jeudi 12 février 2009 - par Bernard Dugué

Le peuple juif n’existe pas selon Shlomo Sand mais... les peuples existent-ils ?

L’historien israélien Shlomo Sand est au centre d’un débat intéressant sur la question juive. « Il n’existe pas et n’a jamais existé de peuple juif » s’exclame Sand, interviewé par la revue Books à l’occasion d’un déplacement en France où il donne quelques conférences suite à la parution de son livre chez Fayard. Un ouvrage détaillé dans lequel il explique comment le peuple juif est une construction intellectuelle, une invention. Dans ce billet, on parlera très peu du sionisme et on s’interrogera sur les peuples et sur ce la signification et la conception de la notion de peuple.

Dans L’archéologie du savoir, Foucault énumère une série de notions dont la structure conceptuelle manque de rigueur, mais qui sont couramment employée, jouant une fonction de continuité dans la description de phénomènes marqués par les similitudes. Il en va ainsi des notions de tradition, influence, évolution, développement, mentalité, esprit. En fait, ces notions en disent trop et pas assez. Trop parce qu’elles caractérisent et unissent des réalités en les nivelant sous l’autorité de la notion. Ainsi, on verra partout des influences, des évolutions, des mentalités. Mais le problème, c’est qu’on place ces notions, parfois, là où elles n’ont pas leur lieu raisonnable de résidence. Ces notions parlent à tort. Et elles n’en disent pas assez parce que leur élaboration conceptuelle n’est pas parfaitement façonné. Pourtant, écrits savants sont parsemés de ces notions et nous les lisons en pensant qu’elles parlent sans ambiguïté ni ambivalence. A côté de ces notions spécifiques, d’autres concepts sont employés pour désigner des réalités plus générales. Ce fut le cas de la substance, de l’essence dans la scolastique. Alors qu’à l’époque moderne, les notions de société, d’Etat, de nation, de peuple, ont été forgées. Des notions qui ont posé beaucoup de problèmes aux sociologues. Certaines ayant été discutées dans un livre de Nisbet devenu classique pour les étudiants de socio.

Qu’entend-on par peuple ? Plusieurs notions y sont rattachées. Deux axes se dessinent, espace et temps. Un peuple est un ensemble d’individus en nombre respectable occupant un espace délimité ou évolutif. Mais ce n’est pas une population, terme scientifique désignant l’ensemble des individus occupant un territoire. Par ailleurs, la notion de peuple renvoie à un nombre important d’individu. Un peuple n’est pas une tribu, ni une communauté, ni une peuplade. Mais si un grand nombre d’individus est rassemblé sous la notion de peuple, c’est que quelque chose les réunit, et pas seulement l’espace. Deuxième axe, la dimension du temps. Les individus se reproduisent et l’un des traits caractéristique d’un peuple, c’est l’endogamie. Autrement dit, la préférence accordée à un partenaire choisi dans une zone délimitée. A cette dimension biologique s’ajoute un aspect culturel. Un peuple est dépositaire d’une histoire, d’une culture qui lui est propre, est partagée par ses membres, et se transmet en s’enrichissant le cas échéant.

Lorsqu’on parle de peuple, on ne peut contourner ces questions de taille, de zone géographique, de démographie, et surtout, de déterminations culturelles pouvant être élargies en diverses composantes. La langue en premier lieu, les mythes, les récits qui se transmettent, les cultes, les religions. Les contingences font que les peuples sont décrits également par les techniques qu’ils utilisent, les formes que prennent leurs modes de vie. Mais ce n’est pas l’essentiel. Il y a deux modes de perception du peuple, intériorisé, quand un individu se sent inséré dans un ensemble et lui appartenant au sens d’en être une partie dans un tout, avec des éléments communs, notamment le langage. Ce mode nécessite un vécu. Il n’est plus accessible pour ce qui relève de l’Histoire. Si bien que l’autre perception du peuple est plutôt une conception, autrement dit une construction élaborée par les spécialistes des sciences dites humaines, historiens, sociologues, philosophes. Cette conception donne des idées générales sur les peuples du passé mais ne livre pas le secret des vécus ancestraux.

Ce constat met un terme à cette enquête. Sauf si on veut aller plus loin et se demander pourquoi cette notion de peuple est apparue sur la scène philosophique puis intellectuelle pour finir dans le champ politique. Y aurait-il quelques enjeux autres que purement philosophiques ? En fait, la question du peuple s’est métamorphosée en question de la nation, en un espace de temps assez court, disons de 1770 à 1850. Alors que des débats disputés ont eu lieu à la fin du 19ème siècle sur les caractères d’une nation. Car assez rapidement, l’idée de nation s’est substituée à l’idée de peuple. S’il est fut ainsi, c’est parce que les modes de savoirs se sont modifiés, que la dimension culturelle et historique a laissé émerger des nouvelles déterminations sociales dans les nations européennes. En plus, le débat sur la nation a quitté sa neutralité pour entrer, au risque d’être instrumentalisé, dans le domaine du politique. A la fois dans le domaine de la politique intérieure mais aussi dans les rapports entre nations. A souligner, l’invention de l’ethnographie, Volkskunde, traduit par « science du peuple » avec W. Humboldt à l’origine de nouvelles conceptions en sciences humaines. Sans doute, de cette distorsion entre la conception « géo-biologique » du peuple et la conception culturelle et spiritualiste de la nation, a fait que l’idée de peuple a été réservée aux champs non occidentaux, pour désigner des populations n’ayant pas épousé les normes d’Etat-Nation, ainsi qu’aux champs historiques, auquel cas on parle des peuples celtes, gaulois, mongols…

Quant à la nation, elle fut au centre d’une controverse entre deux visions. Inspirée par Fichte, les penseurs allemands conçoivent « objectivement » la nation en mettant l’accent sur la langue, la culture, l’histoire, la religion, voire les origines ethniques. L’autre vision, dite subjective, défendue par un célèbre texte de Renan, conçoit la nation sur la base d’un contrat entre ses membres unis par une volonté de vivre ensemble et se donner un destin commun. On comprend aisément que de la première conception émane le droit du sang et de la seconde le droit du sol comme principe définissant l’octroi de la nationalité à un nouveau-né. La nation, si prisée pendant la Troisième République, finira par être boudée après la Guerre et même conspuée dans le sillage de mai 68. Mais nous n’en avons pas fini avec ces questions de nation et de peuple. Ce qui nous ramène au point de départ, le propos de Shlomo Sand pour qui l’idée de peuple a été instrumentalisée pour servir de prétexte aux prétentions nationalistes ainsi que, dans le cas d’Israël, fournir des bases légitime à la constitution de cet Etat.

Pour Sand, c’est clair, pour créer des nations on s’est servi des peuples qui ont offert en retour leur volontaire servitude. L’Histoire ne peut lui donner tort et d’ailleurs, c’est en historien qu’il analyse cette question du peuple juif qui n’a jamais existé. Ce qui se défend puisque le seul déterminant commun est la religion. Pour le reste, il n’y a pas d’unité de lieu ni d’unité biologique comme le voudrait le mythe de l’exil alors que la majorité des juifs sont est issue de conversions. Quant à l’unité culturelle, elle fait évidemment défaut puisque les juifs ont été imprégnés dans les cultures diverses qu’ils ont su assimiler avec aisance et brio. Ainsi, les savants juifs en Allemagne avant le nazisme. Le peuple juif est donc un mythe construit de toute pièce, d’abord par les inventeurs du sionisme, puis revisité et instrumentalisé par les instances veillant sur la fondation et le développement d’Israël. Néanmoins, s’il n’y a pas de peuple juif, il existe un peuple israélien dont le développement suit celui de l’Etat d’Israël mais peut-on parler de peuple alors qu’il s’agit plutôt d’une nation dont un quart est d’origine arabe. Une nation avec son Etat, son armée, sa langue, ses écoles, son théâtre, son économie… et… hélas, ses dérives nationalistes, comme au bon vieux temps d’il y a un siècle.

Ce propos ne serait pas complet sans mentionner le peuple palestinien qui lui, est tout aussi légitime que le peuple israélien et qui existe depuis la nuit des temps. Mais le légitime n’a pas de valeur légale si bien que le droit du peuple palestinien à se doter d’un Etat, à s’autodéterminer, ce droit rappelé par Mitterrand il y a longtemps, figure dans la charte de l’Atlantique, dont les principes furent intégrés dans la charte des Nations unies à la fin de la Guerre.

Nous n’en avons pas fini avec le peuple, même si celui-ci a subi des métamorphoses, comme du reste le bourgeois. L’avatar du peuple ne serait-ce pas cette énigmatique société civile qui, aussitôt sortie du cerveau des intellectuels, fut brocardée car comme chacun le sait, la société civile n’existe pas ? Sauf par opposition à l’Etat. Ou du moins au corps gouvernant. En ce sens, la société civile est à la plèbe que le politique est au sénat romain. Tout est question de définition. Nous pourrions trancher en considérant que des grands ensembles d’hommes, avec cultures, techniques, lieux, religions, langues et surtout, type d’organisation, se sont constitués. A une époque, on pense plutôt en terme peuple, puis d’Etat, puis de nation, puis d’Etat-nation et enfin, de société, moderne, post-moderne…

Ce qui s’est donc passé, pour les juifs après la Guerre, c’est un processus, engagé par une partie d’entre eux, visant à construire une nation. Entité politique leur permettant de se penser comme une unité, donc comme peuple, mais dans un sens moderne, un peuple doté d’une nation et qui finit par se dissoudre dans la nation. Après, on pourra débattre des jeux politiciens et des enjeux de puissance. C’est une autre question, relevant d’un schème que l’Europe a connu avant 1945. Il y a donc bien un peuple israélien, qui résulte d’une culture, d’une langue, d’un processus historique que ce pays a vécu, avec ses espérance et hélas, beaucoup de drame, de guerres, de dégâts occasionné contre un autre peuple qui a lui aussi une légitimité pour se constituer au sein d’un territoire et d’un Etat pour créer la nation palestinienne.

Et pour nous autres, européens, le peuple et la nation sont des enjeux dépassés. Sans doute pas pour quelques politiciens agitant les fantômes du passé pour glaner du pouvoir ; mais pour les citoyens, le futur de dessine autrement. Dans l’indifférence politique et sociale pour ceux qui se contentent de mesurer leur existence à la dimension minimale, travail, famille, jeu, loisirs. Ou bien dans une option nouvelle, prenant les chemins de la liberté, l’autoactualisation, le partage, vaste sujet encore en friche. Allez savoir, peut-être que l’Homme n’existe pas et si c’est le cas, alors il faut qu’il s’invente !



