La construction des pyramides d’Égypte
Une méthode inédite pour construire les pyramides d'Egypte, fruit de quarante années de recherches.
Cette méthode est simple, économique, et est conforme aux observations. Elle s'incrit dans le cadre logique de l'évolution architecturale et surtout, elle est très aisément vérifiable. Pour toutes ces raisons, je suis persuadé que cette façon de procéder est très proche de celle qui a été utilisée à l'époque pharaonique.
Les divers niveaux de dégradation des pyramides suggèrent que toutes les pyramides lisses possèderaient une structure constituée :
- d'un noyau en moellons en forme de pyramide à degrés (A),
- enserré dans une enceinte en blocs taillés mais non lissés (B)
- le tout, recouvert de maçonnerie complémentaire grossière et d'un revêtement en calcaire de haute qualité et/ou en granite (C) :
Cette configuration est archéoligiquement indiscutable.

La méthode la plus simple et la plus économique pour édifier une structure interne initiale à degrés consiste à utiliser des rampes disposées comme ci-dessous, sur lesquelles on tirera des traîneaux chargés de pierres (façon méthode d'Hölsher).
Mon astuce consiste à construire ces rampes en pierre plutôt qu'en briques :

Pour transformer cette structure initiale en pyramide lisse, il suffit de ré-organiser une partie des pierres utilisées pour construire les rampes, puisque le volume initial et final sont identiques :

En agissant ainsi sur chacune des faces, du sommet vers la base, on obtient une pyramide lisse parfaitement conforme aux observations.
Contrairement à la récente démonstration hyper médiatisée de J.Pierre Houdin & Dassault System, mon hypothèse ne s'applique pas seulement à la pyramide de Khéops mais à toute pyramide lisse, quelle que soit sa taille.
L'intégralité de mon étude est développée sous la forme d'une présentation PowerPoint conviviale et interactive que vous pouvez consulter ou télécharger ici :
Je sollicite aujourd'hui votre attention car j'ai besoin d'un coup de pouce. Je me heurte, en effet, à de grandes difficultés pour faire connaître cette étude :
- Mon statut de retraité de "La Poste" ne plaide pas en ma faveur aux yeux des égyptologues concernés.
- Cette hypothèse est jugée "insuffisamment médiatique" par certains médias qui l'estiment "trop simple pour toucher un public friand de sensationnalisme".
157 réactions
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epicure
5 octobre 2012 21:40
Et le coin vide, dont vous montrez la photo , qui correspond à ses projections, c’est pas un élément en faveur de houdin ?
Quelle autre théorie que celle de la rampe interne permet de prévoir un trou dans l’angle à cet endroit ?
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khoufou
5 octobre 2012 21:59
Selon sa théorie initiale, vers la fin de la construction, les angles (qui permettent le changement de direction des blocs) devaient être bouchés avec de la maçonnerie et les rampes internes devaient restées vides.
Le fait de découvrir un angle vide va donc à l’encontre de sa théorie initiale, bien qu’il soit persuadé du contraire. -
L’enfoiré
7 octobre 2012 12:46
Bonjour,
« Qu’on me permette d’avoir des doutes : depuis quand est on obligé de déposer une demande d’investigation pour photographier la pyramide ? »Je connais un égyptologue, un homonyme en plus. Je suis un passionné d’égyptologie.Si vous n’avez pas connu Zahi Hawass à l’époque (avant révolution) vous ne diriez pas cela.C’est lui qui veut percer le secret de la Grande Pyramide.D’après lui la chambre du Roi est un leurre pour tromper les pilleurs de sépultures.Il a été remplacé le 22 août 2011 à la tête du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes par Mohamed Abdel Fattah puis un mois après par Moustapha Amine. Très critiqué pour sa relation étroite avec le clan Moubarak, une enquête est par ailleurs en cours contre Zahi Hawass sur des allégations de corruption. -
khoufou
7 octobre 2012 14:04
Bonjour
Ne pensez-vous pas que je suis parfaitement au courant des difficultés à interpeller Big Zee, celui dont la grande pyramide est la chasse gardée.
