lundi 4 juin - par Bernard Dugué

L’étonnante propriété de l’eau comme « instrument » de communication

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Présentation d’une recherche pluridisciplinaire

 

Les sciences biologiques entrent dans le nouveau paradigme de l’information et des communications. Entouré de chercheurs comprenant des physiciens et des biologistes, Luc Montagnier a publié dans la revue Water (disponible aussi dans les arXiv) un article expliquant comment la molécule d’eau est capable de transmettre un signal entre un petit fragment d’ADN et l’enzyme Taq capable de lire la séquence des bases d’ADN et d’en faire de multiples copies. Cette approche pluridisciplinaire utilise plusieurs angles de vue rarement employés ensemble. La génétique et la biologie moléculaires sont associées à la biophysique et à la théorie quantique des champs. Cette combinaison d’angles de vue permet d’établir une compréhension inédite du rôle que peut jouer la molécule d’eau dans la transmission de signaux formels au sein même de l’organisation cellulaire. L’eau ne se réduit plus à un simple solvant moléculaire permettant la réalisation de réactions biochimique. L’eau se structure et fonctionne dans une cellule comme un réseau de fibres interconnectées capable de transmettre des résonances, des fréquences, des informations dynamiques. Nous quittons l’ancien monde de l’allostérie et des régulations de flux métabolites pour entrer dans l’univers des champs de communication et des émergences.

 

La communication est le propre de la matière, quantique ou chimique. L’eau a cette propriété particulière d’être ionisée, avec l’ion hydrogène et l’ion hydroxyde ; H+ et OH-. Si bien que la molécule d’eau se trouve dans un état dynamique avec la possibilité de créer des polymères oscillants permettant la transmission de signaux. En complément, l’eau possède une structure dipolaire dont les conséquences biophysiques ont été théorisées en 1937 par London qui utilisa la mécanique quantique. Les forces de London sont très faibles, elles sont dues à la répartition asymétrique des charges électriques et sont considérées comme un cas particulier des forces de van der Waals, elles aussi déduites de l’électrodynamique quantiques et par ailleurs génératrices de nombreuses propriétés permettant le fonctionnement des structures moléculaires des cellules vivantes.

 

La notion de force est universelle. Elle a cours en mécanique, en gravitation et dans les spécialités de la physique des interactions microphysiques ainsi que mésoscopiques. Avec la notion de champ nous avons la dualité universelle permettant de configurer tous les phénomènes physiques sans exception. La notion de champ est néanmoins trompeuse. Le champ ne transmet pas tant une force qu’un signal. La force est due à la réaction de l’entité qui la génère à ce signal. Il est impossible d’observer directement un champ ; en revanche, une particule réagissant au champ est observable, ce qui montre l’existence du champ de communication. Ce constat s’applique notamment aux forces microphysiques et plus généralement à tous les systèmes en situation de communiquer (lire par exemple Dugué, 2017-b, chap. 6). Une femme à l’allure séduisante attirera l’attention d’un homme assis à la terrasse d’un café qui peut-être aura l’impulsion pour se lever et aller à la rencontre de la « belle ». Ce phénomène a pour ressort microphysique la théorie quantique des champs. Une théorie qui ici est convoquée pour expliciter et théoriser comment les interactions de London véhiculées par les structures mésoscopiques de l’eau permettent à une polymérase de « voir » la molécule d’ADN et de la répliquer en nombreux exemplaires.