263 réactions


  • morice morice 12 février 2009 14:00

     N’empêche, Schlomo à raison... et la revendication de terres ancestrales s’effondre. Sinon, comme je l’ai déjà dit ici, et évidemment mal interprété par qui on sait, en creusant profond, on devrait trouver un jour des dinosaures juifs... On m’a toujours expliqué que l’humour juif était le meilleur, attendons de voir comment il sera apprécié celui-là... sinon, cher Bernard, il n’y a pas que Schlomo à lire, il y a aussi Avraham Burg, dont on ne saurait vanter le lucidité et le courage... dans "Abandonner le ghetto sioniste" il avait déjà tout dit. C’est bien Ahad Ha’am qui est dans le vrai, et non pas Herzl et sa théorie invraisemblable...
    « Ahad Ha’am a reproché à Herzl que tout son sionisme avait sa source dans l’antisémitisme. Il pensait à autre chose, à Israël comme centre spirituel – ce point de vue n’est pas mort et il est temps qu’il revienne. Notre sionisme de confrontation avec le monde est un désastre. »

    Un désastre, cher Bernard, qui va s’amplifier avec la nomination d’un clone de Mussolini à la tête du ministère de la défense, et donc de Tsahakl. Lieberman ne rêve qu’à ça, et on vient de lui en offrir l’escabeau....


    • non666 non666 12 février 2009 17:29

      Quand on construit tout un ETAT en se basant sur la notion de peuple "retournant" chez lui après un exode et qu’il apparait que ni l’exode, ni le royaume fondateur n’est reel, effectivement, un certain nombre de question se posent.

      On comprendra mieux pourquoi, les "manuscrits de la mer morte" , decouverts en Palestine occupée, patrimoine de l’humanité, furent immediatement mis sous sequestre et etudié par des "scientifiques" d’un genre très particulier...puisqu’ils sont tous issus du rabbinah.
      le centre de recherche est bati comme une forteresse et rien ne filtre qui n’ait l’assentiment des autorités civiles, militaires et religieuses d’israel.
      Les scientifiques du monde entier denoncent cette imposture.

      La seule chose qui en est sorti, c’est que les juifs sont des descendants des Esseniens, dont tous ne sont pas devenus le peuple juif, ce qu’un comique juif (boujenah) resumait en disant : "les juifs sont des arabes commes les autres"...

      Si nous resumons, nous avons :
      1) Un "peuple" qui revendique sont statut de peuple, et son droit a UNE terre "comme les autres".
      ..mais qui nie ce droit a ceux qui occupaient cette terre avant lui !

      2) Une communauté qui participe a la diabolisation des autres peuples, qualifiés de racistes s’ils ont des principes ethniques mais qui ne reconnait comme siens, que ceux qui sont issus de mères juives....

      3) Une revendication sur UNE terre particulière, celle de la Palestine au nom de l’Histoire.
      Or nous savions deja que le "royaume d’israel " n’etait ni le premier, ni le dernier, ni celui dont la domination sur la region etait la plus longue. Nous decouvrons aujourd’hui qu’il est lui-meme peut etre un mythe...

      4) Une Histoire basée sur un mythe qui ne souffre pas qu’on la confronte à la réalité, ni scientifique, ni humaine.

      Est ce que vous comprenez enfin pourquoi, ça panique sec , en ce moment, du coté du lobby !?


    • morice morice 12 février 2009 17:39

       On comprendra mieux pourquoi, les "manuscrits de la mer morte" , decouverts en Palestine occupée, patrimoine de l’humanité, furent immediatement mis sous sequestre et etudié par des "scientifiques" d’un genre très particulier...puisqu’ils sont tous issus du rabbinah. 

      et on n’a pu en voir que des bribes à ce jour... tentant, hein ???


    • viking 12 février 2009 19:30

      +2 à NON666 ce n’est pas cher payé. Essayez donc de vous confronter à lui en le critiquant et vous verriez combien il a raison !

      Ceci étant dit bien que je n’aie lu que le début de l’article, je peux quand même féliciter Dugué pour avoir abordé ce sujet fort difficile. Dans la notion de peuple, il faut y inclure celle de l’identité comme se reconnaître appartenant à une nation…. bon… pas le temps ni les moyens intellectuels d’en dire davantage.


    • mcm 12 février 2009 21:12

      @Non666

      les "manuscrits de la mer morte" , decouverts en Palestine occupée, patrimoine de l’humanité, furent immediatement mis sous sequestre et etudié par des "scientifiques" d’un genre très particulier...puisqu’ils sont tous issus du rabbinah."

      Eviter donc de divaguer en public sur un sujet que vous ne connaissez absolument pas, Joseph Milik fut l’homme qui a traduit le plus de rouleaux, et il n’était ni juif ni Rabbin.
       


    • Forest Ent Forest Ent 12 février 2009 21:26

      Oui, encore une fois Sauron s’est laissé emporter par son animosité latente. En fait c’est un peu le contraire. Il y a bien eu une polémique sur Qumran, mais exactement opposée. On a accusé "l’école biblique et archéologique française" d’avoir dissimulé certains textes contraires aux traditions catholiques. smiley

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrits_de_Qumr%C3%A2n

      et

      http://webduweb.free.fr/enquete.htm

      Personnellement, je pense que cette accusation était à côté de la plaque, dans la mesure où le texte surtout concerné était plutôt oriental, genre zoroastrien.


    • mcm 12 février 2009 21:32

      Forest Ent,

      Merci, j’étudie moi même les rouleaux depuis de nombreuses années, et il ne faut pas venir me titiller la dessus.

      Pendant que les scientifiques travaillent les complotistes complotent, pour les uns ce sont les catholiques qui ont séquestré les rouleau, pour les autres les rabbins, mais fort heureusement tous ont été publiés, ce qui permet à ceux qui veulent s’enrichir de les trouver.


    • non666 non666 12 février 2009 22:00

      Tu te trompe l’Arbre.
      Ce sont bien les Rabins de jerusalem qui tiennent l’essentiel des documents.
      http://www.webnietzsche.fr/manuscri.htm
      Ceci dit, il y a plein de documents universitaires qui ont réclamé le libre accès.
      Or ce qui est sur, c’est que ce qui a été publié ne nuit ni aux interets d’Israel, ni aux bases du Christianisme.
      C’est logique, comment maintenir l’illusion d’une civilisation commune "judeo-chretienne" si les fondamentaux de la chretienté venait a etre ébranlée ?

      Sur ce type de sujet, wikipedia montre bien sa partialité.


    • mcm 12 février 2009 22:05

      @Nono666

      Extrait de votre lien :

      Les savants qui ont étudié les Manuscrits de la Mer Morte n’ont jamais dit ce qu’il y avait vraiment dans le texte. En effet, ce sont des prêtres, surtout des Jésuites, et ils ont peur de ce qu’ils ont découvert. C’est plus sensationnel que ce qu’ils soupçonnaient. C’est une bombe qui ferait trembler les religions chrétiennes sur leur base.

      Alors faudrait savoir c’était des rabbins ou des curés ?

      Menteur et manipulateur !


    • viking 12 février 2009 22:15

      « par mcm (IP:xxx.x8.179.225) le 12 février 2009 à 21H32 
      Forest Ent, 

      Merci, j’étudie moi-même les rouleaux depuis de nombreuses années, et il ne faut pas venir me titiller les dessus. »

      Cet argument n’est pas une preuve de connaissance mais au contraire une démonstration dogmatique et narcissique de la valeur que vous attribuez en sous-entendant que nous sommes que des ignares.

      « Pour les uns ce sont les catholiques qui ont séquestré les rouleaux  » Ce n’est qu’un mensonge. Il faut que vous ayez un immense mépris envers nous pour mentir de la sorte. 



    • mcm 12 février 2009 22:21

      Ben bien sur trouduc et c’est vous et vos amis paranoïaques qui connaissez tout sans étudier, la science infuse en quelque sorte.

      Minable inculte, allez donc vous instruire au lieu de déblatérer vos anneries antisémites. 


    • Forest Ent Forest Ent 12 février 2009 22:26

      @ Sauron

      Je ne comprends pas bien non plus, car ton lien relaie la même thèse que le mien, à savoir que "l’école biblique française" aurait monopolisé les textes. Or cette "école" est bel et bien catholique.

      Mais je répète que cette thèse ne me semble pas fondée, dans la mesure où l’histoire du "maître de lumière" est typiquement orientale et ne saurait participer aux racines du christianisme, point que j’avais abordé dans mon article sur le premier siècle, et sur lequel il y a eu de multiples publications.

      De la même manière, la thèse que le livre cité dans l’article prétend démolir n’existe pas. Tout le monde sait que le judaisme a été prosélyte : iduméens, khazars, falashas, etc ... En fait, au moment de l’hégire, l’Arabie et l’Afrique du Nord étaient moitié chrétiennes et juives.


    • viking 12 février 2009 23:00

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      MCM vous avez beau parler dogmatiquement en croyant savoir ce que nous ignorons mais je m’excuse devoir vous dire qu’ici vous ne faites pas le poids parce qu’il existe en occident une théologie laïque ou voire agnostique. Je veux dire que cette théologie (agnostique ) n’examine l’idée d’un Dieu existant en dehors de nous ( idolâtrie) que comme une idée (ou image) n’existant qu’en nous, c’est dire comme une représentation (ou fait) de la raison et ici n’importe quels théologiens gnostiques sera mis en difficulté parce que c’est sa manière de raisonner ou de croire qui sera examinée en profondeur. D’ailleurs les religieux viennent souvent s’y ressourcer en lisant Descartes ou Kant pour ne citer que les deux plus célèbres théologiens laïques.

      Vos insultes ne vous donneront pas l’avantage.

      En m’exprimant comme vous le faites, je peux me vanter en toute quiétude de bien connaître les écritures. C’est à dire que je vous pourrais vous citer un passage des Evangiles où le Christ prévient ses auditeurs de se méfier « du levain des pharisiens  » ou un autre où il est dit :

       « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’au jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

      C’est une malédiction. Ça devrait te clouer le bec car il suffirait de prêcher cette idée pour que vous perdiez le soutien que vous accordent quelques églises Chrétiennes. Et ce n’est pas la seule malédiction, il y en a d’autres, à toi de les trouver toi-même. Monsieur le savant.