Mais prétendre qu’il faut demander l’autorisation de faire ce que font des milliers de touristes chaque jour (photographier la pyramide de l’extérieur), c’est prendre les gens pour des demeurés (pour être poli). -
L’enfoiré
7 octobre 2012 16:41
Photographier de l’extérieur ne veut rien dire. Cela est même recommandé. Les touristes, on les adorent.
Avez-vous été sur place ?
Je connais parfaitement le site.
Les autorisations comme il est dit dans la vidéo de Khéops, pour monter, il faut montrer bien plus que pattes blanches.
Attention, je ne le ferais pas. Le vertige me l’interdit.
Je vous dis que j’ai été en contact avec un égyptologue belge et il m’en a raconté suffisamment pour que je me fasse une opinion encore plus précise. -
khoufou
7 octobre 2012 18:21
Bonjour
Le but de l’opération était d’obtenir le résultat visible sur l’image du bas.
Comme vous pouvez le constater, en photographiant la pyramide à 500 m de distance, le problème était réglé. Nul besoin, donc, d’autorisation pour faire ça. Si J.P Houdin a réellement déposé une demande, il a donné le bâton pour se faire battre. Le suspens et le business continue. -
khoufou
7 octobre 2012 19:03
Bonjour
A propos de la validation de l’hypothèse de J.P Houdin par thermographie infrarouge, voici exactement ce qui était envisagé (besoin d’autorisations pour faire ça ?)
"La technique envisagée :
Installer une caméra sur le toit d’un immeuble de la ville du Caire afin de prendre un cliché toute les heures (les rayons infrarouges ont la particularité de déceler la structure des objets grâce à leur émission de chaleur). Comme le précise le professeur Xavier Maldague, titulaire de la chaine de recherche du Canada en vision infrarouge multipolaire, "le principe de base est lié au subtil décalage entre les variations du chauffage solaire et la réponse thermique de la pyramide à celui-ci, ce décalage étant en fonction de la construction du monument." -
khoufou
5 octobre 2012 13:19
Je dois m’absenter. Je reviendrais vers 18h30 pour répondre à vos interventions.
Merci et désolé. -
Faedriva
5 octobre 2012 13:24
En tout cas si cette technique n’est pas forcément commune partiellement ou totalement à toutes celles égyptiennes, elle peut très bien être une voie de construction qui expliquerait la construction de quelques américaines ou quelques unes des chinoises très antiques.
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gaijin
5 octobre 2012 19:00
pour les pyramides d’ amérique du sud c’est différent j’ai vu des documents ou ils expliquaient que dans certains cas c’était plusieurs pyramides successives construites en poupées russes au fil du temps
désolé je n’ai plus les sources
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Lheureux Philippe
5 octobre 2012 13:47
Pourquoi faire des rampes alors que les faces de la pyramide sont déja des rampes ? Personnellement, si je devais construire une pyramide , je me servirais des faces lisses pour y installer des ascenceurs à pierres.Le contrepoids pouvant être réalisé à l’aide de petits sacs de sables qui font l’aller retour par une chaine humaine entre le bas et le haut de l’ascenceur. Dans votre théorie , même à volume égal , modifier une rampe pour en faire une façade est voué à l’échec ( angles différents ) et ne cadre pas avec l’observation montrant le plus beau calcaire utilisé pour la façade.
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khoufou
5 octobre 2012 18:29
Bonjour Philippe
Je suis bien d’accord avec toi. Moi aussi, si je devais construire une pyramide, je ferais autrement. Le challenge n’est pas de comprendre comment Philippe Lheureux aurait fait, mais comment les Égyptiens ont fait. Quant au beau calcaire, si tu avais visionné ma présentation PowerPoint tu constaterais que ce n’est pas du tout voué à l’échec.
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curieux
5 octobre 2012 15:35
Finalement, on s’aperçoit que personne ne sait rien. Que des hypothèses plus ou moins farfelues. Les Ricains collent Dieu partout. Personne ne parle des problèmes gênants comme la forme et la taille des pierres. Chacun cherche sa petite notoriété en essayant de trouver une solution. Les techniques actuelles ne permettent pas de faire une pareille pyramide.
Soyons aussi modestes que ces batisseurs l’ont été.-
khoufou
5 octobre 2012 18:34
Avec un simple mètre à ruban. Mais ce point est développé dans ma présentation PowerPoint.
