jeudi 29 octobre 2020 - par Nicolas Cavaliere

Le Choix de l’impuissance

 

La paresse et la peur au pouvoir. (Le contraire d'une start-up nation.)

Sans surprise, on a donc appris ce soir mercredi 28 octobre 2020 qu’on serait reconfinés pour un mois au motif que grâce à ça, le maudit virus va circuler moins vite, que les vieux allaient survivre, que notre sacrifice en vaudrait la peine.

Mais c’est un sacrifice idiot, qui consiste à être passif. Pour résumer, il faut juste s’isoler et attendre que ça passe. Il n’est pas question de s’activer, d’être créatif, de trouver des solutions. Le défi est de rester enfermés, de laisser les « experts » grassement corrompus par l’industrie pharmaceutique faire ce qu’ils peuvent avec les moyens du bord (le docteur Fouché rappelait que l’État a fermé 69000 lits de réanimation en 15 ans dans le public, et l’effort d’en ouvrir 5000 de plus nous est présenté comme colossal…) et le dévouement aveugle des petites mains (qui, au vu du roulement constant et des démissions, s’épuise vite). C’est la pente fatale vers l’absence de prise de risques, vers l’absence de santé (relisez Georges Canguilhem). C’est le déclin du corps et la mort de l’âme.

Nous sommes rentrés définitivement dans l’ère de la fainéantise. Je le voyais déjà pendant l’été, lorsque je me rendais à la piscine municipale. Tous les casiers étaient fermés au motif du « risque sanitaire ». Plutôt que d’avoir un employé qui passe pour désinfecter les claviers sur lesquels nous tapons nos codes, ils ont préféré mettre des cordons comme sur les scènes de crime et tout clôturer. Il fallait donc mener nos sacs, avec clefs de maison et vêtements à l'intérieur, au bord des bassins, les laisser sur des bancs, eux-mêmes jamais désinfectés. Travailler ? Jamais ! Une fois ça acquis, faire attention même ne peut plus être qu’un plaisir vague. Alors, nous faisons attention aux autres, assignés à résidence pour nous convaincre qu’ils s’en sortiront seuls chez eux. Dans le pire des cas, il y aura le SAMU ou les pompiers, masses de personnes anonymes et désintéressées, mal rémunérées. La vertu porte en elle-même sa propre récompense. Jusqu’à la démission. (Merci David Graeber.)

Nous nous habituons de plus en plus à la dématérialisation de tout et de n’importe quoi. Les choses sont censées se faire seules. L’aspirateur se déplace par lui-même, les enfants se débrouillent avec les tablettes, les virements sont automatiques, les impôts sont prélevés à la source après une rapide configuration informatique. Quand la voiture est en panne, c’est une valise qui donne le diagnostic. Tout est fait pour nous dissuader de nous investir dans la résolution des problèmes, y compris financièrement. Ma machine à laver m’a lâché en février. Du jour au lendemain, malgré un entretien régulier avec mes recettes de grand-mère (si tu me lis, je ne t’ai jamais connue…), le bouton d’allumage n’a plus réagi. Obsolescence programmée, bien sûr. Pour remplacer la carte mère de la machine, j’en aurais eu pour le coût d’une neuve entière. Depuis, je me contente d’aller à la laverie automatique. Moi aussi, j’ai renoncé. C'est un monde d'automates, il faut bien s'y intégrer !

La paresse intellectuelle consiste également à criminaliser les malades. Il faudra se rappeler de l'actuel premier ministre, pour lequel le seul moyen de soulager l’hôpital est de ne pas tomber malade, comme le meilleur moyen de soulager les prisons serait de ne pas commettre d’acte de malveillance. Supposer la même volonté à l’œuvre derrière les deux situations ne peut être qu’un raisonnement d’imbécile. Vous savez, vous, ce qu’est la malveillance ? Même chez Sanofi, qui a décidé que l’IHU Méditerranée-Infection avait de trop bons résultats, on ne le sait pas.

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Donc voilà, c’est reparti pour un mois d’âneries, et plus si affinités. Des commerces fermés, des associations dévitalisées, des projets reportés à on ne sait quels lendemains (et on se fout bien s'ils chanteront ou pas), au nom de notre paresse collective. Des richesses dispersées aux quatre vents. Les banques vont se régaler et racheter un bon nombre de locaux à des prix impossiblement bas. Il suffira d’un clic sur un ordinateur, la planche à billets n’attend qu’un frémissement d’index. Fausse monnaie, spéculation, dette globale, aucun lien entre créditeur(s) et débiteur(s). Tout le monde paie pour tout le monde, il n’y a pas de responsable. Et non, personne ne se gave sur le compte de quelqu'un d'autre.