      Je me marre smiley

       


    • Arunah Arunah 13 février 2009 03:52

      @non666

      Je me permets d’ajouter un correctif à la boutade de Boujenah : un juif est un arabe qui cuisine mal. 


    • mcm 13 février 2009 09:21

      Mais oui, mais oui,

      Ce que je remarque c’est que 99% des des paranoïaques qui voient des conspirations partout, sont aussi des bouffeurs de juifs et accessoirement musulmans ou sympathisants.

      Le courant gnostique dont vous parlez, est un courant qui croit que la gnose (connaissance) est le moyen d’accéder à Dieu, théorie qui correspond à la phrase du Christ citée par Jean 17:3 : "Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent , toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé , Jésus-Christ", Jean lui-meme est souvent considéré comme un gnostique.

      Pour ce qui est de Jésus-Christ, il est Juif lui-même, il a choisi 12 apôtres Juifs, et fait des déclarations fracassantes comme : "Le salut vient des Juifs", alors il n’y a guère que les foldingues et autres incultes et manipulateurs patentés qui le déclarent antisémite.

      Aussi je remarque que lorsque Non666 sort un mensonge manifeste pour diffamer les juifs, les pourritures antisémites le suivent comme un seul homme, sans tenir compte du fait que le mensonge est patent.

      Enfin, vous pensez me faire avaler que vous connaissez la pensée du Christ, alors que vous ne faites que la déformer, et sortir un texte de son contexte pour en faire un prétexte.

      Ce à quoi je rétorque : mensonges et manipulations de minables incultes antisémites ! 


    • mcm 13 février 2009 09:39

      @Viking,

      Puisque vous semblez aimer Jean, que pensez vous du verset 2:22 : Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils.

      Lequel verset classe automatiquement Mahomet comme antéchrist, attendu que Mahomet nie que Jésus soit le fils de Dieu.


    • mcm 13 février 2009 10:27

      Viking,

      "Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’au jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur "

      Je ne sais où les musulmans vont chercher leurs alter-versets, comme Paradisial qui nous présente un Jésus priant le front contre le sol, voici que vous nous proposez une traduction falsifiée, que je corrige ici : 

      Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés , combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! Voici , votre maison vous sera laissée déserte ; Car, je vous le dis , vous ne me verrez plus désormais , jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

      Et pour preuve que votre traduction est une grosse approximation merdique voici : Résultats 1 - 9 sur 9 pour "Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains". (0,15 secondes) 

      9 occurences dans le Web entier, c’est vous dire l’exotisme de vos versets !


    • Gugu Gugu 13 février 2009 10:39

      Talmud, Sanhedrin 90a : Ceux qui lisent le nouveau testament (chrétiens)
      n’auront pas de place dans le monde à venir.

      Talmud, Shabbath 116a (p. 569) : Les juifs doivent détruire les livres des
      goyim (nouveau testament).


    • Pierre93 13 février 2009 11:40

      Le livre est très intéressant, l’article aussi, mais Shlomo Sand explique aussi que les Palestiniens expropriés de leurs terres sont aussi les descendants des Hébreux de l’histoire, restés à cultiver leur terre comme tous les paysans, et convertis de force à l’Islam lors de la "grande invasion". Ici l’histoire devient cynique puisqu’ils sont chassés de leur terre au nom du retour à la terre de populations principalement Berbéres et Kazars convertis avant le Xéme siécle..
      Mais beaucoup défendent que Shlomo Sand est le précurseur d’une nouvelle pensées Israélienne. Maintenant que plus personne ne peut vraiment remettre en question l’existence d’Israel, il est temps de sortir du temps du "mythe fondateur" pour aborder de front la vrai réalité. Le Sionisme est stabilisé et beaucoup de Juifs refusent d’aller et n’iront jamais vivre en Israel, il faut donc maintenant laisser les Israéliens vivre leur destin de nation.


    • Dzan 15 février 2009 11:25

      correspond à la phrase du Christ citée par Jean 17:3 : "Or, la vie

      Quand on sait que les évangiles ont été écrits 3 siècles apres (?) J.C traduits de l’araméen en grec, du grec en latin, par des moines copîstes, qui quand ils butaient sur une phrase qu’ils ne comprenaient pas l’arrageaient à leur manière.

      C’est l’ histoire de l’homme, qui a vu l’homme qui a vu l’ours.


    • mcm 16 février 2009 09:01

      Dzan,

      3 siècles après les faits ?

      Encore un qui a pas inventé l’eau tiède ! Vraiment la culture Agoravoxienne avoisine le zero absolu !


  • morice morice 12 février 2009 14:17

     Tsahal, peurdon, vous aurez rectifié...


  • fouadraiden fouadraiden 12 février 2009 14:36

     je n’ai pas encore lu le livre mais j’ai écouté l’auteur défendre les thèses de son livre dans une émission de radio, là bas si j’y suis , sur France inter.

     au sujet du billet , dommage mais comme à son habitude l’auteur par ds des digressions inutiles, mentionner Foucault , Fichte ,et qui sais-je encore d’autres, n’a aucun intérêt ici.


     je pense qu’il y a deux trois thèses très fortes au delà de savoir ,ce que ns savions déjà, que les Nations sont une invention relativement récente :

     1. l’Exil du peuple Juif est une invention du christianisme du 13 siècle( selon moi c’est la thèse quil faudarit vérifier de plus près, car elle signifie que les juifs actuels , leur identité , à été en gde partie façonnée par la persécution chrétienne occidentale)
     2. La majorité des juifs européens sont le fruit d’une conversion , car le judaïsme qui s’est développé autour de la méditerranéen a été hyper prosélyte.
     3. les descendants des Hébreux sont les palestiniens autochtones, islamisés et arabisés depuis.
     4. Israel est un État racial mais une société démocratique .
     5. Aucun historien occidental n’a jamais entrepris la déconstruction des mythes du peuple juif. Pourquoi, s’interroge l’auteur ( qui lui se déclare post-sioniste puisque Israel est le fruit du sionisme et que tt israélien a accepté d’en jouir ).
     6. les juifs occidentaux ont rerpis à leur compte les théories raciales faconnées par l’histoire de la civilisation occidentale et qu’un hébreux des origines ignorait totalement.



     Bref , comment en sommes- nous arrivés à ce qu’un Slave , un Roumain ou un Français ,qui disent être juif , aient plus de droit que ce palestinien là depuis des millénaires ?




     ps. il y a un film en ce moment , la terre parle arabe, d’une réalisatrice palestinienne, qui revient sur ttes les déclarations et les intentions des sionistes du siècle dernier. le film suscite polémique et semble peiner à trouver des diffuseurs.( voir le site bakchich.info)


    • abdelkader17 12 février 2009 17:40

      Israel état juif et démocratique oui, juif pour les arabes et démocratique pour les juifs.
      Rony Brauman


    • fouadraiden fouadraiden 12 février 2009 19:00


      abdel ;


       t’as pas capté, Démocratie veut dire ici société plurielle et liberté d’expression, et il n’est pas rare de trouver des sociétés occidentales d^émocratiques et racistes à la fois...c’est je crois même la règle ,non ?


    • pierrot123 13 février 2009 13:49

      Vous n’avez pas lu le livre...mais vous le résumez fort bien.
      Je l’ai lu, et il est "sidérant", notamment dans une de ses conclusions : le seul vrai descendant du peuple Hébreu, c’est le Palestinien d’aujourd’hui...


    • fouadraiden fouadraiden 13 février 2009 14:30


      Oui Pierrot,


       Le plus génial selon moi, et c’est logique qd on y pense, c’est de penser que les gens du Hamas sont probablement les héritiers indirects, généalogiquement parlant, des Hébreux que nous narrent les livres juifs et non pas tous ces juifs occidentaux débarqués au 20 siècle.


       c’est important de le dire tt haut , ça dissuadera les radicaux palestiniens musulmans de tomber dans le piège de l’antisémitisme ,qui est une construction occidentalo-chrétienne.

       en fait , les Hebreux restés sur place se sont islamisés , qt à ceux (re)venus en Palestine avec le sionisme sont des convertis. smiley smiley


  • Mouche-zélée 12 février 2009 15:16

    Je ne vais pa entrer dans le vif du sujet disons un peu trop "sensible" à mon goût .

    Cependant, être Juif et approuver le sionisme sans être croyant n’est-il pas impensable, voir de très mauvaise foi ?
    Il m’est arrivé de trouver ces propos sur le site d’un membre d’Agora-Vox défendant Israël parfois plus que de raison .

    Je lui ai donc fait par de mon incompréhension sur ce fil.
    En effet, être pour le sionisme et ne pas croire en dieu, c’est dire que la création de l’état d’Israël est venue de quelle notion communautaire, si ce n’est religieuse ?
    Est-ce que cela veut dire que si dans 2000 ans les scientologues revendiquent les USA, les Américains devront partir, parce que la terre d’origine de la scientologie est Américaine ....

    Le Judaïsme n’a jamais été un peuple mais une religion .
    Sans dieu, pas de "terre promise" .

    La notion de "peuple" est un terme générique trop pratique.
    Il est très rare d’entendre parler de peuple Chrétien, de peuple Musulman, de peuple Bouddhiste, de peuple Hindouiste, les termes retenus sont plus souvent "communauté" ou "religion" .

    "Un peuple" désigne plus souvent une race, une ethnie, une nation, un continent...


    • beubeuh 12 février 2009 15:39

      Cependant, être Juif et approuver le sionisme sans être croyant n’est-il pas impensable, voir de très mauvaise foi ?

      Dire qu’un mécréant est de mauvaise foi est assez tautologique, vous ne trouvez pas ?
       smiley

      N’oublions pas que beaucoup parmi les fondateurs de l’Etat d’Israël étaient des laïcs et des socialistes. D’une manière générale, les sionistes historiques n’ont pas été spécifiquement portés par des motivations religieuses. Il me semble que le sionisme est avant tout une ambition coloniale et pionnière, l’ensemble de la controverse portant sur sa nature impérialiste ou non - et ceci y compris parmi les sionistes eux-mêmes.