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JL
5 octobre 2012 19:30
« Avec un simple mètre à ruban » ?!!!
Qu’est-ce qu’on va prouver avec un mètre à ruban ?
Actias. il n’est pas nécessaire d’avoir obtenu la médaille Fields pour comprendre ce qui est proposé là.
Par ailleurs, d’autres civilisations ont duré plus longtemps sans pour autant faire de l’arithmétique. Et de la géométrie.
Quoi qu’il en soit, j’aimerais qu’un égyptologue intervienne : que je sache, la notation décimale, parfaitement adaptée à l’arithmétique.
« Les Égyptiens de l’Antiquité utilisaient un système de numération décimal mais dans lequel zéro n’existait pas. Chaque ordre de grandeur (unités, dizaines, centaines, etc.) possédait un signe répété le nombre de fois nécessaire. C’est donc un système additionnel. »
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khoufou
5 octobre 2012 19:38
Bonjour
La réorganisation des pierres des rampes implique que, par exemple, des pierres du 15° niveau ont été déplacées vers le 1°niveau, du 14° vers le 2° etc.
En se livrant à quelques mesures, ont pourrait prouver que de tels déplacement ont bien eu lieu.
(Pour plus de détails, voir ma présentation PowerPoint) -
JL
5 octobre 2012 20:17
Non !
On ne peut seulement prouver que ce serait possible. Pas que ça a été fait ainsi nuance.
Essayez de compendre les questions qu’on vous pose, khoufou.
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khoufou
5 octobre 2012 22:19
Admettons.
- Il y aurait de très fortes présomptions que........
- Il y aurait 9 chances 10 pour que ....
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khoufou
5 octobre 2012 19:00
Bonjour
Les seuls documents en lignes sont les plans et le descriptif complet des architectes italiens Maragioglio & Rinaldi. Ils ont l’avantage de fournir des mesures exprimées en mètres.
Par contre, les légendes sont rédigées en Italien et le descriptif est rédigé en Italien et en anglais.
Voici les liens :
- L’architettura delle piramidi Menfite - Parte IV : Testo (descriptif)
- L’architettura delle piramidi Menfite - Parte IV : Tavole (plans)
Tous les autres descriptifs en lignes sont en pouces et mes autres documents ne sont pas en ligne.
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francis
6 octobre 2012 10:01
Khoufou
Je reviens sur mes questions précédentes, mais tout d’abord, permettez-moi de vous dire comme je suis heureux que tant de gens vous soutiennent ici.
Ceci dit :
- Il serait peut-être bon que vous décriviez ce dont vous avez besoin.- Avez-vous un scientifique en référent ?
- De combien d’argent avez-vous besoin pour continuer ?
- Pourquoi pas mettre un lien : faire un don sur un site internet.
Vous « monter » en une association loi 1901 vous autoriserait à avancer bien plus vite.Je me permets d’insister respectueusement, mais vous avez absolument besoin de l’aide de la faculté pour continuer.
Travaillant dans un milieu universitaire, je sais l’importance de s’en remettre à un maitre pour que l’on puisse avancer. Seul, on ne peut pas grand chose.
Hors, parmi les lecteurs, je suis persuadé que, peut-être (soyons prudent) quelqu’un pourrait vous introduire dans ce milieu.
Sans vous faire de promesses, il est possible que je puisse intervenir bien que ce ne soit absolument pas mon domaine d’investigation, au moins vous obtenir un rendez-vous.
Mais quelqu’un a peut-être (je suis prudent) un moyen plus efficace, un appui précis.Je pense que si, comme je pense que vous l’êtes, les choses sont faites en toute transparence, nous devrions pouvoir vous aider. Je dis nous car j’ai ce sentiment.
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khoufou
6 octobre 2012 10:23
Bonjour Francis
A la lecture de votre message, je constate à quel point j’ai besoin de conseils. Vous m’en fournissez quelques-uns et vous en remercie infiniment.
Questions / Réponse :
- Avez-vous un scientifique en référent ? / Non
- De combien d’argent avez-vous besoin pour continuer ? / Je n’y ai même pas réfléchi.
