samedi 14 mai 2011 - par Aldous

Veeeet : ta touffe m’étouffe !

Un minou c’est fait pour être tout doux selon une marque de crèmes dépilatoires qui entendait se faire la part de la lionne dans le marché de la féline lisse. Quand le marketing promeut une image de la femme directement sortie des films pornos pour vendre.

Buzz viral raté ou opération marketing savamment orchestrée ? Difficile à dire. Toujours est-il que la campagne « mon minou tout doux » a eu droit à quelques entrefilets sur la toile et les magazines. C’est déjà ça de gagné.

A l’heure où des féministes organisent une SlutWalk qui a fait marcher quelques milliers de « salopes » à Toronto, Boston ou Londres avec comme but de défendre la liberté de s’habiller aussi court qu’elle le souhaitent (et en en faisant la démonstration), les fabricants de cosmétique eux n’en sont plus là et communiquent maintenant directement  sous la ceinture et même sous la culotte.

Ils nous avait déjà été habitué à prendre le thé devant des réclames vantant les capacités de rétention de tel tampon hygiénique ou l’utilité de tel autre savon intime.

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Les voilà partis à l’assaut du mont de Vénus, nouveau terrain d’expression miniature pour les héritières du génie de Lenôtre.

Fi donc du jardin anglais si ringard, ventons les attraits et la modernité du jardin à la française ! Et pour les plus radicales, encore, la méditation mystique des dunes du Sahara.

Associé à la vidéo, un Quiz permettait à chacune de juger son taux de ringardise pileux.

Bien sûr, le sujet n’est pas nouveau, la RATP ayant fait naguère, bien contre son gré, la promotion du ticket chic. Mais au moins, à l’époque ça se faisait avec une certaine subtilité que le minou-tout-doux n’avait pas.

Nous avons connu aussi la période Porno Chic et la pub SM. Voici maintenant le concept du Cosmétique Porno. Un marketing qui pousse les femmes à s’approprier les symboles des actrices de films pornographiques comme autant de signes de la modernité de leur féminité.

Entre libération des mœurs et aliénation commerciale la voie devient bien plus étroite qu’un fil de string. Les victimes de la mode ne prennent-elles pas les signes de leur aliénation pour les symboles de leur affranchissement ?

Mais je m’arrêtes là.

Je redoute qu’en poussant plus loin je ne provoque par mégarde une flash mob de néo-féministes en colère furieuses que je critique leur droit inaliénable à se raser le minou…



27 réactions


  • asterix asterix 14 mai 2011 11:56

    Le sourire vertical, un sujet qui requiert toute notre attention, bien plus que celle que nous portons à la politique. L’auteur me donne tout l’air de l’avoir traité comme s’il avait un cheveu sur la langue.


  • Francis JL 14 mai 2011 13:16

    Savez-vous comment on dit 69 en arabe ?

    Bravo pour le titre !


  • Loatse Loatse 14 mai 2011 14:28

    Chères con-soeurs

    Le poual est devenu votre ennemi, mais vous ne savez pas comment l’éradiquer définitivement sans y laisser votre compte épargne (épilation au laser), vous ne voulez plus passer des heures accrobatiquement perché entre le lavabo et la baignoire pour traquer le rebelle avec une loupe ?

    Découvrez ma méthode radicale :

    L’idée m’est venue alors que je venais d’acheter un poulet vintage euh fermier quoi... Au moment de le mettre au four, je m’aperçu que l’animal avait gardé quelques vestiges de sa nature sauvage...

    Aussitot dit aussitot fait, la bestiole fut aussitôt rendue glabre par le truchement de la flamme de ma cuisinière à gaz...

    Cela a fait TILT !

     C’est pourquoi aujourd’hui je commercialise (non, pas des cuisinières à gaz) mais des mini chalumeaux spécial épilation du minou.... Mon « kiraztou » est vendu avec sa crème anti cloques et ses compresses huilées... à un prix défiant toute concurence..

    Ne faut il pas souffrir pour etre beeeellle ???


  • kitamissa kitamissa 14 mai 2011 15:09

    quelle mode à la con ( sans jeu de mot ) cette lubie de minous épilés !


    c’est justement ce petit triangle qui fait tout le charme et la féminité ! bien entretenu certes ( ne pas non plus retourner à la botte de persil d’avant ! ) mais une jolie toison,douce ou rêche suivant la texture du système pileux, on n’a rien trouvé de plus excitant et délicieusement féminin !

