mardi 22 février - par Bernard Dugué

La Science en marche vers de nouvelles découvertes (I)

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Les principaux enjeux de la Science et les découvertes majeures à venir

 

 1) La science antique et médiévale était fondée sur le regard que portait le philosophe sur la nature. Elle se voulait descriptive et explicative. Dans le Timée, Platon explique la création du cosmos, alors que dans la Physique, Aristote explicite les quatre causes du mouvement, efficiente formelle, matérielle, finale. Platon regarde l’étant (comme ouvert) et se sait regardé par l’étant puis il désigne l’étantité de l’étant comme eidos, aspect. Heidegger a vu dans ce geste de la pensée la préfiguration secrète de ce qui deviendrait la « marque de fabrique » de la Science moderne, l’image conçue du monde (Bild). La modernité est caractérisée non pas par l’émergence d’une nouvelle image mais par l’existence même d’une image, chose que l’on ne trouve ni dans la science antique, ni dans la science médiévale (Heidegger, L’époque des conceptions du monde). Les sciences de l’homme ont déployé une succession de conception de la société en se basant sur l’anthropologie et l’histoire. Les sciences de la matière, de l’univers et de la vie ont fourni elles aussi une image des choses, devenues objets, phénomènes, mécanisme. Le matérialisme est la conception partagé par la majorité des scientifiques dont le point commun est de décréter que Dieu n’a plus sa place dans le « monde » pu du moins dans la Science.

 

 2) L’histoire des sciences nous enseigne que l’on ne revient jamais en arrière. Un acquis dans les savoir le reste tant que les expériences ne contredisent pas la théorie et lorsque cela se produit, le nouveau modèle ne revient pas sur le précédent. Les épicycles de Ptolémée ont été abandonnés après Kepler. La force mécanique de Newton n’a plus cours dans la cosmologie relativiste. Le phlogistique a complètement disparu de thermodynamique. En fait, toutes les explications et modélisations effectuées sur le monde manifeste, existant, phénoménal, avancent d’un cours assuré et progressent de manière irréversible. Ces explications sont causales. Le principe de la science moderne, c’est que toute chose est causée par autre chose pouvant être observée, détectée. Ce principe est utilisé pour développer les conceptions physicalistes utilisées pour expliquer les états mentaux à partir de mécanismes physiques. Les avancées scientifiques ont engendré une transformation spectaculaire des modes de vie et des techniques. En revanche, les modèles scientifiques ne disent rien sur le monde, ne fournissent aucune conception du monde. Il faut un travail d’interprétation, de généralisation, de synthèse, pour donner une image-concept du monde. La conception du monde fondée sur les savoirs scientifique peut ne repose que sur l’exactitude. Ce qui est rigoureusement exact ne peut se prévaloir d’une Vérité. La seule image du monde conforme à la réalité ne peut émerger que de la pensée. Et comme nous sommes nombreux à penser, la convergence des images n’est pas garantie. Tout au plus un consensus est envisageable sur les grands principes dans l’univers et les questions métaphysiques sur l’être et l’essence.

 

 3) La mécanique quantique est une science incontournable pour qui veut accéder à la connaissance la plus fine et la plus intime de la Matière. Ce que cette physique dit sur la Matière quantique a échappé aux scientifiques pour diverses raisons que je ne développerai pas. L’énigme de la mécanique quantique se situe dans le spin dont la représentation mathématique signifie l’existence d’un retournement de la matière. Autrement dit, la physique ne décrit non seulement les objectivités, c’est-à-dire le jeu de la matière sur la scène, mais aussi le retournement de la manière sur elle-même, comment elle apparaît sur la scène et disparaît ensuite. La science quantique orthodoxe répond à cette question : comment la matière se manifeste-t-elle ? Elle ne cherche pas à répondre à la seconde question : qu’est-ce qui se manifeste ? Autrement dit, quelle serait cette chose-en-soi qui apparaît dans la mesure quantique ? Le physicien réaliste Bohm pensait qu’un ordre implié se « tient » derrière l’ordre déplié, autrement dit le monde des observations quantiques. Quel est cet ordre ? Cette question représente un enjeu majeur pour la physique contemporaine. D’autant plus que cet ordre implié, lié aux vecteurs d’état décrivant les systèmes quantiques, se dessine à notre échelle à travers l’intrication quantique qui repose sur la formulation d’états produits, autrement dit, des mélanges de composants essenciels élémentaires si mon interprétation se tient.