- Pourquoi pas mettre un lien : faire un don sur un site internet / Je ne sais pas comment procéder.
- Vous « monter » en une association loi 1901 vous autoriserait à avancer bien plus vite./ C’est une idée qui ne n’avais pas envisagé.
- Travaillant dans un milieu universitaire, je sais l’importance de s’en remettre à un maitre pour que l’on puisse avancer. Seul, on ne peut pas grand chose./ J’en ai bien conscience, c’est pourquoi j’ai lancé cette « bouteille à la mer »Comme vous le constatez, je suis bien ignorant des subtilités visant à faire connaître un projet ; en fait, je me sens bien seul. Votre intervention me rassure à un point que vous ne sauriez imaginer. Merci infiniment, quoi que vous puissiez faire pour m’aider.
Michel -
khoufou
6 octobre 2012 10:39
Francis
Les carburants qui me permettent de fonctionner sont l’amitié, la confiance, les encouragements.
Sans cela, mon moteur s’arrête. Dans le cadre de mes recherches sur la façon de construire les pyramides, j’ai eu le soutien de nombreux membres du forum égyptologique ddchampo à qui je rends hommage dans ma présentation PowerPoint. Sans eux, j’aurais sans doute jeté l’éponge.
A présent que cette étude est bien avancée, je suis déboussolé.
Votre intérêt pour ma démarche, ainsi que vos précieux conseils sont donc providentiels.
Merci encore -
JL
6 octobre 2012 11:14
khoutou,
ne croyez pas que j’ai cherché à vous décourager, mon premier post était sincère. Mais je crois que vous avez évacué bien légèrement ma question : votre calcul de 1700 m2, 1700 pousseurs, ne tient pas la route.
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khoufou
6 octobre 2012 12:10
Bonjour JL
N’ayez pas d’inquiétude, simplement je n’avais pas correctement saisi le sens de votre question. Je mettrais ça sur le compte de l’âge,mais ma femme aurait peut-être un avis différent
Concernant la surface des rampes entre 40 et 60 m de hauteur, je me suis référé aux données recueillie sur le fichier 3D qui m’a permis de réalisé cette image.
Les dimensions sont rigoureusement conformes à celles de la grande pyramide (230.35 m de base) et l’angle de pente est rigoureusement respecté (51°51’).
J’obtiens les données suivantes :
- Partie pentue : 107,20 m
- La moitié du palier supérieur (L’autre moitié n’est pas exploitable), 12,95 m.
- Palier inférieur : 12,95 m.
- Largeur des rampes : 13,40 mLa longueur totale exploitable est donc de 107,2 +12,95 + 12,95 = 133.10 m.
La surface totale exploitable est de 133,10m x 13.40 m = env. 1783 m2
Si on n’exploite seulement la partie en pente, la surface est quand même de 1436 m2.Les haleurs ne se déplacent pas. Ils tirent la corde vers eux (haler).
Telles sont les données auxquelles je me réfère.Donne-moi ton point de vue afin que nous puissions échanger sereinement.
Pour les dimensions correspondant au sommet, je dois d’abord retrouver le fichier correspondant car c’est un sacré bazar sur mon PC. Je vous demande donc un peu de pacience.
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JL
6 octobre 2012 14:23
khoufou,
vous pourriez mettre sur le compte de l’âge également, ma réaction un peu soupe au lait. Bah, on ne se refait pas.
J’aurais deux objections qui n’en font peut-être qu’une.
La largeur des rampes ne me pose ni problèmes ni questions, et je vais tout de suite évacuer l’une des objections : sans poulies de renvoi, il n’est pas possible de procéder en tirant ; en effet, à mesure que la charge monte la rampe, la longueur utile de la rampe diminue et tend vers 12.95 mètres ( la longueur du palier !!! pourquoi une telle précision ????) . C’est d’ailleurs ce qui se produit aussi, au fur et à mesure qu’on monte en étages, càd qu’on accumule les paliers. La longueur utile varie donc avec la hauteur de la pyramide et l’avancement de la charge le long de la rampe.