  • Lutin Lutin 14 mai 2011 15:52

    69 en arabe c ’est « tatouff metouff »

    De mémoire ........


  • kitamissa kitamissa 14 mai 2011 16:19

    ou « ilbouff matouff el bouffmatrik » 


    • LE CHAT LE CHAT 14 mai 2011 16:38

      Salut mon pote Maxim ,

      comme toi je dis halte à la déforestation !!!! smiley
       à quoi ressemble un minou épilé  ? Faut vraiment être pervers pour aimer ça !

      le minou doit être soyeux ! sans aller jusqu’à la botte de persil qui dépasse du cabas , y’ rien a faire , ça attire ! c’est un fantasme de détraqué de vouloir se taper des gamines prépubères !


    • kitamissa kitamissa 14 mai 2011 16:50

      salut Mon Pote Le Chat ...


      ah....je savais bien que tu étais un fin gourmet !..

      un minou glabre,ça ressemble à un oeuf dur ,à une grenouille, à quelque chose d’insipide sans saveur ni odeurs ...

      un vrai minou,ce doit être doux quand on a le nez fourré dedans,ou quand on y passe la joue...sinon on a l’impression de bouffer une savonnette !

      en conclusion : avec les poils c’est meilleur !

  • Marco07 14 mai 2011 16:28

    En tout cas le titre est excellent :)


  • Leo Le Sage 14 mai 2011 16:51

    @auteur
    Une clairière c’est quand même mieux qu’une forêt dense...
    Ce qu’elles font de leur minou ne regardent qu’elles.
    Du moment qu’elles sont félines et pas tigresses on s’en branle... smiley


  • aeonys aeonys 14 mai 2011 17:09

    MDR, vous n’avez vraiment que ca a faire les Francais ! Vous indigner sur une pub... En attendant a l’est tout le monde trouve les francaises moches (bien qu’elle sachent s’habiller) et surtout poilues. 

    Le feminisme, c’est de la merde. Ca ne sert qu’aux grosses connes trop moches afin de s’autojustifier... 

  • aeonys aeonys 14 mai 2011 17:12

    Oh et une derniere chose a mediter, Si les femmes ne s’epilaient pas sous les bras ? vous savez imaginez une aisselle feminine recouverte d’une dense foret de poil digne de celle d’un camioneur... imaginez bien, avec le petit top qui montre bien les poils des qu’elle leve le bras... Vous trouvez ca sexy ? Pourtant ce genre d’epilation ca AUSSI commence avec le porno. 

    Et bam votre argument debile qui tombe a l’eau comme la baliverne qu’il est. Ce n’est pas le porno qui change la societe, le porno n’est qu’un mirroir de celle-ci. Vous devriez ecrire un peu moins et baiser un peu plus, ca vous ferait grand bien...

  • Lorelei Lorelei 14 mai 2011 18:21

    Faites ce que vous voulez avec votre corps...mais ne nous dites pas aussi ce que nous avons à faire avec le nôtre....c’est incroyable


  • Annie 14 mai 2011 19:17

    Je découvre toutes ces publicités, mais n’aurait-on pas pu trouver une femme pour le nom du Fan club des tampax. En quoi Max est-il qualifié pour ce rôle ?


    • Dominitille 14 mai 2011 19:29

      Bonsoir Annie,
      Max me rappelle furieusement un pénis, donc un nom masculin convient mieux. Il me semble.
      Laissons Max être le président du fan club des tampax au moins une fois, ils auront leur nez dedans.


    • Annie 14 mai 2011 19:41

      Je traduis : on laisse aux hommes le club des tampax, mais on prend le reste.
      Ça me va !!


  • HELIOS HELIOS 14 mai 2011 20:28

    ...on cherche le bon goût, dans la pub, comme dans l’article... avec et sans jeu de mot !

    bonne soirée a tous et bon dimanche


  • apopi apopi 14 mai 2011 21:03

     Avec ou sans système pileux, comme le disait si justement Georges Brassens : quatre vingt dix neuf fois sur cent la femme s’emmerde en baisant.

     Allez les mecs encore un petit effort, d’imagination au moins...