 

D’autres questions ont émergé depuis les observations réalisées sur les composants élémentaires de la Matière. Comment expliquer la masse du proton, du neutron, de l’électron ? Quelle est la signification des particules à haute énergie qui apparaissent furtivement dans les collisionneurs ? Quel est le sens physique de la constante de structure hyperfine qui relie les forces électriques aux charges ? Le modèle standard recèle son cortège de questions fondamentales. Pourquoi trois familles de particules élémentaires, avec les six quarks réunis par paires et les trois leptons, électron, muon, tau, avec également trois types de neutrinos ? Les particules sont-elles vraiment des composants élémentaires ou des relations formelles permettant à la Matière d’acquérir des propriétés définies et limitées en nombre ? De plus, le modèle standard semble contesté et les physiciens sont en quête d’une nouvelle force fondamentale

Dans un autre contexte, la découverte des cristaux quantiques temporels a suscité une controverse entre spécialistes, certains y voyant une nouvelle branche de la physique. Le cristal quantique est un système oscillant dont la génération nécessite un dispositif d’entrainement (drive). Nous sommes dans une conjecture source et champs et cette découverte ne sera pas sans suite, comme du reste les études sur les phases étranges de la Matière. Du quantum, nous irons au cosmos.

 

4) La gravité quantique représente le graal pour les physiciens les plus avertis de notre époque.

 

 

 

Mes recherches éditées en français et en anglais

L’information et la scène du monde, Iste éditions, 2017

https://iste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde

Temps, émergences et communications, Iste éditions, 2017

https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications

Traduction anglaise

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1199

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1332

Sommaires

https://www.istegroup.com/wp-content/uploads/2017/07/242_L%E2%80%99information_et_la_sc%C3%A8ne_du_monde_tdm.pdf

https://www.istegroup.com/wp-content/uploads/2018/03/349_Temps-%C3%A9mergences-et-communications_TDM.pdf

 



15 réactions


  • Nicolas_M Nicolas_M 22 février 16:31

    Ce matin, le monde manifeste, j’ai coulé un irréversible bronze d’eidos, d’aspect, assez coulant. De manière physicaliste, on pourrait dire que c’est la causalité direct du tacos d’hier soir. Quelle efficience formelle ! 2 minutes et c’était bouclé. Cette pensée, tout comme son objet, issue de la Vérité absolue, ne provient certes pas de l’ordre implié, mais de mélanges de composants essenciels élémentaires, leptons, électron, muon, tau,... plutôt odorants, les composants. Tirant la chasse, j’ai imposé un spin se terminant dans une intrication quantique à ladite matière. Délesté, je me suis relevé avec une nouvelle force fondamentale.


    • Sergio Sergio 22 février 18:46

      @Nicolas_M

      «  Délesté, je me suis relevé avec une nouvelle force fondamentale »

      L’esprit un peu plus léger, j’imagine.


  • Ruut Ruut 22 février 16:49

    Vue l’erreur qui attribue r au lieu de R dans certaines équations, la cosmologie est mathématiquement en faillite mathématique depuis 40 ans.

    Tout ça a cause d’un problème de traduction de publication Allemandes en Anglais par un traducteur visiblement nul en math.


  • Rinbeau Rinbeau 22 février 17:35

    Soyons sérieux !

    NON nous n’auront pas de découvertes fondamentales dans le temps proche, renversant la table sur laquelle reposent les mathématiques et la physique ! Car ce sont les banquiers qui financent les sciences. Or ce qui les intéresse, ce sont les technologies appliquées à ce que l’on connait déjà, donc à court terme et rémunératives. D’où cette impression d’une sciences de plus en plus oppressante et de plus en plus horrible !

    Car elle se développe pour les intérêts privés et non pour les intérêts de l’humanité ! 


    • Jean Keim Jean Keim 23 février 08:40

      @Rinbeau

      C’est exactement cela, il ne reste plus qu’à percevoir le rôle de la pensée dans ce cirque.


  • Jean Keim Jean Keim 23 février 08:38

    J’ai relevé et je vous cite : « La seule image du monde conforme à la réalité ne peut émerger que de la pensée. »... en fait et plus exactement la pensée invente des réalités, en soi ce n’est pas grave sauf si on l’oublie, ainsi la science devient scientiste, quasiment une idéologie qui n’a rien à envier aux religions, la gestion de la possible pseudo pandémie en est l’exacte manifestation.

    Une découverte scientifique majeure sera enterrée si elle porte atteinte au profit, ceci explique notamment la longévité et le monopole de la voiture mue par un moteur thermique totalement dépendant du pétrole au détriment d’autres technologies, cependant comme l’énergie fossile se fera de plus en plus rare et coûteuse donc non commercialisable à grande échelle, on voit se développer la voiture toute électrique qui sera également dépendante d’une source d’énergie centralisée et monopolisée.

    Imaginons qu’un savant découvre une source d’énergie individuelle, gratuite et illimitée, soit il sera instamment prié de la fermer avec forces menaces et moyennant éventuellement une confortable compensation, soit il disparaîtra et son invention avec lui.

    Toute notre soi-disant merveilleuse technologie traine toujours les mêmes concepts et les mêmes casseroles depuis son origine, tels le téléphone, l’informatique, l’automobile, l’aviation, les transports en général..., on essaie toujours d’aller dans l’espace avec des pétards ce qui rend les étoiles inaccessibles.

