Commentaire de Céline Ertalif
sur La politique expliquée aux adolescents
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Je ne jette pas l’eau du bain, mais je rappelle avec entêtement que la balance est posée sur le glaive. La contrepartie de l’obéissance, c’est la protection. La justice fait partie de la protection des individus bien sûr, y compris contre la tyrannie. Mais lorsque le besoin de protection n’est plus du tout ressenti, on a beaucoup de difficulté à ramener la paix dont l’unité d’un groupe a besoin.
Dans la mesure où l’on est solidaire des valeurs d’une société, il est normal que l’on revendique la justice au nom de ses valeurs. Maintenant, attention à la justice comme aux religions qui n’ont de références que leurs propres dogmes. Surtout quand on franchit la limite de la légalité pour entrer dans le débat de la légitimité.
Le droit se construit sur des rapports de force, ce que les juristes veulent constamment oublier. L’inhibition ne réduit pas toujours la violence, et si la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure rien ne garantit non plus la sagesse du plus faible.