    • Lairderien 12 février 2009 15:45

      Le terme de ’peuple juif’ tout commes l’utilisation des termes ’juif français’ ou ’juifs américains’ m’a toujours irrité. Pour moi il y a des français de religion juive, comme il y des français de religion chrétienne (cathos, protestants, témoins de jéhovah....) ou des français de religion muslmane, etc...

      Que l’on parle de communauté juive, pas de problème. Cela désigne des gens qui se réclament d’une religion et d’une culture imprégnée par cette religion et donc aussi d’une culture plus ou moins spécifique, comme on peut parler des communautés chrétiennes ou musulmanes (pour celles ci elles se subdivisent selon le pays ou la région d’origine, d’ailleurs).

      Toutes ces notions de peuples sont donc artificielles et de construction finalement récentes.

      Israël est donc bien une construction artificielle, née dans l’esprit de gens qui ont utilisé la religion et le livre ’sacré’ de celle ci pour le transformer abusivement, en titre de prorpiété sur une région. Le pire est que les promoteurs du sionisme sont au départ de parfaits athées, qui se sont servis avec un cynisme intégral de la religion.

      Il est bon que ces questions de l’origine d’Israël, à travers l’origine du "peuple juif" soient mises sur la table et suscitent le débat. Evidemment, tout ceux qui parleront de ces thèses et de shlomo Sand vont une fois de plus être traités d’antisémites patentés.


    • beubeuh 12 février 2009 16:32

      Toutes ces notions de peuples sont donc artificielles et de construction finalement récentes.

      Tout à fait, mais cette affirmation est aussi vraie pour les peuples Français, Italien, Américain, Chinois etc. Personne ne remet pourtant en cause la légitimité de leur identité et/ou de leur aspiration nationale. Pourquoi en serait-il autrement pour ceux qui se considèrent membres du peuple juif ? Certes les mythes historiques du peuple juif sont faux, mais nos propres mythes nationaux le sont tout autant. La France est une construction artificielle tout autant qu’Israël. Notre seule mérite, c’est d’exister depuis plus longtemps (et beaucoup moins que ce qu’on nous a fait croire pendant longtemps).
      Je considère effectivement que dénier la légitimité d’une aspiration des Juifs à se définir en tant que peuple et en tant que nation et une forme d’antisémitisme, puisque cela revient à leur dénier un droit qui est reconnu pour tous les autres.


    • Lairderien 12 février 2009 19:08

      La France est une nation constituée de bric et de broc au gré des guerres et et des négociations diplomatiques. Le "peuple"français est largement divers et c’est essentiellement le droit du sol, qui constitue la renconnaissance de la nationalité (accessoirement le droit du sang, lorsque un enfant nait à l’étranger de parents français) Par ailleurs, la France est peuplée de gens qui sont de diverses religions, couleurs, origines et qui sont français, POINT.

      Les habitants actuels de nos belles provinces françaises de métropoles, n’ont pas jeté dans une période récente, de populations autochtones, pour prendre leur place. En fait, il semble même que de nombreuses personnes se sont installées en France par vagues successives, sans pour autant jeter ceux qui étaient la avant eux.
      Voila en gros la différence que je vois entre la France, qui grosso modo assimile plus ou moins vite tout le monde et Israël qui veut un Etat Juif. (Et je rappelle que juif cela ne se définit pas génétiquement, mais tout au plus culturellement)


    • Idaho Idaho 12 février 2009 23:19

      @ Lairderien

      L’air de rien vous dites très exactement le contraire de la chose que Bernard ne veut pas non plus voir : un peuple c’est d’abord une religion. On peut même être plus précis : ce sont les participants au même meurtre fondateur (en état de crise profonde les protagonistes ont assimilé à une visitation divine une expulsion violente qui a ramené la paix dans leur communauté) dont les descendants, et ceux qu’ils ont convaincus, pratiquent ensuite le même sacrifice (cf. Girard).

      Alors que les Juifs ne soient pas un peuple, laissez-moi rigoler smiley. Et les origines ethniques n’y font rien, je le redis : toute conversion, c’est-à-dire participation au même sacrifice, intègre dans le même peuple. Le peuple Juif c’est le peuple par excellence ! CQFD.

      Les endroits où la chose s’échappe c’est le partage du peuple entre plusieurs religions (mais là les Juifs ont remarquablement résisté). On peut noter aussi que dans le christianisme (toutes églises confondues) il y a une dimension de catholicité, c’est à dire d’universalité. Dans le chrétien idéal "le mur de la haine", comme dirait Saint Paul, qui sépare les peuples s’est brisé pour qu’il n’y ait plus Juif et Païen au départ puis non plus Païen et Païen comme Normand et Basque pour pouvoir créer autre chose (une nation ou une patrie française par exemple ou un peuple, ... inutile d’ergoter sur les mots). Il y a aussi la sécularisation et c’est le seul point où les Juifs sont aussi concernés. Sécularisation qui laisse toujours d’importants troubles d’identité (évidemment ; nous sommes un animal sacrificiel).

      Je disais au début qu’au commencement d’un peuple il y a un meurtre fondateur. C’est certainement le cas aussi pour les Juifs. Cependant chez eux la victime s’est mise à parler et c’est très certainement le seul véritable Dieu : le Logos expulsé qui nous révèle ce qu’est l’homme et ce à quoi il est appelé.


    • Pierre93 13 février 2009 12:47

      La douleur des juifs d’Europe de l’Est après la IIéme mondiale a été mise a profit, sous un angle géostratégique, par les AngloSaxons qui ont trouvé là le moyen d’établir, en Israél, une "base" favorable à leur politique dans une région du monde qui ne n’est pas. Et c’est toujours le cas, Israél est le "bras armé" de l’Amérique Impériale dans la région, d’ou son sur-armement fourni d’ailleurs presque gratuitement par les USA. Beaucoup d’Israélien sont lassés de ce rôle qu’on leur fait tenir et aimeraient bien prendre leur destin en mains. Mais l’autre problème c’est l’énormité des capitaux extérieurs qui rend dépendant les responsables Israéliens.
      Shlomo Sand était hier Jeudi invité de Frédérick Taddéi à "ce soir ou jamais".


    • pierrot123 13 février 2009 13:54

      Oui, sauf que... faire de Shlomo Sand un "antisémite"...ce n’est pas vraiment pertinent...


  • beubeuh 12 février 2009 15:26

    @ le peuple palestinien qui lui, est tout aussi légitime que le peuple israélien et qui existe depuis la nuit des temps

    Cette vision est contestée Israël, et cette contestation n’est pas dénuée de fondement. La population de Palestine ne s’est définie comme Palestinienne qu’au moment de la création de l’Etat d’Israël, et même postérieurement, si l’on prend en compte que la formulation de l’aspiration nationale juive (le sionisme) date de la fin du 19e siècle. La Palestine arabe prenait place dans ce vaste Proche-Orient qui depuis des siècles était fondamentalement multiethnique et pluraliste sur le plan religieux - réalité largement prise en compte par l’administration Ottomane et son système des millet. Dans un tel ensemble, le village, le clan ou la classe sociale étaient probablement des vecteurs identitaires beaucoup plus prégnants que l’appartenance ethnique.
    Il y aurait beaucoup à dire sur la formation d’une identité palestinienne consécutive à la Naqba, et aussi sur ce que la conscience nationale que les Palestiniens doit à Arafat (qui parlait avec un accent Egyptien).

    Evidemment, je m’empresse de préciser que je suis d’accord avec l’auteur sur la légitimité de la revendication nationale actuelle des Palestiniens. Mais il me semble malsain de rentrer dans une espèce de controverse sans fin sur les droits historiques des uns et des autres. Cela n’a pas vraiment de sens.


    • Lairderien 12 février 2009 15:57

      Mais si la controverse historique sur les droits de chacun a un sens !!!

      Car sans cette base historique revendiquée par les sionistes, toute la logique d’Israël et de sa fondation s’effondre.

      Ce pays existe aujourd’hui, difficile de faire l’impasse dessus, mais sur des bases fausses et mensongères, ainsi que sur l’exploitation d’un dramatique génocide perpétré en Europe.

      Faire prendre conscience de la fausseté des titres de "propiétés" présentés par les sionistes aidera à faire évoluer la situation, en sapant les soutiens inconditionnels actuels d’israël, pour les obliger, je l’espère, a enfin se décider a intervenir énergiquement en palestine.

      Que le résultat soit deux Etats ou un seul Etat bi-national, importe peu. Ce qu’il faut c’est cesser l’engrenage de la guerre.


    • beubeuh 12 février 2009 16:43

      Ce pays existe aujourd’hui, difficile de faire l’impasse dessus, mais sur des bases fausses et mensongères, ainsi que sur l’exploitation d’un dramatique génocide perpétré en Europe.

      Je ne suis pas d’accord, d’une part parce que la fondation d’Israël est bien antérieure au génocide à sa proclamation officielle en 1948, d’autre part c’est mal connaître l’histoire du mouvement sioniste que de prétendre que les sionistes ont exhibé leur identité juive comme un "titre de propriété" sur la terre d’Israël. Ceci n’est le discours de la partie fondamentaliste de la société Israélienne. Par ailleurs le débat le plus vif sur les mythes historiques juifs et sur leur réalité se situe en Israël même.
      Dans l’histoire du sionisme, l’idée première était d’établir un Etat pour les Juifs, l’idée de bâtire cet Etat en Palestine n’est venue que plus tard, une fois que des premières tentatives en Patagonie et en Ouganda (!) eurent échoué.


    • abdelkader17 12 février 2009 18:00

      L’application de la partition de 1948 est irréalisable tant la colonisation a fait son oeuvre, de plus la priorité et la préoccupation principale de tous les gouvernements d’Israel a été d’éviter l’émergence d’un état palestinien viable.
      La seule solution réside dans la mise en oeuvre d’un état binationale démocratique ce qui signifirais la fin du caractère juif de l’état donc la fin du mythe.
      Pensez vous un instant que c’est possible ?


  • Sébastien Sébastien 12 février 2009 15:57

    Je me demande ce qu’apporte ce genre de debats.

    Je ne veux surtout pas offenser les commentateurs mais je ne pense pas qu’il y en ait un seul qui puisse confirmer ou infirmer les theses de Sand. Apres c’est du blah blah sterile avec les convictions de chacun. Or les convictions personnelles on s’en fout.