Quelle étrange société où chaque individu trouve en lui l’énergie de porter quantité de projets (du moment qu’il coche les bonnes cases sur ses contrats d’assurance), mais où l’ensemble ne parvient pas à se mouvoir comme un seul homme. Des volontés de puissance isolées, mais une non-volonté intégrale. Le lendemain est devenu un concept solipsiste. Il n’existe plus pour nous réunis, mais juste pour chacun de nous. Un pour tous, et tous pour personne.

Il n’y a donc pas de hasard si collectivement, le seul choix possible soit celui de l’impuissance. Tout s’agite, sans but de connaître. Sans effort de remédier. Tout s’agite pour payer, pour trouver la paix, pour trouver la mort. (Merci Alain Rey.) Fuite en avant vers un autre projet, un autre objet, un autre amour, une autre déception. Il n’y a même plus la sublime mélancolie qui nous rend sages. (Merci Peggy Lee). Il n’y a que l’acceptation docile et sans délicatesse, sans grâce, de la force qui nous contraint, cette force qui nous dit sans passion « ça se passera sans douleur ». (Je ne citerai pas ton nom, va au diable.)

Ça se passera donc sans douleur. Préparez-vous à tout perdre.



41 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 octobre 2020 08:35

    Ce n’est pas un « choix », mais la réalisation de l’injonction d’une puissance qui asservit les nations dont les états se liquéfient en manipulant les pantins qui lui doivent leur fromage. Reste à identifier cette puissance polymorphe difficile à cerner mais implacable.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 octobre 2020 08:37

      Et ce n’est pas de l’impuissance, mais de la manipulation.


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 08:46

      @Séraphin Lampion

      Cela va au delà de nation. Cela essaie d’atteindre l’homme en général, au delà de son attachement national ou territorial. Et il y a acceptation. La manipulation n’est pas nécessaire quand l’évidence du mensonge ne provoque pas de scandale.


    • Francis, agnotologue Francis 29 octobre 2020 09:07

      @Séraphin Lampion
       
       ce n’est pas de l’impuissance, c’est de la sidération.
       
       Comme l’herbivore surpris par un fauve surgissant du néant et qui se rue sur lui.
       
      Où courir ? Où ne pas courir ? D’un coté la nasse, de l’autre le précipice.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 octobre 2020 09:22

      @Francis

      excellent !

      la loi de la jungle est la même dans la savane, la steppe, la campagne et les mégapoles : les herbivores grégaires que vous évoquez vivent et réagissent en troupeau en pensant , comme les zèbres que leur masse et leurs rayures vont troubler la vue du prédateur qui, soir est très puissant et n’en a rien à foutre : il fonce dans le tas (lion), soit s’organise et chasse en meute (loup) ou en fratrie (jeunes guépards) pour prélever les plus maladroits, les plus lents ou les étourdis.


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 29 octobre 2020 16:51

      @Séraphin Lampion J’aime beaucoup, en général, les métaphores animales. Il me semble qu’ici nous avons plutôt affaire à l’inverse. Des orques très bien organisés et solidaires entre eux (vous comprendrez de qui je parle) qui dispersent les poissons et les gobent un à un, sans que l’effet de masse (les bancs de thon par exemple) ne puisse jouer pour leur défense.


  • BA 29 octobre 2020 08:43

    Jeudi 29 octobre 2020 :


    Covid-19 : plusieurs pays européens imposent désormais un confinement ou un couvre-feu.


    La France est loin d’être la seule à en revenir au confinement ou à imposer un couvre-feu. Petit tour d’horizon en passant par l’Irlande, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne ou la République tchèque.


    Il y a d’abord les pays où le confinement national est de retour. C’est le cas en Irlande et en République tchèque, deux pays où le taux d’incidence du Covid-19 a flambé début octobre.


    En Irlande, pays de cinq millions d’habitants, le confinement est de retour depuis le mercredi 21 octobre, et pour au moins six semaines, donc jusqu’au 1er décembre. Il est interdit de sortir de chez soi, sauf pour faire ses courses ou faire de l’exercice dans un rayon de 5 km. Il est aussi interdit de se réunir avec des membres d’un autre foyer. Tous les commerces non essentiels sont fermés. Les bars et restaurants ne peuvent proposer que de la vente à emporter. Et même les rassemblements religieux (très importants dans le pays) sont désormais virtuels. Seules exceptions, les mariages (limités à 25 personnes) et les écoles qui sont restées ouvertes.