Il manque une donnée, à savoir, la pente. Si elle est constante, ce qui serait de bon sens, le delta de hauteur entre palier bas et palier haut, à l’étage considéré, serait de 107x10%, soit plus de 10 mètres.
Il est clair que la rampe se construit à mesure que la pyramide gagne en hauteur ; nécessairement, puisque la hauteur des couches de blocs est de quelques dizaines de cm. Si bien qu’au démarrage d’un nouvel étage (n+1), la nouvelle longueur de rampe exploitable pour hâler est quasi-nulle : 6 mètres pour des couches successives de 60 cm.
Autrement dit, est-ce que votre idée ne se résume pas seulement à ces quantités de matériaux dont le volume est constant (par construction), qu’ils soient utilisés en tant que rampe ou en tant que parement, puisque la question du comment demeure entière.
Et là, je repose ma question : auraient-il pu utiliser, oui ou non, des poulies de renvoi ? Des palans ? Des cabestans ?
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JL
6 octobre 2012 15:33
khoufou,
je vais même plus loin : pourquoi avoir imaginé des rampes en double emploi ? Que dis-je, en quadruple emploi ?
Je m’explique : à l’instant t de votre scénario, il y a quatre rampes (une par face) qui accèdent toutes au même plateau constitué par le sommet de la pyramide en construction (imaginairement tronquée).
Il suffirait d’une seule rampe, qui fait le tour, en colimaçon. Avantage : même largeur, mais pente 4 fois plus faible. Donc 4 fois plus facile à hâler. La rampe monte en même temps que la pyramide, couche de pierres par couche de pierres.
Qu’en pensez vous ?
Qu’en pensez vous ?
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khoufou
6 octobre 2012 18:06
Bonjour JL
Vos remarques concernant la variation de longueur d’une rampe en fonction de l’avancée des travaux est tout-à-fait pertinente. Je n’ai pas jugé utile d’intégré ce paramètre dans ma démonstration car, comme vous allez le constater, son incidence est négligeable.
Les données :
- A ce niveau (le 3°), la pente des rampes est de 19 %.
- Hauteur maximum de la rampe ; 20 m.
- Longueur maximum de la partie triangulaire de la rampe : 105,25 m.
- Longueur maximum de la partie pentue : 107,15 m.En reprenant les données précédente relatives à la longueur exploitable des paliers hauts et bas (12,95 m chacun, longueur obtenue en cherchant à optimiser au maximum les rampes) et à la largeur des rampes (13,40 m) :
- Surface exploitable lorsque la rampe n’est pas encore construite :
(12,95 + 105,25 + 12.95) x 13,40 = 131,15 x 13,4 = env. 1757 m2
- Surface exploitable lorsque la rampe atteint sa hauteur maximum (20 m)
(12,95 + 107,15 + 12,95) x 13,4 = 133.05 x 13,4 = env. 1783 m2
La différence n’est donc que de 26 m2 soit environ 25 haleurs, valeur qui est, vous en conviendrez, relativement négligeable (1,5 %).Concernant l’utilisation de poulies ..., dans mon étude je fais référence à des renvois d’angle verticaux (5 par rampe sur l’image désignée précédemment) lubrifiés, cerclés de cuivre ou rotatifs. Cette dernière proposition n’est pas très éloignée de la poulie. Bien entendu, il faut aussi des renvois d’angle horizontaux à chaque rupture de pente pour prévenir la rupture des cordes.
L’usage de cabestan ou de moufle n’est pas à exclure. Ça aurait pour effet de diminuer l’effort de traction sur les cordes et donc, la quantité de personnel. Par contre, ça diminuerait proportionnellement la vitesse de déplacement des traineaux et, par voie de conséquence, augmenterait le temps de travail. Tout le problème est là, qu’ont ’ils privilégié ?Concernant l’organisation des rampes :
J’ai privilégié cette disposition car elle permet de laisser certains massifs d’arêtes apparents (un sur deux) tout au long de la construction. De cette façon ? le contrôle de l’alignement des arêtes sera possible en permanence évitant ainsi toute déformation de la structure (vrillage ...)
Par ailleurs, cette disposition permet de spécialiser certaines rampes :
- Rampe lubrifiée pour le déplacement des traineaux.
- Rampe sèche réservée au personnel de halage.Désolé d’avoir tardé à répondre.