    Je serais tente de dire que meme si le peuple juif n’existe pas : et alors ? Ca fait quoi ?


    • fouadraiden fouadraiden 12 février 2009 16:17

      seb,


       tu as raison, meme si les thèses du livre sont vraies Israel continuerait à exister.mais une chose capitale , il se peut que ceux qui aujourd’hui se définissent comme juif en ignorent les origines.

       tu savais toi que l’Exil des "juifs" est une invention chretiènne médiévale ? que l’origine, la notion de race couplée à celle de nation, n’a que peu de sens en dehors du contexte positiviste et raciste des theories occidentales ?


       de plus, pourquoi ne pas dire la vérité , si l’auteur du livre avait raison ? oui, les occidentaux ns ont persécuté , ce qui a largement contribué à propager nos thèses et à consolidéer notre identité juive actuelle.....


    • morice morice 12 février 2009 17:41

       a vous, rien, mais c’est normal vu vos opinions déjà proférées ici..


    • Jojo 12 février 2009 18:08

      Sébastien,
      Trop théorique pour vous, les mythes fondateurs ? Revenons à des choses plus concrètes alors :

      Chef du parti d’extrême droite « Israël Beiténou », Avidgor Lieberman est devenu vice-Premier ministre et ministre pour les « Affaires stratégiques » du gouvernement israélien. Le Parlement israélien a approuvé cette nomination lundi 30 octobre.

      Cette arrivée de Lieberman dans le gouvernement israélien rappelle fâcheusement l’entrée de l’extrémiste autrichien national-populaire Joerg Haider dans une coalition gouvernementale en Autriche.
      A ce moment-là, Israël, soutenu par l’Europe, avait suspendu ses relations avec ce gouvernement.  smiley smiley smiley

      http://www.france-palestine.org/article5003.html


    • Jojo 12 février 2009 18:17

    • Sébastien Sébastien 12 février 2009 22:28

      Quel est le rapport avec l’article ?


    • Jojo 13 février 2009 07:25

      Alchimie Bonjour,
      Vos ados ne doivent pas s’ennuyer tous les jours avec vous smiley

      Sébastien,
      Je vous cite :
      1. "Je me demande ce qu’apporte ce genre de debats."
      2. "Quel est le rapport avec l’article ?"
      Pour commencer, décidez vous. Vous voulez oui ou non, qu’on discute des mythes fondateurs du sionisme politique, vous savez bien : ‘le peuple sans terre pour une terre sans peuple’, le mythe de l’antifascisme sioniste et autres couleuvres grosses comme ça.
      Et bien évidemment, les mythes théologiques et il y en a un paquet. Toute la première partie d’un livre que j’ai lu et que vous avez fait interdire, en parle à un niveau de détail rarement atteint. Et curieusement même les critiques que l’on trouve sur la toile du dit "pamphlet" ne retiennent que le révisionnisme de la deuxième partie et occultent complètement la première, un oubli sûrement...

      Mais au diable tout ça. Allons à l’essentiel :
      Vos héros ont réussi à faire en sorte qu’Abbas à Oslo rédige plus de 500 pages en évitant soigneusement je dirais même "pudiquement", la moindre occurrence du mot occupation.
      Mais ils ont oublié d’effacer toutes les traces derrière eux … Jugez en vous-même :

      Début de citation.
      “Ce qui l’intéresse, n’est pas particulièrement la terre sainte : il accepte aussi bien, pour ses objectifs nationalistes, l’Ouganda ou la Tripolitaine, Chypre ou l’Argentine, le Mozambique ou le Congo. Source : Herzl, Diaries. (passim) Mais devant l’opposition de ses amis de foi juive, il prend conscience de l’importance de la puissante légende (”mighty legend”, comme il le dit (Diaries I, p. 6) qui “constitue un cri de ralliement d’une irrésistible puissance.” Source : Herzl, L’Etat juif, p. 45. C’est un slogan mobilisateur que ce politique éminemment réaliste ne saurait ignorer. Aussi proclame-t-il, transposant la puissante légende du retour en réalité historique : “La Palestine est notre inoubliable patrie historique… ce nom seul serait un cri de ralliement puissant pour notre peuple.” Source : Herzl, L’Etat juif, p. 209. “La question juive n’est pour moi ni une question sociale, ni une question religieuse…, c’est une question nationale.”

      3· C’est une doctrine coloniale. Là encore le lucide Théodore Herzl ne cache pas ses objectifs : comme première étape, réaliser une “Compagnie à charte”, sous protection de l’Angleterre ou de toute autre puissance, en attendant d’en faire l’Etat juif. C’est pourquoi il s’adresse à celui qui s’est révélé le maître de ce genre d’opération : le trafiquant colonial Cecil Rhodes, qui, de sa Compagnie à charte, sut faire une Afrique du Sud, l’une de ses composantes s’appelant de son nom : la Rhodésie. Théodore Herzl lui écrit, le 11 janvier 1902 : “Je vous en prie, envoyez-moi un texte disant que vous avez examiné mon programme et que vous l’approuvez. Vous vous demanderez pourquoi je m’adresse à vous, Monsieur Rhodes. C’est parce que mon programme est un programme colonial.” Source : Herzl, Tagebuch, Vol. III, p. 105.

      Doctrine politique, nationaliste, coloniale, telles sont les trois caractéristiques définissant le sionisme politique tel que le fit triompher au Congrès de Bâle, en août 1897, Théodore Herzl, son génial et machiavélique fondateur, qui pouvait dire, avec juste raison au terme de ce Congrès : “J’ai fondé l’Etat juif.” Source : Diaries, p. 224. Un demi-siècle plus tard c’est en effet cette politique qu’appliqueront très exactement ses disciples créant, selon ses méthodes et suivant sa ligne politique, l’Etat d’Israël (au lendemain de la Deuxième guerre mondiale.)”
      Fin de citation.

      http://www.kiffegrave.com/2008/12/les-mythes-fondateurs-de-la-politique-israelienne/



    • L'enfoiré L’enfoiré 15 février 2009 11:29

      Sébastien,

      "Je serais tente de dire que meme si le peuple juif n’existe pas : et alors ? Ca fait quoi ? "

      >>> Justement, tout est là. Un peuple a une terre. Ce qui n’existe pas devrait se mixer dans les autres.


  • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 16:11

    Je ne connaissais pas les thèses de M. Shlomo Sand. J’avoue que les bras m’en tombent. Réfuter toute l’histoire du peuple hébreu, puis juif, depuis Abraham jusqu’à la guerre de 70 après J.C. qui vit la chute de Jérusalem, non, vraiment, jamais je n’aurais pensé qu’une maison d’édition aurait publié une telle absurdité. Il est vrai que l’auteur semble s’inscrire dans la suite de ce même négationisme dont l’archéologue Israël Finkelstein est l’instigateur. Comme je dis exactement le contraire - mais sans idée politique derrière la tête - il faudrait en conclure, ou bien qu’Agoravox a eu tort de publier mes articles, ou bien que M. Shlomo Sand se fout pas mal de ce qu’ Avox publie.

    Il ne faut pas tout mélanger. L’histoire relativement récente du peuple israélien (Etat, nation, ou je ne sais quoi) est une chose, l’histoire du peuple hébreu puis juif jusqu’en 70 en est une autre. Prétendre que ce peuple n’avait pas conscience de son unité alors qu’il est certainement le plus bel et le plus ancien exemple d’une population qui tient à maintenir la pureté de sa race, c’est vraiment aller à l’encontre de l’Histoire (cf. la mise à jour des livres généalogiques au retour de l’exil de Babylone).

    Alors que moult auteurs anciens évoquent la diaspora juive, alors que Flavius Josèphe affirme qu’il n’était pas au monde de cités qui n’aient pas quelque élément de la race juive, c’est vraiment faire fi des textes.

    Que cette diaspora ait été prosélyte, c’est une évidence. Que le monde antique ait connu, et pas seulement en Palestine, une forte judaïsation, le fait est prouvé par les textes. Le conflit qui éclata à Alexandrie entre les Grecs et les Juifs en est un exemple. Que ce judaïsme, en grande partie de conversion certes, ait été le terreau du christianisme, mais aussi de l’islam, d’autres historiens que moi l’ont expliqué et on ne va pas, comme cela, tiré un grand trait de plume sur tout ce que ces historiens ont écrit, parfois en y consacrant toute une vie.

    Mais notre époque est ainsi. A défaut de culture, il lui faut des scoop, du people ; et plus c’est gros, plus ça passe.

     

    • Bois-Guisbert 12 février 2009 17:01

      qu’il est certainement le plus bel et le plus ancien exemple d’une population qui tient à maintenir la pureté de sa race

      Je trouve que la formule est un peu malheureuse, et assez inexacte, dans la mesure où c’est bien plutôt la pureté de l’identité qui est préservée par un peuple qui réunit divers groupes ethniques, les askénazes et les sépaharades bien sûr, mais aussi les Falashas éthiopiens, les juifs de Cochin,. de type dravidien, plus quelques autres communautés de moindre importance...


    • beubeuh 12 février 2009 17:05

      Finkielstein négationiste ? C’est très péremptoire...


    • Mouche-zélée 12 février 2009 17:17

      Monsieur Mourey aurait-il une piste ?

      &#9;&#9;&#9;&#9;&#9;Je ne vais pa entrer dans le vif du sujet disons un peu trop "sensible" à mon goût .

      Cependant, être Juif et approuver le sionisme sans être croyant n’est-il pas impensable, voir de très mauvaise foi ?
      Il m’est arrivé de trouver ces propos sur le site d’un membre d’Agora-Vox défendant Israël parfois plus que de raison .

      Je lui ai donc fait par de mon incompréhension sur ce fil.
      En effet, être pour le sionisme et ne pas croire en dieu, c’est dire que la création de l’état d’Israël est venue de quelle notion communautaire, si ce n’est religieuse ?
      Est-ce que cela veut dire que si dans 2000 ans les scientologues revendiquent les USA, les Américains devront partir, parce que la terre d’origine de la scientologie est Américaine ....

      Le Judaïsme n’a jamais été un peuple mais une religion .
      Sans dieu, pas de "terre promise" .

      La notion de "peuple" est un terme générique trop pratique.
      Il est très rare d’entendre parler de peuple Chrétien, de peuple Musulman, de peuple Bouddhiste, de peuple Hindouiste, les termes retenus sont plus souvent "communauté" ou "religion" .