    C’est à peu près la même chose depuis le jeudi 22 octobre en République tchèque, 11 millions d’habitants, mais là en plus les écoles sont fermées.


    Il y a un confinement partiel également au Pays de Galles et aux Pays-Bas, et des confinements locaux en Italie.


    Un confinement régional est aussi à l’étude en Catalogne, en Espagne.


    Quant aux couvre-feux, ils se multiplient un peu partout : en Italie dans plusieurs régions, en République tchèque, en Belgique, avec des horaires qui varient légèrement d’un pays à l’autre, de 21 heures ou 22 heures jusqu’à 5 ou 6 heures du matin. 


    La situation évolue également mercredi en Allemagne. Le pays reste beaucoup moins touché que la plupart de ses voisins, dont la France, puisque l’Allemagne ne déplore « que » 11 000 morts, trois fois moins que chez nous. Sauf que le nombre de cas est en forte hausse depuis quelques jours. Angela Merkel a donc réuni les dirigeants des 16 régions, les Länder, afin de s’entendre sur des mesures communes au niveau national. Ce qui est à l’étude, ce n’est pas un confinement drastique, mais tout de même un durcissement des mesures : fermeture des bars, des restaurants, des salles de sport, des cinémas ou des salles de spectacle. Les Allemands envisagent aussi l’interdiction des rassemblements publics, la  limitation des sorties avec des proches. Une sorte de "confinement light", les écoles et les crèches vont rester ouvertes. 


    En France, on sent que le plan des pouvoirs publics ne fait pas l’unanimité, mais ce n’est pas une spécificité française. En Allemagne, il y a un relatif consensus mais c’est aussi la conséquence de la bonne gestion de la première vague de l’épidémie. En revanche, chez plusieurs de nos voisins, c’est très tendu. Il y a beaucoup de controverse politique au Royaume-Uni, de tension entre le Nord et le Sud du pays. Il y a une vive controverse aussi en Espagne, où les médecins du service public, épuisés et en manque de reconnaissance, ont entamé une grève nationale mardi 27 octobre.


    Le pire est en Italie où les nouvelles restrictions décrétées par le gouvernement Conte, ont déclenché des protestations violentes ces derniers jours. Avec des incidents multiples à Naples, et surtout dans le nord : à Turin ou à Milan, des villes particulièrement touchées par la première vague de l’épidémie. Lundi 26 octobre au soir, lors de brèves émeutes, apparemment organisées par des mouvements néo-fascistes, des commerces ont été dévalisés et des tramways vandalisés. La France est donc tout sauf une exception, presque partout en Europe, les restrictions se multiplient et le risque de tension sociale existe.


    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-avance/covid-19-plusieurs-pays-europeens-imposent-desormais-un-confinement-ou-un-couvre-feu_4140447.html


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 08:58

    Les plus heureux sont encore les astrologues qui avaient tous prédit que l’année 2020 seraient exceptionnelle (conjonction saturne-pluton en capricorne). SATURNE-ROI, Saturne, c’est aussi chronos : l’arrêt, la mort. Peut-on être heureux d’avoir eu raison si c’est pour annoncer une mauvaise nouvelle. Non bien sûr. On parlait encore hier de l’âge du fer (qui peut s’entendre comme : faire). C’est un peu paradoxal, car avec un certain recul, comme les hamsters dans leur roue on pédalé pour creuser leur tombe. Rappelons-nous les années 1988 : LES BATTANTS DYNAMIQUES. avec le recul, c’est un peu ridicule : s’agiter pour construire des engins qui nous dépossèdent de notre capacité de nous battre, être actifs. De nombreux artisons ont dû fermer boutique devant l’invasion de l’infor-automatique. Je savais déjà à ce moment que ce monde construit sur du sable allait s’écrouler. Extrait de mon livre actuel : les forgerons de l’aura-1ère édition 2005 (ou société de l’avoir) : « Toutes ces publicité tapageuses sur les bienfaits des vieilles mentalité moisies basées uniquement sur la apparence (appâts-rances) des intérêts égoïstes personnels (collectifs ou non) ne sont que du déodorant propulsé autour d’une fosse septique qui refoule (faut pas chercher plus loin le réchauffement et la puanteur climatique) et il n’est pas besoin d’être spécialement clairvoyant pour savoir pour savoir que cela ne pourra pas durer bien longtemps. L’âge de fer et surtout la fin de l’âge de fer décrit symboliquement par Saint JEAN, dans son Apocalypse, est un âge qui a pour mission de détruire toutes las apparences (PLUTON) ou les faux-semblants (I.A., transhumanisme) afin de faire (fer ressortir ce qui était caché jusque là. » . Pourquoi avoir peur de mourir quand une civilisation est devenue indigne ?


