »

    Les gens ne sont pas si bêtes.

    Ceux qui prennent les transports ou leur voiture pour travailler n’ont pas besoin de regarder la télé pour grogner contre ceux qui les empêchent de récupérer leurs gamins à la crèche, à l’école ou chez la nounou.

    Si vous voulez dédouaner les vrais responsables trouver autre chose que la vieille antienne télé. 




    • roby roby 23 janvier 17:07

      @L’apostilleur
      Encore un qui est bien content d’avoir un train de vie correct mais qui oublie ceux qui se sont battus pour qu’il en soit ainsi . Donnez moi + je prends mais j’oublie ceux a qui je le doit ceux ont moins que vous mais qui feront grève pour eux,leurs enfants et petits enfants , si en 36 les ouvriers ne s’étaient pas mis en grève vous bosseriez jusqu’à ce que vous n’en pourriez plus. Les grèves celà gène c’est sûr mais sans le monde ouvrier n’obtiendrait jamais des conditions de travail acceptables.Heureusement que le patronat peut compter sur des égoïstes comme vous !


    • L'apostilleur L’apostilleur 23 janvier 17:37

      @roby
      Vous devriez me relire, il n’y est pas question de contester le droit de grève même si son caractère abusif énerve quand il est déclenché par des privilégiés.


  • suispersonne 23 janvier 17:04

    La mélopée plaintive, interminable et minable d’une merdiacrate larmoyante, qui saoule le député convié dans son merdia,

    utilisé comme punching ball et empêché de répondre,

    déroulant la profonde misère des usagers du rail

    (ah oui ? ce ne sont plus des clients ?)

    en cette période de fêêêtes,

    est tellement ridicule qu’on n’en peut plus.


    Alors il faudra savourer de voir leur bobine se décomposer totalement à l’évocation de la proximité d’une grève générale …

    qui les fera taire et se cacher.


    Ils sont terrorisés de ces grévistes « giletsjônisés » …

    Ils regrettent la morgue du menteur à talonnettes multicondamné, qui triomphait bêtement

    « quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » …

    Ils regardent partout comment interdire toutes les grèves.


    Cékonlà aimeraient bien tabasser.


  • TSS (...tologue) 23 janvier 19:42

    J’ai vu Dussopt au senat cet après midi,il a une belle tete de pilier

    de bar... !!


  • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 13:42

    Pour aller manifester je mettais mes yeux et mes mains dans le formol, j’ai du acheter un bocal plus gros pour y loger mes couilles .... 


  • zygzornifle zygzornifle 25 janvier 08:56

    En tout cas ça na pas empêché Macron d’aller trainer sa carcasse d’énarque anti-social en Espagne ....


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