 

Les macromolécules communiquent grâce à l’eau

 

Cette polymérase nommé Taq est extraite d’une bactérie thermophile. Elle est couramment utilisée comme outil par les généticiens pour faire en très grand nombre des copies d’une séquence génique ; cette technique est dénommée PCR, polymerase chain reaction. Elle est utilisée notamment pour détecter une infime charge virale, HIV par exemple, car elle fonctionne avec quelques picogrammes d’ADN. Elle nécessite une amorce sous forme d’oligonucléotide long de quelque 20 bases. En moins d’une heure, il est possible de faire quelques milliards de copies d’une séquence génique avec les nouvelles polymérases introduites sur le marché. Montagnier et ses collègue ont utilisé la Taq polymérase pour répondre à une question : Comment Taq et son amorce sont-ils capables de se localiser à de grandes distances mésocopiques ? Comment est-il possible de reconnaître parmi des millions de paires de bases la séquence à partir de laquelle la réaction va se produire ? L’explication classique suppose que le mouvement brownien crée une agitation moléculaire suffisante qui finit par faire se rencontrer les molécules au hasard des configurations mais cette thèse ne tient pas selon les auteurs qui s’orientent vers une étonnante hypothèse, celle d’une transmission de type EM de l’image de l’ADN par l’eau. Cela paraît étonnant dans un contexte hérité de la chimie thermodynamique d’il y a un siècle mais devient plus que plausible dès lors que l’on utilise les connaissances produites après le tournant quantique de la physique.

 

Le modèle décrivant la communication entre ADN et Polymérase par la médiation de l’eau est construit à partir des théories quantiques des champs où figure l’électrodynamique quantique, théorie décrivant toutes les transitions possibles entre particules chargées et photons. La théorie quantique des champs n’est pas souvent mentionnée dans les ouvrages de vulgarisation. Pourtant, elle est plus fondamentale que la théorie quantique basique car elle débouche sur des perspectives systémiques et permet d’expliquer des comportements coordonnés dont le résultat se traduit par les propriétés émergentes de la matière condensée. L’eau et sa structure dipolaire se révèle comme un support de transmissions d’informations. D’un côté la Taq polymérase et de l’autre l’ADN. Ces deux macromolécules sont dynamiques et s’envoient des signaux transitant par les propriétés cohérentes des structures mésoscopiques formées par les dipôles H2O. Le principe est calqué sur l’onde EM émise par un émetteur radio. Sauf que les émetteurs sont des macromolécules et que l’onde est en fait une transmission vibratoire véhiculée par l’eau, à l’image d’un phonon véhiculé par un matériau percuté par un marteau. L’eau est donc structurée pour devenir un champ de communication véhiculant des vibrations. Les auteurs parlent de l’enzyme et de l’ADN comme si c’étaient deux « entités » moléculaires capables de se voir à distance. A l’image de deux voisins discutant d’un balcon à un autre.

 

La physique des communications ouvre un tout autre visage de la nature, du monde, de l’homme et du cosmos. La théorie quantique des champs constitue un modèle presque universel pour configurer et penser la dynamique systémique à l’échelle des communications quantiques. C’est ce qui a été tenté dans ces travaux présentés par Montagnier. Les résonances transmises par l’eau s’apparentent aux quasiparticules dans la physique de la matière condensée, liquide de Fermi par exemple. Un domaine de recherche s’ouvre, bien plus important que la prétendue nouvelle physique des ondes gravitationnelles. La représentation de « l’image de l’ADN » véhiculée par un ensemble de résonances de la « toile dipolaire » de l’eau est un exemple ayant une valeur universelle car on peut penser que ce processus intervient dans la plupart des mécanismes moléculaires du vivant. Les communications entre les parties d’un système ou du monde ou même du cosmos se font par des champs vibratoires véhiculant des signaux. Les images en résultent. Temps et image vont de pair comme l’énergie et la forme. Quand on écoute de la musique, on la ressent émotionnellement et on la « voit » par l’intellect.