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 09:23

      Corrigé : les plus heureux sont encore les astrologues qui avaient tous prédit que l’année 2020 seraient exceptionnelle (conjonction saturne-pluton en capricorne). SATURNE-ROI, Saturne, c’est aussi chronos : l’arrêt, la mort. Peut-on être heureux d’avoir eu raison si c’est pour annoncer une mauvaise nouvelle. Non bien sûr. On parlait encore hier de l’âge du fer (qui peut s’entendre comme : faire). C’est un peu paradoxal, car avec un certain recul, comme les hamsters dans leur roue pédalent pour creuser leur tombe. Rappelons-nous les années 1988 : LES BATTANTS DYNAMIQUES. avec le recul, c’est un peu ridicule : s’agiter pour construire des engins qui nous dépossèdent de notre capacité de nous battre, être actifs. De nombreux artisans ont dû fermer boutique devant l’invasion de l’infor-automatique. Je savais déjà à ce moment que ce monde construit sur du sable, du vent allait s’écrouler. Extrait de ma lecture actuelle : les forgerons de l’aura-1ère édition 2005 (ou société de l’avoir) : « Toutes ces publicité tapageuses sur les bienfaits des vieilles mentalité moisies basées uniquement sur les apparences (appâts-rances) des intérêts égoïstes personnels (collectifs ou non) ne sont que du déodorant propulsé autour d’une fosse septique qui refoule (faut pas chercher plus loin le réchauffement et la puanteur climatique) et il n’est pas besoin d’être spécialement clairvoyant pour savoir que cela ne pourra pas durer bien longtemps. L’âge de fer et surtout la fin de l’âge de fer décrit symboliquement par Saint JEAN, dans son Apocalypse, est un âge qui a pour mission de détruire toutes las apparences (PLUTON) ou les faux-semblants (I.A., transhumanisme) afin de faire (fer ressortir ce qui était caché jusque là. » . Pourquoi avoir peur de mourir quand une civilisation est devenue indigne ? Une mort peut être réelle ou symbolique. Malheureux celui qui ne veut pas perdre...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 09:16

    C’est aussi synchrone avec l’arrivée d’URANUS (beaucoup de blagues sur google en rapport avec cette planète : celle qui fait des v...ts, au point qu’ils veulent changer son nom. Erreur car c’est lui ôter son archétype mythologique,...) est entrée dans le signe très TERRIEN (le contraire du pet uranien) du taureau. Uranus est bien symbolique de la « fainéantise ». Il se laisse porter par le vent (il est « IN, » et HIGH TECH). Entre hippie intello, uranien et bobos snobinards. Le Taureau, (face au scorpion), c’est un peu Caïn, celui qui travaille la terre (sur le plan symbolique pour ceux qui comprendront l’allusion, le taureau est aussi le signe de vénus). Le taureau n’est pas castrateur comme saturne, mais il enferme comme le MINOTAURE. Thésée (Macron) se fait aider par Ariane qui lui donne le fil rouge afin de s’extraire du piège. Bon, après : Ariane : exit. On a compris que le destin de Thésée était perdant. Le manque de gratitude se paie toujours un jour. Macron, l’uranien qui ne bouge que pour faire du vent pris au piège du Minotaure. Hors-sol, les gens proches de la terre le répugne. Mais le taureau a des cornes (il est couronné) et terrasse le Macron-d’or. A LA FORGE DE LOURMARIN (elle au moins a tenu 500 ans).... 


  • Francis, agnotologue Francis 29 octobre 2020 09:17

     On se demande ce que faisaient de leurs journées les services de réanimation, avec plus de 70 000 lits en période sans Covid !!!

     

     Je suis allé deux ou trois fois aux urgences avant le covid : c’était saturé au points qu’aujourd’hui on pourrait croire que le personnel est payé à rien faire.