      "Un peuple" désigne plus souvent une race, une ethnie, une nation, un continent...

      &#9;&#9;&#9;&#9;
      La communauté Juive a le droit de vivre en qualité de communauté religieuse, demain matin les Mayas et les Azthèques pourraient revendiquer la terre qui a été Evangélisée, les Amérindiens idem ...

      La communauté Juive a toujours continué à vivre au sein de multiples autres communautés, de là à dire que chaque religion a le droit à sa terre et son état, c’est tout autre chose ...


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 17:38

      @ Bois-Guibert

      Vous m’avez mal lu. Mon propos se rapporte au peuple hébreu puis juif jusqu’à la guerre de 70 qui vit la chute de Jérusalem.



    • morice morice 12 février 2009 17:41

      vous devriez le lire !! 


    • morice morice 12 février 2009 17:42

       le plus ancien exemple d’une population qui tient à maintenir la pureté de sa race, c’est vraiment aller à l’encontre de l’Histoire (cf. la mise à jour des livres généalogiques au retour de l’exil de Babylone). 

      ouh là que dites-vous là ???


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 17:44

      @ beubeuh

      M. Finkelstein n’est-il pas péremptoire ? lui qui barre d’un trait de plume tous les travaux des historiens qui l’ont précédé.


    • ZEN ZEN 12 février 2009 18:11

      Mr Mourey

      Il semble que vous n’avez pas bien saisi la démarche de S.Sand, qui n’est ni unique ni récente, et qui est parfaitement conforme à la méthode historique
      Il s’agit pour lui de remettre en question un mythe qui a été fondateur du sionisme et de ses conséquences...Certains historiens israëliens considèrent comme essentiel de "revisiter" les mythes(qui ne sont pas si anciens...) pour refonder une histoire démythologisée, donc apaisée , dans un Etat laïque
      Voici quelques liens, bien incomplets :

      Quand des Israëliens parlent de leur passé...

      Naissance d’une nation :
      [The Lion and the Gazelle - Gush Shalom - Israeli Peace Bloc]

      « Si nous, les Israéliens, voulons consolider notre nation, nous devons nous libérer des mythes qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir notre histoire nationale. L’histoire sur l’exode d’Egypte est bonne en tant que mythe et allégorie - elle célèbre la valeur de la liberté - mais nous devons reconnaitre la différence entre mythe et histoire, entre religion et nation, entre une diaspora et un Etat, afin de trouver notre place dans la région dans laquelle nous vivons et développer une relation normale avec les peuples voisins...

      ...DANS LES 300 dernières années, l’Europe est devenue "nationale". La nation moderne a remplacé les modèles sociaux antérieurs, tels que la ville-Etat, la société féodale et l’empire dynastique. L’idée nationale a emporté tout ce qui était avant elle, y compris l’histoire. Chacune de ces nouvelles nations a modelé sa propre "histoire imaginaire". En d’autres termes, chaque nation a remanié d’anciens mythes et faits historiques pour constituer une "histoire nationale" qui proclame son importance et sert de ciment unificateur.
      La Diaspora juive, qui - comme indiqué ci-dessus - était "normale" il y a 2.000 ans, devint "anormale" et exceptionnelle. Ceci attisa la haine des Juifs qui était d’une certaine façon rampante dans l’Europe chrétienne. Comme tous les mouvements nationaux en Europe étaient plus ou moins antisémites, beaucoup de juifs sentirent qu’ils étaient laissés "en dehors", qu’ils n’avaient pas leur place dans la nouvelle Europe. Certains d’entre eux décidèrent que les juifs devaient se conformer au nouveau Zeitgeist [esprit du temps - ndt] et transformer la communauté juive en une "nation" juive.
      Pour ce faire, il était nécessaire de reconstruire et de réinventer une histoire juive et de la transformer à partir des annales d’une diaspora ethnico-religieuse en l’histoire épique d’une "nation". Le travail fut entrepris par un homme qui peut être considéré comme le parrain de l’idée sioniste : Heinrich Graetz, juif allemand qui fut influencé par le nationalisme allemand et créa l’histoire juive "nationale". Ses idées ont formé la conscience juive jusqu’à ce jour.
      Graetz considéra la Bible comme si elle était un livre d’histoire, collecta tous les mythes et créa une version historique continue et complète : la période des Pères, l’exode d’Egypte, la conquête de Canaan, le "Premier Temple", l’exil à Babylone, le "Second Temple", la destruction du Temple et l’exil. C’est l’histoire que nous avons tous appris à l’école, la fondation sur laquelle le sionisme fut construit.
      LE SIONISME représenta une révolution dans de nombreux domaines, mais sa révolution mentale fut incomplète. Son idéologie transforma la communauté juive en un peuple juif, et le peuple juif en une nation juive- mais sans jamais définir clairement les différences entre eux. Pour persuader les masses juives d’Europe orientale plutôt religieuses, il fit un compromis avec la religion et mélangea tous les termes en un grand cocktail - la religion est aussi une nation, la nation est aussi une religion, et plus tard il affirma qu’Israël était un "Etat juif" qui appartenait à ses citoyens (juifs ?) mais aussi au "peuple juif" à travers le monde. La doctrine israélienne officielle est qu’Israël est un "Etat-nation juif", mais la loi israélienne définit étroitement un Juif seulement comme une personne qui appartient à la religion juive..." [Heinrich Graetz ]

      Shlomo Sand : Comment le peuple juif fut inventé  : De la Bible au sionisme


      Le « peuple juif » : une invention...
      La Déclaration d’indépendance d’Israël dit que le peuple juif est né sur la terre d’Israël et a été exilé de son pays natal. Chaque écolier israélien apprend que cela s’est passé pendant la période de domination romaine, en 70 après J-C.. La nation est restée fidèle à sa terre, à laquelle elle a commencé à revenir après deux millénaires d’exil. Faux, dit l’historien Shlomo Sand, dans l’un des livres les plus fascinants et stimulants publiés ici depuis longtemps. Il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive, et l’exil non plus n’a jamais eu lieu - il n’y a donc pas eu de retour. Sand rejette la plupart des histoires de la formation de l’identité nationale dans la Bible, y compris l’exode d’Égypte et, de façon plus satisfaisante, les horreurs de la conquête sous Josué. Tout cela est de la fiction et un mythe qui a servi d’excuse à la création de l’État d’Israël, affirme-t-il....[An invention called ’the Jewish people’ - Haaretz - Israel News]


      Je suis un khazar fier de l’être
      "Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines...Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. ..D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque – par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes – afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David ...
      ...Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs....
      ... Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que "la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays". » Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?« Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée...."[Shattering a ’national mythology’ - Haaretz - Israel News]---[Histoire des Khazars ]---[Les Berbères de Les Juifs en terre d’Islam ]—


      Israël et sa « Destinée Manifeste »

      Israël, du mythe à l’histoire[André PAUL - Clio ]

      Israël : notre part de mensonge, par Schlomo Sand


    • beubeuh 12 février 2009 18:18

      Non Finkielstein n’est pas péremptoire, sa méthode est scientifique donc si vous n’êtes pas d’accord trouvez des arguments scientifiques. Par ailleurs Finkielstein fait surtout une synthèse de travaux de très nombreux historiens et archéologues, il est loin d’être seul dans sa démarche.
      Enfin l’appelation de négationniste est impropre : il ne nie pas l’existence du peuple Juif, mais l’historicité des mythes bibliques. Pour résumer, il cherche à démontrer que des mythes comme la saga des patriarches, la sortie d’Egypte, le grand royaume uni de David puis Salomon etc. sont des fictions, inventées ou retravaillées pour assoir la conscience nationale naissante du royaume de Juda, et ce à l’époque du roi Josias (VIIème siècle avant J-C), ce dernier étant soucieux de renforcer la cohésion de ses sujets et d’assoir son pouvoir politique.


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 18:20

      @ mouche zélée

      Vous dites : Monsieur Mourey aurait-il une piste ?

      Ma réponse : "On ne peut faire que des "voeux pieux". Pour ma part, je ne vois pas de piste tant que ces populations ne seront pas sorties de leurs extrémismes religieux."


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 18:29

      @ beubeuh

      Vous dites : Non Finkielstein n’est pas péremptoire, sa méthode est scientifique donc si vous n’êtes pas d’accord trouvez des arguments scientifiques.

      Ma réponse : mon article du 19/1/07, Bible voilée ou Bible dévoilée.


    • Mouche-zélée 12 février 2009 18:38

      Monsieur Mourey

      Tout à fait d’accord avec ces propos équilibrés, c’est bien ça le souci .
      Il y a des extrémistes dans les deux camps .

      Pour ce qui est du droit à la terre, c’est fait c’est fait ...
      Je vous invite à vous documenter sur l’Irgoun, parti révisionniste de 1930 qui réclamait jusqu’à la jordanie ...
      Historiquement instructif pour la suite des événements de l’époque ...

      Selon les traces historiques, la région "légitime" s’étendrai de Omri (Samarie) à Béthel avec un temple dans Jérusalem en plus . Certainement pas la Jordanie ....


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 19:13

      @ Zen

      Il est exact que je ne me suis jamais bien intéressé à cette polémique israélo-israélienne où les uns veulent s’inscrire dans la descendance directe de l’ancien peuple hébreu et les autres seulement de peuplades judaïsées tout en niant les textes bibliques. L’histoire est complexe et il ne faut pas lui faire dire n’importe quoi. J’ai moi-même étudié cette histoire de la Palestine et je peux vous assurer que depuis Abraham, les mélanges des populations y ont été tels qu’une poule n’y retrouverait pas ses poussins. Et même déjà, au temps du patriarche, sa troupe militaire en partie d’origine araméenne avait connu un fort recrutement philistin. Le peuple hébreu, peuple guerrier au milieu d’autres populations hostiles ou alliées, a une histoire bien réelle et il ne sert à rien de réfuter les textes bibliques pour des raisons de stratégie politique. C’est uniquement pour cela que je ne suis d’accord ni avec les uns ni avec les autres.

      Mais si on veut porter le débat sur le plan de la "propriété originelle", je serais tenté de renvoyer dos à dos ceux qui considèrent la Palestine comme une terre arabe et ceux qui la considèrent comme la terre de leurs ancêtres juifs.