 

L’origine de la vie et autres perspectives ouvertes par l’hydro-information

 

L’intérêt de ce genre de travaux est de pouvoir lire des choses qui n’y sont pas en élargissant les ressorts thématiques vers d’autres résultats, voire des disciplines connexes. Les physiciens connaissent depuis longtemps les étonnantes propriétés de l’eau sans équivalent dans la matière. Les biologistes découvrent actuellement d’autres propriétés encore plus fascinantes, celles de pouvoir transmettre des signaux et d’échanger des informations entres molécules ou macromolécules. L’eau permet entre autres choses aux molécules de s’informer sur leur localisation, sur la topologie du milieu environnant, sur la dynamique. Il existe en effet deux complexités, l’une spatiale et l’autre énergétique. Une liée aux dispositions des composants et une autre aux flux d’énergie-information émis à travers les champs de communication. L’eau, avec l’ion hydrogène et les structures dipolaires, constitue un tel champ, dont on peut penser qu’il véhicule un nombre colossal d’informations, à la dimension des formes diversifiées que sont les protéines et les acides nucléiques.

 

Le champ de communication est compatible avec les hypothèses d’une origine algorithmique que la vie ou d’une origine communicationnelle. Comme je m’en suis expliqué, la vie a émergé lorsque les molécules sont parvenues à un certain seuil de communication pour faire en sorte que tous les composants puissent être coordonnés afin de créer la cellule émergente capable de se répliquer. Si l’eau est un champ universel de communication moléculaire, alors elle a largement facilité les échanges d’informations entre molécules, permettant à celle-ci de se reconnaître, s’assembler, se synthétiser en innombrables copies.

 

Une autre perspective est hors de portée en l’état actuel de la recherche mais accessible d’ici quelques décennies. C’est la thérapie électromagnétique. L’eau et sa structure dipolaire transmet des ondes EM. Je n’en dis pas plus car je n’en sais guère plus mais je peux en savoir plus si je le veux et que je trouve des confrères prêts à se lancer dans cette aventure et bien évidemment des moyens à la hauteur de mes compétences.

 

L’hydrodynamique quantique et communicationnelle est amenée à devenir une nouvelle spécialité mobilisant biologistes et physiciens. C’est aussi l’un des premiers enjeux scientifiques du 21ème siècle, autant que l’a été la génétique pour le 20ème siècle.

 

Références utiles

 

Dugué, 2017-b

https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications

Montagnier et al., 2017

http://www.mdpi.com/2073-4441/9/5/339

 

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32 réactions


  • Zolko Zolko 4 juin 11:37

    La mémoire de l’eau, maintenant. Une supercherie qui a été débusqué il y a 20 ans. Ben, ça s’arrange pas chez Dugué.
     
    Bientôt un article sur la fusion froide ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 juin 11:41

      @Zolko
      Cet article ne parle pas de la mémoire de l’eau. Votre illettrisme ne s’arrange pas mais ce n’est pas un défaut. Un perroquet qui répète les lieux communs n’a pas besoin d’être un lettré. 


    • Clocel Clocel 4 juin 11:48

      @Zolko


      Ah bon ? Débusquée par qui, et comment ?

      H2O résume la parfaite inanité de la science moderne, la compréhension de ce subtil élément essentiel à la vie signera la fin de notre autisme civilisationnel...

    • gaijin gaijin 4 juin 13:07

      @Zolko
      tout comme clocel : débusqué comment  ?


    • Yanleroc Yanleroc 4 juin 14:47

      @Zolko
      Masaru Emoto et ses expériences qu’ il n’ interdit à personne de reproduire, mais qui dérangent.Pourquoi ?


      Marcel Violet et son eau magnétisée et informée, animée de fréquences inimaginables
      L’ eau vortexée qui améliore le rendement des végétaux,
      L’ eau d’ orage recherchée,
      L’ eau influencée par la pensée, bientôt sujets complotistes ?.



    • Zolko Zolko 4 juin 15:42

      @Clocel : « Débusquée par qui, et comment ? »
       
      erreur de débutant : ce n’est pas à moi de prouver que ces expériences sont truquées, c’est à lui de prouver qu’elles sont reproductibles. Comme il n’a jamais réussi à démontrer ses expériences sans truquer les tests, c’est qu’elles ne sont pas reproductibles, donc fausses, donc débusquées.
       