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Radix
6 octobre 2012 18:18
Bonjour JL
Comme la poulie n’a été inventée que quelques siècles plus tard, ils y a peu de chance que ce système de rampe soit la clef de l’énigme
Radix
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khoufou
6 octobre 2012 18:29
Un petit complément relatif aux phénomènes de frictions :
Si on dispose du personnel nécessaire (1700) et que chaque haleur exerce une traction horizontale de 5 kg (bande de fainiasses), l’ensemble des haleurs exerceront un effort horizontal de 1700 * 5 = 8500 kg. Du fait que le plus lourd bloc à tracter pèse 70000 kg, le coefficient de frottement global (traineau sur rampe + cordes sur renvoi d’angle) sera de : 8500 / 70000 = environ 12 % (carrément merdique et donc parfaitement envisageable). -
khoufou
6 octobre 2012 19:05
JL
Un argument supplémentaire en défaveur de votre proposition de rampe en colimaçon ainsi que de toutes les théories « rampistes » émises jusqu’à la mienne :
La rampe unique, enveloppante ou rectiligne, impose au haleurs de circuler sur le même support que les traineaux. Du fait que les rampes sont nécessairement lubrifiées, il est clair que les haleurs vont déraper.
Comme je l’ai dit précédemment, « mes » haleurs sont répartis sur une surface sèche non dérapante. -
JL
6 octobre 2012 19:49
Bonsoir Radix,
vous voulez vraiment dire les poulies, ou bien les palans ?
Parce que, les rondins de bois sous une charge sont des sortes de poulies. Et ça, c’est vrai pour toutes les civilisations un tant soit peu évoluées.
khoutou, je répondrai plus tard à vos objections ;
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khoufou
6 octobre 2012 20:09
Mea culpa, dans mon calcul précédent (force exercée par les haleur) j’ai négligé par précipitation le paramètre « augmentation de l’effort en fonction de la pente ».
Du fait qu’on ne connait pas le total des frictions, bien des combinaisons sont possibles.
En voici une qui est basée sur une friction cumulée de 10 % qu’on peut considérer comme très mauvaise :
Pente : 19 % / charge : 70 tonnes / nombres de haleurs : 1670 / longueur de la rampe si les haleurs sont répartis sur 18 files (9 cordes) ; 93 m / effort horizontal par haleur : 12 kg. -
JL
6 octobre 2012 20:34
khoufou,
deux choses, ou trois.
Cordes sur renvois d’angles ? Mais les renvois d’angle, c’est comme des poulies, non ? cf. ma question.et ma réponse à Radix.
1700 haleurs ? Il semble que vous n’ayez tenu aucun compte de mes objections, au sujet des rampes et des variations de longueurs.
Enfin, au sujet des rampes lubrifiées : j’en doute, sur un lit de pierres. Les rondins me paraissent plus évident. Cf. Les moais
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Radix
6 octobre 2012 20:54
Bonsoir JL
Les palans ont besoin de poulies pour fonctionner, donc retour case départ.
A l’auteur
Cela va être dur de faire tenir 1700 bonhommes sur ta rampe et je t’explique pas le problème quand ils arrivent en haut du virage !
Radix
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Radix
6 octobre 2012 21:38
Heu JL, avec les rondins on tombe sur un autre problème : les surfaces boisée Égyptiennes n’auraient jamais pu fournir la quantité de bois nécessaire, de plus, vu la distance des carrières au site, il y a tout le transport en amont !
Ensuite les haleurs faut les nourrir et pas avec un bol de riz vu les efforts déployés.
Au fait, l’esclavage n’existait pas en Égypte (c’est une invention de la Bible) donc il fallait les payer ces braves travailleurs qui en plus étaient probablement saisonniers, ne bossant que pendant les crues du Nil, attendant de reprendre leur travail d’agriculteurs !
Radix
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JL
6 octobre 2012 22:54
Radix,
il va de soi que si l’on peut utiliser des poulies sans palans, on n’a pas de palans sans poulies. Un renvoi d’angle, une poulie, qu’importe : le résulta est le même, puisqu’une poulie c’est un renvoi d’angle perfectionné.