      Je me demande même quelque fois si les anciens habitants du pays n’auraient pas reflué en nombre conséquent sous la pression des invasions jusqu’au Liban, puis vers l’Europe.

      Et cette situation est d’autant plus absurde que les Palestiniens les plus hostiles aux Juifs sont probablement beaucoup plus descendants des anciens Hébreux que les Israéliens eux-mêmes.


    • beubeuh 12 février 2009 19:14

      @ Emile Mourey

      Merci pour le lien, j’ai lu votre article. Malheureusement, ça n’a pour moi rien de scientifique car la méthode n’est pas déductive. Vous faites des hypothèses et des suppositions pour nier les incohérences pointées du doigt par Finkielstein, mais à un moment il faut des preuves. Votre référence à Massada ne tient pas non plus (le site est trop tardif). Enfin de mémoire il y a chez Finkielstein tout un développement sur les Hysksos que rien ne permet d’identifier avec certitudes aux Hébreux.

      Chez Finkielstein j’adore l’argument suivant : la saga des Patriarches ne peut être localisée à l’âge du Bronze Moyen ou Ancien, car les chameaux y tiennet une place importante, or nous savons avec certitude que cet animal n’a été domestiqué qu’à la fin de l’age du Bronze récent. C’est trivial, mais logique !


    • fouadraiden fouadraiden 12 février 2009 19:16

      Mourey,



       il semble que l’on confonde deux choses, enfin si j’en crois l’auteur du livre, la conscience théologique avec sa conscience historique. Un juif traditionnel , selon l’auteur tjrs, ne saisissait Israel qu’à travers la Thora . le tps théologique n’est pas celui de l’histoire.


      et qui a inventé l’historicité de l’existence si ce n’est la civilisation occidentale. Le judaïsme sans son expérience occidentale ignorerait probalement tt de la temporalité et le sionisme n’est fondé que sur cela : l’historicité d’Israel.

       il suffit pour ns en convaincre de relire le livre que Sarte a consacré aux Juifs. il parle de races juives, bon dieu, d’où peut-il bien tirer cette idée sinon de sa construction occidentale et catholique des Juifs.

       les propos de De Gaulle sont du même ordre, il ne peut voir le Juif qu’au travers de sa propore mystification.

       Et c’est propbablement pour cela que vs refusez les thèses de l’auteur...vous avez besion du juif dans votre dispositif théologico-historique.


    • Lairderien 12 février 2009 19:18

      Si vous appelez "Histoire" les textes qui parlent du mythe d’abraham, les bras m’en tombent aussi !!!


    • Pie 3,14 12 février 2009 20:10

      Excellente mise au point de Zen qui résume la pensée de Sand avec quelques extraits mieux que ne le fait l’article.
      Cet historien israëlien a l’air très intéressant , cela dit , sa démarche n’est pas isolée, les historiens occidentaux étudient depuis longtemps la naissance des états-nation et la construction de leurs "mythologies".


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 20:11

      @ beuh beuh

      Ce n’est pas la première fois qu’on me sert cet argument que les chameaux n’étaient pas encore domestiqués à l’époque d’Abraham. C’est encore une interprétation de la "nouvelle archéologie" d’Israël Finkelstein. La vérité sur laquelle la plupart des spécialistes s’accordent est que le chameau a été domestiqué dés le début du quatrième millénaire. Désolé.


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 20:22

      rectification : il y a plus de 4000 ans.


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 février 2009 20:30

      @ lairderien

      Vous appelez mythe l’histoire d’Abraham parce que vous ne voulez pas faire l’effort de la comprendre sur le plan historique.


    • Lairderien 12 février 2009 21:26

      La vous vous enfoncez, je vous ai connu en meilleure forme sur d’autres sujets !!!


    • fouadraiden fouadraiden 12 février 2009 22:33

      Mourey


       l’effort que vs demandez ferait passer une licorne pour un cheval.et ça c’est plus possible aujourd’hui.


    • Emile Mourey Emile Mourey 13 février 2009 01:33

      @ Beubeuh et Lairderien

      Je cite : l’argument sur les chameaux pourrait aussi être tempéré par des indices de la domestication du chameau, qui ont été trouvés dans des sites très anciens. En 1944, Joseph Free publia un article dans lequel il relevait des indices d’utilisation de chameaux dans des sites égyptiens des toutes premières dynasties : statuettes de chameaux en céramique (env. 3000 av. J.-C.), corde en poil de chameau (vers 2500 av. J.C.), pétroglyphe montrant deux hommes montés sur un chameau (env. 2300 av. J.-C.). Dans la même démarche, en 1966 Kenneth Kitchen cita des éléments similaires trouvés au Proche-Orient [5] : ossements de cet animal trouvés à Mari en Mésopotamie (au moins 1800 ans av. J-C.), textes sumériens de Nippur parlant de lait de chameau ... Ces éléments bien qu’assez disparates, attestent que l’usage domestique de cet animal avait déjà commencé à l’époque supposée d’Abraham.(http://bible.archeologie.free.fr/abrahamcanaan.html).


    • Emile Mourey Emile Mourey 13 février 2009 01:49

      Et encore :

      Mais il apparaît que l’ignorance est finalement à trouver du côté de l’archéologie. Les tablettes de Canophori, en Syrie du Nord, qui datent du 18ème siècle avant l’ère chrétienne, établissent une liste des animaux domestiques, et le chameau y est expressément mentionné. Une autre découverte archéologique montre un chameau en position agenouillée. Un sceau daté de cette époque a pour illustration un cavalier assis sur un chameau. En fin de compte, le récit biblique, loin d’être une projection anachronique d’une réalité ultérieure, se trouve confirmé. 

       

      http://www.dovidgottlieb.com/works/truthfrench.doc


    • marc 15 février 2009 23:44

      Mourey

      Vous apportez quoi comme preuve de vos affirmations péremptoires ?

      Sand lui, sait de quoi il parle. Il donne ses sources, une bibliographie très riche et ses hypothèses sont basées sur des faits et, tout aussi important, sur des absences de faits archéologiques et documentaires.

      Vous vous vous contentez de crier au scandale. Scientifiquement parlant, votre méthode est scandaleuse.

      Quant à la pureté de la "race" juive, Goebbels a dit ça avant vous mais ça n’en fait pas une vérité, heureusement.


    • marc 15 février 2009 23:54

      Mourey

      Comment savez-vous ce qui s’est passé au temps d’Abraham , et même s’il a jamais existé ? s’il vous plait ?
      Et éparghnez nous les références à la Bible, SVP




    • marc 15 février 2009 23:59

      Mourey

      les Patriarches, c’est 18 siècles avant JC ? C’est nouveau ça.


  • Bois-Guisbert 12 février 2009 16:56

    Allez savoir, peut-être que l’Homme n’existe pas et si c’est le cas, alors il faut qu’il s’invente !

    Je fais passer aux éboueurs maliens des "services de propreté" de la Ville de Paris. Sûr qu’ils vont s’y mettre dès demain matin. Je vous tiendrai au courant de leurs progrès au jour le jour...

    Que dis-je ? Heure par heure !!!

    Sacrés gauchos. Dès qu’il commence à pédaler dans la semoule, ils annoncent qu’il faut inventer ou réinventer quelque chose. C’est une manie, un tic, un TOC smiley

    Naturellement, au final, ce n’est que du vent, raison pour laquelle ils nous trouvent fissa autre chose à inventer, ou à réinventer :

    la République, l’école primaire, la démocratie, la coopération, le développement, la citoyenneté, le civisme, le "vivre ensemble", le lycée, l’intégration, la politique, le dialogue social, l’université, l’antiracisme, la communication, la participation, la ville, la gauche elle-même, le progrès, la télévision, le syndicalisme, la culture, la mondialisation, l’Union européenne, le fil à couper le beurre, voire, les jours de grande euphorie, l’eau tiède !

    Avec des branques pareils, le petit Magyar de l’Elysée, aussi trivial soit-il, a encore de mirifiques années devant lui...


    • beubeuh 12 février 2009 17:10

      Alors que vous bien sûr, vous n’avez rien à inventer, j’imagine que vous savez déjà tout !


  • Mouche-zélée 12 février 2009 17:14

    Le Judaïsme n’a jamais été un peuple mais une religion .
    Sans dieu, pas de "terre promise" .

    La notion de "peuple" est un terme générique trop pratique.
    Il est très rare d’entendre parler de peuple Chrétien, de peuple Musulman, de peuple Bouddhiste, de peuple Hindouiste, les termes retenus sont plus souvent "communauté" ou "religion" .

    "Un peuple" désigne plus souvent une race, une ethnie, une nation, un continent...


    Est-ce que cela veut dire que si dans 2000 ans les scientologues revendiquent les USA, les Américains devront partir, parce que la terre d’origine de la scientologie est Américaine ....


    La communauté Juive a le droit de vivre en qualité de communauté religieuse, demain matin les Mayas et les Azthèques pourraient revendiquer la terre qui a été Evangélisée, les Amérindiens idem ...

    La communauté Juive a toujours continué à vivre au sein de multiples autres communautés, de là à dire que chaque religion a le droit à sa terre et son état, c’est tout autre chose ...


    • Julius Julius 12 février 2009 17:29

      > Le Judaïsme n’a jamais été un peuple mais une religion.

      Apparemment, vous savez très peu sur le judaïsme. (Cela ne vous empêche pas de faire des commentaires absurdes et répétitives. )

      Je vous recommande un livre publié récemment "Dictionnaire amoureux du judaïsme" de Jacques Attali. Il est écrit dans un langage simple, tout le monde devrait pouvoir comprendre.


    • abdelkader17 12 février 2009 17:36

      L’état d’Israel repose sur une escroquerie fondamentale l’idée de peuple elu et de terre promise, la seconde c’est l’attribution d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre.
      les habitants originels de la palestine sont tout simplement nier dans leur existence même, leur présence sur cette terre et le profond lien qui les unit à elle.
      Les mythe biblique ont été utilisés pour cette entreprise purement coloniale par des personnes athés tel Ben gourion et Golda meir.


    • morice morice 12 février 2009 17:44

      tout autre chose en effet ... 


    • Mouche-zélée 12 février 2009 17:46

      Julius

      Mes commentaires sont si absurdes que vous ne parvenez pas à argumenter vos propos .
      Merci pour la référence au livre, je vais tout de même l’étudier, souvent ce sont les gens comme vous qui me donnent les meilleurs de mes arguments .