  • kemilein 14 mai 2011 21:42

    la pudeur et l’intimité ne sont pas naturel mais culturel...
    pour faire simple c’est une convention social, on se vête « par pudeur » ça sens le relent chrétien et autres religions imbéciles.

    en fait au départ l’homme se vête par utilité... traversé l’hiver en mini-jupe jour ET nuit, ça le faisait question survie, la grosse tonte tannée sur le cul des proie fraichement mangé tenait bien plus chaud.
    il en va de même pour les régions aride ou conserver l’eau du corps est vitale pour la survie.

    prenez donc en exemple les tribus d’amazonie ou des papous, ils vivent nus sans honte ni soucis.

    je ne développerais pas ici la question de l’intimité, mais je peux l’affirmé avec deux exemples : les tribus type papou coïte presque au yeux de tous, si quelqu’un passe il passe et n’en a rien a faire, quand sa se passe dans la case les enfants sont même présent parfois. le second exemple sont les tribus nomade (mongolie / affrique) nombreuses sont les familles qui vivent dans une même tente, et quand le soir venu papa grimpe maman les enfants sont la, parfois même leur propres parents.

    alors certes ça ne correspond pas a VOTRE vision, mais la pudeur et l’intimité sont des chimères culpabilisatrices.


    • kemilein 14 mai 2011 21:50

      dsl pour les nombreuses fautes (honte sur moi)

      je voulais non pas parler de l’épilation (qui a mes yeux n’est que secondaire)
      mais de quelque chose de bien plus en amont.

      la sexualité n’est ni une honte ni un problème a partir du moment ou les participants sont consentants.
      la nudité est un problème complètement débile (une question de déterminisme environnemental donc comportemental et d’éducation)
      alors plus encore imberbe ou velue...

      quand a poser nu a partir du moment ou on comprend que la pudeur est une affabulation historique « transgénérationelle » (puisque comme on l’a vue ca se transmet par l’éducation et « tout le monde le fait alors je le fais aussi ») la réponse semble simple.


  • apopi apopi 14 mai 2011 22:36

     Absolument désolé mais Brassens parlait en fait de 95% et non de 99, pour me faire pardonner voici les paroles de cette fameuse chanson.

     La femme qui possède tout en elle
     Pour donner le goût des fêtes charnelles
     La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
     La femme est avant tout sentimentale
     Main dans la main les longues promenades
     Les fleurs les billets doux les sérénades
     Les crimes les folies que pour ses beaux yeux l’on commet
     La transportent mais,

                   Refrain

     Quatre vingt quinze fois sur cent
     La femme s’emmerde en baisant
     Qu’elle le taise ou le confesse
     C’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses
     Les pauvres bougres convaincus
     Du contraire sont des cocus
     A l’heure de l’oeuvre
     Elle est souvent triste peuchère
     S’il n’entend le coeur qui bat
     Le corps non plus ne bronche pas.

     Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
     Toujours sensible alors à ses caresses
     Toujours bien disposée toujours encline à s’émouvoir
     Ell’ s’emmerde sans s’en apercevoir
     Ou quand elle a des besoins tyranniques
     Qu’elle souffre de nymphomanie chronique
     C’est elle qui fait passer à ses adorateurs
     De fichus quarts d’heure.

     Les « encore » les « c’est bon » les « continue »
     Qu’elle crie pour simuler qu’elle monte aux nues
     C’est pure charité les soupirs des anges ne sont
     En général que de pieux mensonges
     C’est à seule fin que son partenaire
     Se croit un amant extraordinaire
     Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
     Ne soit pas déçu.

     J’entends aller bon train les commentaires
     De ceux qui font des châteaux à Cythère
     C’est parce que tu n’est qu’un malhabile un maladroit
     Qu’elle conserve toujours son sang froid
     Peut-être mais si les assauts vous pèsent
     De ces petits m’as-tu vu quand je baise
     Mesdames en vous laissant manger le plaisir sur le dos
     Chantez in petto.


    • kemilein 14 mai 2011 22:51

      très juste, et pour peu que la monoandrie ne soit plus une lubie sociétale, alors les femmes, libre enfin du regarde accusateur d’autrui, libre pour s’adonner a ce que la nature a fait d’elles (et comme chaque humain), libre du plaisir non honteux mais désiré d’une sexualité débridée.

      c’est parce que qu’il y a le culte monogamique/andrique et du couple unique a vie que la femme se tait.
      si seulement elles avaient toutes la volonté de s’assumer, libre qu’elles sont toutes (ou presque) d’aller voir ailleurs, de « larguer » les égoïstes et délinquants relationnels.
      alors sans doute que les hommes, solitaire par leur muflerie prendraient la mesure de la honte qu’ils sont pour le genre humain.

      (le couple unique a vie n’est pas « impossible » mais si rare, que l’avoir pour ambition est souffrir longtemps, pour peut être ne jamais le rencontrer)


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