      Si je vous disais qu’il y a une théière en orbite autour du Soleil, et que je vous somme de me prouver le contraire faute de quoi ça confirme mon affirmation, ça serait débile, non ? Eh ben là c’est pareil : il affirme que l’eau a une mémoire (ou peut transmettre des informations) alors qu’il apporte la preuve de ces expériences.


    • sls0 sls0 4 juin 17:59

      @Zolko
      Et oui il faut que ce soit reproductible pour être valide.

      Croyance et science sont rarement compatibles.

    • @Zolko Mais justement, Montagnier l’a reproduite non ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 juin 20:54

      @Vincent Frédéric Stéphane
      Au risque de me répéter, cet article ne parle pas de la mémoire d’eau !


    • Castel Castel 5 juin 09:15

      @Zolko
      « erreur de débutant : ce n’est pas à moi de prouver que ces expériences sont truquées, c’est à lui de prouver qu’elles sont reproductibles. Comme il n’a jamais réussi à démontrer ses expériences sans truquer les tests, c’est qu’elles ne sont pas reproductibles, donc fausses, donc débusquées.
       
      Si je vous disais qu’il y a une théière en orbite autour du Soleil, et que je vous somme de me prouver le contraire faute de quoi ça confirme mon affirmation, ça serait débile, non ? Eh ben là c’est pareil : il affirme que l’eau a une mémoire (ou peut transmettre des informations) alors qu’il apporte la preuve de ces expériences. »


      Encore ce genre d’argument de débiles ! 
      Primo, Benveniste a été débusqué par tout sauf des scientifiques ! 
      Secondo, si Benveniste a raison, il remet en question plus de 2 siècles de recherche scientfiique en chimie. C’est suffisant pour le faire taire !

      @ l’auteur
      article intéressant merci.

    • Zolko Zolko 5 juin 10:31

      @Castel : « Encore ce genre d’argument de débiles »
       
      c’est la théière de Russell, même Dugué l’a reconnu et n’a plus osé y répliquer. Les Romains avaient déjà une version de ça : Quod gratis asseritur gratis negatur : ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve. Tout comme en droit on est innocent en l’absence de preuves, en science un truc est faux en l’absence de preuves.
       
      En science, ce qui n’est pas mesurable n’existe pas. On entre alors dans le domaine de la religion ou de la poésie.


    • Maitre Ratatouille Maitre Ratatouille 5 juin 13:17
      @Bernard Dugué
      La supposition que vous faite à propos de la lecture de votre article par les commentateurs est probablement erronée.,ou statistiquement négligeable .

    • zzz999 6 juin 09:22

      @sls0

      Précisément les expériences d’Emoto sont reproductibles par exemple.


    • ERANOVA 6 juin 17:59

      @Zolko

      Ah, ces sophistes… De grands enfants, n’en déplaise à Russel.

      Pardon pour le ton légèrement condescendant de ma réplique (à fins purement pédagogiques, soyez-en assuré), mais s’il fallait faire nôtre votre propre assertion, en l’absence de la moindre preuve de votre intelligence — conséquence fâcheuse — nous considérerions a priori qu’elle n’existe tout simplement pas — non plus que l’esprit qui s’en croit doté. Une théière de Russel en quelque sorte. Tout effort, en somme, consistant à débattre avec vous, relèverait de la plus grande absurdité. 


      En physique quantique, je me sais assez néophyte pour devoir rester à ma place, c’est-à-dire, aux côtés de toutes les goutte-la-science qui, munis seulement des cuillères de leur curiosité, ignorent certes les arcanes secrets des disciplines de haute volée, mais ne demandent qu’à goûter au savoir. Or, justement, humble contemplateur du génie d’autrui (je ne parle pas forcément de Russel), je ne m’en fais pas le contempteur, à votre différence.