  • Jelena Jelena 29 octobre 2020 09:23

    Ce n’est pas vraiment « un confinement » vu que le pays n’est pas à l’arrêt économique. Disons plutôt que l’on interdit aux gueux toute forme de loisirs (cafés, restos, cinoches, théatres, etc...).


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 10:15

      @Jelena

      La plus grosse ironie c’est que ces gens non essentiels à qui on interdit d’exercer leur activité pour distraire les autres (et les empêcher de penser) devront continuer à mener leurs enfants à l’école le matin. Ça ne limitera pas ces attroupements à la fréquence importante. Mais le virus, hein...


    • I.A. 29 octobre 2020 18:20

      @Jelena

      Sortir juste pour prendre l’air, pour se promener ou faire les boutiques, ce n’est donc pas un loisir ?

      Confinée, vous êtes tenue de rester chez vous, sauf pour travailler ou faire une course indispensable. Verstehen sie ?


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 09:37

    Quarante années de sable et de vent dans un désert presque total (intellectuel, artistique,...). La sortie de cet enfer nous réserve bien des surprises. 


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 10:16

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Cela reste un spectacle. En fait on se régale. C’est comme du cinéma mais en vrai.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 10:26

      @Luigi Cavaliere Eh oui, et comme au cinéma on a malgré tout chacun ses bons et ses méchants. Perso, je tenais souvent avec les indiens...Nous verrons si la fin est morale ou noire... Nous on a vécu le meilleur... 


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 14:41

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      La fin c’est juste rideau noir et silence. Y a pas eu de titre au début, y aura pas de générique de fin non plus.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 11:11

    En rapport avec l’article sur Bill Gates (la pomme pourrie de l’enferment HIGH TECH). Bill Gates a vraiment commencé son aventure il y a quarante ans (quarante, quarantaine, le 40 est un chiffre bible). La passage de Jésus dans le désert,...(Gates et Apple : une histoire de pommes pourrie comme dans blanche neige,...). Nous sommes en 2020 ce qui donne quarante et quarante années de régression : l’AVOIR, ayant remplacé l’être et le faire (ou savoir-faire). J’ai été voir le thème astral de Gates pensant y trouvé Uranus dominant. Il est présent mais ne domine pas. Par contre, LA LUNE et LA maison quatre domine. Le 4 symbolise le matériel, l’avoir, mais aussi l’enferment (entre quatre murs). On ne peut vraiment dire que la « création » de Bill Gates fut virile,... enferment de milliers de jeunes dans des bureaux. Moi qui a l’époque voulait lancé les jeunes en décrochage dans le compagnonnage, ce fut raté. Voir cet excellent court-métrage : rêver sous capitalisme (le bruit des pas dans des longs bureaux,...). https://www.youtube.com/watch?v=jfcxK9iBUi0. Parfois, je rêve de me retrouver à l’époque des capes et épées...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 octobre 2020 11:15

    Bill gates devait avoir des accord avec les lobbies pharmaceutiques pour la vente de viagra...


  • Adèle Coupechoux 29 octobre 2020 15:00

    Sans effort de remédier

    Tout est dit et terriblement d’actualité.


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 20:58

      @Adèle Coupechoux

      J’éprouve tellement de rage et de tristesse quand je vois ce que Sanofi a fait à l’IHU. Avez-vous remarqué comment Didier Raoult est devenu aigri lors de sa dernière interview avec David Pujadas ? Et, ce qui ne trompe pas, la profondeur de ses cernes ?


    • Adèle Coupechoux 2 novembre 2020 22:48

      @Luigi Cavaliere

      Sanofi fera de même avec les IHU parisiens. Et tous les autres IHU de France et de Navarre.
      Sanofi qui touche les aides de l’état en utilisant les salaires des hospitalo universitaires pour former ses futurs salariés. En échappant à chaque fois à sa contribution...en faisant chanter le secteur public. Sanofi, ça suffit.
      Et ce ne sont pas les seuls industriels à se servir.


  • Pierre Chazal Pierre Chazal 29 octobre 2020 16:48

    Sombre et brillant. Hélas.


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 20:53

      @Pierre Chazal

      Merci. Je vous renvoie le compliment. Votre texte « Le temps des cerises » est beau. Parfois il faut décrire les pires laideurs pour parvenir au sublime.


  • Réflexions du Miroir AlLusion 29 octobre 2020 17:00

    « Ça se passera donc sans douleur. Préparez-vous à tout perdre. »

    Bien sûr. Mais pas le genou en terre en espérant que les idées viennent de plus haut idéologiquement.