      Le Judaïsme c’est avant tout un concept inventé par une religion, non ?
      Est-ce que sans la croyance en dieu la "terre promise" existerai ?
      C’est juste une question....


    • abdelkader17 12 février 2009 17:49

      Jacques attali quelle réference celui qui à des idées sur tout et surtout des idées comme disait coluche.
      Vous auriez tout de même pu nous fournir les écrits d’un auteur un peu plus crédible.


    • Mouche-zélée 12 février 2009 18:11

      Abdelkader

      Non, mieux encore
      il est d’origine Juive donc forcément impartial .

      Puis il est tellement visionnaire :
      Jacques Attali a commis, récemment, un petit essai intitulé « une brève histoire de l’avenir ». Dans ce texte fascinant, notre national docteur ès-mondialisme livre noir sur blanc le « plan » des classes dirigeantes occidentales pour conserver la domination du monde, à l’heure où le substrat ethnique de leur puissance se défait sous les coups conjugués de l’immigration et de la déculturation. Ça vaut le coup d’œil.

      Pour Attali, le XXI° siècle sera divisé en trois phases :


      - l’hyperempire
      , qui débutera vers 2030, et qui verra le monde passer d’un système unipolaire américanomorphe à un système multipolaire, régi en pratique par le capital mondialisé,

      - l’hyperconflit, qui débutera peu après l’avènement de l’hyperempire et le submergera progressivement – un temps de chaos anarchique et ultraviolent à l’échelle du globe,

      - l’hyperdémocratie, qui succèdera à l’hyperconflit et se construira en réaction à ses excès – une sorte d’âge du Verseau, pacifique et « transhumain ».

      Le pire c’est que j’ai payé pour avoir cette daube, le bouqui de Julius je vais le trouver à la bibliothèque, je ne donnerai pas un seul centime à ce nostradamus des temps modernes !

      Un danger public ce prédicateur "de gauche", je suis même étonné que Julius veuille me faire acheter le livre d’un politique de gauche, il doit y avoir une arnaque .
      Julius et la gauche ce n’est pas le grand amour pourtant ...


    • abdelkader17 12 février 2009 18:16

      Israel sujet sensible pour ses inconditionnels défenseurs contre toute logique de bon sens.


    • Mouche-zélée 12 février 2009 18:19

      abdelkader

      Votre commentaire s’applique également à Attali (chez moi on dit attila)  smiley


    • abdelkader17 12 février 2009 18:25

      Ca fait 20 ans qu’il lit dans le marc de café,un coup à droite un coup à gauche qui comme les girouettes tournent avec le vent.
      Jacques Attali l’imposture intellectuelle dans toute sa splendeur dans la droite lignée des BHL glucksmann et compagnie.....


    • beubeuh 12 février 2009 18:26

      L’état d’Israel repose sur une escroquerie fondamentale l’idée de peuple elu et de terre promise, la seconde c’est l’attribution d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre.

      Je pense que c’est faux, l’Etat d’Israël ne repose pas sur l’idée de terre promise, et pas non plus sur celle de peuple élu. Le point de départ, c’est d’abord et avant tout la question de l’identité Juive. S’il existe une identité juive, alors les juifs ont le droit de se construire un Etat. C’est une question de libre choix, et prétendre le contraire c’est dénier aux Juifs un droit qui est reconnu à tous les autres hommes.
      Que ce droit entre en conflit avec celui des Palestiniens, et à leur détriment, ne doit pas nous conduire à remettre en cause la légitimité de la revendication initiale.


    • abdelkader17 12 février 2009 18:30

      Je te conseille plutôt la lecture de l’ouvrage de René guénon
      "La crise du monde moderne"


    • Julius Julius 12 février 2009 18:36

      > Non, mieux encore il est d’origine Juive donc forcément impartial.

      Donc, si je vous comprends bien : Parce Attali est d’origine juive, son livre sur le judaïsme est faux.


    • abdelkader17 12 février 2009 18:41

      Se construire un état sur la terre des autres avec la complicité de la mauvaise conscience occidentale ca s’appel de l’usurpation.
      Israel fait colonial, les palestiniens ont fait les frais d’une décision arbitraire
      et toute autre société ayant subi les mêmes dommages aurait réagit de la même manière.
      ce sont les siècles d’antisémitisme européen qui ont préfiguré la construction de l’idéologie sioniste.


    • Mouche-zélée 12 février 2009 18:45

      Julius

      Absolument pas, mais j’aurai préféré un livre un peu plus Laïc voir historique ....
      Ce n’est pas une question de religion mais une question de personnage, vous savez les voyants qui se disent de gauche ce n’est pas trop ma tasse de thé de la crédibilité ...
      Pour moi ce type est aussi fiable que Bernard Tapie, c’est pour dire .... (PS, MRG, UMP et demain ? )

      Même mieux, un commentaire qui me donne des pistes, infirme mes propos par des arguments .

      C’est seulement que j’ai des soucis avec Attali le voyant.


    • abdelkader17 12 février 2009 18:49

      Attali n’est pas un écrivain, c’est un imposteur de businessman qui se trompe regulièrement sans que ca n’ai affécté sa capacité de nuisance.


    • Reinette Reinette 12 février 2009 23:55

       Jacques Attali, on connaît ses talents. Une certaine capacité de toucher à tout et de survoler beaucoup. En résumé, de passer du rôle d’éminent conseiller de François Mitterrand à celui de président de la Berd, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, tout en brodant sur le changement du monde et le développement du nomadisme moderne - ou encore sur l’enseignement supérieur et le Web.
      Convoqué par le juge Courroye, il a dû s’expliquer sur les honoraires qui ont été payés à son agence de conseils par Pierre Falcone, dans le cadre de l’instruction ouverte sur l’affaire de la vente d’armes à l’Angola et diverses opérations présumées de blanchiment.
      Une convocation qui s’est soldée par une mise en examen pour « recel d’abus de biens sociaux et trafic d’influence ». L’influence en l’espèce aurait porté sur l’obtention d’un aménagement du redressement fiscal infligé à Falcone via ses sociétés. 
      Dans le pot-pourri qu’est l’affaire Falcone, qui mêle affaires immobilières, vente d’armes et des rémunérations diverses, Jacques Attali apparaît d’abord aux yeux des enquêteurs de la brigade financière sous la rubrique « Jacques A ». 
      L’affaire - qui porte notamment sur les armes vendues à l’Angola par Falcone et son allié, Arcadi Gaydamak, pour 510 millions de dollars en 1993 et 1994 - est pleine de surprises : les policiers le savent. Elle mêle la droite dure, le RPR et les socialistes, avec la présence de Jean-Christophe Mitterrand, de Gérard Peybernès, l’ancien responsable de l’association de financement du PS, qui a tenté de s’investir dans une opération de vente de camions militaires au Congo.
       Interrogé le 1er décembre, Attali avait d’ailleurs admis ses relations avec Falcone, racontant par le menu un voyage effectué en sa compagnie à Luanda - « J’ai eu l’impression que monsieur Falcone disposait de la totale confiance du président angolais et de ses collaborateurs » - ou narrant une rencontre avec le gouverneur de la banque centrale.

      . . .


    • viking 13 février 2009 05:57

      Moi aussi je suis prophète et pour te convaincre, je n’aurais qu’à prédire une guerre prochaine comme possible, je suis certain que cela arrivera nécessairement parce que si je regarde uniquement l’histoire de France, je trouve en moyenne au minimum trois grosses guerres par siècle.

      Et Sarko a déjà envoyé notre armée en Afghanistan, un bateau pour renforcer le blocus de Gaza, a déjà effectué une visite surprise en Irak et entrepris la construction d’une base militaire au Qatar où juste en face, il y a l’Iran. Alors à l’échelle du monde, je pourrais prophétiser sans risque de me tromper une guerre permanente au xxi éme siècle et Sarko trouvera bien le moyen de nous y engager.

      J’annonce les paris, c’est du 1 000 contre un.

       


    • JJ il muratore JJ il muratore 13 février 2009 09:21

      @Reinette. Joli résumé de cette "affaire". Pour être précis n’oubliez pas de dire que le parquet a requis 6 ans de prison pour Falcone et Arcadi. Et relaxe pour Attali.


    • mcm 13 février 2009 09:31

      @Viking,

      Vous aussi vous êtes prophètes ? Moi qui vous croyais adorateur du dernier prophète !

      Alors finalement c’était seulement l’avant-dernier ? smiley smiley smiley

      Pendant que j’y pense auriez l’amabilité de me citer une seule bonne action qu’aurais fait le dernier prophète, car j’ai beau demander ça à tous les musulmans depuis 30 ans, ma question reste sans réponse. 


    • viking 13 février 2009 13:37

      Mais mon cher MCM ce n’était qu’une boutade...


      ....faut-il vous la traduire ? En effet, j’aurais pu écrire ,moi aussi je peux me vanter d’être un prophète .... pour cela je regarde le passé et je déclare que demain les hommes n’ayant pas changé de comportement, il se reproduira la même chose et s’agissant des guerres je ne me trompe pas de beaucoup... seule l’armement et les mises à mort sont pires qu’elles ne le furent dans le passé.


    • viking 13 février 2009 14:01

      MCM


      Si vous parlez de Mahomet la réponse est facile, la durée des effets qu’il a produit sur la communauté des hommes qu’il a influencés.

      En ce qui vous concerne parmi les milliards d’homme qui peupleront la terre demain, dites-moi qui se souviendra de vous ne serait-ce que 50 ans après votre mort ? Vos arrières et arrières petits enfants ? Même pas…. C’est ainsi que je donne une notion de votre insignifiance… encore une chose, Mahomet pour établir sa morale s’inspire énormément de l’ancien testament donc quand tu l’injuries, tu injuries les prophètes de l’ancien testament. Pour vous donner un exemple, la lapidation des femmes adultères est un concept dont l’origine remonte au juif. L’inventeur de cette barbarie n’est pas Mahomet mais les juifs dont il s’est inspiré. Et qui a aboli cette pratique ? Le Christ en sauvant une femme adultère…. Mais comme vous êtes savant, je n’ai pas besoin de replacer cette maxime dans son contexte : «  que celui qui n’a pas péché lui jette la première pierre  »

       


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