Maintenant, je n’imagine pas 1000 bonshommes tirant sur la même corde. Et pas davantage, plusieurs cordes impliquant autant de renvois d’angles.
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khoufou
6 octobre 2012 23:00
@ JL
« Cordes sur renvois d’angles ? Mais les renvois d’angle, c’est comme des poulies, non ? »
On est d’accord. C’est ce que je précisait précédemment :: "Concernant l’utilisation de poulies ..., dans mon étude je fais référence à des renvois d’angle verticaux (5 par rampe sur l’image désignée précédemment) lubrifiés, cerclés de cuivre ou rotatifs. Cette dernière proposition n’est pas très éloignée de la poulie« ; ça me semble clair.»1700 haleurs ? Il semble que vous n’ayez tenu aucun compte de mes objections, au sujet des rampes et des variations de longueurs« .
On n’arrivera donc jamais à se comprendre.»Enfin, au sujet des rampes lubrifiées : j’en doute, sur un lit de pierres. Les rondins me paraissent plus évident. «
As tu déjà essayé ? J’en doute, car c’est ingérable du fait que les rondins partent dans tous les sens. Cette histoire est sans doute née dans l’esprit d’un bureaucrate.
Quant aux moais, je t’invite à relire en détail la page que tu viens de citer et surtout, son titre.
Et surtout, regarde cette video@ Radix
»Cela va être dur de faire tenir 1700 bonhommes sur ta rampe et je t’explique pas le problème quand ils arrivent en haut du virage !"
1700 m2 pour 1700 bonshommes ; c’est mieux qu’au stade dans les tribunes.
Enfin, les haleurs ne se déplacent pas. Il hale la corde (tirer vers soi). -
khoufou
6 octobre 2012 23:30
@JL
"Maintenant, je n’imagine pas 1000 bonshommes tirant sur la même corde. Et pas davantage, plusieurs cordes impliquant autant de renvois d’angles."
Pourquoi, craindrais-tu une rupture des cordes. Rassure-toi, avec une friction globale de 10% et une charge de 70.000 kg, la traction globale sur l’ensemble des cordes n’est que de 7000 kg et pour chacune des 9 cordes c’est 780 kg. Je ne vois pas où est le problème. -
JL
7 octobre 2012 12:10
khoufou,
plutôt que des palans, inexistants à l’époque, il n’est pas incongru d’imaginer l’emploi de leviers. C’est intuitif, et je ne doute pas qu’à l’époque on avait compris le système. Archimède ne disait-il pas : « Donnez moi une levier assez grand, et je soulèverai le monde » ?
Alors, voilà : un pieu de 5 mètres prenant appui sur le sol de la rampe, ou sur le mur : à un mètre du pivot est fixée la corde qui tire. A 5 mètres, la corde qu’on tire. Vous avez besoin de 5 fois moins de haleurs.
Autant de leviers qu’il y a de cordes.
Une deuxième série de leviers palan ’ en série’, et vous n’avez plus besoin que de 68 haleurs.
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khoufou
7 octobre 2012 12:21
Bonjour JL
En effet, il n’existe aucun outil plus efficace que le levier pour manipuler des blocs de pierre. Je suis même persuadé que c’est, au moins partiellement, de cette façon que la maçonnerie des rampes a été réorganisée car ça concerne des blocs de dimensions relativement réduites.
Par contre, comme je le disais précédemment, plus on démultiplie les efforts de traction plus on diminue la vitesse de déplacement et donc, plus on augmente le temps de travail. C’est un choix auquel il faut réfléchir. Je ne sais pas lequel ils ont fait. -
JL
7 octobre 2012 12:38
khoufou,
ne dit-on pas "le temps ne respecte pas ce qu’on fait sans lui ?
Je crois qu’il n’y a pas de meilleures confirmations que les pyramides.
Et payer 1700 ouvriers un jour, ou 10 ouvriers 10 jours, je crois qu’il n’y a pas photo : cf. les problèmes de recrutement, d’intendance, de gestion d’éventuelles grognes, etc.
Ceci dit, vous êtes plus calé que moi sur le sujet, et je parle sans savoir.
Bonne journée.