    Nos modes de penser sont archaïques, nos modes de vie par voie de conséquence le sont tout autant, nous ne percevons toujours pas ce que penser signifie réellement, la pensée est entièrement enclose dans des savoirs, le résultat est dramatique et funeste, il engendre inévitablement l’égoïsme avec toutes ses perversions.

    Soit la pensée étouffe l’intelligence, soit elle est à son service.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 10:04

      @Jean Keim
      Pour résumer, la science calcule mais le calcul ne pense pas. calculer ce n’est pas penser !

      Pour se faire une image du monde, le savant doit penser le monde en sachant que les modèles mathématiques sont à la fois des filtres masquant cette image et des symbole permettant d’ouvrir la Vision


    • Jean Keim Jean Keim 23 février 11:20

      @Bernard Dugué

      L’image du monde, les modèles mathématiques, les filtres, les symboles sont dans un même mouvement, celui de la pensée, finalement ils ont la même origine.

      Pour parodier le rite du thé, un pratiquant zen dirait : je pose le crayon sur le papier et merveille je pose le crayon sur le papier.


    • Jean Keim Jean Keim 23 février 11:21

      Donc calculer est bien une activité de la pensée.


    • Zeb_66 23 février 17:15

      @Jean Keim

      « Imaginons qu’un savant découvre une source d’énergie individuelle, gratuite et illimitée, soit il sera instamment prié de la fermer avec forces

      menaces et moyennant éventuellement une confortable compensation, soit il disparaîtra et son invention avec lui. »

      C’est ce qui s’est passé pour A. Rossi(menaces de mort) mais il a été assez malin pour dupliquer ses connaissances et maintenant sa mort ne peut plus arrêter le développement de ses travaux.
      Son invention, basée sur l’énergie du vide(Tesla) est en cours de commercialisation, l’application de cette énergie à la propulsion automobile est en cours mais reste secrète (Tesla, Mercedes ?).
      Il devient possible dés aujourd’hui d’acheter des générateurs de courant pour 2.5$/W durée de marche >100 000h de marche à 100% de puissance.
      Prix de revient : 2.5 / 100 = 0.025$/kWh
      - sans radiations
      - sans chaleur à dissiper
      - sans bruit
      - sans pollution
      - durée de vie du générateur : 20 ans à demi puissance très probablement mais reste à démontrer.

      https://e-catworld.com/

      http://ecatorders.com/

      En tout cas, avec un module de 100w on peut alimenter une bicycette électrique à vie...
      Et ce n’est qu’un petit début, le prix de vente du million d’unité est assez élevé par rapport à ce qu’il sera ensuite, il s’agit d’abord de payer l’infrastructure de fabrication.
      Pour la suite les prix diminueront de 4 à 5 fois selon A. Rossi

      Bon, je m’attends à voir débouler une bande de *.. hurlant à l’arnaque, bof, j’en rigole d’avance.


    • Jean Keim Jean Keim 23 février 20:35

      @Zeb_66

      Je pensais effectivement à qq. chose de semblable, mais prudence il faut se méfier des arnaques.

      J’ai rencontré un jour un homme qui m’a raconté qu’il avait hérité d’une jolie petite maison au fin fond des Pyrénées, je vais faire la version courte, il voulait la raccorder au réseau EDF mais la facture était salée, alors comme un torrent coule à côté, électricien dans la Marine et bon bricoleur, il y mît un alternateur entraîné par une roue à aube, par un concours de circonstance EDF ‘’fut au courant’’, et débarqua pour mettre un compteur d’énergie électrique afin de facturer la TVA sur la production ; l’Etat est insatiable, d’une façon ou d’une autre il arrive toujours à tirer un avantage de n’importe quelle situation.

      Le compteur Linky leur permettra de surfacturer l’énergie électrique quand elle servira à recharger les batteries des automobiles, rien ne pourra les empêcher de trouver une astuce pour taxer n’importer quoi, et la France dans ce domaine est dans le peloton de tête.


    • Jean Keim Jean Keim 25 février 07:51

      A ma connaissance, seule l’énergie électrique solaire n’est pas (encore) taxée.


  • pierrot pierrot 23 février 12:35

    Pour comprendre, lire Wikipedia bien rédigé.


  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 23 février 16:12

    Sincèrement, vous avez du mérite, le mal que vous vous donnez d’écrire des textes, pour que vos « juges », qui n’ont probablement même pas lu votre article, puissent ensuite vous descendre en flèches, en vous attribuant la piètre note de 1,22 sur 5. 


  • pierrot pierrot 23 février 19:51

    Je ne comprend pas qu’Agora maintienne des notations dignes de l’école maternelle.

    Peut être pour être au niveau des lecteurs ?


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