      Scène culte de Matrix : 

      Le petit garçon doué de psychokinésie : « N’essaie pas de torde la cuillère, car c’est impossible. Tu dois essayer de te concentrer pour faire éclater la Vérité. 


      – Néo : Quelle est la Vérité ?


      - Le petit garçon : La cuillère n’existe pas,


      –Néo : La cuillère n’existe pas…


      – Le petit garçon … Et là, tu sauras que la seule chose qui se plie, ce n’est pas la cuillère ; c’est seulement ton reflet.

      –néo : … "


      Fort heureusement, tous les esprits ne se plient pas du côté dogmatique dont vous affectez d’être l’expert. Le mien consent, encore qu’avec une hauteur salutaire, à vous répondre : preuve que même quand il n’existe pas, il est doté d’une certaine mansuétude ; quoi que l’on puisse dire du vôtre. Il y a plus absurde.


      Car enfin, réfléchissez : lorsque la Terre n’était pas encore prouvée comme étant oblongue  ; était-elle pour autant plate ? Vous ne pouvez sérieusement, même à l’altitude modeste d’où fusent vos objections, penser que notre planète fut discoïde, mais changea du tout au tout aussitôt que l’on fit la preuve qu’elle était autrement ! Si ? 


      En dérivant de votre côté  ; celui où, en définitive, la forme de la Terre dépendrait surtout de la suprématie rhétorique de ceux qui la décrivent — la preuve, en science, est contextuelle, c’est-à-dire, d’une puissance relative et d’une portée susceptible d’être remise en cause et de résulter en un changement paradigmatique — , nous nous rendrions coupables d’une sacrée forfaiture : une science qui censure les nouvelles hypothèses n’est pas même une religion, quoiqu’amputée de toute véracité et de la moindre poésie (la vraie science n’en est pas du tout dépourvue sauf pour les terre-à-terre).


      Mais pour commencer, il n’est pas plus légitime, pour quiconque, en l’absence de preuve, de déclarer qu’une théorie est fausse a priori, que d’avancer le contraire. On se doit d’ailleurs, si l’on ne s’en tient qu’à des preuves, de les exiger de tous les points de vue. C’est tout l’intérêt [et la limite] de la démarche dite de la « Science » [entendu que des sciences, il y en a de bien des sortes, en bien des lieux étrangers à notre civilisation], à ne pas confondre , en dépit de la ressemblance que je viens de dire, avec une démarche juridique. Car, pour votre édification, la présomption d’innocence n’a pour fonction que de geler temporairement le statut de celui qui est soumis à instruction [vu que les effets d’une décision de justice sur sa personne sont rarement réversibles et en considération de l’injustice que constituerait un jugement hâtif] : mais, point d’interdire l’instruction ou même l’accusation ! 


      Il n’y a, enfin, pas de quoi rester coi, serait-ce devant un Russel ou même, un Einstein. Après tout, ce dernier n’avait-il, pour un parterre d’experts, promulgué sa théorie de la relativité sans d’abord être en mesure d’aller jusqu’au bout d’une démonstration (qui n’était — faut-il le rappeler ? — qu’une fraction des résultats de Henri Poincaré et de Lorenz, qu’il avait lus, mais guère cités [le coquin !]) ? On le crut donc sur parole, la preuve de son innocence, en toute présomption de celle-ci, ayant dû attendre quelque lendemain que, malheureusement Poincaré ne put attendre (mais en avait-il besoin ?)…


      On le voit nettement ici : « comparaison n’est pas raison ». Dépêchons-nous donc d’oublier celle que vous avez commise quelque part, entre le processus épistémologique et la démarche judiciaire. 


      Voilà, à votre décharge, par vous posé superbement, non seulement le problème de la pertinence de toute théorie nouvelle face à une doxa et la fragilité des preuves antérieures quand survient un changement de paradigme, mais encore celui de la définition du « vrai ». 