    En fait, ce que j’ai pas encore lu sur cette antenne, c’est l’opinion des infirmières qui à l’hôpital n’en sortent plus. C’est bien normal. Quand elles reviennent chez elles, elles ne pensent plus qu’à dormir.

    Oui, on applaudissait à 20:00 lors de la première vague.

    On parle sur cette antenne de statistiques, on compare les résultats du Covid-19 d’un pays à l’autre, mais on ne parle pas du fait que ce n’est pas une question de lits pour installer les malades du Covid, on en trouve toujours mais du personnel.

    Une infirmière ne peut s’occuper que de trois patient Covid, tellement l’attention doit être soutenue.


  • I.A. 29 octobre 2020 18:26

    Une petite perle de lecture, qui fait sombrement écho à la dépression que couve la France.

     Y a-t-il un médecin dans le pays ?


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 20:56

      @I.A.

      Merci pour le compliment. C’est assez inattendu d’avoir deux compliments sur un texte. Je suis tellement habitué à me faire chahuter.

      Oui, il y en a. Ils ne soignent pas le COVID, mais en deux mots, ils peuvent souvent vous remonter le moral. (Je n’écrirais pas votre nom, mais je tiens à vous remercier publiquement pour votre écoute le 9 septembre dernier.)


  • Wald 29 octobre 2020 21:37

    Jolie surprise. Excellent article, ça fait plaisir d’en trouver un.


  • pierrot pierrot 29 octobre 2020 22:43

    Que proposeriez vous pour lutter contre la seconde vague de la pandémie du covid ?


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 29 octobre 2020 22:48

      @pierrot

      Il n’y a pas de seconde vague du COVID (et ce n’est pas une pandémie). Il n’y a que le froid d’un nouvel hiver.


    • Francis, agnotologue Francis 30 octobre 2020 08:04

      @Luigi Cavaliere
       
       le froid d’un nouvel hiver et aussi une épidémie d’hypocondriaques qui sont pour beaucoup d’entre eux réellement victimes de respiration prolongée sous masques.
       
       Le masque est un confinement mortifère et humiliant. Obliger les enfants (à partir de 6 ans) est criminel, et je pèse mes mots.
       
       Macron se venge sur nous de l’avoir moqué au sujet de son aventure avec sa prof.
       
       
      ps. A ceux qui me diront que c’est pareil dans tous les pays, je répondrai : nous ne savons pas ce qui s’y passe entre les dirigeants et le peuple.


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 30 octobre 2020 12:52

      @Francis

      Il ne se venge de rien. Il ne fait qu’appliquer un plan avec et pour ses potes des banques et des multinationales. Le bien-être des enfants n’est même pas envisagé. Ce serait même un obstacle à la réalisation du plan.


    • pierrot pierrot 30 octobre 2020 14:16

      @Luigi Cavaliere
      En effet le dieu Raoult a dit que le covid faisait moins de morts que les trottinettes et que la pandémie disparaîtra en été 2020.

      Quel astrologue !!


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 30 octobre 2020 14:29

      @pierrot

      « Le dieu Raoult » peut bien dire ce qu’il veut, l’INSEE donne en tout cas des chiffres qui contredisent totalement la panique générale. Quant à la « pandémie », c’est pas la peste bubonique, elle n’a jamais existé, elle ne peut donc pas disparaître. On va continuer à nous les briser longtemps avec ce mirage ?


  • zak5 zak5 1er novembre 2020 12:49

    Selon les sondages le confinement est plebescité par une majorité de Français. C’est un peu trop facile de dire que c’est toujours la faute au pouvoir. La société occidentale se vautre dans l’hygiénisme, l’individualisme (jusqu’à l’article de la mort) et la couardise, elle n’a que ce qu’elle mérite


    • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 1er novembre 2020 13:20

      @zak5

      OK, je me rends à vos arguments, vous avez totalement raison. Le pouvoir n’y est pour rien. Les Français, comme les Esquimaux, adorent de toute façon rester chez eux en hiver, alors qu’il fait froid dehors et qu’on peut attraper les pires saloperies si on fait pas gaffe. Le résultat serait le même sans mesures coercitives. C’est donc la faute aux hôpitaux qui confondent les grippes, les rhumes et le COVID et qui ne savent soigner aucun des trois. Satanés hôpitaux ! Le dévouement de leurs personnels pour cette société individualiste et lâche ne démontre qu’une seule chose : tout le monde est individualiste et lâche. Nous méritons tous d’être infectés et d’y passer.


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