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curieux
7 octobre 2012 01:04
Pour le site de Machu Picchu, il ya des murs en pierres qui pèsent autant que les pierres de la pyramide. Difficile d’envisager des rampes dans ces hautes montagnes. Alors pour construire en plaine, ce devait être du gateau, non ?
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jack mandon
7 octobre 2012 02:01
Très intéressant votre article.
Quel souffle d’inspiration et de créativité il a fallu, pour faire émerger ces doigts divins.
Je ne puis m’empêcher de penser aux indigènes et aux touristes qui tournent autour.
Des fourmis analphabètes qui agitent leurs antennes en s’interrogeant.
Je ne sais pas si le dieu des pharaons est mort, mais l’espèce humaine est en voie
de disparition.Merci pour l’intelligence de votre article...peut être un de vos ancêtres lointain participa
un jour à l’élaboration de ces géométries mystérieuses.Lorsque les égyptiens ont construit la grande pyramide, ils ont aligné les couloirs principaux afin qu’ils soient éclairés par Thuban, l’étoile polaire de l’époque, ( 2500 ans avant Jésus)
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Jean Jolly
7 octobre 2012 12:25
Je poste rarement sur Avox et généralement sur les articles liés à la politique mais je dois dire que ce billet est très intéressant car il prouve qu’un ouvrier peut dépasser d’intelligence les élites issues des plus grandes écoles.
Encore bravo et tous mes encouragements pour le futur.
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xmen-classe4
7 octobre 2012 22:21
si je me souviens bien, le problèmes avec la rampe c’est que la pente est trop forte pour trainer des blocs de plusieurs tonnes.
je préfère penser qu’ils avaient des grues, même s’ils n’avaient pas beaucoup de bois. -
Morpheus
7 octobre 2012 22:49
Reste que la construction de la grande pyramide en 20 ans est une foutaise toujours entretenue par les égyptologues corporatistes.
Quand est-ce qu’on cesse de se foutre institutionnellement de la gueule du monde ?

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khoufou
8 octobre 2012 00:20
Bonsoir
Une marque de carrier, située dans l’avant dernière chambre de décharge (au-dessus de la chambre du roi), semble indiquer une date : 16 ans. Elle est située à une hauteur comprise entre 57 et 60 m. Si cette date indique le moment où la pierre sur laquelle ce graffiti est dessiné a été posée, il faudrait que les 85 ou 88 derniers mètres aient été achevés en 4 ans pour que la durée totale de construction soit de 20 ans. (Khoufou aurait régné 23 ans).
Si on compare le volume mis en place en 16 ans au volume qui reste à mettre en place, tout en tenant compte des nombreux aménagements des parties inférieures qui sont grand consommateurs de temps, et du lissage du revêtement en fin de chantier, je dirais que 25 ans serait plus raisonnable.
La marque en question figure au milieu et en bas sur cette image ( un U inversé et 6 traits verticaux = 10 + 6)
source Zahi Hawass web site -
khoufou
14 octobre 2012 23:12
Bonsoir
On dispose de documents qui attestent que les ouvriers affectés à la constructions des pyramides ne subissaient pas le travail forcé.
Par contre, à ma connaissance, aucun texte ne corrobore l’idée que ce sont les agriculteurs qui étaient affectés au chantier pendant la période de crue du Nil. (Selon notre calendrier : de mi-juillet à fin septembre). Je pense qu’il devait y avoir du personnel qualifié permanent, qu’un personnel saisonnier venait renforcer pendant la crue.
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felipe03
29 octobre 2012 12:12
Pour Khoufou :
Voici un lien qui va peut être vous aider à comprendre certaines choses concernant les pyramidesd’Egypte. -
Masculin
1er mars 2017 22:50
Bonjour,
M. Khoufou,Votre hypothèse est intéressante, même si je « préfère » la théorie du « moulage ».Ceci dit dit, dans votre animation, ne pensez-vous pas que le fait de faire une rampe rapportée, même si elle est collée à la pyramide vers la fin du chantier, cela ne présente pas un risque de disjointement pyramide/plan incliné avec le temps, donc une ouverture qui aurait inéluctablement aperçue lors des recherches ?CordialementDaniel



, quoi dire de plus.