      À cet égard, je vous recommande chez n’importe quel bon libraire, l’essai de Marcel DÉTIENNE : « Les maîtres de vérité dans la Grèce archaïque ».


    • Yanleroc Yanleroc 11 juin 02:28

      @Zolko
      En science, ce qui n’est pas mesurable n’existe pas. On entre alors dans le domaine de la religion ou de la poésie. 


      ou dans l’ inconnu,
      mais ça fait peur !

  • rogal 4 juin 12:08

    Une perspective très intéressante, en effet.


  • Gollum Gollum 4 juin 12:11

    Texte fort intéressant.


    Bon je vous ai un peu bousculé la dernière fois mais j’ai toujours postulé l’Esprit en amont des choses et ce que vous exposez là me plait.

    Curieusement la Tradition a toujours parlé de l’Esprit en l’associant à l’eau. 

    Les eaux supérieures sont en fait l’Esprit et les eaux inférieures sont l’eau sous la forme que nous connaissons. 

    D’où le rite du baptême d’eau consistant à insuffler l’esprit.

    Le signe du Verse-eau est un signe d’air, donc d’esprit, mais qui verse les eaux « supérieures »..

    C’est d’ailleurs en raison de tout ce que je viens d’exposer que je soupçonnais fort que l’eau fut le support de l’esprit donc de l’information, donc de la néguentropie..

    Donc je ne suis pas surpris de ces révélations. En supposant que de soit vraiment des révélations, je ne suis pas assez compétent pour trancher.

    Sauf que Montagnier étant grillé depuis un bon bout de temps, persona non grata, il faudrait que ce soit quelqu’un d’autre qui valide le truc en supposant qu’il soit validable d’ailleurs...

    Vu la domination encore forte des tenants d’une matière « morte » ce n’est pas encore pour demain que de tels paradigmes arriveront à émerger..

    Mais les choses bougent. Qui aurait cru il y a encore peu que l’on parlerait de l’intelligence des arbres, je pense ici au succès assez conséquent d’un film récent sur les arbres...

    Les poètes avaient compris depuis longtemps l’essence des choses. Gérard de Nerval :

    Homme ! libre penseur – te crois-tu seul pensant
    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :
    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
    Mais de tous tes conseils l’univers est absent.

    Respecte dans la bête un esprit agissant : …
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
    Un mystère d’amour dans le métal repose :
    « Tout est sensible ! » – Et tout sur ton être est puissant !

    Crains dans le mur aveugle un regard qui t’épie
    A la matière même un verbe est attaché …
    Ne la fais pas servir à quelque usage impie ! 

    (s’il avait pu voir la bombe H aujourd’hui et nos plastiques se répandant partout il aurait fait une drôle de tête)

    Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché ;
    Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
    Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres !


    Bon allez-y les rationalistes, déversez votre bile. smiley



    • Yanleroc Yanleroc 4 juin 14:23

      @Gollum,salut,

      il est difficile de dire que les choses ont une âme, 
      mais l’ eau a une mémoire assurément : 
      elle agit comme une bande magnétique qui ne fait qu’ enregistrer des informations et les transmet, les fait disparaître et les reproduit, symbolisme mis à part !

      J’ ai fait l’ expérience du riz de masaru Emoto (décrié forcément) qui montre et ce n’ est pas la seule expérience, 
      que l’ esprit agit sur la matière, et forcément sur l’ eau meilleur support à l’ évidence.

    • Yanleroc Yanleroc 4 juin 14:49

      @rire narquois, chut, on parle sérieusement..ris en silence !


    • Clocel Clocel 4 juin 14:59
      @rire narquois

      Sale coup pour tes mains ! 

      Ils se seraient attaqués à ton cerveau, t’étais indemne ! smiley


    • Gollum Gollum 4 juin 17:19

      @Yanleroc


      Rire narquois a vu son rire se transformer en rictus. Rire narquois rit jaune maintenant...

      RIP.  smiley

      Bon, j’en suis à -3... Je suis fortement déçu je m’attendais à pire..

      P’têt ce soir... smiley

  • Sinbuck Sinbuck 4 juin 13:34

    Oui Bernard les liens tissés entre la science quantique et la biologie sont intéressants. La science du vivant malheureusement encore est une « science morte » uniquement fonctionnelle dans le domaine apparent (dans le sens de sensation liée à Aristote) de la matière (les atomes inanimés). Et qu’en est-il de l’aspect énergétique qui anime la matière ? On analyse les échanges de chaleur dans la thermique, les aspects énergétiques en thermodynamique, les équilibres stables ou instables des systèmes mécaniques... mais je pense que nous sommes très loin des déductions envisageables par les outils de la science pour comprendre les réalités énergétiques qui animent la matière.


    Golum a raison dans ses analogies et il souligne les résultats déjà anciens de la connaissance antique et intuitive car vous devriez approfondir la notion de « corps éthérique » ou de « plan éthérique » et là je prolonge l’idée de Golum dans le domaine de la philosophie ésotérique (mais pas zozotérique). Edité en avril 2018, lisez « Connexions » de Léïla Chellabi (dispo sur Amazon).

    Les interactions faibles comme celles de Van der Walls sont très importantes dans le domaine du vivant et dans les phénomènes particuliers comme « l’eau qui remonte » ou le « ménisque » dans une burette graduée, l’humidité dans les murs : c’est la « capillarité ». Et les interactions faibles permettent d’expliquer ces phénomènes.

    Et puis dans vos recherches d’un nouveau paradigme liée à l’information et aux théories de l’émergence ou de la quantique, il y a là beaucoup à dire. C’est très complexe et nous découvrons à peine ce monde « énergétique » exprimé par des équations et donc par un langage mathématique, codifié et quantifié. La superposition des états d’onde en quantique est une révolution de l’expression mathématique (via les probabilités) qui s’efforce depuis très longtemps de tendre vers une subtilité de pensée comme nous la vivons à l’intérieur de nous même, humain que nous sommes. Les anciens ont de tous temps (surtout en Asie) considéraient cela comme de « l’analogie » qui permet de superposer des idées n’appartenant pas au même plans mais pouvant être relier (religare, religions) dans le monde des énergies subtiles invisibles à nos yeux. Je veux dire que la mécanique quantique appliquée au domaine du vivant permet de s’approcher d’autant plus de la réalité énergétique (provenant de plans autres que le plan physique dense) qui anime la matière atomique, moléculaire et animée. Dans le domaine du mouvement justement, « matière inanimée » ne signifie pas « sans mouvement » puisque l’agitation thermique est une réalité du mouvement oscillatoire des atomes au sein des molécules ou en faisant abstraction de toute matière, des fluctuations du vide quantique...

    L’atome d’oxygène est très important (je pense) et vous le soulignez dans sa polarisation électrique au coeur des forces de Van der Walls et des interactions intermoléculaires. Essayer de trouver « La chimie occulte » de Leadbeater et Besant aux éditions Adyar, une étude « visuelle » sur les atomes à l’état de gaz (réalisée vers 1900) puis réédité en 2005 pour découvrir une approche par analogie qui, objectivement, mais différemment permet de retrouver la classification de Meindeleiev par des chemins autres comme la notion d’atome ultime. Pour l’hydrogène, il y a 18 atomes ultimes. Pour H+ également mais leur polarisation électrique varie pour posséder une charge plus. Donc l’électron n’existe pas dans cette théorie contrairement à notre connaissance qui explique l’ionisation de l’atome par la perte d’un ou plusieurs électrons.

    Peut-être que la notion classique d’électron, déjà remise en cause par la mécanique quantique puisque l’électron est une onde (c’est à dire une information délocalisée), dans la notion d’atome ultime, l’électron n’existe pas du tout. Bref tout est possible.

    Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est l’énergie d’un point de vue « radioactif » comme dans E=mc² c’est à dire « l’énergie lumière » correspondante à une « masse matière » mais j’arrête là et merci pour vos réflexions...


  • Omnimus Omnimus 4 juin 21:01

    Séide@hklm>Rejeu 15.48.19


    « Chez certains initiés se trouvent d’étranges machines 3D. 

    J’ai fait rentrer tout desesperate housewife dans un de ces cubes. »



  • lloreen 5 juin 07:39
    La mémoire de l’eau (Professeur Montagnier).



  • civis1 civis1 5 juin 07:56

    Une nouvelle épistemologie à construire ? Vu l’indigence consternante des commentaires c’est pas gagné. Les trolls sont des parlants sans aucun doute mais ils font trop de bruits.


  • grangeoisi grangeoisi 5 juin 10:20

    Merci à l’auteur.

    La physique quantique dépasse largement mes pauvres connaissances  scientifiques, lesquelles doivent se résumer à 2 + 2 et savoir que je ne peux mettre 2 litres dans  une bouteille de 1 litre ;  par ouï-dire je pourrais  comprendre que  la nature ne soit que du vide agrémenté de quelques agrégats.

    Aussi si notre corps est composé à près de 60% d’eau, quelle part de vide dans ces 60% d’eau ?

    Si j’ai bien compris l’eau aurait de la mémoire, à savoir des ondes lesquelles iraient se nicher dans le vide situé entre les molécules d’eau !

    Et il suffirait de « lire » ces ondes, en y  adjoignant un artifice,  pour faire des reconstitutions…passons sur tous les résultats possibles : ADN ou autres traces.

    Alors les analyses biomédicales devraient dans le futur détecter toutes nos formes de maladies embryonnaires ou non. Au fur et à mesure que la banque de données s’étoffera toutes les anomalies se détecteront.

    Quid des médicaments si des « mémoires » de reconstitution médicamenteuses relativement peu onéreuses sont « injectées » dans notre « eau » ?


  • Claude Simon Claude Simon 10 juin 19:01

    Au moins un rédacteur qui passe un peu de temps sur arxiv.


    « Une autre perspective est hors de portée en l’état actuel de la recherche mais accessible d’ici quelques décennies. C’est la thérapie électromagnétique. »

    Certains bruits sur internet stipuleraient qu’elles aient déjà été utilisés par des civilisations anciennes, avancées.

    Oui, en fait, notre époque serait plutôt encline à trouver des solutions contre les ondes électromagnétiques.

    Comme l’article est à la hauteur, voici une réponse : 


  • Charles Martel Charles Martel 10 juin 22:08

    la physique quantique c’est le nouveau jouet magique qui enchante tous les illuminés.

    pensez donc un truc où on comprend rien, mais qui a le sceau de la science tout en permettant les interprétations délirantes.

    Avant il y avait le TGCM : ta gueule c’est magique

    maintenant on a
    TTGCQ : ta gueule c’est quantique.

    tout cela avec des personnes dont 98% ne se souviennent pas de leurs cours de 1èreS, si tant est qu’elles aient jamais accédé à ce niveau.

    on me dit que y’en a un au fond qui fait croire qu’il a compris un truc (alors qu’il a jamais pigé une simple équation différentielle et a dû s’arrêter à la règle de trois)


    • Yanleroc Yanleroc 11 juin 02:38

      @Charles Martel


      Eranova, avait répondu ceci plus haut :

      « En physique quantique, je me sais assez néophyte pour devoir rester à ma place, c’est-à-dire, aux côtés de toutes les goutte-la-science qui, 
      munis seulement des cuillères de leur curiosité, 
      ignorent certes les arcanes secrets des disciplines de haute volée, 
      mais ne demandent qu’à goûter au savoir. »

      Chasse gardée !!

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